Moi, Daniel Blake
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451 critiques spectateurs

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virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2016
Claque magistrale! Sortez les mouchoirs, non pas dans un misérabilisme bas de gamme, mais pour des hommes et des femmes courageux au quotidien. Plus particulièrement ici pour Daniel Blake et cette jeune maman élevant seule ses enfants. La vision de Loach reste fine, acérée, bienveillante pour ses personnages, valorisante même, humaniste ! Serait-il un des derniers d'ailleurs ? Pourtant, pas de grande histoire, pas de rebondissements (si ce n'est ceux de l'administration), juste le quotidien de galériens, la vision d'une société éclatée ou règne la stupidité du système soi-disant de protection, l'absurdité qui nous gangrène et qu'on accepte tous au final. Dans cette vision réaliste, on vibre malgré tout pour ces laissés pour compte. Car ils restent solidaires, touchants, vrais, profondément humains.
Les acteurs sont magnifiques! Humbles, à leur juste place. Bien sur il y a des facilités (la scène du tag sur le mur du pôle emploi, la caricature peut-être du personnel de cet organisme, plus là pour sanctionner - avec délectation ? - que pour soutenir et insérer dans l'emploi) mais pour moi, le message est plus important car il est utile et même de nécessité publique! Il est sincère et juste. Le final emballe toutes les protestations avec un déchirement complet et un texte lu par "l’héroïne" juste bouleversant car tous, ne l'oublions pas, nous sommes avant tout des Hommes, pas des chiens, et des citoyens".
On reste assis dans le noir...abattus directement! Sonnés. Bam !
Palme d'or pour la liberté d'être, de penser, d'agir, de vivre, de survivre même dans la dignité. Palme d'or pour la survie de nos sociétés humaines et solidaires. Pour l'Homme tout simplement. A voir absolument. Indispensable.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2016
C'est la dernière Palme d’Or du Festival de Cannes (et deuxième de son auteur après celle reçue pour « Le vent se lève » en 2006). Et autant ne pas faire durer le suspens plus longtemps, elle est archi-méritée. Daniel Blake rejoint la liste des personnages broyés par la folie du monde libéral et capitaliste dont le réalisateur britannique s’acharne à faire le portrait depuis 50 ans. Mais ce millésime 2016 est un grand cru. Un cru exceptionnel même. Monsieur Blake, veuf, est un menuisier en arrêt maladie. Gravement cardiaque, son médecin lui interdit formellement de travailler. Mais le Pôle-Emploi local l’oblige à chercher du boulot sous peine de sanctions financières. Il fait la rencontre de Katie, une mère célibataire, récemment débarquée à Newcastle, qui élève ses deux enfants tout en ayant un mal fou à joindre les deux bouts. Ces deux-là vont s’entraider et se soutenir dans une lutte sans merci pour conserver leur dignité mise à mal par une administration déboussolée et totalement dysfonctionnelle. Toutes les anecdotes rapportées ici sont réelles et font partie des nombreux témoignages que Ken Loach et Paul Laverty (son scénariste) ont récolté au gré de leur enquête. C’est complètement surréaliste et d’une brutalité parfois insupportable. À ce titre, la scène dans la banque alimentaire est l’une des plus déchirantes qu’il m’ait été donné de voir. Sans violon ni trompette, Ken Loach déroule son récit implacable avec une pudeur exemplaire parsemant son scénario de traits d’humour (les situations sont parfois tellement ubuesques qu’il vaut mieux en rire) qui le rendent d’autant plus bouleversant. Portée par des comédiens magnifiques (Dave Johns et Hayley Squires), MOI, DANIEL BLAKE est une œuvre majeure et indispensable, un sommet dans la carrière de cet immense réalisateur. À voir absolument.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2018
Ça qui rend "Moi, Daniel Blake" particulièrement touchant ce n'est pas seulement le fait pour l'auteur d'aborder une fois de plus la misère et l'injustice sociale, c'est avant tout de faire prévaloir, avec une grande pudeur, la terrible et sincère beauté des cœurs ... on a la rage !
Rainfall_Shadow
Rainfall_Shadow

47 abonnés 393 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2016
Ken Loach est la raison pour laquelle le cinéma engagé, a gauche, est la seule alternative comme contre-pouvoir crédible aux entités capitalistiques destructrices ... un chef d'oeuvre du cinéma engagé qui pointe du doigt le système Britannique qui humilie les petites gens ! vive Ken Loach !
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2016
La cinquantaine bien entamée, Daniel Blake est un charpentier en arrêt de travail suite à l’infarctus dont il a été la victime. Il se bat pour obtenir une pension d’invalidité ou, à défaut, une indemnité de chômage. Il rencontre au « job center » Katie, une mère célibataire dans la même situation de précarité que lui.

