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Bertie Quincampoix
143 abonnés
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3,5
Publiée le 22 juin 2018
Ce film d'animation davantage destiné aux adultes qu'aux enfants impressionne tant chacun de ses plans bénéficie d'un travail conséquent. Réalisé en stop motion, ce récit écologique et vaguement politique sait nous emmener hors des sentiers battus. Comme en témoigne sa "binationalité" américano-nippone qui nous fait vivre des dialogues tantôt en anglais, tantôt en japonais. Un peu vain, mais sacrément brillant quand même.
Belle imagination que celle de Wes Anderson dont je ne suis pourtant pas fan dans ses déclinaisons live, mais dont j’ai beaucoup aimé Mr Fox. J’ai été à nouveau séduit par sa technique d’animation et sa capacité à rendre attachants des personnages qui ne sont pas mignons ou beaux dès le premier abord. Les nombreuses références à la culture japonaise ajoutent un charme décalé à l’ensemble. L’histoire mélange absolument tous les genres, de la dystopie à l’aventure en passant par la comédie et même l’émotion lorsque les rapports entre les humains et les chiens sont mis en avant. A noter une excellente bande originale signée Alexandre Desplat qui se tire merveilleusement de l’exercice référentiel par rapport au Japon sans tomber dans m’exotisme de pacotille. Beaucoup de plaisir dans ce joli film poétique et décalé.
Réputé pour sa marque de fabrique légendaire, Wes Anderson sort les crocs et dézingue l’animation classique grâce à « L’Île aux Chiens », une oeuvre brute et détonante. Bien qu’au premier abord, les éléments graphiques peuvent paraître archaïques, l’animation base sa construction visuelle au profit d’un recyclage des matières premières. Créer l’univers d’une île de déchets avec des personnages issus d’une politique de non gaspillage, voilà ce à quoi correspond habilement la destinée écologique qu’entreprend le métrage. Cette sensibilité visant à protéger notre planète et nos ressources se joint à une actualité dont la résonance se veut anticipative. « L’Île aux Chiens », c’est aussi un rapport culturel direct avec la société chinoise. En prenant au pied levé le mythe du chat tant ancré dans les traditions locales, Wes Anderson traduit à travers ce virus canin fictif, une peur de l’étranger. Les chiens sont exclus, pour certains exterminés et le reste est envoyé sur une terre isolée. Cet attrait politiquement engagé s’étend ensuite sur le fil conducteur du récit : spoiler: Des chercheurs ayant trouvé un remède médical pour contrer la maladie, le régime dictatorial chinois impose une diplomatie du silence. Rien ne doit s’améliorer. Le film s’engage dans la dénonciation d’un système pourri jusqu’à l’os… Quoi qu’il en soit, l’intégration du personnage d’Atari est là pour faire preuve de contre-exemple et rappeler que le chien reste le meilleur ami de l’homme. Il y a, dans nos sociétés, un besoin d’affection réciproque avec l’animal, et cette mise en narration des personnages canins offre au spectateur une intégration au sein du groupe des chiens. spoiler: Entre autre, Spots, l’outsider rebelle du groupe, manifeste cette nécessité éternelle de présence humaine mais déçu, il la réfute. Jusqu’à l’arrivée d’Atari…
D’un style manant, cette animation atypique est une savoureuse aventure pleine d’harmonieux sentiments. Rustre, cynique, drôle mais juste, voilà le cocktail inhabituel d’une fable moderne qui a du mordant ! Bilan : « L’Île aux chiens », une interprétation rugueuse à prendre dans le sens du poil. Encore plus de critiques sur Cinephilion.net !
Jamais à court de créativité W. Anderson nous plonge dans une solide réflexion quant à la place du chien dans notre société mais aussi sur les conséquences liées à la hiérarchisation des espèces. Ce cynique et violent réquisitoire contre l’oppression renvoie aux périodes les plus sombres de notre histoire ... Vive la révolution canine !
Wes Anderson a lancé son audace sur une pelouse glissante, celle du film d'animation. Et c'est une réussite, une oeuvre racée, un film qui a du chien grâce à une histoire simple mais bien menée et un humour aussi fin que les poils d'un setter irlandais. Mais c'est surtout l'envoûtante bande-son composée par Alexandre Desplat qui donne tout son charme au film et fait lever l'oreille du spectateur. On se lèche déjà les babines à l'idée de le revoir en DVD. Wouf !
Un bien joli conte. Un bel hommage a la culture japonaise. Une réflexions sur nos rapports avec les animaux, sur l'écologie, sur la manipulation des foules... Une dystopie traitée sur un mode poétique. C'est tout cela en même temps. La technique d'animation est très réussie, beaucoup de détails dans les plans avec en plus un artifice original quant à la traduction du japonais.... Une réussite.
Par les âmes de Sion, ce film d’animation est fantastique ! Tout d’abord un univers graphique très japonisant, aux plans très composés, avec une animation très maîtrisée. L’histoire est sombre, l’ironie subtile et la critique de la société permanente. Wes Anderson dans ce film pose un regard sur l’humanité très Kaurismaquien : un peu désabusé mais avec empathie quand même pour ses personnages. Et la musique est toujours aussi bonne avec Alexandre Desplat.
