Moi, Daniel Blake
Note moyenne
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451 critiques spectateurs

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No Quarter
No Quarter

9 abonnés 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2016
Une belle œuvre sociale qui met en lumière l'absurdité de l'administration anglaise...qui nous en rappelle une autre...
paco43
paco43

8 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2016
Comme souvent Ken Loach traite, sans concessions, un sujet social douloureux avec d'excellents acteurs qui nous touchent au plus profond en filmant juste et vrai. Il montre un monde d'absurdité et de règlements qui broie les plus faibles sans leur donner la chance de s'en sortir... ou trop tard. Ce cinéma très réaliste agit sur notre pathos et notre conscience en donnant mauvaise conscience à ceux qui ne vivent pas les galères des 2 personnages centraux du film. Il montre aussi que celui qui est au plus bas peut garder sa profonde humanité et penser aux autres avant lui-même. Les mots qui qualifient le mieux les personnages sont courage, dignité, solidarité, humanité, volonté de s'en sortir. Malheureusement notre monde actuel ne donne guère de chances à ces victimes de notre société qui glissent rapidement dans le dénuement total s'ils ne respectent pas les règles et n'ont pas les moyens de se mettre aux nouvelles techniques, face à des fonctionnaires robotisés qui appliquent les règles sans humanité.
Ce film à thème, beau mais très dur à voir, peut servir à réveiller les consciences, mais sera t'il suivi d'effet? Il faut le voir, même si ce n'est pas une partie de plaisir.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2016
Un constat politique amer et une tendresse bouleversante. (...) Un grand film, à la fois terrible et plein d’espoir, qui célèbre le goût des autres.

LA SUITE :
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 novembre 2016
Ce beau film provoque à la fois la compassion et la colère. Compassion pour ceux que l'état libéral broie et colère contre cette politique inhumaine pour qui les plus pauvres sont des tirs-au-flancs qu'il faut punir impitoyablement.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2016
vu ce matin au Madeleine dans une salle rikiki et en VF
c'est quand même la palme d'or du dernier festival de Cannes....
le film brillamment interprété nous montre le parcours de combattant
pour pouvoir survivre et dénonce sans fioriture le système moyenâgeux
des aides sociales britanniques, édifiant....et dire que nous nous plaignons!!!!
Emma Schell
Emma Schell

11 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2016
Qu'est ce qu'un homme Extraordinaire ?

Un astronaute qui s'envole pour rejoindre la station internationale ?
Un grand homme politique ?
Un écrivain "Nobel de littérature" ?
Un "Mister Tout Le Monde" se révoltant contre le système social britannique ?

Pour ken Loach -et moi même pourrais-je rajouter-, il ne fait aucun doute que tous les sacrifiés de la société néolibérale mais qui font preuve de beaucoup de courage et de solidarité au quotidien sont des Hommes Extraordinaires.

Révolté par l'attitude de l'Etat britannique dans sa politique de prestations sociales en faveur des plus démunis, Ken Loach, caméra au poing, s'érige en porte voix de tous les laissés pour compte de la mondialisation.
Toujours avec un style dépouillé, influencé par les techniques de prises de vues télévisées, Ken Loach livre un film sobre, sombre, évoquant parfois le reportage.

S'il est difficile de rester insensible aux humiliations quotidiennes subies par "Daniel Blake" ou par "Katie", impossible pour moi d'être complètement satisfaite par cette critique sociale pour deux raisons :

* Impression d'avoir été contrainte d'adhérer au propos du réalisateur engagé, en observant une longue descente aux enfers dont la fin sinistre ne faisait aucun doute,

