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Un visiteur
1,0
Publiée le 1 novembre 2018
Une histoire vide, des faux raccords, des problèmes qui n'ont aucun sens, une fin que je ne commenterais pas mais une étoile pour l'audace d'avoir proposé ce film.
Quand on va voir ce film en s'attendant à un scénario au genre survival-horror-apocalypse on ne peut que ressortir déçu de cette expérience que nous propose Hostile. Le film démarre plutôt bien avec une actrice convaincante (interprétée par Brittany Ashworth) dans le rôle de l'habitante d'une terre dévastée et dépeuplée et qui essaie de survivre dans ce monde apocalyptique, on nous présente donc ici une héroïne badass sans en faire des tonnes, ce qui est assez rare pour être souligné. Le scénario poursuit donc son petit bonhomme de chemin sans trop en dévoiler sur le principal mystère du film, des créatures monstrueuses qui (on suppose, ce ne sera jamais expliqué) on mené à la destruction de la société tel qu'on l'a connait, on apprend cependant qu'ils ne peuvent sortir que la nuit permettant donc à la population humaine restante de subvenir à leurs besoins pendant la journée, les obligeant à retourner se barricader chez eux dès que la nuit se pointe. Après donc cette mise en exposition, le film décide enfin de mettre Juliette (l'héroïne) dans une situation fâcheuse visant à lancer le centre de l'intrigue, à savoir, un accident de voiture en plein désert qui la mettra K.O et elle ne se réveillera qu'à la tombée de la nuit blessée et avec une voiture H.S spoiler: (mention spécial pour la fracture ouverte de Juliette qui est au final le seul élément gore du film) . Après quelques minutes à se démener pour s'extirper de ce mauvais pas, ce qui devait arriver arriva, un des monstres finit par la trouver Juliette ayant pour seul abri sa carcasse de voiture, une lutte pour sa survie démarre. Ce que je viens de décrire relate la première moitié du film qui mérite les 2 étoiles que je lui mets, par ce que désormais on entre dans la deuxième partie du film où on va vite comprendre à quel point on vient de se prendre une douille en le regardant. Le plus gros problème de ce film entre jeu alors : Juliette a des flash back de sa vie passée d'avant l'apocalypse ! Si cela semble anodin on se rend vite compte que non, car 95% de ses flash back nous racontent une histoire d'amour ne laissant qu'une très maigre place à l'explication de comment est survenue la catastrophe qui aurait mérité d'être la raison principale de ces flash back. On voit alors surgir 2 problèmes extrêmement rageants : le premier problème est que cela désengage totalement l'effet de tension, d'horreur, d'urgence que l'on doit ressentir pour Juliette dans sa situation et le deuxième problème est que cette histoire d'amour est pourri et bourrée de clichés. Ces flash back étant de plus en plus fréquents et de plus en plus long on comprend alors petit à petit qu' alors qu'on venait voir un film d'horreur, on se retrouve avec un film moitié épouvante-horreur, moitié comédie sentimentale-drame- amour, qui selon moi sont deux genres qui n'ont rien à faire ensemble. Le sentiment de s'être fait gruger sur le film persistera jusqu'au climax qui devenait de plus en plus prévisible. Bref si vous étiez venu ici pour tentez de trouver un bon film d'horreur, vous pouvez passer.
