Moi, Daniel Blake
Note moyenne
4,2
9125 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

451 critiques spectateurs

5
107 critiques
4
200 critiques
3
93 critiques
2
29 critiques
1
14 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2016
Au travers du parcours du combattant de son personnage au sein de démarches administratives Ken Loach oppose de manière volontairement caricaturale une administration bornée, aveugle, sans compassion, à une société en souffrance, volontaire, solidaire, bien veillante. Avec cette lente et inexorable déchéance d'un "type bien" Ken Loach arrive à nous prendre aux tripes avec ce qui nous laisse bien souvent indifférent dans notre vie quotidienne. C'est révoltant et culpabilisant. Comme d'habitude les moyens mis en œuvre, la réalisation, le jeu des acteurs sont aussi minimaliste que la puissance émotionnelle est grande. C'est ça le génie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 octobre 2016
C'est peut-être l'histoire la plus forte jamais racontée par Ken Loach & Paul Laverty - assurément, l'une des plus nécessaires. Impossible de ne pas aller voir ce film.
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2016
Comment une société s’est-elle déshumanisée à ce point ? Ken Loach montre sans détour le combat de ce personnage, ainsi que celui d’une jeune femme, pour faire valoir leurs droits avec des situations totalement absurdes que seule l’administration est capable de nous offrir.
Delphine T
Delphine T

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2016
Je ne m'attendais pas à une telle force dans ce film, cela vous remue au plus profond
à voir en V.O absolument
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2016
Mes connaissances sur le cinéma de Ken Loach se limite uniquement à "Just a Kiss", sorti en 2004. Le cinéaste est néanmoins célèbre pour ses drames sociaux, très engagés. On retrouve cela dans "Moi Daniel Blake", lauréat de la Palme d'or de 2016. A travers cette histoire de chômeur empêtré dans des problèmes administratifs, Ken Loach s'en prend aux servives sociaux et plus largement à cette société du tertiaire, déshumanisée, cantonnée à ses procédures et ses réglements. Si les traits négatifs de cette société sont fortement appuyés, avoire caricaturaux, le message porte. Difficile de ne pas être touché ni révolté par le dur quotidien de ces personnages dont les problèmes financiers les poussent à commettre des actes peu souhaitables. La réalisation sobre de Loach est adéquat pour traiter un tel sujet et apporte le réalisme qu'il faut à son histoire. Le cinéaste n'oublie pas d'y incorporer une touche d'humour grinçant, noir et cynique, le tout nimbé d'une vision pessimiste de notre société. Une bonne claque.
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2016
Nous voilà bien dans l'univers de Ken Loach toujours les mêmes sujets mais quand c'est lui , ça devient toujours aussi passionnant
De plus je remarque que malheureusement c'est la réalité on se heurt à des gens bornés qui ne veulent rien savoir l'absurdité du monde actuel dans ce qu'elle a de plus complexe , on souffre pour Daniel sachant que l'on pourrais tous connaitre cette situation ou que l'on est passé au moins une fois part là .
Part contre Je ne sais pas si cela change grand chose de le monter au cinéma car cela nous énerves encore plus il n'en reste pas moins que ce film comme tout ses précédent est excellent
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2016
Disons le tout de suite : le fait que Moi, Daniel Blake ait obtenu la Palme d'Or va fausser la plupart des appréciations le concernant.

La question traditionnelle de l'apprenti critique ("Que vaut le film ?") se transformera bien souvent en "Mérite-t-il la Palme d'Or ?", avec au passage un très probable coup de rabot sur ses qualités intrinsèques.

Ceci étant dit, je vais essayer de ne pas tomber dans ce travers.

D'abord, première évidence difficilement contestable, les deux acteurs principaux sont exceptionnels. Dave Johns compose un personnage qu'on n'oubliera pas de sitôt, une sorte d'incarnation de la dignité terrienne et bienveillante. Hayley Quires est une belle découverte, dans un rôle qui la voit s'exposer dans une composition difficile, mélange de fragilité et de ténacité. La scène du magasin alimentaire est à ce titre un des plus beaux moments de cinéma de l'année.

