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DAVID MOREAU
160 abonnés
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2,0
Publiée le 13 mai 2019
DINGO. Le meilleur ami de l'homme aux abois. Et oui Anderson est un génie. Et oui Anderson est un fou. Et oui, je n'ai pas envie de rire avec ce congénère. Shogun chien, attaque!!! Le clébard a la rage, je suis rongé par les parasites. L'esthétique, la symétrie, trop propre pour mon éducation. Je courre à la chasse à cor et à cri. A ranger dans la rubrique chiens écrasés.
Wes Anderson revient au film animé dans un délire poétique et fantaisiste clairement marqué par son auteur. Et pour une raison qui m'échappe je n'ai pas du tout accroché. Le scénario est assez bordélique, les personnages ont un goût de déjà-vu (conf. Fantastic Mr Fox), l'humour ne m'a pas fait rire. Je me suis ennuyé à en piquer du nez... Une déception qui ne retire en rien les qualités de la forme du métrage et de son réalisateur. Mais ce jour-là je n'étais tout simplement pas dedans. Une seconde vision réhabilitera peut être mon opinion. En attendant c'est le film de Wes Anderson que j'ai le moins apprécié.
W.Anderson est définitivement un alien dans le paysage cinématographique actuel avec cette fable animalière dans un Japon miné par les déchets. Visuellement impeccable bien que déroutant, fourmillant de détails et de dénonciations politiques actuelles. Une fable poétique, originale qui ne peut pas laisser de marbre.
Sans perdre de sa créativité, de son gout du détail, de la symétrie, W. Anderson s'aventure dans l'animation avec gourmandise, dans un conte au rythme plus apaisé que d'habitude, avec un scénario sans surprise, mais chargé d'un message politique grave mais simple à décoder. Plaira sans doute aux adolescents. Vu dans une version anglaise, le casting des voix françaises est tel que pour une fois la VF doit être une expérience qui vaut le coup. DVD sstitré en anglais novembre 21
Depuis trois films, Wes Anderson nous livre des oeuvres plus incarnées, ce qui manquait à ses premiers opus, faibles en contenus et constitués de juxtaposition de vignettes. Moonrise Kingdom et The grand Budapest Hotel étaient plus forts et plus sensibles. L'île aux chiens s'avère entre deux. Très brillant sur le plan technique avec la manipulation en stop motion de toutes ses superbes marionnettes dont nous percevons les poils de chien tressaillant sous le vent, riche sur le plan politique (le problème des migrants, la manipulation des dictateurs sur le peuple, la question écologique), L'île aux chiens est souvent personnel et parfois alternativement triste, tragique (le début du film) ou très tendre (les relations entre les chiens, sociales, familiales ou amoureuses). Notons des moments de grâce lors des scènes d'amour (la chienne doublée par Léa Seydoux est remarquable) ou de fraternité, les plus habitées, alors que les scènes d'action ne sont pas d'une grande originalité. La version française, excellente, est dominée par Vincent Lindon et Mathieu Amalric. La musique d'Alexandre Desplats,d'où ressortent les sons des batteries à la japonaise, est très réussie. Le film pêche cependant par son rythme parfois trop lent (la scène dans le parc d'attraction) (20 minutes en trop) et, à contrario, par des passages où tout va trop vite. C'est le défaut de ce film plaisant comme de l'oeuvre inégale de Wes Anderson. Peut être faut il le revoir tant qu'il grouille d'informations et de message
Ce film, aussi curieux étais-je, m'avait déjà fait tilter via ses affiches publicitaires assez originales. Finalement, Wes Anderson arrive à tout faire dans ce film : un univers particulier et des images bien différentes que tout, des dialogues plus forts des fois attachants et drôles, une histoire vraiment puissante et un parallèle des animaux (des chiens) avec celui des humains : des chiens malades exilés sur une île, ça ne vous rappelle rien ? Même chose, à l'image des grands dessins animés (un peu moraliste), ce film prend source auprès des personnages, les chiens, au personnalité très différente. Un moyen aussi d'humaniser ces chiens à travers ces films, là où chaque animal a son histoire. Parfois l'histoire est légère, parfois les images sont très fortes (critique de la politique, du totalitarisme et surtout de la bêtise humaine la plus totale et absurde). Justement, L'Ile aux chiens sans en faire trop démontre (même facilement) l'absurdité du geste des politiciens et du peuple complice face à la déportation des chiens. Ce film est vraiment complet de la première à la dernière minute.
Encore un excellent film de Wes Anderson et probablement le meilleur film de ce printemps.
