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Jonathan M
164 abonnés
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2,0
Publiée le 17 janvier 2017
Pour vivre heureux, vivons dans le spectacle. Édouard Baer s'offre une reconversion en bon vieux patron des familles. Celui qui est irritant, remplit de promesses qu'il ne tiendra à peine, mais avant tout un bon vivant. Pas un centime pour payer ses intermittents, par contre toujours le premier à proposer un bon repas. Une fois ce portrait effectué, très bien dépeint par ailleurs, le film patine dans la phase obscure de l'acteur-réalisateur français. Son narcissisme parisien resurgit. Et si il est hilarant dans certaines apparitions cinématographiques, sur un long-métrage complet on atteins l'overdose de complaisance. Pas folle la guêpe, le portrait qu'il se tire soigne son image à en devenir vraiment prétentieux sur certains passages. Un film n'aime pas être le théâtre du nombrilisme.
J'aime bien Edouard Baer et je m'attendais à mieux. C'est beau Paris la nuit, mais pourquoi faire la tournée des bars pour sauver un théâtre ? Le propos du film m'échappe un peu, la stagiaire est là pour opposer sa vie trop sage et rangée à celle du héros complètement barré qui se fout de tout. Le singe ne sert à rien. On s'ennuie un peu, on sourit aussi un peu. Quelques bons moments en particulier les scènes avec Galabru et le metteur en scène japonais. Un film de plus sur le petit monde du spectacle qui se regarde le nombril. On va vite oublier
Eh oui, c'est Edouard Baer, du même acabit que ses spectacles au théâtre ! Attachant, drôle, dérangeant quand il en fait tellement, qu'il est mal à l'aise et nous met mal à l'aise avec lui... Personne n'est indifférent parmi les spectateurs. Si vous aimez le personnage Baer, ce film est fait pour vous, il est omniprésent, grande gueule, toujours "too much"... si vous n'aimez pas Baer, bah oui c'est sûr, passez votre chemin ! J'ai ri, frémi, eu envie de rentrer dans un trou de souris avec lui et Audrey Tautou, Sabrina Ouazani, et tous les comédiens ;)
Baer égal à lui-même : dandy, insupportable, excessif, désinvolte, attachant, et surtout parisien. Le voilà directeur d'un magnifique théâtre, le Théâtre de l'Etoile, dont la gestion est plus qu'hasardeuse. C'est la veille d'une première d'une obscure pièce où il est question d'un singe et d'une femme, mise en scène par un artiste japonais, mais un des acteurs, sensé incarner l'animal se blesse de la cage suspendue, ce qui oblige le directeur de théâtre à courir tout Paris à la recherche d'un singe. Le récit est déjà en lui-même totalement loufoque. Or, Edouard Baer parvient tout de même à en faire quelque chose de vraisemblable, entre le grand guignol, la comédie de boulevard, le théâtre évidemment et le voyage à Paris. On aura naturellement éprouvé une émotion véritable face à la présence de Galabru, vieilli certes, pas tellement loin de sa disparition, auquel le réalisateur rend un joli hommage. C'est aussi un film sur Paris la nuit, la référence au bel ouvrage de Bohringer étant permanente, mais sur un mode moins tragique que burlesque. Le comique rend hommage à tout le petit monde du théâtre et du cinéma : ses intermittents, ses groupies, ses acteurs, ses techniciens, ses financeurs, et ses paniers percés. Et pourtant, ce drôle de film "Ouvert la nuit" paraît infiniment long. Le spectateur n'accroche pas vraiment à ces séries de pantalonnades où le héros principal, totalement inconscient, se fout de tout, et du spectateur en même temps. Bref, voilà un objet curieux, sans peu d'intérêt, sinon que Paris la nuit est magnifiquement filmée.
Les critiques positives à l'égard de ce film sont à l'évidence mensongères, il s'agit en fait d'une bouffonnade insipide et mal jouée, je me sens trahi par EB pour lequel je ne trouve plus d’affinité. Rien de plus. FM
C'est fatiguant. On a envie de dire à Édouard Baer: "Ok, c'est bon arrête... On a compris. T'es drôle, mais là, ça devient gênant, pour ne pas dire embarrassant..." En 1h40 qui nous parait une nuit, "l'auteur-réalisateur-acteur" nous recycle les gags qu'il devait trouver les plus drôles de l'émission qu'il faisait pour Canal entre 1996 et 1999 avec Ariel Wizman et d'autres gens qui constituaient sa cours, "À la rencontre de divers aspects du monde contemporain ayant en commun leur illustration sur support audiovisuel." On retrouve les ambiances et les scènes revisitées de "Paris, la Nuit", "Le 16eme arrondissement" (et sa bête), "Les boissons"... Sauf que ce qui était marrant et moderne en 1997 est beaucoup moins marrant et beaucoup moins moderne en 2017. C'est un peu comme de la conserve réchauffée: un produit de bonne qualité à l'origine, mais qui après 20 ans dans le placard est nettement bon. Édouard Baer n'est pas un clown qui continue obstinément son tour persuadé d'être marrant, il est devenu un pitre qui a oublié que la fraicheur de l'humour délirant de ses 30 ans passerait une fois arrivé à plus de 50 ans. Quelques scènes vaguement drôles et toutes les autres totalement vaines, ce troisième film en tant que réalisateur est juste dans la médiocrité alors qu'il se voudrait dans la superbe. C'est le travail bâclé d'un velléitaire à qui personne n'a jamais osé dire que le talent perçu dans les jeunes années ne suffisait pas sans un peu d'effort de construction et de concentration une fois confronté au principe de réalité et à l'âge de raison. Conseil d'un gars qui vous trouvait sympa dans les années 90 : essayez de travailler un peu, sans être persuadé d'être le génie qu'on vous a dit que vous étiez (et que vous avez sûrement eu le tort de croire). Chaplin ou Keaton bossaient et restaient modestes. Faites en de même. A l'époque des films de Pascal Bonitzer, vous étiez bien dans vos rôles ("Rien sur Robert" et "Je pense à vous"), vous pourriez l'être de nouveau. Arrêtez juste d'être un histrion. Faites comme dans la chanson de Georges Moustaki (qui vous aimait bien je crois), ne soyez pas un adulte, soyez un homme... Vous tournerez sans doute de bons films. Enfin, je vous le souhaite. Sinon, vous enchainerez les films creux sur le même schéma. Ces films épouvantables comme "Turf", "Les invicibles", "Mon pote" ou "Encore heureux" dont vous avez la lucidité (j'espère) de savoir leur valeur.
Une comédie, mais pas que. Un directeur de théâtre à la fois attachant, très humain, mais en même temps désinvolte, détaché. Un personnage rempli de contradictions par un Édouard Baer en grande forme, un ensemble de comédiens investis, la dernière apparition de Galabru, document, une virée dans Paris by night toit à fait sympathique.
Farce où l'on rit beaucoup. Film qui met à l"honneur Paris et sa vie nocturne. Un bémol toutefois: je trouve peu clair le message qu'a voulu faire passer le réalisateur, et quelle que soit l'hypothèse que je considère concernant ce message, je ne suis pas satisfait de la manière dont il le fait passer. Je lui accorde seulement 3 étoiles car j'ai beaucoup ri pendant le film, mais assez peu réfléchi après, ce qui est censé être le cas d'une grande comédie.
Petite comédie sympathique et gentillette, qui met en scène un directeur de théâtre, un peu loser, interprété par Edouard BAER qui signe aussi la mise en scène. Le happy end est inattendu et en contradiction avec le reste du scénario.
peu et beaucoup à dire sur ce film. de bonnes idées souvent mal exploitées. un bon concept mais peu de moyens financiers pour le concrétiser. mais le manque de moyens n'excuse pas le manque de qualité du produit fini. en rien. j'ai déjà vu d'excellents films indépendants. des films indépendants vendus comme des drames et qui font rire de bout en bout, là où les films commerciaux, vendus comme des comédies, ne tirent pas un sourire de 2 heures. déjà, arrêtons de duper le cinéphile sur la marchandise, ce serait bien. ensuite, l'histoire de fond, on se perd entre la personnalité du héros, les histoires secondaires qui ne sont jamais que survolées, l'humour qui ne fait pas rire. il ne reste que peu de place pour la trame principale. la trame principale, parlons-en. sauver un théâtre. le héros principal, le manager de ce théâtre, nous emmène visiter paris. en quoi cela va sauver son théâtre de faire la tournée des bars ? en rien en fait, puisque sa seule vraie mission semble de brancher la stagiaire qui l'accompagne. on est perdu, on comprend pas vraiment par quel heureux hasard tout cela se retrouve connecté. l'idée de départ de faire une carte postale de paris était excellente, l'idée de sauver un théâtre aussi, mais celle de mélanger ces deux idées, en ajoutant 60 000 autres idées derrière, beaucoup moins. à l'image de ce manager de théâtre, le film semble se perdre dans des démélés scénaristiques sans queue ni tête. dommage, car le casting est bon, les décors et costumes aussi, le format de tournage avec des plans séquences longs est original, mais les dialogues sont pauvres, les effets spéciaux inexistants, et les bande son ne vient à aucun moment réveiller le spectateur. si vous voulez entendre une voix pendant deux heures, préférez appeler un ami à écouter edouard baer, vous économiserez 10 euros.
On suit les pérégrinations d'un directeur de théâtre dans la nuit parisienne la veille d'une première. Edouar Baer devant et derrière la caméra campe un personne exaspérant. L'ensemble est assez inégal, on s'ennuie parfois mais on sourit souvent.