Okja
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cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2017
Pour mieux appréhender ''Okja'', faisons comme Bong Joon-Ho et mettons tout de suite de côté la polémique Netflix qui a agité le festival de Cannes et qui fait encore parler d'elle pour se concentrer sur le film. La question n'est d'ailleurs pas de savoir si un film produit par Netflix mérite d'aller en festival et d'être projeté sur grand écran mais bel et bien pourquoi un film tel que ''Okja'' n'a pas pu se monter autrement. Qu'on apprécie ou non la politique de Netflix qui nous prive du plaisir du grand écran, on ne peut que tirer notre chapeau à leur démarche qui consiste tout simplement à donner carte blanche à certains cinéastes pour qu'ils puissent livrer le film qu'ils veulent. Avec ''Okja'', Bong Joon-Ho semble abandonner en premier lieu le pessimisme de ''Snowpiercer'' pour nous offrir le récit d'une amitié entre une jeune fille et un super cochon attachant créé par une firme agroalimentaire. Seulement très vite, la réalité rattrape leur amitié : Okja, condamnée comme ses congénères à finir dans un abattoir, risque la mort après avoir été exhibée fièrement devant un public avide de nouveautés. Dès lors, la course contre la montre commence alors qu'une organisation luttant pour la libération des animaux entre en jeu... Ce qu'il y a de toujours aussi admirable chez Bong Joon-Ho, c'est sa capacité à dynamiter nos attentes. Chez lui, on se retrouve souvent en terrain connu, du moins en apparence. Car il vient toujours dynamiter le genre qu'il explore, faisant voler nos attentes en éclats, recommençant ici lors du dernier acte du film, bouleversant, cruel et totalement anti-conformiste quand on voit ce qui se fait à Hollywood. Tout son film, rapidement touchant grâce à la bouille rondelette d'Okja, finit par devenir assez cruel et dénonce de manière virulente la société de consommation dans laquelle on vit, nous donnant envie d'être végétarien au passage sans pour autant donner l'impression de donner des leçons. Au contraire, le cinéaste se concentre sur la force de son récit, sur le pouvoir des images, sur ses choix de casting malins et inattendus (avec un Jake Gyllenhaal particulièrement survolté et un Paul Dano bienveillant) et donne toujours l'impression de maîtriser sa barque, oscillant parfois entre deux genres, se montrant tantôt décalé, tantôt bouleversant (essayez de retenir vos larmes à la fin !) mais souvent plus cruel qu'on ne l'aurait attendu, nous rappelant la force de son cinéma sans concession et son talent de conteur qui n'est définitivement plus à remettre en question, Netflix ou pas Netflix.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juin 2017
Sous la forme d'un conte ultra-réaliste, une critique puissante et émouvante de l'industrie agro-alimentaire et à plus grande échelle du capitalisme. Fort d'un casting mirifique avec la toujours aussi géniale Tilda Swinton et un Jake Gyllenhaal qui cabotine de façon truculente, un nouveau film de Bong Joon-ho qui se place d'office dans la lignée classique de la filmographie du réalisateur coréen très proche de son précédent long-métrage "The host" pour sa technique et sa mise en scène le tout dans un style que ne renierait pas Wes Anderson pour ses personnages hauts en couleurs et l'extravagance de son écriture. La célèbre photographie de Darius Khondji est encore une fois sublime. Un beau récit, une entière satisfaction.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2017
Okja n'est pas projeté dans les salles. Okja n'est visible que sur Netflix. C'est un gâchis quand on voit le potentiel du film de Bong Joon Ho. Et une réalité économique, aussi, il restera aux écrans de cinéma les blockbusters américains décervelés (soupir). Sans être le meilleur film du cinéaste coréen car tout de même soumis à certaines contingences commerciales qui l'emmènent parfois trop vers le divertissement familial, Okja témoigne d'une maîtrise et d'une science narrative ébouriffantes. Les ruptures de ton y sont moins marquées que dans d'autres films de Bong mais l'humour, la causticité et la créativité se relaient avec un certain bonheur dans cette fable écologiste qui s'en prend aux industries agroalimentaires et au marketing de masse sans ménagement. C'est la règle de jeu, certes binaire, que d'identifier aisément les bons et les méchants mais on peut regretter un excès caricatural quant aux derniers, surtout visible dans l'interprétation outrancière de Tilda Swinton et surtout de Jake Gyllenhaal. Mais bon, le message sur la maltraitance animale et les conditions de détention abominables passe comme une lettre à la poste. La première partie du film, celle des montagnes coréennes, est angélique et jolie comme tout mais réussit à ne pas être mièvre grâce au talent du metteur en scène et à sa créature numérique : une belle réussite que ce super-cochon, monstre aux yeux tendres. C'est finalement un sacré paradoxe que de donner la vedette à un animal génétiquement modifié alors que le film combat justement ces pratiques destinées à nourrir une population humaine affamée. Derrière les évidences thématiques d'Okja, se cachent d'ailleurs d'autres sujets comme celui de la ruralité coréenne qui comme partout a tendance à créer des citoyens méprisés car peu enclins à s'intégrer dans la machine capitaliste, quoique. Avec quelques longueurs, de menues incohérences et un soupçon de compromis, Okja reste encore très au-dessus de la majeure partie de la production déversée chaque semaine dans les salles de France et de Navarre. Au risque de se répéter, son absence dans les cinémas, c'est vraiment là que le bât blesse.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2017
Comme nous l’apprend si bien Confucius, « quiconque a entendu les cris d’un animal qu’on tue ne peut plus jamais manger de sa chair ». Les vertus de ce film sont vraiment osées. Et au-delà du degré d’agression morale, Netflix et Joon-Ho Bong nous propose du bon cinéma. On pourrait s’inquiéter de confronter à un ton documentaire, mais il n’en est rien. Après avoir renversé le genre du thriller avec « Memories of Murder », et suite au bouleversement de notre société de consommation en plein dans le déclin avec son « Snowpiercer, Le Transperceneige », il réunit ses meilleurs codes pour s’attaquer aux saveurs l’Homme.

