Moi, Daniel Blake
Note moyenne
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451 critiques spectateurs

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107 critiques
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93 critiques
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29 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 novembre 2016
Avec sa ligne narrative très claire et parfois un peu trop manichéenne, Moi, Daniel Blake a un côté un peu agaçant. Mais on finit par se faire entraîner par la dignité du personnage principal et la fraternité qui est au cœur de l’histoire de cet homme qui tente de se débattre dans un système de plus en plus déshumanisé, tout en aidant son prochain. Une belle Palme d’Or, qui fait aussi beaucoup réfléchir.
dominique E.
dominique E.

6 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2016
Film bouleversant qui mérite bien une palme d'or au festival de Cannes.

C'est filmé avec justesse, on en ne verse jamais dans le mélodrame.

Dave Johns et Hayley Squires sont exceptionnels dans cette histoire

ou l'on montre l'absurdité d'un système déshumanisé.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2016
Presque un documentaire mais en tout cas une histoire vraiment prenante. Une amitié qui sauve et qui donne des ailes. Un film fort et terrible qui voit cet homme lutter contre le fatalisme. Une fin touchante.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2016
Lors de la remise de la Palme d'Or, je me souviens avoir entendu certains critiquer "Moi, Daniel Blake", jugeant d'autres œuvres en compétition plus aptes à être récompensées, et le fait que ce soit le deuxième titre de Ken Loach en a fait rager plus d'un. Il est selon moi indispensable d'aller voir ce film, qui dépeint de façon très simple voire documentaire des situations de précarité réalistes et accablantes. Ken Loach dresse le portrait d'un cinquantenaire, veuf et sans profession, ayant subi une crise cardiaque récente et ne pouvant nullement reprendre le travail au vue de sa santé critique. Jugé inapte au travail par le service médical, il se retrouve néanmoins à rechercher un emploi sous peine de sanction de l'aide sociale, si il veut recevoir un revenu lui permettant de (sur)vivre. Critique virulente du système administratif et des injustices que subissent les plus démunis, "Moi, Daniel Blake" est un cri de désespoir qu'il faut voir pour analyser cette société qui pullule de règlements, de lois et de fonctionnaires abrutis par l'ordre, ignorants tout du calvaire labyrinthique qu'ils imposent. Certaines scènes sont consternantes et résonnent directement dans notre quotidien. Ken Loach ne juge pas ses personnages et ne rentre jamais dans le stéréotypes. Les acteurs inconnus sont d'une simplicité hallucinante et décrient une réalité sourde qui dérange, à laquelle on ne se mêle pas si on y est pas confronté directement. "Les pauvres sont responsables de leur pauvreté. Voilà qui protège le pouvoir de la classe dominante", à partir de ses mots du réalisateur, tout est dit ! Le cinéma pointe ici du doigt une réalité sociale et politique. C'est un acte fort, courageux, dérangeant mais indispensable pour ouvrir les yeux à certains. On en a besoin pour ne pas perdre pied dans un monde où l'incompréhension et la consternation sont de rigueur. Même s'il y a quelques longueurs par-ci par-là, on s'en moque car la critique est tellement aiguisée et puissante qu'on en sort différent, traversé par des questions enfouies ou refoulées qu'on osait pas se poser. Je comprend la Palme d'Or, je remercie cette Palme d'Or, je revendique cette Palme d'Or !
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2016
"Moi, Daniel Blake" est une palme d'or décriée. On reproche à Ken Loach de charger la barque ou une certaine naïveté. Allez vous faire votre opinion, mais pour ma part j'ai été séduit sans réserve par ce cinéma engagé et humaniste. S'il est dur et révoltant, "Daniel Blake" est néanmoins un film positif et plein de vie grâce à la générosité et au courage de ses personnages. Les comédiens, tous épatants, servent l'histoire avec beaucoup de naturel.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2016
Cinquante ans plus tard, Ken Loach met en scène du pur Ken Loach, conforme à l’original, celui de l’époque de Cathy come home, le téléfilm qui a bouleversé l’Angleterre en 66. Il continue avec une obstination sans limite à porter à l’écran les laissés pour compte de la société. Ce nouveau portrait social basé à Newcastle, fait par Loach ne peut être qu’à charge des institutions: les représentants des organismes sociaux sont (quasiment) tous des employés insensibles et bornés à souhait, pris dans l’engrenage d’une mécanique conçue pour trier pas pour écouter. On peut s’étonner au début que Daniel soit bien alerte pour quelqu’un qui a fait une crise cardiaque, ou qu’un logement social soit proposé à Kathie, mère célibataire avec deux enfants, à 450 km de sa banlieue londonienne d’origine, mais ces réserves mineures vont être balayées par la relation d’entraide qui va se nouer entre ces deux personnages. Le cas de Kathie est aussi touchant que celui de Daniel et son nom aurait mérité tout autant de figurer dans le titre.
Chacun des deux a sa pudeur quand il n’arrive plus à faire face, et l’adversité menace de rompre la parcelle d’humanité qu’ils ont piochée miraculeusement dans leur rencontre fortuite au Job center.
Loach nous sert sans surprise une nouvelle tragédie sociale, mais avec un telle maitrise du sujet, un sens de la narration affuté et l’obtention d’une crédibilité totale d’acteurs inconnus qu’il est impossible de rester de marbre devant l’avancée inexorable vers « l’exclusion » de l’individu qui ne rentre pas dans la bonne case. Universel et bouleversant.
Ceci étant dit, on peut s’interroger sur les motivations de donner une palme d’or à Daniel Blake. Le thème n’est pas nouveau (et pour cause), le cinéaste a déjà été récompensé, aucune inventivité cinématographique non plus, alors serait-ce involontairement une façon de se dédouaner et de se donner bonne conscience ?
Nota : Pour ceux qui ne connaissent pas la carrière de Ken Loach, le documentaire sorti cette année, Versus, the life and and films of Ken Loach, pourra les éclairer.
novembre 2016
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2016
Daniel Blake, menuisier à Newcastle est en arrêt de travail suite à un accident cardiaque, mais l’expert de santé de la sécurité sociale ne reconnaît pas ses difficultés de santé. Il n’a droit à aucune indemnité. Il se voit contraint de devenir demandeur d’emploi et se trouve dans une situation sociale aberrante : ne pouvant travailler pour des raisons de santé, mais contraint de chercher un emploi pour percevoir des indemnités. Lors de son parcours du combattant il se lie d ‘amitié avec une jeune mère de 2 enfants, Katie.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce film :

