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Fodscraft
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4,0
Publiée le 27 décembre 2017
Bong Joon-ho est un réalisateur coréen qui aime travailler sur le thème du monstre et ses variations : qu'il soit serial killer (Memories of murder), gigantesque (the host), humain (Mother) ou même caché dans les traits de l'humanité (Snowpiercer, le transperceneige). Cette récurrence dans le thème sert à mettre en lumière les travers de notre société. Ici, est-ce le super cochon le monstre ? N'est-ce pas plutôt la multinationale tentaculaire et ses dirigeants dérangés ? Outre le thème de l'écologie dominant dans ce long métrage, il y a un gros questionnement sur la moralité. Et encore une fois une dénonciation des chaînes alimentaires avec des images qui ne sont pas loin de la réalité.
Ce film est un étrange alliage entre le conformisme hollywoodien et des prises de positions que l'on peut considérer comme radicales au vu du public mainstream visé. Les scènes abattoirs, le choix de conserver le coréen pendant une partie du récit, l'irruption d'explosions de violence dans la tradition des films asiatique et la trahison de la confiance d'une enfant dont on devient complice. Okja c'est aussi ça, la confrontation d'une fable, l'histoire d'une enfant innocente et de son animal apprivoisé, que l'on confronte au cynisme industriel et communicationel/marketing d'une multinationale. spoiler: Bong Joon-Ho saupoudre son récit d'idées assez géniales comme de faire virer sur un coup de tête l'employé le plus zélé de la société. Son sort est réglé en une seconde mais annoncé dans une scène précédente lorsqu'il se prend une portière en pleine tronche juste après que l'on entende : "This is what company loyalty looks like" . Gillengaal prouve qu'il peut tout faire, ce mec est vraiment génial. Le réalisateur ne se prend pas toujours au sérieux comme en témoignent les innombrables excuses de leur violence par les terroristes ou lorsque Jay nous fait une sortie d’hôtel à la superman en balançant à terre sa veste de costume (fabriqué par des chinois sous payés). Au final Okja est un divertissement réussi doublé d'un pamphlet politique efficace, plaidoyer convainquant pour le végétarisme et contre la violence animale. Le combat contre la souffrance animale s'affirme de plus en plus comme un objet de ralliement de notre génération.
Pas mal quant à ce que ça dénonce. L'aspect enfantin du film le désert. Quelques moment émouvant cependant. spoiler: Par contre, ce film ne m'a pas donné envie spécialement de changer de régime alimentaire si l'objectif latent est celui-ci.
L'idée de départ est originale, mais la manière de traiter l'histoire en prenant les spectateurs pour des demeurés est insupportable. Même si le film s'adresse à des enfants, il n'est pas utile de leur parler comme des débiles. Le problème de ce type de film, avec comme héros un personnage créé par ordinateur, est que les lois de la physique les plus basiques ne sont jamais respectées et donc très vite l'incrustation du cochon semble très artificielle et irréaliste (la scène dans le tunnel est une horreur). Le film pour enfant fait un grand bond en arrière avec cette fable qui semble très, très datée, à la fois dans les dialogues et les situations. Maintenant, le film semble avoir plu à un public très large, ce qui semble donner raison à la production d'avoir choisi le parti pris infantile pour traiter l'histoire. Mais je continue à croire à un gâchis.
Avec the Host, Bong Joon-Ho abordait la question écologique par la catastrophe, par l'horreur, par le monstre... Dans Okja, le monstre demeure mais la farce prend les devants. Le monstre n'est plus la créature, mais l'homme qui, par sa modernité excessive, en perd son humanité. Le réalisateur coréen mêle humour et noirceur pour signer l'un des films les plus engagés de cette année. On regrettera deux points : un dénouement qui tombe dans une certaine facilité et des personnages qui manquent parfois de radicalité.
Excellent film, très poignant ! J'ai souri, j'ai pleuré, j'ai adoré ! Les acteurs sont très bons, surtout l'actrice qui joue le rôle de Mija. Svp regardez ce film, le message est à la fois bouleversant et émouvant.
Un film touchant qui soulève de réels questions de société. Le melange parfait entre réalisme et fiction qui nous pousse à nous imaginer un future different. je recommande vivement ce film.