La gourmandise est un péché qui pousse l’être humain à consommer davantage de viande que de légume. Le carnivore prédomine ainsi chez l’individu, inconsciemment nourrit dans l’excès. Notre société mondialise et industrialise tout à l’heure actuelle. Pour répondre à la famine, la surpopulation et aux solutions écologiques, la biochimie intervient de nouveau dans l’agroalimentaire. Les tendances OGM et malbouffe font débat au cœur d’une société qui se divise peu à peu sur le plan alimentaire. Alors que les ressources naturelles manquent en abondance, la multinationale et entreprise familiale Mirando tourne ses valeurs vers l’avenir.

Bien que le récit voie la sensibilité augmenter au fur et à mesure que l’on avance, les propos mis en avant sur la complicité éleveur-animal reste burlesque. Sans forcément sombrer dans l’excès de mise en scène, le réalisateur adopte un ton orienté « humoristique » afin de poser son contexte. Puis, vient une saveur narrative qui prend rapidement le goût amer de la viande commerciale. Le géant Américain est donc le grand méchant de l’intrigue, composé de son PDG malfaisant, ainsi que son zoologiste star Dr. Johnny Wilcox. Ensemble, ils s’affirment dans la médiatisation de la nouvelle ressource à l’étude, portée à la controverse. Ils subissent ainsi beaucoup d’assauts moraux, où la maltraitance des animaux entre en jeu.

Cependant, le réalisateur ne se contente pas de se moquer du camp exploitant. Les militants veillant à changer la donne sont également sous les feux des projecteurs. A travers le leader du soutien animal, on ressent une once d’absurdité. La conviction et le devoir s’entrechoquent violemment et on ne sait plus où donner de la tête. Le système bloque pour chacun et on laisse place aux images choquantes, qui parle au nom du message marketing.