la précision, la qualité, la sobriété du scénario, fait de vécu et réaliste.
L’humilité, l’accessibilité du propos et de la réalisation, alors que le réalisateur est très célèbre et n’a plus rien à prouver.
La critique très juste d’un système déshumanisé avec une subtile mise en cause de l’attitude de certains protagonistes. Les bénévoles de la banque alimentaire sont tout de même présentés sous un meilleur jour que l’un ou l’autre employés du pôle emploi britannique : chacun dans notre société a des responsabilités morales dans le rôle qu’ils occupent.
L’amitié atypique entre Katie et Daniel, les autres amitiés de ces compagnons d’infortune et le jeu très réaliste des acteurs.

J’ai juste regretté qu’il n’y ait pas pas davantage de cocasserie dans l’humour pourtant présent, me référant à « La part des anges » que j’avais adoré.

Ken Loach reste incontournable dans le genre du cinéma social.
jaja77
jaja77

73 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2016
un chef d'œuvre, j'ai été bluffer surprise ému par ce drame social de vérité sur les aberrations administratives de la Grande-Bretagne, comment cela peut arriver de se foutre des gens de leur pauvreté, leur faiblesses etc... puis une très bonne interprétation de tous les acteurs tous excellents dans leur rôle. l'entraide des 2 personnages principaux est épatante pour combattre le système britannique d'absurdité. j'ai même pas vu le temps passé tellement on est plongé dans cette histoire de réalité très délicat à vivre au quotidien puis une finale surprenante et triste qui m'a trop fait froid dans le dos. à voir absolument une pure merveille.
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2016
Alors qu'il tente désespérément de récupérer son statut d'invalide auprès des services de l'État, Daniel Black rencontre Katie, mère célibataire qui, pour d'autres raisons, est elle aussi aux prises avec les services sociaux.
Le film séduit d'emblée par sa façon quasi documentaire de montrer la violence avec laquelle la sécurité sociale et le pôle emploi anglais, moitié public, moitié privé, traitent leurs "usagers". À la recherche de résultats (réduire au maximum le nombre de beneficiaires) ces institutions précipitent les plus démunis dans des situations absolument kafkaïennes et, par ricochets, dans la misère. L'absurde et l'humiliation y règnent en maîtres. La démonstration de Ken Loach, dans des scènes qui peuvent être, à la fois, drôles et bouleversantes, est particulièrement efficace. Ces personnages, victimes ou "bourreaux" sont bien dessinés. Les comédiens, enfants compris, sont parfaits. Dave Jones (Daniel Black), lumineux, créé d'emblée l'empathie. Si le film perd un peu en puissance c'est dans la tournure sentimentalo-tragique que prend le récit dans sa seconde partie. Un traitement qui alourdit inutilement le propos et dont le film n'avait pas besoin pour toucher sa cible.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2016
Couronné d'une Palme d'Or, le nouveau film de Ken Loach réussit là où La Loi du Marché échouait. Il s'avère que I, Daniel Blake ajoute du rire et de l'humanité là où le film de Stéphane Brizé n'était qu'une suite de scènes plates censées révéler une réalité sociale faussée par sa mise en scène. Si tout n'est pas parfait et que certaines scènes sont un peu faibles, Ken Loach propose une odyssée humaine dans laquelle un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Et qu'il est heureux de pouvoir faire une comédie dramatique filmant les quartiers populaires de Newcastle sans tomber dans les pires clichés, laissant simplement les spectateurs suivre les faits de vie des personnages, découvrir leurs particularités et voir les différents messages simplement être évoqués sans avoir besoin d'être appuyés de manière forcée ! De plus, une superbe lumière donne lieu à quelques plans resplendissants.
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2016
Très émouvant, et très critique sur la société anglaise actuelle, les travers de son administration, la vie difficile des citoyens.
Une très belle histoire de solidarité , de confiance.
Parfaitement interprété, c'est un très bon Ken Loach
eleonora
eleonora

