Okja
Note moyenne
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279 critiques spectateurs

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Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 879 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
En 2017, alors que Netflix était tout doucement en train de prendre de plus en plus d'importance dans nos vies, l'arrivée de "Okja" a clairement renforcé son influence dans le milieu du cinéma. Porté par le réalisateur Bong Joon Ho, voir un film de ce genre, et réalisé par un metteur en scène aussi renommé, être produit par la plateforme avait donc forcément interrogé. Et si on ajoute à cela, le fait que le projet avait fait son petit tour par Cannes, on comprend que la sortie de ce dernier avait fait parler. Maintenant, en ce qui concerne le film en lui-même, je dois dire que je le trouve plutôt sympathique. Sur le papier, on retrouve clairement tout ce qui fait le ton et l'écriture de ce réalisateur, avec une histoire traitant de la lutte des classes, mais surtout du monde animal. Selon moi, pour en venir à traiter ces sujets, le long-métrage a recours à une technique assez maline dans la manière d'aborder son scénario, qui sonne finalement comme très enfantin. Et pour le coup, ce n'est absolument pas une critique, mais, dans son déroulé, j'ai vraiment eu la sensation de suivre un film à destination des plus jeunes. Cela se fait via cette histoire de petite fille qui va parcourir le monde pour sauver son animal, ce qui est typiquement le genre de scénario que l'on retrouve dans ce type de production. Avec ce procédé, l'objectif est de nous plonger au plus proche du personnage de Mija, et donc de ressentir l'attachement à Okja, mais aussi de simplifier au maximum le thème pour en renforcer sa compréhension. Et dans un certain sens, cela fonctionne, car on comprend assez rapidement ce que veut dire Bong Joon Ho, avec cette critique des grosses entreprises qui privilégient le bénéfice au détriment du bien-être animal. Certes, ce scénario simpliste amène forcément à un côté un peu niais, la vision du monde capitaliste étant franchement très basique et sans relief. Mais malgré tout, cet aspect ne rend pas l'ensemble moins efficace, car le message passe bien, au travers d'un scénario qui reste prenant et cohérent. Je peux comprendre que beaucoup puissent être déçus par cette approche, le film étant clairement le plus basique à ce niveau dans la filmographie du réalisateur, mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose en soi. Vouloir proposer un ensemble plus simple, pour, pourquoi pas, toucher un plus grand nombre, ce n'est pas un mal si cela reste bien fait. Et avec des séquences aussi fortes que celle de l'abattoir ou via des personnages aussi caractériels que Lucy et Nancy, je trouve l'approche du message assez maîtrisée. Dotant que, même si je vois ça comme une approche de film enfantin, je n'oublie que c'est Bong Joon Ho à la barre, et on est donc loin d'une approche aussi basique que dans ce genre de productions. Par exemple, le film est visuellement très réussi, avec une mise en scène intéressante et impactante, notamment dans ses moments quasi sans dialogue entre Mija et Okja en début de film, qui exprime parfaitement leur lien. Par ailleurs, je trouve également que les créatures sont très bien représentées, les effets visuels étant de qualité. Peut-être que c'est un peu moins propre lorsque beaucoup de mouvements leur sont demandés, mais l'effet est vraiment très efficace sur les gros plans ou les moments plus posés. Dans l'ensemble, le long-métrage est donc une véritable réussite. Clairement, il est très simple, et même parfois un peu niais, mais je pense que c'était voulu. L'approche du réalisateur a été d'offrir une vraie immersion autour du personnage principal, pour offrir un film fort et au message efficace. Alors, si le tout n'est pas très complexe, il n'en reste pas moins compréhensible et juste. Pour conclure, une plutôt bonne proposition.
Mathieu CARTRON
Mathieu CARTRON

14 abonnés 328 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Un film superbe, une aventure extraordinaire, une belle morale. On est sous le charme entre l’amitié et l’amour de cette petite fille incroyable et mega cochon . La musique est magnifique. Enfin un beau film, un grand merci ☺️.
Cyril
Cyril

49 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2026
Encore une nouvelle fois bouleversé par ce réalisateur coréen.
Incroyable, une fresque et une ode au respect de la cause animale.
Même si ils nous nourrissent ils doivent être respectés.
Ma réalisation est dingue, la photo incroyable, les musiques parfaites...... Et les acteurs jouent vraiment bien. Mention spéciale à la petite jeune.
Je recommande vivement ce film.
Titanneeb
Titanneeb

18 abonnés 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2025
C'est une belle histoire. Comme souvent avec les films de Bong Joon Oh les personnages sont haut en couleurs et un peu loufoques. C'est fluide, les scènes s'enchaînent bien et il y a pas de temps mort. On regrette juste certains monologues un poil trop long et des personnages secondaires un peu anecdotiques qui sont là juste pour faire joli à l'écran. L'acting est très bon surtout la petite qui s'en sort remarquablement bien. Il y a de l'humour, de l'action et de la tension et comme toujours avec ce réalisateur une morale derrière tout ça avec certaines scènes qui font un peu mal au cœur même si c'est juste des animaux fait en CGI et c'est en ça que le real est fort. Je recommande fortement j'ai passer un bon moment.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2025
Le réalisateur coréen Bong Joon-ho signe une jolie fable écolo qui dénonce au travers son récit attachant aux péripéties amusantes les dérives de notre société de consommation et des pratiques des abattoirs sur la maltraitance animale. Le message est quelque peu convenu mais le long-métrage est plaisant, souvent audacieux dans sa réalisation et bénéficiant d’une solide distribution.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2025
Un film engagé et touchant qui mêle habilement émotion et critique sociale, porté par une belle réalisation et une performance convaincante. Un vrai coup de cœur.
Monsieur P.
Monsieur P.

9 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2025
Sous ses airs tendres, "Okja" dévoile peu à peu un monde où l'innocence ne suffit pas.

Avec ce long métrage, le talentueux réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho (Parasite, Snowpiercer) signe une fable moderne à l’esthétique soignée. La créature numérique est assez bluffante de réalisme, parfaitement intégrée dans des paysages naturels superbes de la Corée du Sud. Le lien entre la jeune héroïne et Okja est touchant, bien que l’absence d’un réel doublage rende parfois les émotions moins immédiates au début du film.

Le scénario reste simple, centré sur un aller-retour marquant entre la Corée et New York, sans trop de rebondissements inattendus. C’est dans la dernière partie, au cœur du laboratoire, que le film prend toute sa force : la mise en scène ose l’horreur froide sans jamais tomber dans le voyeurisme, dévoilant ainsi une réalité brutale, presque inhumaine, sur les coulisses de l’industrie alimentaire. Un moment fort, qui pousse à s’interroger sur la manière dont notre alimentation est produite, et sur les choix plus humains qu’on pourrait envisager.
Raphaël G
Raphaël G

40 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2025
Avec son propos politique engagé, “Okja” se perd dans des représentations trop cartonnesque. Une fable moraliste intéressante, mais son traitement enfantin et son approche manichéenne limitent son impact.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2025
Sous l’apparente simplicité d’un récit d’amitié entre une enfant et son animal se cache l'autopsie du capitalisme agro-industriel où la vie devient une unité de production, et où la tendresse n’est qu’une façade publicitaire. Derrière l’émerveillement initial, la réalité grince et se délite, révélant un monde où l’innocence est un luxe que l’Histoire ne permet pas.

L’histoire s’ouvre sur une mise en scène de l’illusion. Lucy Mirando, dirigeante d’une multinationale agroalimentaire, orchestre une campagne médiatique autour d’une nouvelle espèce de super-cochon, vantée comme une solution écologique et durable. Derrière cette vitrine souriante et progressiste se cache une entreprise purement extractive, qui transforme le vivant en marchandise sous couvert d’innovation.

L’élevage d’animaux génétiquement modifiés s’inscrit dans une logique d’optimisation où la vie se réduit à une question de rendement. Le marketing vert, omniprésent, sert à maquiller la brutalité du système. L’image d’une entreprise soucieuse du bien-être animal n’est qu’un outil, un leurre destiné à séduire le consommateur tout en poursuivant une exploitation sans relâche.

Mirando incarne le capitalisme contemporain dans toute sa duplicité. Sa rhétorique emprunte au lexique du progrès, mais sa mécanique reste inchangée. Le langage de l’éthique devient un simple argument de vente. L’industrialisation du vivant avance sous des slogans rassurants, mais elle repose sur les mêmes fondations que toutes les prédations qui l’ont précédée.