Au final, « Okja » séduit par son discours écologique. Le second plan qui illustre l’amitié certain de Mija et d’Okja est parfois délaissé au profit de la satire capitaliste. Bien que ce soit touchant, on frôle énormément le ridicule qui adoucie les émotions le moment venu. Alors que le dénouement bâcle un peu le travail d’anticipation, le récit bute sur sa nature propre qu’est la sensibilisation. Ce film présente tout de même une audace rare, basée sur l’autodérision. Il est donc intéressant de réserver un regard objectif sur la situation, vu par Hollywood et le continent asiatique, le symbole rural par excellence.
kroston
kroston

9 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2017
Magnifique , profond subtil un conte très réussis en somme.
Ce qui impressionne avec ce réalisateur , la variété de sa filmographie .
Chaque sujet traité est un succès.
Vraiment un grand monsieur.
Isuldof U.
Isuldof U.

9 abonnés 97 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juin 2017
un vrai chef-d’œuvre avec un message fort et réaliste sur la consommation de viande et l'agroalimentaire. Pourtant je suis un gros mangeur de viande mais il m'a impacté car il montre une réalité que l'on occulte beaucoup trop.
Comment exterminer et se nourrir d'être vivants pratiquement aussi intelligents que nous, ce film le met en évidence.
De bons acteurs, une fin pas facile, un bon scénario et un attachement certain à ces créatures.
Ce film met en lumière les ogm et la manipulation des lobbies sur le grand publique à ce propos.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 septembre 2017
"Okja" joue énormément sur les clichés et le contraste et s'amuse à mettre en opposition de façon outrancière trois camps: la ligue de protection des animaux dont les membres obéissent aveuglement au "credo" et prônent la non-violence, la firme transnationale caricaturée par des personnes sans cœurs et avides d'argent à l'excès (le personnage du docteur Johnny Wilcox empreint de démesure), ainsi que la famille reculée et isolée au sommet d'une montagne en dehors des valeurs de matérialisme. Une seule vocation: éveiller notre haine envers les "méchants" de l'histoire et provoquer notre désintérêt envers les "gentils" malgré les dégâts qu'ils causent.
Les situations sont souvent grotesques et manquent de réalisme: spoiler: les membres de l'A.L.F qui arrivent à s'immiscer partout alors qu'il est mentionné plusieurs fois la haute sécurité de la firme, la compétition qui se déroule en plein air alors que des contestations évidentes circulent... L'échec de Mirando Corporation se dessine peu à peu et ne surprend plus personne lorsque le seul atout qui lui reste est le bas coût de sa viande
. Pourtant, spoiler: si l'on reste sur la réussite de Mija à ramener Okja chez elle, c'est l'entreprise qui triomphe
. Tous ces efforts pour rien, donc ?
Le film ne défend pas la cause animale, mais le destin d'Okja uniquement, dont la mise en scène tend à amener le spectateur vers cette seule préoccupation. spoiler: Il est le seul (avec le petit de la fin) qui échappe à cette fin tragique
, mais dans quel but ? Il semble juste surfer sur la vague "vegan" et appuyer les images d’abattoir qui circulent déjà depuis plusieurs mois, histoire de véhiculer une vérité déjà sous nos yeux sans y apporter de solution.
Si Okja reste très attachante et m'a arraché plus d'une larme, et que le film propose du divertissement sans conteste avec des très belles images et de bons acteurs, il n'en reste pas moins qu'il demeure extrêmement vide.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 juillet 2017
À mi chemin entre Spielberg et Miyazaki... Ou quelque chose comme ça. C'est ce que j'ai lu dans la presse. Un conseil : si vous avez des enfants, n'en croyez pas un mot. Ce film est d'une grande cruauté et certaines images sont choquantes. C'est traité comme une fable certes, mais c'est avant tout un pamphlet contre l'industrie agro-alimentaire. Voilà pour le petit avertissement...
Le précédent film de Bong joon-ho, avec son casting international m'avait un peu déçu. J'ai trouvé qu'on y perdait le décalage entre les cultures coréenne et la notre, qui font qu'en plus d'être des produits extrêmement bien finis, les films coréens sont très rafraîchissants. En tant que spectateur occidental, ce cinéma nous sort de notre zone de confort. Et en regardant le Transperceneige, j'ai surtout vu un blockbuster américain, un peu moins conventionnel que d'habitude certes, mais finalement peu surprenant.
Eh bien Okja n'est pas un blockbuster américain. Ce film ne ressemble pas du tout à E.T. En fait, ce qui s'en rapproche le plus c'est un autre film du même auteur, The Host. Mais avec des effets spéciaux réussis cette fois.
J'ai presque tout aimé dans Okja. La petite fille est craquante, le monstre est adorable et message écolo est très efficace. Tellement que je me tâte à acheter des steaks de soja.
C'est naïf sans être niais et le propos est beaucoup moins manichéen qu'il n'en a l'air. Une vraie réussite.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juin 2017
ce film est génial il réunit tellement d'émotion en même temps Okja est tellement attachante !! le film en lui même est un décalé mais fait passer aussi un message bref il a multitude d’interprétation possible de son sens qu'on se laisse porter pendant tout le long des 2h de film !!