Deuxième point, le film aborde frontalement un sujet que je n'avais pas encore jamais vu traité au cinéma : la difficulté, devenue radicale, de vivre aujourd'hui dans notre société sans avoir la pratique de l'informatique en général et d'internet en particulier. Ken Loach ne se contente pas ici de creuser confortablement le sillon qui est le sien depuis le début de sa carrière (la misère sociale), il peint un monde dans lequel tout le monde (ou presque) est sympa, et qui pourtant se révèle être un enfer. Par là-même, Moi, Daniel Blake réussit un tour de force étonnant : nous montrer la méchanceté de notre société sans nous désigner les méchants. Il peut de ce fait avoir par moment des aspects de film d'anticipation, de dystopie.

La mise en scène de Ken Loach est d'une rigueur exemplaire. Le scénario de son complice de toujours, Paul Laverty est très très bon au début du film (quelle idée géniale que la conversation téléphonique initiale, qui finalement s'avère être le coeur palpitant du film), avant de fournir dans la deuxième partie quelques traits trop appuyés à mon goût. Ce n'est pas très grave au regard du poids émotionnel que charrie le film.

Moi, Daniel Blake est finalement un beau portrait, qui s'affranchit de son terreau social par la grâce de ses interprètes. A voir.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
D'abord dire que l'on est un fan absolu du Maître Ken Loach, souvent imité et rarement égalé. Dire aussi que l'attribution d'une deuxième Palme cannoise est un peu tirée par les cheveux. Si le sujet et son traitement empathique par le réalisateur a tout pour rassembler les suffrages du citoyen même modérément concerné par la misère sociale, il faut toutefois prévenir le cinéphile que l'aspect artistique a été passé à l'as. Rien d'innovant, on est plus près de l'artisanat laborieux et du fignolage de la trame scénaristique que de la recherche formelle. Pas de plan recherché et les dialogues ne volent pas très haut, par exemple.
Pour autant, l'émotion est rarement absente et les acteurs jouent à la perfection ces rôles de paumés victimes du rouleau compresseur d'une administration qui a perdu son âme. Pour ça et pour la nécessité de clamer haut et fort que ce libéralisme effréné tue les gens qui ne sont pas suffisamment armés, il faut aller voir ce film. L'humour du réalisateur aide à faire passer cette potion amère et nous aide à surmonter certaines situations insoutenables.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2016
Un film magnifique de Ken Loach, un de plus ! Que tous les pisse-vinaigre qui ont étalé leur petit esprit au Festival tentent seulement de garder leurs convictions et leur humanité – s’ils en ont – comme Ken Loach le fait à 80 ans. Un film d’une grande simplicité (les plus durs à réussir), d’un réalisme digne, qui s’emporte à juste titre mais avec sobriété contre le libéralisme sauvage à la Thatcher puis à la Blair. Certes Ken Loach tombe un peu dans le manichéisme (tous ces pauvres sont bien généreux et altruistes) mais cela compense l’immense mépris des classes dirigeantes – qui ont eux aussi leurs types bien – à l’encontre de ces “salauds de pauvres” ou ces “sans-dents” ! Mais néanmoins tout est juste et mesuré dans ce film : la fierté des déshérités, l’arrogance des laquais de l’état qui se croient épargnés par le système, les dialogues kafkaïens que nous avons tous nous-mêmes déjà entendus, les décors déprimants. Quelle leçon de cinéma, dans sa réalisation et surtout dans ce talent de Loach pour s’effacer totalement derrière ses interprètes, tous splendides.
Ce film deviendra une référence car il est un chef-d’œuvre du film social.
Craoux
Craoux