Visuellement très réussi, ce film est une satire sur l'industrie agroalimentaire, le business, l'écologie, la consommation, ou plutôt l’hyper consommation. C'est aussi une belle réflexion sur nos habitudes d'alimentation. Après une belle introduction durant laquelle on découvre un animal pas comme les autres, Okja, la suite du film flirt avec la caricature, mais c'est clairement l'effet recherché, notamment avec la performance de Jake Gyllenhaal dans le rôle d'un Docteur déjanté.
Il faut reconnaitre que j'ai beaucoup de mal à classer Okja car il mélange un peu tous les genres et c'est ça qui dérange. L'histoire est originale et tire avantages des effets numériques de notre temps, l’énorme cochon synthétisé est attachant, plus que vrai mais ne suscite pas l'empathie certainement recherché par les scénaristes. Mélange de personnages "Hunger game", de Walt Disney, la connaissance avec Okja est gentillette, sympathique puis dans sa seconde partie le film tire à la violence, les abattoirs avec sangs et tripes, on perd les pédales et les mouflets devant leur écran risquent d'en faire des cauchemars. Un mélange de plusieurs genres qui "dérange" et qui finalement fait perdre le charme initial de ce tendre et gentil gros cochon ainsi que la naiveté de son amie. A part l'originalité saluée, Okja ne marquera pas son temps.
Oka est une truie mutante, plus douce qu’un nounours, plus intelligente qu’un chien, plus grosse qu’un hippopotame, et plus courageuse que bien des hommes, élevée avec une fillette en plein air dans les merveilleuses montagnes vierges et forestières de la Corée profonde. Mais la vérité c’est qu’elle n’est que le produit expérimental d’une vaste opération marketing d’une multinationale alimentaire américaine, dont l’angélisme médiatique sert à convaincre les gens de consommer leur viande porcine mutante (pudiquement nommée OGM), en notre époque où la surpopulation nous condamne déjà, pour ceux qui ne le sauraient pas, au manque de nourriture. Dirigée par une Tilda Swinton névrosée, et médiatisée par un encore une fois renversant Jake Gyllenhaal, la compagnie décide de rapatrier son bien publicitaire aux USA. Mais c’était sans compter sur l’indéfectible amour et l’ahurissant courage de la petite qui poursuivra son amie en de folles courses à travers Séoul et New-York, épaulée bientôt par l’abracadabrant Front de Libération des Animaux, saugrenus éco-terroristes émotifs et non-violents. Cette craquante et tendre comédie fantastico-dramatique excelle par son alliance étonnante entre le spectacle sentimentalo-familial modèle cartoon pour enfants, et la douleur sanglante et mortifère clairement pour adultes. Un petit joyau américano-coréen inclassable mêlant prodigieusement la dénonciation des atrocités commises en abattoirs, l’horreur de la mort alimentaire industrialisée, le triomphe mortifère du marketing et les répressions violentes des défenseurs de la vie, avec l’esprit d’aventure, les valeurs morales, les joyeuses acrobaties, la tendre comédie et un poignant sentimentalisme.
Jusqu'à ce jour, j'ai toujours beaucoup apprécié les œuvres de Bong Joon-Ho, et je plaçais de fortes espérances dans sa dernière réalisation. Ce film militant et original est véritablement un curieux objet. A la fois fascinant et énervant, rythmé et lent, beau et laid (les effets spéciaux ne sont pas terribles alors que certaines scènes sont admirablement réalisées), drôle et dramatique, "Okja" plait et déplait, d'où sa note finale moyenne.
Okja ou la mascarade de l'année. Bong Joon-Ho se cache derrière la polémique de Cannes pour attirer l'attention sur un film qui n'en vaut clairement pas la peine. Pas besoin de résumer l'histoire; on la connait par cœur: Vous prenez E.T en prenant un cochon mutant à la place de l'alien et une gamine encore plus énervante que Eliott et vous faîtes 2 scènes grand max sur la cause animale. Rien n'est maîtrisé du début à la fin: la mise en scène ne vaut pas mieux que certaines productions Blumhouse, les acteurs sont faux comme ce n'est pas permis et le message vegan n'est juste présent que dans 2 scènes comme je l'ai dit plus tôt. Bong Joon-Ho avait réussi à mieux maîtriser sa créature sur "The Host" et avait posé un vrai regard critique sur la pollution maritime en Corée du Sud. Bref un film aussi mauvais que le "BGG" de Spielberg.