un film bien ficelé et bien réalisé !! je le considère déjà comme faisant partie de ma toplist

a voir sans hésitation
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 mars 2018
Après avoir fait polémique pour le côté « netflixien » de son financement et sa sélection à Cannes, Okja percute par les revendications qu’il porte : On pense tout de suite aux vidéos de L214 et aux débats actuels sur la consommation de viande. Le film est bien réalisé, avec de beaux plans dans les montagnes coréennes dans la première partie et une scène de poursuite dans les hauteurs de Séoul qui m’a marqué, entre autres. Pourtant, l’enjeu est parfois difficile à saisir à cause d’un mix déroutant entre film pour enfant type Totoro de Miyazaki, film d’action et film revendicateur plus sérieux. Je n’ai pas compris les personnages joués par Tilda Swinton et Gyllenhaal, trop dans l’excès à mon goût. On notera les prouesses techniques sur l’animation de la bestiole. Il est intéressant que Netfilx soutienne des réalisateurs tels que Joon-Ho Bong.
Mais c'est le genre de film qu'on aurait préféré voir dans une salle de ciné...
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2017
Des films de ce genre mettant en scène une forte amitié entre une personne et un animal, il en existe beaucoup et à part quelques exceptions, ils fonctionnent toujours comme ce "Okja" bien qu'il soit classique sur la forme et totalement prévisible. Avec ce nouveau film, Joon-ho Bong dénonce pas mal de choses comme l'hyperconsommation ou les dérives du capitalisme, mais pour ne pas être taxé d'extrémiste ou autre, il le fait de façon plutôt légère et se moque de tout et surtout de tous peu importe leur camp ce qui est très important. "Okja" est divertissant, amusant, léger, touchant et attendrissant du moins pendant une grande partie parce que la dernière est plus réaliste et difficile même si cela n'empêche pas de voir des actes pleins d'humanité, mais pas forcément de la part de ceux qui devraient en montrer. La relation entre Mija et Okja fonctionne très bien et permet de nous tenir en haleine jusqu'au bout même si on se doute très bien de comment tout ça va finir. Cette "petite" bête est très bien faite notamment au niveau des yeux qui expriment beaucoup de choses et comme on dit souvent, les mots ne sont pas nécessaires quand tout passe par le regard. C'est un très bon et joli film, mais il y a quand même pas mal de longueurs notamment au début de la seconde heure qui empêchent de vivre pleinement et intensément cette aventure pleine de péripéties qui manque également de surprise.
President Dwayne Elizondo Camacho
President Dwayne Elizondo Camacho