38 abonnés 324 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2016
Je dois être un "bobo" immanquablement de "droite" sensible au regard complaisant (of course) que porte Ken Loach cinéaste de "gauche" (salut Anton75 ! .. quel jugement calibré et estampillé intello France Culture) sur la société libérale, ses dérives, ses aberrations administrativo-shadokiennes et ses laissés-pour-compte. Et je dois confesser que je ne trouve absolument pas "affligeant" de dénoncer un système absurde qui confère un pouvoir non contestable à une administration sociale (et ses services) devenue inhumaine, capable de remettre en cause l'avis d'un toubib (inaptitude à la reprise du travail après un accident cardiaque) et in fine ébranlera la confiance en lui et la volonté d'un homme qui voulait pourtant se battre pour faire valoir ses droits). La jeune mère, et ses deux enfants, seront le miroir de l'humanité et de la tendresse dont est pétri notre héro Daniel. Oui, j'ai été complètement pris aux tripes. Et je vous mets au défi mes chers "bobos" (de droite ou de gauche .. on s'en fout) de regarder la scène finale sans que les larmes ne vous montent aux yeux. N'en déplaise à Anton75, ce putain de film m'a secoué. Vous secouera.
LaureP
LaureP

18 abonnés 199 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2016
Je n'aime en général pas dire quand un film est aussi bon que celui-ci de peur de créer des attentes pour les autres et qu'ils soient déçus en allant le voir après. Mais là, pas de risque! Devant un tel bijou, les attentes peuvent être très hautes, pas de déception possible.
Que de justesse dans l'histoire, le jeu des acteurs...
Un film magnifique à savourer. L'accent de Dan n'est pas toujours facile à comprendre mais cela fait partie du charme de l'univers Ken Loach. Dénonciation de l'impuissance de ceux qui en ont besoin devant l'administration sociale anglaise dans une situation ubuesque. Beauté humaine à l'état pur du personnage principal. Ca fait du bien!!
Alexandre B.
Alexandre B.