Le début du film évoque un récit classique, une rencontre entre une enfant et une créature extraordinaire. Mija grandit dans les montagnes coréennes, protégée du monde, aux côtés d’Okja, qui est pour elle un compagnon. L’harmonie qui se dessine entre elles semble annoncer un voyage initiatique, mais Bong Joon-ho brise cette promesse car l’enlèvement brutal d’Okja par Mirando déchire l’illusion.

Le Front de Libération des Animaux est présenté comme un contrepoint au cynisme de Mirando, mais Bong Joon-ho ne cède pas à l’angélisme.
Leurs actions se heurtent à une réalité plus complexe qu’ils ne l’admettent. Ils dénoncent la violence systémique, mais hésitent sur les moyens d’y répondre. Leur refus du compromis les pousse parfois à des impasses absurdes.

Le dernier mouvement du film refuse toute catharsis. Mija retrouve Okja et s’éloigne du tumulte pour retrouver la quiétude de ses montagnes. Mais ce n’est pas un retour à l’innocence. La conscience du monde s’est imposée, indélébile. Mirando, de son côté, continue son œuvre, passant d’une dirigeante à une autre, ajustant sa communication sans jamais remettre en cause ses fondations.

Cependant, la narration d’Okja souffre d’un déséquilibre qui trahit les intentions de Bong Joon-ho. Le film oscille entre la chronique tendre d’une amitié enfantine et la dénonciation frontale d’un système de production carnée, mais peine à faire dialoguer ces deux registres de manière organique. L’exposition bucolique, d’abord attachante, s’efface brutalement au profit d’une satire grotesque où chaque personnage secondaire semble sorti d’un registre différent. Là où Parasite ou Memories of Murder maîtrisaient avec brio l’art du glissement tonal, Okja multiplie les ruptures de ton sans jamais les justifier dramatiquement. L’intrigue avance par à-coups, alternant burlesque et cynisme sans véritable ligne directrice, transformant ce qui aurait pu être une montée en tension en une série de tableaux juxtaposés, parfois fascinants, mais trop souvent incohérents.

Là où le film aurait pu explorer les mécanismes insidieux de la récupération et du greenwashing, il préfère des archétypes ridicules, qui neutralisent toute ambiguïté et interdisent au spectateur toute implication émotionnelle. En voulant embrasser plusieurs registres, Bong Joon-ho sacrifie l’unité du récit et noie la puissance de son sujet sous une cacophonie stylistique qui, loin de dynamiser le film, en fragilise la portée.
Tanguy Adisson
Tanguy Adisson

3 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2024
Okja est une histoire touchante mais qui manque presque d'humanité tellement les caractères des personnages sont amplifiés.
LouiNéma
LouiNéma

51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2024
Digne des plus grands films de Spielberg, Okja est somptueux, magnifique attachant, drôle, osé et le dernier acte est juste à couper le souffle tellement l'horreur est presente. Fier de voir ce film si proche de mes valeurs et de ma vision de l'industrie agro-alimentaire. C'est un film presque obligatoire à regarder ! Glaçant et magnifique
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2024
L'affiche du film avec les usines sur le super cochon résume déjà très bien le film et la métaphore est aussi belle qu'effrayante. On a ici un magnifique film de Bong Joon Ho. Une histoire plus que touchante, une superbe actrice jouant très bien pour son âge mais ce qui m'a sans doute le plus marqué est la direction artistique, la photographie du film. Tous les plans sont maîtrisé et le début du film nous fait vraiment voyager dans cette campagne sud coréenne avec son calme, sa sérénité, sa beauté et sa joie de vivre. Bref, excellent, rien de plus à dire à part le fait que j'aurais adoré voir ce film au cinéma.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2025
Dans Okja, Bong Joon-ho propose une aventure captivante qui explore avec intelligence les relations entre l’homme, l’animal et les forces déshumanisantes du capitalisme moderne. Si le film regorge d’ambition et de moments marquants, il souffre néanmoins de quelques faiblesses narratives et tonales qui viennent atténuer l’impact de son message.

Le film suit Mija, une jeune fille vivant dans la campagne coréenne, et son super-cochon, Okja, une créature génétiquement modifiée créée par la Mirando Corporation pour optimiser la production de viande. Leur lien profond est rapidement mis à l’épreuve lorsque la société décide de reprendre Okja pour l’emmener à New York, afin de l’exploiter dans le cadre de son plan de marketing.

Cette quête, à la fois personnelle et symbolique, propulse Mija dans un monde où les rouages du capitalisme dominent les relations humaines et animales. L’histoire est une parabole moderne qui illustre les conséquences de l’industrialisation effrénée et de l’avidité corporative, tout en offrant des moments sincères d’émotion grâce à la relation entre Mija et Okja.

À travers la Mirando Corporation, dirigée par Lucy et Nancy Mirando, Bong Joon-ho brosse un portrait grinçant des grandes multinationales qui masquent leur cruauté sous un vernis d’écologie et de bienveillance. Tilda Swinton incarne avec brio ces deux facettes opposées mais tout aussi inquiétantes du pouvoir corporatif : Lucy, faussement progressiste, et Nancy, ouvertement tyrannique.

Cependant, cette critique du capitalisme perd parfois de son efficacité en devenant trop caricaturale. Certains personnages, comme celui de Johnny Wilcox, campé par un Jake Gyllenhaal exubérant, flirtent avec une théâtralité excessive qui dilue l’impact du message. Si cette approche exagérée peut séduire certains spectateurs, elle risque d’en désarçonner d’autres.

L’un des aspects les plus discutables du film est son mélange de genres. Bong Joon-ho passe de la comédie satirique au drame poignant, en passant par l’action frénétique, sans toujours réussir à maintenir une cohérence émotionnelle. Les scènes comiques, bien que souvent efficaces, se heurtent parfois à la gravité des thèmes abordés, créant une dissonance qui peut briser l’immersion.

Cette approche audacieuse, typique du réalisateur, montre ses limites ici, rendant certains passages moins percutants qu’ils ne pourraient l’être.

Malgré ses imperfections, Okja impressionne par sa réalisation visuelle. Les paysages idylliques de la campagne coréenne contrastent avec les environnements industriels froids et oppressants. Le design d’Okja, réalisé avec une grande attention aux détails, parvient à insuffler une véritable âme à cette créature numérique, rendant ses interactions avec Mija profondément émouvantes.

La performance d’Ahn Seo-hyun est le cœur battant du film. Elle incarne Mija avec une sincérité et une détermination qui captivent, donnant une profondeur émotionnelle à chaque scène qu’elle partage avec Okja.

Si Ahn Seo-hyun brille, le reste du casting offre des performances plus inégales. Tilda Swinton excelle dans ses rôles contrastés, mais l’interprétation excentrique de Jake Gyllenhaal divise. Bien que son personnage apporte une certaine légèreté, son jeu exagéré peut sembler déplacé dans un film qui traite de thèmes aussi sérieux.

Paul Dano, en revanche, apporte une touche de sobriété bienvenue en tant que leader idéaliste du Front de libération des animaux, bien que les motivations de son groupe manquent parfois de clarté, ce qui limite leur impact narratif.

Le film soulève des questions pertinentes sur l’éthique de la production alimentaire et l’exploitation animale, tout en évitant le piège du prêche moralisateur. Cependant, il laisse certaines de ces réflexions inachevées, préférant se concentrer sur le spectacle visuel et les péripéties de Mija.

Bien que Okja incite à la réflexion, il aurait gagné à approfondir davantage ses thématiques, notamment en explorant les dilemmes moraux auxquels font face les différents protagonistes.

Okja est un film ambitieux qui mélange satire, drame et aventure dans une fable moderne sur l’éthique et le capitalisme. Bien que le mélange tonal et certaines performances puissent diviser, l’œuvre reste marquante grâce à sa réalisation visuelle exceptionnelle, son héroïne attachante, et sa capacité à susciter une réflexion sur notre rapport à la consommation et à la nature.

Malgré ses défauts, Okja est une expérience cinématographique unique qui, bien que ne touchant pas toujours juste, parvient à marquer les esprits.
Pierre Chambon
Pierre Chambon

2 abonnés 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2024
film idéaliste, mais hélas réaliste sur la société de consommation - un peu trop d'apologie du végétarisme - j'aime bien les animaux, surtout dans mon assiette...!!!
lucie.b
lucie.b

1 abonné 203 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2023
WAOUH! Des scènes déchirantes ! Une réalité qui brise le coeur! Je n’ai pas décrocher une seule fois, la dur réalité qui montre bien le traitement des animaux élever pour la consommation. Ce film m’a fais pleurer, une fin qui fait plus que réfléchir.
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