29 abonnés 331 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2016
Ken Loach reprend son thème de prédilection : les problèmes sociaux de l'Angleterre avec sa touche d'humour décalé.On suit les tracas de ce chômeur de 59 ans dans le pôle emploi anglais. Il y rencontre la jeune mère de 2 enfants qu'il va aider.C'est du cinéma vérité sans artifice,on aurait aimé un peu d'espoir mais rien ne s'arrange pour le personnage principal qui enchaîne les désillusions.Le cinéaste fait un portrait sans concession des personnes qui se trouvent broyées par le système et sans ressources.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2016
La voici sur nos écrans la Palme d’Or d’un palmarès du Festival de Cannes 2016 très critiqué et contesté. Même si ce n’est peut-être pas le film qui la méritait le plus (on pense à « Elle » et « Juste la fin du monde » notamment), ce n’est certainement pas une faute de goût ou une erreur comme certains ont pu le scander les jours suivants la cérémonie. Ken Loach radote, cela on ne peut le nier. Il nous ressort quasiment la même rengaine depuis près de quarante ans maintenant, c’est vrai. Mais a-t-on déjà reproché à Dali de ne pas tenter autre chose que le surréalisme dans la peinture ? Ce serait totalement absurde. Et si les thèmes de fond sont toujours les mêmes, contexte, personnages et temporalité changent, fort heureusement.

On est donc une nouvelle fois du côté du prolétariat britannique pur souche, celui que le cinéaste écossais affectionne tant. Il s’attaque cette fois à l’hydre que représente le système d’allocations chômage anglais et à toutes ces aberrations. Notre système d’indemnisation en France étant similaire, il est simple de se représenter à travers ces deux personnages principaux. A 80 ans, le metteur en scène n’a rien perdu de son acuité à retranscrire les dysfonctionnements de l’État. Il ne surcharge pas son pamphlet anti-capitalisme, il le barde simplement de tout le réalisme possible. « Moi, Daniel Blake » est un long-métrage forcément profondément social et pétri d’un humanisme exacerbé qui dévie peut-être un peu trop parfois vers les rives du pathos, mais ça fonctionne. Hormis la fin qui en rajoute une couche dans le drame pas forcément nécessaire.

Mais on assiste également à un film politique, où les revendications s’expriment par le non-sens des situations mises en scène et la détresse de ces gens que le système a oublié ou fait exprès de laisser de côté. Sa mise en scène toujours aussi épurée, sans musique, frappe directement au cœur comme le jeu de ses comédiens, encore une fois non professionnels mais sacrément touchants et justes. Alorsoui, Loach nous assène toujours le même message, qui varie quelque peu au fil des années s’adaptant aux mouvements de nos sociétés, mais une chose est sûre : il nous livre encore une fois un film contestataire d’une puissance rare. Et en cela, par ces temps troublés, c’est une Palme d’or du cœur tout autant qu’un message politique que nous a livré le Jury.
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2016
C'est un film tout simplement remarquable humainement.
On a de plus en plus besoin de films de ce genre pour dénoncer l'inhumanité chronique du système économique occidental.
Des personnes sont en grande difficulté car pauvres et/ou malades et ce n'est pas tolérable.
Ce film dénonce bien la déshumanisation et c'est tout à son honneur.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2016
"Moi Daniel Blake" (I Daniel Blake) est le dernier film de Ken Loach. Dans ce film, le réalisateur britannique très engagé décrit les difficultés de son "anti héros" à percevoir les indemnités d'invalidité suite à un infarctus que le "pole emploi britannique" lui refuse. Daniel Blake rencontrera dans son malheur une famille monoparentale débarquée de Londres à Newcastle, cotoyant une précarité pire que la sienne.

"Moi Daniel Blake" est un film dur, âpre et assez sombre qui décrit un quotidien sordide et une machine administrative "kafkaienne" qui a vite fait de "broyer" les dilettantes. Pour autant, le film a pour lui son authenticité, à l'instar de "la loi du marché" avec Vincent Lindon. Dans ce film, on est loin des analyses pro finances et monétariste de Philippe de Sertine ou d' Elizabeth Pinder de "the economist". L'Angleterre qui est, par nature un des pays les plus inégalitaires en Europe a aussi ses laissez pour compte qui sont nombreux et elle les traite durement. Le film est assez authentique dans la description du chemin administratif imposé au personnage principal: le parcours est rigide, les difficultés pour les séniors sont redoutables (Le film nous montre un Daniel Blake découvrant les formulaires en ligne alors que la classe d'âge des séniors a eu plus de difficultés à franchir l'obstacle du numérique).

Les acteurs sont tous très bons, particulièrement Dave Johns qui incarne le personnage principal, aussi authentique que son accent "geordy".
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