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Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mai 2018
Du Wes Anderson tout craché, voilà comment je définirai en deux mots The Isle of Dogs, qui dépeint un Japon fantasmé dans lequel un dirigeant-dictateur se charge d'exiler (et même pire) tous les chiens. Il y a beaucoup à dire sur les qualités déployées par le film, d'une créativité remarquable, très profond pour ceux qui souhaitent en analyser le propos, mais également joyeusement futile par moments. L'aspect visuel, en stop-motion, ressemble fortement à Fantastic Mr Fox, l'une des précédentes oeuvres du réalisateur: une réussite indéniable. En ce qui me concerne, je reste un peu sur ma faim concernant le traitement des personnages, emportés dans le rythme assez mécanique (et typique) du réalisateur. J'ai malgré tout passé un très bon moment et je ne peux que recommander le déplacement !
Wes Anderson est une sorte d'ovni dans le monde du cinéma. Il arrive à chaque fois à nous étonner soit avec sa maîtrise de cinéaste mais aussi par ces histoires sortant de l'ordinaire.
Celles des Iles aux chiens est réellement l'atout du film car c'est loufoque avec cette bande de chiens que nous suivons avec plaisir. Les plus grands vont apprécier le détail dans l'animation et on reconnaît parfaitement la patte de Wes Anderson depuis Mr Fantastic Fox. On est transporté dans un univers magique et ce fim restera certainement dans le top des films de cette année.
Un vrai bijou que l'on aimerait avoir tous les mois.
super film d animation en stop-motion . la bande son de percussion ambiance nippone renforce le coté sauvage. la magie des décors, les sentiments nobles , quant a eux nous rapproche de la poésie. pas vraiment une animation pour enfant car film assez long. le langage des chiens est universel c est celui de l amour. celui des hommes sera de temps en temps traduit mais ce n est pas la parole qui importe mais bien les actes et les émotions !
La patte Wes Anderson est bien là, mais le scénario bien que mignon, m'a paru un peu long par moment, et manquant de rythme. Il pose toutefois d'importantes questions sur notre comportement, la manipulation médiatique, et l’oppression de minorité.
On le savait déjà, mais Wes Anderson continue encore et toujours de nous prouver son génie en matière de mise en scène ! "L'île aux chiens", en plus d'être un travail dantesque, est une vraie perle de savoir-faire sur tous les plans. L'animation (stop motion) est magnifique, la réalisation est tout bonnement impressionnante, la bande originale de son désormais compère Alexandre Desplat est excellente, les voix (doublage français également) sont parfaites, le scénario est terriblement emballant, "L'île aux chiens" a vraiment de quoi séduire. Ce style unique signé Wes Anderson ne cesse de fasciner sous ce travail ô combien soigné, et qui plus est doté d'une touche humoristique, d'une double lecture, et d'une dimension politique. Un immense réalisateur pour un sublime film !
Wes Anderson est un artiste tellement rare et si unique qu’on déguste son dernier long-métrage comme une friandise longuement convoitée. Son travail fourmille d’un tel degré de minutie et de rigueur qu’on est bien embêté au moment de critiquer une telle proposition artistique. Et, en effet, il n’y a bien que la futilité, toute relative, du sujet qui peut être sujette à caution. Pour le reste c’est presque parfait : l’animation est brillante, la musique d’Alexandre Desplat parfaite, les voix françaises excellentes (notamment celle de Vincent Lindon, dans le rôle-titre). Les décors japonisants sont souvent magnifiques, même s’il on peut regretter la présence un peu longue à l’écran de l’île-poubelle qui ne rend pas vraiment grâce à tout le travail effectué sur ce film. Le scénario fourmille de petites réflexions malines sur les relations entre les hommes et leurs animaux, et n’est pas exempt d’humour, souvent présent sous la forme de jolies séquences très visuelles. Après avoir dit tout ce bien sur cette proposition artistique épatante, il reste un sujet purement canin qui a quand même un peu de mal à nous faire dresser plus qu’une oreille d’attention. En effet, même s’il y a un peu de fond et surtout une forme magnifique, le sujet reste assez léger avec des chiens qui conversent sur leur avenir. Wes Anderson n’atteint donc pas, avec son Île aux Chiens, la maestria de son précédent film, The Grand Budapest Hotel, mais nous offre une nouvelle fois un très joli moment de cinéma.
Une histoire, une narration et une animation originales avec un casting qui a du chien ne peuvent laisser insensible. Encore un coup de génie de la part de Wes Anderson !
Un petit régal en terme d’esthétisme, de technique et d’humour. Des messages très intéressants derrière l’histoire accessible à des enfants. À voir absolument.
Comme s’il avait été scindé en deux dimensions, L’Île aux chiens porte en lui un déséquilibre troublant : d’un côté, l’animation en elle-même, l’atmosphère générale qui entoure le film, que ce soit au travers de son immersion dans la culture nippone ou l’humour sous-jacent, instaurent un climat des plus soignés et agréables, tandis que de l’autre, le scénario reste somme toute assez pauvre et attendu, ponctué par des rebondissements basiques qui ne semblent pas cohérents avec la qualité générale du film. L’accent est clairement mis sur la forme au détriment du fond. C’est dommage, comme si Wes Anderson faisait désormais du Wes Anderson plutôt que de poursuivre ses explorations artistiques et prises de risques inhérentes.
C’est un enchantement d’avoir découvert ce récit pittoresque du Japon animé, ralliant l’histoire folklorique et la modernité, les animaux sont des emblèmes des clans et de la politique. L’intrigant scénario où les chats sont avantagés et soutenus par le décret d’un maire partisan aux détriment du malheur des chiens jugés comme paria en raison d’une épidémie puis expédiés dans cette île de dépotoir. La mise en scène est fascinante, par la référence à la culture des idéogrammes, au théâtre traditionnel, à la cuisine japonaise, l’humour qui s’y glisse entre temps m’a beaucoup plue. Les chiens attisent ma sympathie par leurs philosophies de vie, un état d’âme reflétant de la mélancolie romantique qui m’a poussé à réagir aux larmes de ses animaux sensibles et de leurs maîtres humains en émotivité si touchante, devenant des alters égos adorables une fois que l’heure de fin approche. Une réalisation d’animation qui m’a fait pensé aux signes du zodiaque, l’année 2018 est celui du Chien, à son tour d’être honoré dans ce chef-d’œuvre de festivité.
Wes Anderson nous gratifie une nouvelle fois d'un véritable bijou, politique, vertigineux dans ses détails, brillant dans sa mise en scène, hommage au l'art japonais, folie créative et plus que par le passé, vraiment drôle et cynique. Bon nombre de plans, minimalistes, sont de toutes beautés. La musique du film, par Desplat (c'est un habitué du réalisateur) est formidable. Les personnages sont attachants (les chiens sont bien des chiens mais sont tout à la fois très humains, dans le bon sens) et on suit leurs pérégrinations avec grand plaisir, souvent avec le sourire. L'île aux chiens est un film tellement dense, aussi bien qualitativement que quantitativement, qu'il est vain de lui rendre hommage à sa juste valeur, c'est un délire créatif, à tous les niveaux. Ce n'est pas un chef d'œuvre mais c'est une authentique œuvre d'art.
Je suis une grande fan du travail de Wes Anderson, depuis que je l'ai découvert avec la "Famille Tenenbaum". Ce n'est pas le premier coup d'essai du réalisateur dans le domaine des films d'animation, ce dernier nous ayant déjà offert le très poétique "Fantastic Mr Fox". Cette fois, le réalisateur se lance dans un domaine plus politique avec "L'île aux chiens". Si on est dans un premier temps "perturbé" par le choix de l'animation, on fini par s'habituer et trouver ce choix magnifique. Par moment j'avais à nouveau l'impression de rejouer à la poupée. Les personnages sont très bien faits et offrent du réalisme aux spectateurs. Impossible pour moi de retrouver les voix des acteurs tellement j'étais captivée par le scénario et l'animation. "L'île aux chiens" est un petit bijou d'animation, qui nous raconte une nouvelle fois de manière poétique l'exil forcé des chiens et leur manière de s'adapter à chaque situation.
Wes Anderson renoue avec l’animation expérimentée dans son "Fantastic Mr. Fox" en 2010. Réalisé en stop motion, et s’inspirant fortement du bunraku* dans son esthétique, "L’île aux chiens" est une jolie fable, tendre et poétique mais surtout très engagée politiquement et humainement. « Mes chiens pensent, parlent, agissent comme des humains. La société des hommes les pousse à l’exil, avant de tenter de les tuer pour les remplacer par des chiens mécaniques, plus dociles » …une métaphore canine de notre monde moderne où les crises migratoires s’intensifient, tenues fermement à distance par une société occidentale toute puissante.
Comme toujours, Wes Anderson soigne sa réalisation. Il nous en met plein la vue avec sa mise en scène, son souci du détail et son imagination sans limite et complétement farfelue. L’un des réalisateurs les plus originaux de notre époque nous offre une pépite d’animation remplie d’idées, de clins d’œil, d’humour et d’amour.
Mention spéciale pour le casting voix, en VO comme en VF !
* théâtre de marionnettes japonaises
de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress.com
N'ayant jamais été un grand admirateur du cinéaste, trouvant sa symétrie systématique étouffante et mécanique, "Isle of Dogs" représente une surprise de poids. Si on peut évoquer comme défaut une représentation culturelle du Japon parfois douteuse (le prologue, certains éléments iconographiques etc.) cela intervient dans une construction cinéphilique de son univers, l'utilisation d'une musique des "Sept Samouraïs" n'est pas anodine, sans que cela excuse les-dites maladresses.
Au delà de ça, Anderson livre une proposition de cinéma réjouissante, où son style donne enfin corps à son propos : celui d'un pouvoir écrasant, au sein duquel les laissés pour compte sont tout simplement évacués. Si on peut reprocher au récit d'expédier trop rapidement certains éléments décisifs (le passage de flambeau, la découverte de spot etc.), les décisions formelles, elles, ne flanchent jamais.
Le cinéaste, dans un geste impressionnant, questionne le pouvoir de l'image, aussi bien dans le récit, que dans sa mise en scène. Les split-screen, artificiels ou bien au sein même du cadre, se multiplient, Anderson démontrant que sa problématique principale est celle de la communication (les différentes langues, les médias etc.) et voit en l'image une solution, et une langue, universelle. En somme, c'est un renouvellement salvateur pour Anderson, qui emmène son cinéma vers des horizons inattendus.
Cependant, si le film est d'une grande richesse formelle et thématique, je ne peux m'empêcher de penser que mettre des mots sur les choix du réalisateur, bons comme mauvais, ce serait, finalement, en perdre la magie.