Le cadrage, la photographie sont une fois de plus parfaitement maîtrisés. La musique qui accompagne le tout est au poil.
Mais ce qui fait le chien du film est l'intelligence du scénario et les différents niveaux de lectures possibles.
Qu'on y voit des références à la seconde guerre mondiale, au conflit Israelo-Palestinien, à la politique de Donald Trump, c'est au final l'intolérance qui en prend ici pour son grade. L'intolérance, mais aussi la bêtise de certains due au manque de curiosité et de culture scientifique. C'est à dire, ne pas avaler tout ce qu'on nous sert sans vérifier les sources et en les recoupant.
Wes Anderson (je pense) nous fait ici part de ses angoisses pour le monde dans lequel on vit et se dirige de plus en plus, cherchant à opposer les uns aux autres, le tout au profit d'une Oligarchie.
Les voix (vu en VO) des différents protagonistes collent parfaitement, et les acteurs sont tous très bons dans cet exercice.
Une Fable de La Fontaine des temps modernes en quelque sorte.
Totalement genialissime. Le maître de la stop motion à frappé. Un nouveau bijou de Wes à voir et revoir pour saisir tous les détails. Seul mini bémol la fin me semble un peu bâclée. Mais rien qui puisse vraiment ternir ce petit chef d oeuvre.
Un film d'animation plutôt original, décalé et drôle, qui pointe certains travers humais. Comment ne pas voir dans ces chiens qu'on envoie dans une île inhospitalière le triste sort réservé de tous temps aux migrants ? Le message est toutefois assez grossier. Les héros sont un orphelin, des chiens éclopés et une étrangère, ici une Américaine. Les méchants sont naturellement très méchants. La masse est uniquement spectatrice. Ces facilités amoindrissent la force du film, qui garde toutefois une certaine fraîcheur, grâce entre autres à des dialogues réussis et souvent drôles ou émouvants.
De retour avec un film en stop-motion, le réalisateur Wes Anderson régale une fois de plus par son univers poético-burlesque d’une inventivité constante. Techniquement de toute beauté, le cinéaste éclaire chaque plan de petites trouvailles visuelles et offre qui plus est une histoire décalée et foisonnante sur la culture japonaise. Un bijou d’originalité.
Inconditionnel de Wes Anderson, je n'ai pas manqué d'aller voir sa dernière oeuvre, même pas mal à la bourre. Il réunit une fois de plus tout ce que l'on peut attendre du cinéaste américain : style visuel singulier avec un univers à part entière, écriture précise, casting de haute volée, excellente bande originale, mélange de poésie, humour, action et contemplation. Je reste plus fan de ses premières oeuvres (dans le même genre de stop-motion, j'ai préféré "Fantastic Mr Fox"), mais je ne suis jamais déçu quand je sors de la salle quoi qu'il arrive, quelle que soit l'histoire. Arigatou gozaimasu Wes san.
L'île aux chiens est un joyau, un superbe film d'animation que l'on peut déguster avec deux lectures : celle de l'enfant qui va vibrer au triste sort de ces chiens abandonnés sur cette île-poubelle par de méchants humains cupides, ou celle, plus politique du rejet des parias et du pouvoir qui assoit son autorité sur le mensonge et la rumeur. La musique est géniale en collant parfaitement à l'image et les idées se succèdent à un train d'enfer. L'idée de faire parler les chiens avec une langue universelle alors que la langue des humains est volontairement réduite, inverse l'humanité attribuée habituellement aux Hommes et la bestialité à l'animal. Beaucoup d’humour émaille cette histoire triste et je ressort de la salle enchanté !
Séance rattrapage à l’instant dans mon cinoche qui le ressort. Vu en VO. C’est beau, c’est ultra minutieux, travail d’artiste hautement orfèvre, graphiquement sidérant, voix des acteurs géniales, visuellement dingue avec une animation parfaite, style ultra léché, réalisation impeccable, cadrage somptueux... mais c’est tellement beau que du coup, pour moi, manque d’émotion, d’intensité tellement j’ai été hypnotisé par la direction artistique. Les enjeux scenartiques ne sont pas non plus suffisamment mis en tension de mon point de vue.
Je ne vais pas en dire grand chose, je n’ai tout simplement pas accroché. J’ai trouvé l’esthétique plutôt bonne c’est assez joli à regarder, mais franchement l’histoire .. Du coup je me suis rapidement ennuyé et je n’ai pas retrouvé la maestria dont avait fait preuve Wes Anderson dans son précédent film Grand Budapest Hôtel que j’avais adoré.