Que celui qui n’aura pas été ému aux larmes par « Moi, Daniel Blake » se dénonce sur le champ. Ce film bouleversant ‎ferait pleurer les pierres. Ken Loach y décrit, non sans ironie, un système anonyme et humiliant, prisonnier d’une logique de rentabilité, qui écrase ceux qu’il est censé secourir. Ce système ubuesque et déshumanisé, organisé avec des Call centers et des Printemps de Vivaldi, nous l’avons tous connu, qu’il s’agisse de s’inscrire à Pôle Emploi ou de changer le forfait de son abonnement Internet. Sa critique nous est immédiatement sympathique. Face à lui, des Daniel et des Katie tentent tant bien que mal de survivre et de conserver leur dignité. Leurs efforts et leurs échecs nous brisent le cœur.

Ken Loach n’a pas usurpé la Palme d’or qui lui a été décernée à Cannes. Elle a couronné un film autant qu’une œuvre toute entière dédiée à la dénonciation des injustices faites aux plus vulnérables. Pour autant, si l’on refuse, à rebours de toute correction politique, de se laisser kidnapper par la charge lourdement lacrymale que charrie « Moi, Daniel Blake », ‎on osera deux critiques. Elles visent tant le dernier film de Ken Loach, que ses réalisations précédentes voire qu’un nombre significatif de films britanniques, tous d’ailleurs excellents, qui s’inscrivent dans la même veine (on pense par exemple à « Hector » sorti en décembre 2015 dont j’ai dit ici tout le bien que je pensais).

Ces films se répètent. Ils dénoncent l’inhumanité d’un système capitaliste qui broie les individus et insulte leur dignité. Déjà en 1993, Ken Loach m’avait ému aux larmes avec « Raining Stones ». C’était il y a près d’un quart de siècle. On pourrait lui reprocher de faire du surplace. Il répondrait peut-être que son indignation est toujours légitime car la situation des plus pauvres ne s’est pas améliorée, voire s’est aggravée.

Mais un autre malaise peut être pointé. Il vise une gauche bobo – à laquelle je m’identifie volontiers – qui se délecte des films de Ken Loach – ou de ceux des frères Dardenne ou de Philippe Lioret. Cette gauche bobo‎ adore ces films marqués au fer du réalisme social qui prennent fait et cause pour les plus marginaux. En témoigne l’an passé le succès, mérité, de « Fatima » de Philippe Faucon ou de « La Loi du marché » de Stéphane Brizé. Elle les applaudit le samedi soir à l’UGC Danton ou au MK2 Beaubourg. Et puis, elle va dîner dans un restaurant japonais du 5ème et rentre dormir dans l’appartement parisien confortable dont les salaires d’une vie de smicard ne suffiraient pas à acheter la place de parking en sous-sol.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2016
Constat impitoyable de la férocité de l'un des Etats les plus riches du monde contre les pauvres. Les personnages sont tout à fait crédibles, ça sonne juste, sauf peut-être la scène finale, mais ça manque sans doute un peu de souffle. Mais c'est drame hélas banal, comme il s'en déroule quasiment chaque jour, et des deux côtés de la Manche. Ken Loach reste fidèle à sa révolte. L'hypocrisie des médias qui louent son film tout en approuvant les mesures qui conduisent à de telles situations laisse pantois.
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2016
Ça commence comme un sentiment d'injustice fort et lourd devant ce que subissent constamment les grands bretons en situation de précarité, situations induites par la privatisation des services publiques et l'ultra libéralisme issu du Thatcherisme. Lorsqu'en octobre 2016 le magazine "Le point" titre "Thatcher le meilleur programme pour 2017 ?", on peut frissonner de ce qui pourrait arriver bientôt aux services publiques français.
Ça se poursuit avec un flot d'émotions, les acteurs sont excellents, l'histoire est tragique et laisse la place principale à l'humain.
Bref, j'ai vu le dernier Ken Loach, le film qui a eu la Palme d'or cette année et je dois dire que je l'ai aimé.
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2016
Ken Loach nous offre une satire sociale sur le régime social britannique qui vous fera couler les larmes de désarroi.

Les acteurs sont simplement exceptionnels et d'une simplicité émouvante. Daniel Blake (Dave Johns) a fait un malaise cardiaque et ses médecins lui interdisent de travailler. Il tente alors de demander une pension d’invalidité, mais le médecin conseil lui indique qu’il est apte à travailler. Il doit alors s’inscrire au chômage pour tenter de subvenir à ses besoins car le temps de faire appel pour contester la demande de pension d’invalidité qui lui a été refusée, il doit « pointer » au pôle emploi… Un rouage compliqué qui est tordu et pousse les nécessiteux à lâcher les rennes des contraintes… Il va rencontrer dans ces jobs centers (pôle emploi britannique) une jeune fille désoeuvrée : Katie (Hayley Squires) qu’il va aider à reprendre confiance en elle.

Lorsque la précarité est dépeinte avec une telle pudeur, il est aisé de comprendre pourquoi ce film a reçu la palme d'or.

Des scènes de la misère sociale sont présentées avec détachement et sobriété et nous touchent par leur réalisme.

Une film d’une qualité rare et d’une émotion intense.

A voir absolument.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2016
Incontournable. Peut-être pas le meilleur des Ken Loach, mais le plus actuel.
La critique du système britannique d’aide sociale, particulièrement aberrant, a valeur universelle. KL montre avec une précision chirurgicale, la chute de gens qui, soudain, ne sont plus ‘’adaptés’’ à notre monde .
Un veuf d’une soixantaine d’année, Daniel, et une mère célibataire, Kate, rejetés par le système britannique d’aide sociale, s’épaulent et se créent progressivement une sorte de famille.
La plupart des films de Ken Loach faisaient référence à des luttes collectives, qu’elles soient patriotiques ou sociales. Moi, Daniel Blake montre, lui, des luttes solitaires. Nos deux héros sont esseulés, et reforment un semblant de famille pour se protéger mutuellement. La seule référence à la solidarité ouvrière n’a qu’une valeur de références historique, nostalgique : elle a disparu avec l’industrie.
Certes, des gens s’aident encore les uns les autres, mais ils le font au titre d’une sorte de de résistance individuelle. La visite à la ‘’food bank’’ est la seule trace d’une organisation de la solidarité, du reste superbe (cas d’école montrant l’intérêt de l’accompagnement des personnes accueillies que promeuvent aussi les Restos du Cœur).
Les acteurs sont excellents, sobres mais touchants, avec une mention spéciale pour la fille de Kate. On sourit souvent, on rit un peu, on verse peut-être quelques larmes, on sort un peu sonné mais content d’avoir été là…
leoufdefilm1
leoufdefilm1

27 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2016
j'en ai chialé, un film sur la vie les travailleurs, les vrais gens tout. palme d'or mérité cela fait longtemps qu'on en a pas une si juste
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 novembre 2016
Rarement un cinéaste aura autant secoué la fourmilière de la société néo-libérale que Ken Loach. "Moi, Daniel Blake" est un véritable coup de poing pour ceux qui n'auraient pas encore lever les yeux de leur nombril et qui penseraient que nous vivons dans un monde égalitaire et humain. Daniel Blake, c'est le mec proche de la retraite à qui il arrive un sale coup : une crise cardiaque. Et du coup, sorti de sa bulle, le gars va se rendre compte que le monde dans lequel il vit n'est pas fait pour les marginaux, et les plus démunis et surtout pas pour ceux qui sortent de LA case en bas à droite du formulaire 58 page 32. Ne pouvant plus exercer d'activité professionnelle, Monsieur Blake se retrouve littéralement avalé par une machine aux rouages inhumains face à laquelle il va tenter de se battre. Et le combat est de toute beauté. Enfilant la cape du super-héros de par sa nature profondément empathique et son sens des réalités et du relationnel, Daniel Blake va tenter d'obtenir ce que la société lui doit tout en aidant une jeune maman seule fraîchement sortie d'un foyer. Ensemble, ils vont se faire la figure de proue des laissés-pour-compte, lui le retraité pas assez malade pour qu'on l'aide mais trop pour travailler, et elle, la fille-mère qui a sans doute opté pour de mauvais choix de jeunesse qu'on ne lui pardonnera pas. Avec ce film, Ken Loach semble en avoir assez. Assez de ces gens qui acceptent de n'être qu'une pièce d'une machine implacable et déraisonnable. Assez de cette société qui se numérise pour ne créer qu'un gouffre de plus en plus béant entre les nantis et la masse populaire. On se sent très souvent révolté et de plus en plus indigné au fil des minutes lorsque l'on comprend que l'être humain n'a plus sa place dans un cheminement administratif qui ressemble plus à un chemin de croix qu'à un accès aux droits sociaux. Avec deux acteurs formidables (Dave Johns et Hayley Squires) pour l'aider à mener son combat, Ken Loach réalise un film qui pourrait sonner comme l'aboutissement de toute une carrière, une claque énorme se terminant sur un silence de mort, la gorge nouée et le regard plein de fureur après un épilogue tout simplement bouleversant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 novembre 2016
Ce film est à voir de toute urgence pour le commun des mortels ! C'est la société des moins lotis qui y est décrite telle qu'elle, sans filtre, sans maquillage avec beaucoup de pudeur et ça vous coupe le souffle, ça vous laisse une sensation désagréable dans la gorge ; ca faisait longtemps que je n'avais pas entendu un silence si lourd dans la salle après la projection. Le drame humain et sociétal dans toute sa splendeur et l'inhumanité de l'autre côté o* plus vous souffrez, plus on vous enfonce. Quand je lis les critiques de certains qui dénoncent le fait qu'il n'y ait pas d'espoir, alors on a pas vu le même film ! L'espoir c'est l'autre, son amitié, sa main tendue pour au moins 5 minutes dans la journée, ce sont tous ces moments qui permettent de tenir encore un peu....et puis pour décrire l'espoir, il faudrait qu'il y en ai et ça dans l'Angleterre qu'on nous vend comme modèle social, pas sûr qu'on en trouve. Un film que la haute société, celle qui fait nos lois qu'on subit, devrait voir de toute urgence ....
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2016
Remarquable ce film !
Nous suivons les galères d'un monsieur veuf, malade qui a un mal fou à pouvoir obtenir une indemnité suite à un grave problème de santé et qui doit malgré tout en parallèle chercher du travail.
Nous suivons également les galères d'une femme mère célibataire au chômage et qui ne s'en sort pas.
Le réalisateur nous montre, pour ces deux personnes, certaines absurdités de l'administration britannique.
(en particulier quand la femme arrive avec juste quelques minutes de retard à son rendez-vous à l'anpe et qu'on refuse de la recevoir et qu'on lui dit qu'elle aura en plus des sanction alors qu'elle est nouvelle dans la ville et qu'elle s'est perdue).
La femme doit également obtenir à manger auprès de la banque alimentaire et une scène extrêmement poignante nous est montrée à ce sujet.
Le monsieur et la femme vont devenir amis et s'entraider.
C'est vraiment très sensible, très touchant et très poignant comme histoire.
J'apprécie de genre de film parlant de la précarité.
La palme d'or à Cannes est amplement méritée.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
"moi Daniel Blake " palme d'or un peu décrié du dernier festival de cannes est un drame touchant et humaniste.En effet cette œuvre sociale qui dénonce le système aberrant anglais touche par sa cruelle vérité et par la composition si réaliste des acteurs.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2016
La fibre sociale de Ken Loach n’en finit pas de remuer les consciences à travers l’affirmation de ce quotidien gris poisseux de milliers de gens, confrontés à un système économique de plus en plus sclérosant. Comme le dit Daniel Blake, ce maçon de 60 ans, à peine, qui pour la première fois pointe au « Job center », « Je peux vous construire une maison en une semaine, mais je ne comprends rien à votre Internet ». Le début d’un parcours de galérien dans les arcanes inhumains d’une administration stupide où une jeune mère célibataire se retrouve elle aussi engluée. La rencontre de ces deux êtres (Dave Johns et Hayley Squires, exceptionnels, vrais, naturels…) fonde la revendication essentielle du cinéma de Ken Loach ouvrant sur le monde des perspectives sinon plus radieuses, du moins conformes au respect que l’on peut attendre de l’homme et de ses consorts. C’est filmé avec peut-être moins d’impétuosité qu’autrefois, mais avec une telle générosité dans le geste et l’acte que le résultat est une fois encore à la hauteur d'un des plus grands cinéastes européens.
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