* Une fois l'injustice dénoncée, quelles sont les solutions pour sortir de cette tragédie ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 décembre 2016
Poignant, touchant, et magnifique! Ce film est une perle rare! Plein de justice! A voir absolument!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 octobre 2016
Ce film décrit un univers kafkaïen dans lequel sont enfermés les plus fragiles, ceux qui recherchent un travail ou qui, victimes de la vie (accidents, maladies) sont confrontés à l'absurdité d'un système qui les broie plus qu'il ne les aide. Le système français de recherche d'emploi n'a rien à envier au système britannique. L'agence pour l'emploi organise pour vous -chômeurs, accidentés, malades - un vrai parcours du combattant au sein d'une machine qui transforme ses agents en robots, qui n'ont pas le droit d'avoir le moindre sentiment de compassion vis à vis de leurs interlocuteurs. Interdiction même d'aider un chômeur qui ne sait pas utiliser un ordinateur - puisque tout est informatisé et que rien ne peut être fait sans passer par l'informatique. Un système ubuesque, un monde surréaliste qui ne vous donne aucun espoir et qui vous contraint, soit à la résignation, soit à la révolte. Voire pire...
Ken Loach a peint un tableau désespérant de la situation sociale au Royaume Uni qu'on vante, dans les milieux économiques et politiques, comme étant un pays de plein emploi. Ce film rétablit un peut les choses et fait mentir ces gens bien en cour qui nous racontent des salades sur un pays faussement dynamique et un système qui casse encore davantage ceux qui ont besoin de s'en sortir.
Bravo aux acteurs, parfaits dans leur rôle, qu'ils aient l'accent de Londres ou de Newcastle.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2016
« Moi, Daniel Blake » « je suis un homme, je ne suis pas un chien et j’ai le droit au respect ni plus, ni moins » … résume le dernier Ken Loach qui suit les péripéties d’un charpentier de 59 ans qui après un accident cardiaque n’est pas assez malade pour être en invalidité et doit rechercher un travail malgré l’avis défavorable de son cardiologue. Cet homme solitaire dont la vie n’a pas été facile (son épouse souffrait d’une maladie bipolaire et il l’a « supportée » dans les 2 sens du terme jusqu’au bout car il fallait qu’elle aille « vers le large, le vent dans le dos ») et qui en est resté au crayon de bois (pour garder un terme utilisé dans notre région) va se heurter à toutes les tracasseries de l’informatique, des centres d’appels téléphoniques avec les attentes et les musiques de chiot… et surtout à la bureaucratie kafkaïenne du « pôle emploi » anglais avec ses contradictions, ses dysfonctionnements, ses petits chefs … et pour les mauvais chômeurs un système de pénalités géré par le « décisionnaire » pour « humilier les hommes » et mettre hors du système les chômeurs âgés ».
Dans son parcours, Dan (interprété par un acteur inconnu, Dave Johns) va rencontrer Katie (Hayley Squires qui en est à son 3ème film) une jeune mère de 2 enfants qui en situation précaire à Londres, débarque à Newcastle avec l’espoir d’une vie un peu meilleure. Dan va témoigner d’une empathie vis-à-vis de cette famille qu’il n’a pas eue, parce qu’il estime qu’il y a encore plus « pitoyable » que lui. Autour de ces 2 délaissés de la vie, il n’y a que 2 personnages « compréhensifs » : Daisy la fille ainée de Katie et Ann une employée de l’administration qui se sanctionnée car trop compatissante vis-à-vis des chômeurs.
En dehors de 2 petites « lourdeurs » (lors de la scène à la banque alimentaire et après que Katie ait reçu un petit mot du surveillant d’un petit supermarché où elle a volé quelques objets d’hygiène), le film est d’une simplicité apparente - comme toujours chez Ken Loach -mais avec des dialogues simples mais implacables de véracité et à l’image la juxtaposition du parcours des chômeurs et de la « vie des autres » (panneau prônant la volonté d’aide de l’agence pôle emploi, affiches pour des parfums dans les abris bus, Porsche garée lorsque Kathie distribue des offres d’emploi dans les boites aux lettres…) et une palette de couleurs en accord avec la situation.
Il n’y a pas de conclusion politique ce que certains pourraient regretter, mais ce film méritait sa Palme d’Or à Cannes qui vient en écho du prix d’interprétation reçu lors de la même cérémonie par Vincent Lindon pour « La loi du marché » qui avec la même simplicité et pudeur était une critique virulente du système du capitalisme sauvage avec toute la cruauté inhumaine de ses dérives.
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2016
Film semblant si réaliste qu'on pourrait croire à un reportage. Comment aller jusqu'au bout du tout numérique et de la privatisation du modèle social ?Allez voir ce film...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 novembre 2016
Des personnages époustouflants de sincérité, des valeurs très fortes portées par ce très beau film de Ken Loach.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2016
Une chose est sûre c'est que Ken Loach est à la misère sociale ce qu'est Woody Allen à la philosophie et Tim Burton au gothique (pour faire court !). Loach dans son style habituel montre et démontre toute la bêtise d'une machine trop bien huilée mais dénuée de paramètre humain. Mais à faire trop manichéen on tombe facilement dans de la démagogie peu constructive. Une Palme surestimée, assez éloigné des meilleurs Loach mais un très bon film qui a une grande qualité, celle de ne pas oublié les plus faibles parmi nos semblables.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2016
Il est difficile, du fait du contexte, de notre philanthropie et des défauts inhérents à la société britannique de ne pas aimer Moi, Daniel Blake. Porté par des acteurs et actrices d'une grande force d'interprétation et dont l'écriture des personnages est assez juste, le film porte une certaine force humaniste et une grande dose de révolte. De plus, l'action n'ayant que très peu de temps morts, je n'ai pas ressenti le moindre ennui, le montage donnant au récit une certaine trépidation. Pourtant, nous pouvions redouter l'alternance de ces deux exclus à l'écran. Le film est très émouvant, à la limite du tire larmes. Le problème est que tout est très prévisible ; nous devinons ainsi à chaque instant ce qui va se produire : spoiler: quand la femme rentre dans le magasin, quand elle est abordée par le vigile à la fin de la scène sans compter la manière dont Daniel Blake va découvrir son secret
. Et pourtant, la relation de très forte amitié entre ces deux êtres fonctionne. Elle est très émouvante, telle une relation de passation de pouvoir, de transmission, de paternité. Ils se complètent : elle est cultivée mais n'est pas bricoleuse, il est inculte en informatique mais est manuel. Ken Loach ne cache pas depuis 45 ans ses idées favorables à l'ultra gauche. Sans remettre en question la pertinence des faits qu'il évoque, soit une société bureaucratique et ultralibérale, on peut dire que le film a pour défaut majeur son extrême manichéisme et sa simplification à l'extrême. Ainsi, tous les personnages du film du côté de Daniel Blake sont des jeunes voisins blacks, des pauvres, des manifestants, une femme âgée à Pole Emploi qui le comprend et un handicapé ! Dommage. Les personnages en uniformes ou portant costumes sont vus négativement et, si ils ne sont pas responsables de la situation, cela veut dire que le système est défaillant. Nous sommes ainsi parfois proches d'un chantage à l'émotion. Un bon film pour une palme d'or imméritée.
JL B.
JL B.

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2016
Je suis généralement rétif aux palmes d'or de Cannes... Trop souvent un cinéma d'auteur alambiqué, pour lequel je sors de la salle en n'ayant rien compris ... voire en étant même sorti avant la fin

Avec "Moi Daniel Blake", je renouerai sans hésiter avec le jury, qui a osé récompenser un film engagé et un plaidoyer sans concession envers la société ultra libérale et ses conséquences pour ceux que la vie a cruellement et malencontreusement rendu plus faibles.

Dans ce désert social, où le travail s'avère une perle rare, tout est fait pour délibérément sortir le maximum de personnes du système d'aide, sans doute pour économiser voire même seulement pour améliorer la statistique.
Chez nos voisins britanniques, les services dits "sociaux" ne sont plus publics mais privatisés et organisés drastiquement pour respecter un canevas formaté et incontournable, quel que puisse être le motif de la divergence. Qu'importe que vous n'ayez jamais vu un ordinateur, ou que vous n'ayez pas de smartphone, ou que vous soyez arrivés avec 2 minutes de retard... débrouillez-vous ou crevez...

C'est cette déshumanisation kafkaïenne et visiblement voulue, qu'on appelle assez souvent la "tatcherisation" de la société, que nous montre de manière quasi documentaire Ken Loach.

Ses héros sont inexorablement broyés par cette machine volontairement déshumanisée et malgré leur solidarité dans l'épreuve, le système aura raison d'eux, l'un en mourra, l'autre devra se prostituer.

Une fable criante de vérité à méditer avant de donner les commandes de notre pays, qui n'a pas encore atteint ce stade de déliquescence des ses services publics, à des personnages qui affichent ouvertement vouloir nous y mener.

Rien que pour cet exercice civique et pédagogique, allez voit ce film et son histoire poignante, plus vraie que nature, interprétée magistralement (le mot est faible) par un ensemble d'acteurs éclairés et dirigés aussi magistralement par Ken Loach.

Bonne réflexion ...
Quentincez
Quentincez

5 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2016
Magnifique film montrant le combat d'hommes et de femme luttant contre les absurdités d'un système buraucratique et injuste. Le notre. Émouvant.
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