Hostile présente un monde en ruine après une catastrophe inconnu, les quelques survivants doivent se battre pour subsister. Juliette fait partie d’un petit groupe armé bien organisé. Ceux-ci ne sortent que le jour, car la nuit des zombis erre et le danger est plus grand. Alors qu’elle s’apprête à rentrer, elle est victime d’un accident de camion et se retrouve blessée et coincée dans son véhicule. Elle passe une nuit sous la menace d’une attaque d’un zombi qui l’a repéré. Mais alors qu’elle cherche à survivre et pensant qu’elle vit ses dernières heures, elle se commémore sa vie d’en temps, avant la catastrophe. D’emblée, la situation fonctionne, le spectateur est plongé dans un monde post apocalyptique après une catastrophe, un peu à la MAD Max. Le personnage de Juliette (Brittany Ashworth) est montré comme une combattante qui n’a pas peur de grand-chose, une survivante. Mais derrière ce visage dur et fermé, le spectateur à envie d’en savoir davantage sur elle. L’accident est le huit clos dans le camion offre le prétexte idéal. Le blocage dans ce lieu confiné va lui permettre de présenter sa vie de femme au spectateur, en quelque sorte de se confier à lui. Ce lieu fermé constitue un motif d’un vrai rapprochement avec ce personnage. L’intérieur du véhicule permet également un suspens très fort, le spectateur s’identifie rapidement à Juliette. Mais en même temps qu’il la découvre, sa vie est menacée à chaque instant, et celle-ci ne tient pratiquement qu’à un fil vu sa situation précaire. Le spectateur se dit qu’il ne s’agit que d’une question de temps pour elle. Mais l’empathie est totale, le spectateur est comme enfermé avec elle et ressent tous les dangers à ses côtés. Hitchcock, dans ses entretiens avec Truffaut, prenait comme exemple pour illustrer le suspens, une scène où des protagonistes ont une discussion intéressante, la bombe dissimulée sous la table est montré d’ambler aux spectateurs, mais les protagonistes l’ignore. Le spectateur est donc englobé dans le suspens par l’information qu’il détient et va être impliqué dans la scène. Mathieu Turi applique parfaitement le suspens hitchcockien et y intègre pleinement son spectateur. Ce dernier reçoit des éléments de la vie de Juliette, une belle histoire d’amour, plus celle-ci avance plus il souhaite en savoir davantage, plus il a envie qu’elle s’en sorte. La menace est connue, un zombi l’a repéré et essai de rentrer dans le camion. Tout au long du métrage, le spectateur ressent la présence de cette menace, il sait qu’elle est là. L’enferment et le cloisonnement ajoute au stress et à la tension de l’œuvre. Le spectateur est totalement intégré à l’histoire et se laisse facilement emmener. Et de l’autre côté, il souhaite découvrir comment cette histoire d’amour a évolué, sans jamais savoir si celle qui la raconte va pouvoir continuer à le faire. Le film est pris tout entier dans cette incertitude.
Un vrai bijou, une belle surprise, je ne m’attendais pas à voir un film qui allait me tenir en haleine jusqu'à la fin! J'ai personnellement beaucoup aimé la chute. Le scénario est juste génial, d'une profondeur incroyable comme rarement on peut voir.
Très bon film, avec de bons acteurs, une image soignée malgré de nombreuses scènes de nuit et un scénario assez solide : même si on peut regretter que l'alternance des scènes d'action (parfois trop courtes) avec les flash-back coupent un peu le rythme. spoiler: Un twist final bien mené . Très mal distribué (Seul le Grand Rex à Paris - merci pour lui - sur 400 écrans !), décidément les distributeurs français boudent le genre (sauf les blockbusters évidemment).
« Hostile » est un long-métrage français qui mélange le métrage post-apocalyptique au film sentimental, lequel est amené par flashbacks. Si la partie dans le monde futuriste n’a rien d’original et semble somme toute assez répétitive, celle dans le Manhattan d’aujourd’hui est assez réaliste et bien fichue avec deux acteurs qui tiennent la route, tout en prenant bien le temps de présenter les protagonistes principaux. Dommage toutefois que la fin improbable ne colle pas avec l'ensemble. A voir tout de même une fois car le cinéma de genre français est bien trop rare !
Dans un monde post-apocalyptique, où une poignée d'humains se sont organisés pour se protéger de zombies cannibales, Juliette est chargée d'explorer avec son 4x4 des locaux abandonnés pour y récupérer des denrées ou des outils abandonnés. Mais sur le chemin du retour d'une de ses missions, elle a un accident de la route. Son véhicule se renverse. Elle est gravement blessée. La nuit tombe.
"Hostile" est un film français tourné à l'américaine, entre New York pour les scènes de flashbacks et le désert marocain pour donner l'illusion de la Vallée de la Mort. Britanny Ashworth dans le rôle principal est censée donner à l'ensemble, béni par Xavier Gens, un des chefs de file du film d'épouvante français, un parfum US. Il y a quelques mois, "Revenge" était construit selon les mêmes recettes.