7 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2016
Une seule pensée en sortant de ce film : La seconde Palme d’Or de Ken Loach est amplement méritée ! La mise en scène parfaite de Moi, Daniel Blake rend le film d’autant plus touchant, et nous prend aux tripes du début à la fin. Le tout porté par un duo d’acteurs absolument génial. On passe du rire aux larmes, et l’on a envie d’accompagner Ken Loach et ses personnages du début à la fin, tant le scénario – signé Paul Laverty – est un véritable bijou.
Moi, Daniel Blake : Un Chef d’œuvre !
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2016
Le cinéma de Ken Loach a toujours été plus touchant que subtil, plus idéaliste que réaliste. Son nouvel héros, Daniel Blake évolue dans un monde en pleine "évolution numérique", son métier, ses astuces pour chauffer une pièce ( 4 bougies déposés dans un pot de fleur et recouvert de deux autres pots) n'intéressent plus et pourtant...Quel être bon, généreux, plein d'élan, l'acteur qui l'incarne, Dave Johns, est bouleversant sans avoir besoin de forcer, la fille a quant à elle, un rôle moins bien écrit. Le film regorge de scènes drôles et/ou dramatiques quand il regarde l'organisation de la société. L'administration anglaise est vue parfois avec un regard manichéen mais Ken Loach cherche à montrer la "déshumanisation numérique" du capitalisme. En tous cas, l'idéalisme et l'émotion du film font du bien.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2016
Je l'avoue, lorsque j'ai eu connaissance de l'attribution de la Palme d'Or du dernier festival de Cannes à ce film, ma première réaction fut celle d'un cinéphile dépité. Je me suis dit : « Pourquoi une deuxième Palme d'Or à Ken Loach (après celle reçue pour « Le vent se lève » en 2006) ? N'aurait-il pas été plus judicieux de récompenser un cinéaste plus jeune et n'ayant pas encore été gratifié d'un prix ? » Cela étant dit, aujourd'hui, maintenant que j'ai vu le film du réalisateur anglais, je comprends combien et pourquoi il a séduit le jury du festival et je me dis que c'est loin d'être un mauvais choix. Car « Moi, Daniel Blake » peut sans nul doute être classé parmi les meilleures réalisations de Ken Loach (avec « Raining Stones » - 1993 - par exemple, ou encore « Ladybird » - 1994 – et d'autres films de cet acabit) et l'attribution de la Palme d'Or peut lui donner, je l'espère, le rayonnement qu'il mérite.
Une fois encore, aidé de son fidèle scénariste Paul Laverty, Ken Loach réussit à la perfection un grand film politique, un film d'indignation et de combat, mais sans jamais l'alourdir d'un poids ouvertement idéologique. Plusieurs commentateurs ou critiques ont cru bon de dénoncer le caractère prétendument manichéen de « Moi, Daniel Blake » mais, à mon avis, tous se sont fourvoyés. Le terme de « manichéen » ne peut nullement s'appliquer à ce film. Si l'on tient absolument à lui accoler un qualificatif, seul celui de kafkaïen peut convenir. Le film montre que ce qu'on appelle l'Etat-providence s'est tellement dégradé qu'il a engendré un système d'inhumanité, un système qui ne tient plus compte des personnes, mais dont le but est de s'auto-réguler en appliquant indifféremment les mêmes directives à tous ceux qui font appel à lui. Ce système n'engendre pas des bons et des méchants, mais il met face à face des employés d'administration chargés d'exécuter des ordres et des demandeurs qui risquent de n'être pas mieux considérés que s'ils étaient des pions. Ken Loach est si peu manichéen qu'il a pris soin de mettre en scène l'un ou l'autre employé d'administration ayant encore conservé son souci d'aider sincèrement les demandeurs, tandis que d'autres, il est vrai, n'ont plus d'autre objectif que d'appliquer les règles imposées. Il ne cherche pas à séparer les bons des méchants, il a l'ambition de dénoncer un système qui humilie les plus faibles au point d'en faire des laissés-pour-compte en même temps que des assistés.
Certains n'ont pas ou n'ont plus leur place dans la société d'aujourd'hui, tel le personnage éponyme du film, Daniel Blake, un charpentier de 59 ans qui, après avoir subi une attaque cardiaque, perd son travail. Le voilà pris entre deux feux, dans une situation kafkaïenne : d'un côté, son médecin lui interdit de reprendre un travail, de l'autre l'administration veut le contraindre à chercher un travail, sous peine, s'il s'y refuse, à le laisser sans ressources. Forcé de respecter d'obscures procédures, obligé de remplir des questionnaires sur internet (lui qui ignore tout du fonctionnement d'un ordinateur), contraint d'assister à l'application de règlements administratifs humiliants, il comprend que tout est conçu, d'une certaine manière, pour le pousser à l'exclusion, lui et tous ceux qui lui ressemblent. Que peut-il surgir, dès lors, des entrailles de Daniel Blake, sinon un désir de révolte ? De la révolte, oui, il y en a dans le film de Ken Loach, mais il y a aussi autre chose : il y a la solidarité des humbles, des petits, des laissés-pour-compte. C'est ce qui donne au film un ton extrêmement touchant, poignant, qui va droit au cœur. Le système administratif a beau faire de Daniel Blake un révolté, il lui reste son cœur qui bat (même si c'est un cœur affecté par la maladie). C'est un homme au cœur sur la main, comme on dit, et qui n'hésite pas une seconde à se mettre au service de Katie, une femme rejeté par le système comme lui mais ayant à charge deux enfants. Daniel Blake fait tout ce qui est en son pouvoir pour les aider, leur donner du baume au cœur, etc. Il ne mesure pas sa générosité. Si les rejetés de la société ont tout perdu, il leur reste néanmoins cela : l'entraide, la solidarité, l'amitié. L'inhumanité du système administratif n'a, fort heureusement, pas détruit l'humanité de ceux qui en sont les victimes. Quelques scènes bouleversantes du film (en particulier celle qui se déroule dans une banque alimentaire) nous montrent l'humain dans ce qu'il a de plus fragile et de plus noble.
Ken Loach, âgé de 80 ans aujourd'hui, avait décidé, je crois, de ne plus réaliser de film après « Jimmy's Hall » en 2014. Fort heureusement, il n'a pas pu se retenir de se mettre à nouveau derrière la caméra et de nous offrir ce grand film, ce film de révolté, ce film exaltant la générosité des plus petits. Qu'il en soit remercié ! 9/10
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2016
Un film social d'utilité publique et humaine !
Sincèrement quel film remarquable sur la précarité, la pauvreté, la souffrance humaine morale et physique !
Les politiques devraient en prendre de la graine.
C'est terriblement poignant et quand on a connu la précarité, on sait ce que sont toutes les galères qu'on est amenés à traverser, à l'instar des héros de ce film.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse