on est loin du film d'origine qui était magnifique, les personnages sont un peu plats, ça reste pas mal et regardable, mais ce n'est pas l'adaption du siecle
Le problème c est qu on soit obligé de comparer et c est pas simple . Au niveau du rythme c est beaucoup plus lent et moins intéressant. Les comédiens moins convaincants.
Difficile de passer derrière Steve McQueen et Dustin Hoffman, un pari plutôt risqué, si bien que durant le long de ce remake de 1973, on essaye de de représenter les visages de ces deux derniers sur la tête de Charlie Hunnam et Rami Malek, qui se débrouillent d'ailleurs plutôt très bien. Ce film se donne un côté plus sombre que l'original qui jouait un peu sur l'humour, là où il y en n'avait pas. Il respecte également la chronologie de l'œuvre de Schaffner. Henry carrière, le vraie "papillon", apparaît à la fin, et donne un côté émotionnel à ce long métrage.
Que dire... La réal de Shaeffer, l'impressionnante interprétation de Steve McQueen et Dustin Hoffman, sans parler de la photographie et de la bande originale, du premier Papillon étaient un ensemble tellement puissant, et sur 2h30, que ce remake passe quelque peu pour une version années 2000, années recyclage, toute la force en moins. C'est sympathique, mais c'est également un remake qui a le malheur de faire fie des principaux thèmes de son aîné. Bref, j'aime bien le duo d'acteurs choisi, hunnam et Malek, mais ils paraissent tellement petits à côté des interprétations de McQueen et Hoffman, que le film laisse au final un arrière goût fade. Faites ou refaites vous l'original ! Ça c'est un grand film, du début à la fin.
Ce Papillon n'est pas le même que son prédécesseur avec Steve McQueen: il est bien sûr plus récent et ça se voit dans les images et les décors. Mais il semble aussi plus typé action et aventure. Il lui manque peut-être le côté français qui était plus présent dans la version des années 70, car ici il n'y a pas d'acteurs français, même en second rôle. Le binôme McQueen Hoffman n'est pas non plus le même que celui formé par Hunman et Malek, Hunman étant un peu plus "brut" que McQueen. Mais cela reste un excellent divertissement.
Je n'ai pas aimé. Le film est lent, tellement lent. On s'ennuie vraiment. On a hâte que ça se termine. L'histoire se déroule et on subit tout ça sans vraiment qu'il y ait une finalité mis à part réussir à s'échapper. Rami Malek joue très bien le personnage inutile et agaçant qu'on aimerait secouer. L'acteur principal n'a aucun charisme. Bref film à éviter.
Deux cas de figure : soit vous n'avez pas vu l'original avec Steve McQueen et Dustin Hoffman et vous allez regarder un film d'aventures assez plaisant, soit vous avez vu l'original et la superposition des deux va vous apprendre ce que le mot "platitude" veut dire 2.5/5
Etait-il nécessaire de faire un remake de Papillon ? J'avoue me poser encore la question après le générique final. Ce n'est pas que le film soit mauvais (il faut dire que l'histoire inspirée de faits réels - doublement romancés, à la fois par Papillon lui même… et ensuite par les scénaristes - fait quand même son petit effet) mais faut du culot pour prétendre faire oublier le tandem mythique McQueen-Hoffman. Certes, Hunnam et son acolyte, ça tient plutôt la route. mon seul regret, c'est de n'avoir pas revu la version originale depuis belle lurette afin de me faire une idée plus précise de l'éventuelle valeur ajoutée de cette version 2018. Surpris aussi que le film ne soit interdit qu'aux moins de 10 ans : il y a quand même 2 scènes assez sanguinolentes. et assez perturbantes ( en particulier la première, même si le réalisateur enchaine des plans très furtifs et dans une relative pénombre).
Dur dur d'oublier la version de 1973 avec Steve McQueen et Dustin Hoffman... Mais ce remake est pourtant loin de battre des ailes ! Plus court (1h55 contre 2h30) mais aussi moins puissant (les coupes ont été faites sur les scènes les plus choquantes), on peut très bien regarder les deux, du fait de l'intrigue dont il est difficile de se lasser : l'évasion (incroyable mais vraie) de Papillon, un prisonnier envoyé à la prison coloniale de Guyane où il rencontre Louis Dega, un faussaire aussi fragile qu'intelligent. Torture, sadisme des gardes (on a honte d'appartenir à la nationalité de ces bourreaux sans cœur) et règlements de compte entre prisonniers, on se demande comment pareille inhumanité a pu avoir lieu... On souffre avec les personnages d'autant plus qu'on sait l'histoire vraie, et les nouveaux acteurs remplaçant McQueen et Hoffman sont de bons choix : Charlie Hunnam et Rami Malek qui s'en tirent admirablement pour jouer la brute droite dans ses bottes et l'intello à protéger, plongés dans la boue, à demi-noyés, traînés au sol... On regrette surtout que les coupes aient précisément été faites sur celles qui nous avaient retourné le cœur dans le film original : le jeune homme effrayé qui se fait abattre froidement dans l'eau à la sortie du bateau, la mise dans le noir de Papillon où ce dernier suit fébrilement un rai de lumière comme s'il s'agissait de son salut... Assez dommage car le remake est nettement moins percutant. Il n'en reste pas moins que sa durée plus courte et son plus grand dynamisme intéresseront un nouveau public à cette œuvre majeure. Un bon remake, moins puissant, mais bien interprété et plus facile d'accès.
Un remake moderne de la version de 1973, l’intrigue d’un ancien prisonnier qui a survécu au bagne de Guyane, condamné du droit commun et envoyé sur l’île du diable, il réussit à s’échapper de l’enfer, une rareté dans l’histoire carcérale de la France coloniale, une époque peu tendre. La raison pour une autobiographie littéraire adaptée au cinéma, la réalisation n’est pas top, l’affiche publicitaire est colorée, ça fait bande dessinée, joliment intéressant. Un scénario dans une prison lambda, bien vérifier et ranger à sa place, c’est moderne sans plus, au vue du paysage maritime du pays, la couleur de l’océan guyanais et la ville de Cayenne, ça été tourné dans d’autres régions. C’est un choix pour la production, une reconstitution fidèle des bâtiments, l’intérêt est le parti pris pour un homme qui n’est pas exempt, un malfrat de base, sympathie peu fiable.
Une pâle copie de l'original ! LOL pour leur Paris des année 30 LOL... C'est fade, ennuyeux, scénario et mise en scène sans originalité. Un jeu d'acteur basique et sans profondeur. Sans parler des détails qui tuent; les mecs sont au bagne et sont toujours parfaitement coiffés, ont des tenus de bagnard faussement sal, tout sonne faux. C'est mortel mais pas dans le bon sens du terme. Comment peut on faire un navet pareille avec pourtant une biographie qui est un trésor pour le cinéma, la première version est à des années lumières de celle ci. Enfin en résumé des gros sous et des moyens entre les mains du Capital holiwoodien. Je l'ai survolé en 30 minutes et c'est déjà cher payé... Ah si seulement le film avait été entre les mains d'un Jacques Audiard en regard de "Un Prophète"...
Remake acceptable mais qui ne se distingue pas assez de l'original pour nous donner l'impression d'apporter une plus-value. Plus court de près d'une demi-heure (ce qui oblige forcément à des coupes par rapport au roman de Henri Charrière), il peine ainsi à nous faire ressentir la lenteur de l'emprisonnement, le poids des années d'isolement, même si le quotidien du bagne est bien rendu : Charlie Hunnam garde toujours son teint de jeune premier, le sourire Colgate de celui qui n'a connu aucune privation et n'a pas un seul cheveu blanc. En conclusion, le duo Charlie Hunnam/Rami Malek n'atteindra pas le niveau mythique du couple Steve McQueen/Dustin Hoffman mais le nouveau Papillon se laisse regarder sans ennui malgré un scénario qui n'est qu'un simple copié/collé de son prédécesseur.
Ce remake de la version de 1973 présente certes une mise en scène plus dure, actualisée, avec des héros plus réalistes en respirant moins de noblesse, incarnés par Charlie Hunnan et Rami Malek, heureusement suffisamment convaincants pour ne pas être ridiculisés par Steve Mac Queen et Dustin Hoffman. Même s’il reste plaisant à regarder, la seule notion qui m’en reste c’est à quoi bon ? quel intérêt ? d’avoir réécrit le même film, sur la même période, appauvri d’encore plus d’amputations par rapport au roman. Il met peut-être un peu plus l’accent sur la sauvagerie, la torture et la malhonnêteté de ces véritables camps de concentration Français. Fonctionnaires, prisonniers et même civils sont décrits sans concession ni romance, ce qui les rend sans doute plus authentiques que dans l’ancienne version, encore que le livre témoigne qu’on est encore très loin de la vérité en matière de cruauté, de deshumanisation et de souffrance dans les torturoirs d’Etat. Il mise aussi beaucoup plus sur l’amitié et la complicité entre les deux hommes et sur sa longévité, où encore plus de libertés ont été prises. Enfin, la finesse bienvenue de ne pas bâcler le spectacle par des agitations abrégées oblige la mise en scène à ne se concentrer que sur seulement trois épisodes d’évasion. A quoi bon assister à juste quelques segments des mésaventures absolument incroyables du bagnard Henri Charrière, surtout quand ça a déjà été fait avec plus de brio ? Quid de ses épreuves abominables en Guyane, au Surinam, en Colombie, en Amazonie ou dans les villes, villages et tribus rencontrés, dans plusieurs iles caribéennes françaises comme anglaises, des mœurs, des trafics, des boulots, dans ses tribulations jonglant entre les polices des différents pays aux accords versatiles selon les années, des variances de barbarie rencontrés dans les multiples camps d’internement, et surtout bien sûr des autres incalculables évasions et recaptures qui ponctuèrent pratiquement toute sa vie, jusqu’à recouvrer sa liberté et son droit de revenir en France bien des décennies plus tard ? Même si la part romancée brouille la part véridique, il y avait ici matière à faire une œuvre grandiose sous la forme d’une trilogie comme on sait si bien les faire aujourd’hui, complète, bouleversante et riche d’enseignements et d’aventures, qui aurait probablement enterré la première version. Ben non, on a préféré répéter bêtement et en pire ce qu’on avait déjà vu il y a il y a 45 ans. Même si ça se regarde, il s’agit à mes yeux d’un énorme loupé cinématographique.