Je ne dirais pas que c'est nul, je n'ai toujours pas réussi à entrer dans l'histoire et l'univers.Le film est trop soporifique j'ai trouvé qu'il ne se passait pas grand choses d'intéressant Malgré qu'il y ait une morale intéressante , je n'ai pas apprécié ce film.
En tant que film d'artisans, c'est une réussite brillante, comme l'était déjà Mr. Fox, mais je ne suis pas un grand adepte de cette méthode d'animation. Pour cet univers japonisant, en particulier, je me serais bien passé du relief, qui donne un côté un peu jeu vidéo arty par moments, alors qu'un dessin animé aurait suffi à mon avis. Niveau scénario et montage, Wes Anderson n'a jamais été un as du rythme, disons qu'il a une fois de plus son univers bien à lui, dont je commence personnellement à me lasser un peu. Mais comme toujours, il sait faire exister progressivement ses personnages pour faire naître l'émotion. Sur ce dernier point, il est largement aidé par un casting de doublage VO assez exceptionnel, Bryan Cranston en tête, dont la voix m'avait manqué depuis Breaking Bad.
On échappe de peu au chef d’œuvre à cause d'une structure scénaristique trop classique. Le reste est une avalanche de créativité, d'humour et de beauté artistique.
Triste copie américaine des films d'animation japonais. Le message est incompréhensible ou alors tellement peu subtil. Film qui n'est pas même distrayant.
C'est un film formidable avec une très belle histoire qui vous fait sentir bien. La bande son et les images sont resplendissantes. C'est un chef d'œuvre et c'est mon film préféré de 2018.
Bien évidement, la principale vertu de L’île aux chiens c'est l'incroyable côté technique. Un travail d'artisanat qu'on n'avait jamais connu. Le moindre détail se magnifie grâce à la mise en scène. Chaque guignol est enregistré avec des micro-caméras qui donnent l'impression que les personnages ont été fabriqués à taille réelle. Aussi, pour créer une illusion de profondeur, les éléments du paysage en deuxième plan sont de taille réduite. Ainsi, le contraste avec les premiers plan des personnages, donnent une sensation de distance entre les différents objets.
En plus, toutes les retransmissions qu'on voit sur les télés du film sont intégralement animées au méthode traditionnel. Le contrecoup que ça crée par rapport aux marionnettes tridimensionnelles amplifie la délicatesse de chaque poupée et chaque décor. Au-delà de l'image, Anderson traite soigneusement le son. Les voix de chiens sont en anglais et la plupart des humains parlent en japonais, sans sous-titres, s'appuyant seulement sur des autres personnages secondaires qui traduisent ce qu'ils dissent. Le cinéaste sublime encore une fois le côté visuel de son film avec quelques idées bien exécutées qui font de L'île aux chiens son travail le plus intéressant jusqu'à la date.
Ce n'est pour rien que cette fois-ci Anderson va plus loin du plaisir visuel pour charger le film d'un message politique assez critique, contrairement au reste de sa filmographie, si jolie comme creuse. La déportation d'un groupe de la population visé pour le pouvoir, d'un jour au lendemain, résonne comme une claque dans la gueule de Trump même si le fond du film se cache derrière la culture nippone. Une première pour le réalisateur, qui donne un coup sur la table sans renoncer à son style si particulier.
Depuis qu'on avait connu la synopse de L'ìle aux chiens, l'attente semblait interminable. Un gamin de douze ans qui s'échappe sur une île abandonnée pour récupérer son chien. On aurait dit que, enfin, après une carrière centré sur l'extravagant et l'excentrique, Anderson misait sur l'émotion. Ces dernières années, Pixar a perfectionné la formule touchante pour les adultes qui reconnectent avec leurs sentiments de l'enfance, devenant aujourd'hui le référent principal dans l'industrie. Aussi, la figure du chien comme être naïf et câlin devrait aider le film pour émouvoir son public. Malgré toutes ces facilités, la tendresse du scénario ne sort pas en surface.
Les blagues de Wes Anderson ne marchent pas à tous les coups. C'est un humour sec, blindé de sarcasme, qui frappe les spectateurs. spoiler: On trouvera ce style comique au début du film, quand il nous fait croire que le chien du protagoniste est mort parce-que personne savait ouvrir sa cage. On le retrouve aussi quand le char de la grue avec les chiens dedans tombe dans un incinérateur, ce qui nous fera penser quelques minutes que la moitié des chiens protagonistes sont morts aussi. Il s'agit de ces coups d'effet si fermes qui coupent le fil narratif d'une façon trop directe qui nous contrarient, incapables de nous surprendre ou nous faire rire. Dommage pour Anderson, qui préfère laisser son empreinte frivole sur l'humour au lieu d'approfondir dans le portrait des personnages si bien retouchés en surface.
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attention ce film n'est pas pour les enfants il aurait dû être interdit au moins de 10 ans. le problème porte sur la compréhension d'histoire l'absence de doublage des dialogues en japonais. certaines scènes ne sont pas pour des enfants. graphiquement réussi. le scénario n'est pas très original.