La bande-annonce avait de quoi mettre l'eau à la bouche qui annonçait un huis-clos étouffant, la survie en temps réel de Juliette condamnée à survivre jusqu'à l'aube aux assauts des zombies cannibales qui ne manqueraient pas de se presser autour de son véhicule accidenté. C'est une sacrée gageure pour un scénariste que d'arriver à écrire un film de quatre vingt dix minutes autour d'une trame si épurée. Depuis le désormais iconique "Buried" (un subcontractor américain en Irak enterré vivant), plusieurs réalisateurs s'y sont essayés avec plus ou moins de succès "The Wall" (un escadron de GIs pris sous le feu d'un sniper), "Tunnel" (un automobiliste coréen pris au piège d'un tunnel éboulé), "Instinct de survie" (une surfeuse callipyge poursuivie par un requin), "The Guilty" (un policier danois tentant d'élucider un kidnapping au téléphone), etc.
Hélas, le réalisateur de "Hostile" n'a pas leur talent. Il est incapable de tenir la distance. Du coup, il entrelarde l'histoire de cette longue nuit de terreur de flashbacks inutiles. On y voit Juliette à New York, qui a fui sa famille et plongé dans la drogue avant de rencontrer un milliardaire français (sic !) façon "Cinquante nuances de gris" qui expose Francis Bacon dans sa galerie d'art et la drague en lui faisant manger du fromage (re-sic !). Le personnage est interprété par Grégory Fitoussi, un bellâtre barbu révélé pour ses rôles dans "Jospéhine, ange gardien", "Navarro" et "Engrenages". C'est tout dire !
Le ridicule serait évité si "Hostile" ne trouvait pas le moyen, dans une conclusion qui a fait s'étouffer d'un rire gêné la salle, de réconcilier les deux histoires. On se croyait dans "American Zombie" ; on se retrouve dans "Elephant Man". Misère....
"Hostile" Film apocalyptique certes, avant tout un magnifique portrait de femme, combattante qui ne cède rien. Mélange de genres diront certains, pourquoi pas quand c'est réussi, cela ne se remarque pas. Souvenons- nous de la phrase de Jean Gabin (célèbre acteur des années 1940 à 1980) Un bon film premièrement "Une bonne histoire", deuxièmement : une bonne histoire et enfin troisièmement une bonne histoire et C'EST LE CAS !!!!!!!!!
Vu en avant-première au cinéma Grand Action avec ma copine qui a beaucoup aimé elle aussi. Le film est vraiment cool : belles images, belle musique, la réalisation est soignée, le jeu des acteurs convaincant... La surprise cinéma du mois pour le moment spoiler: (surtout pour la fin ;) ! J'irai le revoir.
Vide de sens. On croit être là pour un film d'horreur post apocalyptique, on a droit 4 plans au milieu du désert, le reste est une romance bourrée de clichés.
Film tres sympa. Se regarde facilement et le melange des genres est réussi. spoiler: Le scénario prend forme petit à petit pour prendre sens à la fin. Bel inattendu !
Belles images au service du film. La romance, en revanche, tient un peu trop du conte de fées pour que l on y croit vraiment. Mais c est pas grave, si on se laisse aller... Après tout, on est cinéma !
Bon suspens, un post-apocalyptique qui va droit au but mais prend le temps de présenter, en fil rouge, l'avant. Prestations honnêtes même s'il est dur de s'y attacher. Entre drame, thriller, science fiction, l'ensemble se tient. Dommage que la fin (improbable) ne colle pas avec l'ensemble. A voir tout de fois. mention spéciale pour un film Français de cette qualité (trop rare). 3.5/5 !!!
Vu aux Utopiales 2017 à Nantes, ce film est assez sympathique. Le mélange de deux genres complètement opposés est, sur le papier, original. Malheureusement, avec le montage, j'ai eu l'impression que l'on zappait à ma place entre deux films. L'ambiance est par contre réussie, avec une photographie stylée et une musique classique mais donnant bien le ton aux scènes. Le suspense est maintenu grâce aux allers-retours avec le passé de l'héroïne, mais le final (émouvant) se devine pour qui aime ce genre de films de science-fiction. Les jumps scare sont classiques et déjà vus dans d'autres films, tout comme l'histoire passée de l'héroïne. Les acteurs sont corrects mais on sent bien que l'on regarde un film français par leur jeu appuyé. Malgré tout, c'est un bon film et surtout ça fait du bien de voir la France revenir à la science-fiction.