16 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juin 2017
Okja, c'est l'exemple du film très moyen calibré pour "passer crème" auprès d'une population pas hyper exigeante et confortable avec les enfoncements de portes ouvertes et les clichés les plus évidents.
Daube sud-coréenne comme il y en a tellement (ceux qui se touchent la nouille façon Nouvelle Vague parlerons de "kitsch" pour avoir l'air intelligents, mais perso une daube reste une daube pour ma part),
Okja a d'abord une origine de financement on ne peut plus grand public : Netflix. En gros, la société qui jusque là n'avait absolument aucune valeur créative et rachetait absolument tout film/série/doc de plus de 3-4 ans. Gros problème de créa et de personnalité dans les bureaux, ils décidèrent de se lancer dans l'aventure de la production il y a peu d'abord avec des séries, puis des longs-métrages. En réalisant que son service attirait une population familiale et très mainstream, Netflix produit donc des daubes tièdes, mielleuses, sans réelle prise de risque et chiantes à mourir MAIS extrêmement bien marketées, avec de super trailers de la mort et des campagnes de com hyper efficaces : dernièrement The Discovery fut un vrai somnifère et War Machine un mensonge qui aurait du s'appeler "Brad Pitt making Brad Pitt stuff with his mouth and eyebrow during a 2h long boring action movie marked by inaction and poor choice of cast" si notre monde était celui de "The invention of lying".
Bref...
Okja donc, c'est d'abord sud-coréen. Cela signifie : des acteurs qui en font des CAISSES dans la pure tradition de la bouffonnerie. C'est assez insupportable. C'est insupportable en fait.
Ensuite le scénario est une sorte d'immense porte ouverte, que dis-je, un portail inter-dimensionnel béant dans l'univers des évidences baba-cool-bobo-écolo-prout. Alors bien sûr, l'entreprise qui nourrit la planète et emploie l'équivalent d'une métropole est une bitch, et les personnes à sa tête sont intellectuellement comparées à Frieza ou à Bowser. Tout cela opposé à l'innocence et la pureté d'une enfant qui veut juste retrouver son ami (ben oui, elle est un peu déficiente, elle ne voit pas de monstre, mais un ami) bref : oh comme c'est mignon snif, gargl, sniiiiirrf. Originalité du scénario : Les 101 Dalmatiens/ 20 ou encore Sauvez Willy/ 20 ou mieux Denver le dinosaure/ 20. La force de création quoi...
En résumé, c'est un vomi de clichés et de scènes prévisibles.
J'aimerais dire "n'y allez pas", mais non c'est impossible. Vous y aurez probablement accès comme des millions de personnes, et le regarderez un dimanche après-midi quand il pleut. Ou alors vous regarderez courageusement le programme du ciné d'à côté. C'est mieux.
Hortense H
Hortense H

23 abonnés 78 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2017
Encore une fois, la bande-annonce en montre trop pour ce film d'action militant et spectaculaire qui s’avérera être un storytelling pour grand public. Le cochon tant aimé dans les cultures asiatiques est un produit d'appel avec anus et crottes pour rappeler la présence US, sans qui rien ni personne ne pourrait produire quoi que ce soit. On est bien évidemment concernés par la cause animale et avons déjà été sensibilisés par des images militantes - à petit budget. L'interprétation ici affleure très souvent le ridicule malgré l’aspect cartoon souhaité. On passe néanmoins un très bon moment mais The Host reste bien mieux positionné dans la filmographie du réalisateur.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juin 2017
Totalement resté insensible à ce film, qui outre sa réalisation plutôt brillante ne reste qu'une morale géante pro écolo/anti capitaliste sans grand recul (avec un placement de produit Apple O_O), même si le côté caricatural est assumé il n'en reste pas moins irritant, en fait j'ai eu l'impression d'être face à un live action Disney coréen, avec ses rebondissements enfantins et ses personnages dans l'excès continuel (naufrage absolu de Gyllenhaal). Mais je dirais que le pire est que l'émotion ne fonctionne quasiment jamais, que ce soit l'humour ou la tristesse, la bestiole vise à attendrir par sa grosse bouille numérique mais le détachement est lui bien réel, ne reste que quelques petites farces fécales, on prend ce qu'on peut. On voit que Bong Joon-ho veut remporter l'adhésion massive mais, tout auteur qu'il est, à force de rendre une oeuvre élémentaire elle en devient quelconque dans un paysage cinématographique qui n'a de cesse de s'uniformiser, le Dernier Train pour Busan en est un autre exemple,celui du cinéma coréen désireux de se muer en block hollywoodien typique, perso ça me dérange un peu...
Bref Okja reste une petit fable autant inoffensive que malaisante, où malheureusement le pire l'emporte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juin 2017
Je viens tout juste de finir de regarder ce sublime film qu'est Okja. Que dire de plus à part que la fin nous émue aux larmes, sans compter que l'histoire et les décors sont sublimes. Je recommande vraiment, merci Netflix !
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