Moi, Daniel Blake
Note moyenne
4,2
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451 critiques spectateurs

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bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2016
Ken Loach nous offre une satire sociale sur le régime social britannique qui vous fera couler les larmes de désarroi.

Les acteurs sont simplement exceptionnels et d'une simplicité émouvante. Daniel Blake (Dave Johns) a fait un malaise cardiaque et ses médecins lui interdisent de travailler. Il tente alors de demander une pension d’invalidité, mais le médecin conseil lui indique qu’il est apte à travailler. Il doit alors s’inscrire au chômage pour tenter de subvenir à ses besoins car le temps de faire appel pour contester la demande de pension d’invalidité qui lui a été refusée, il doit « pointer » au pôle emploi… Un rouage compliqué qui est tordu et pousse les nécessiteux à lâcher les rennes des contraintes… Il va rencontrer dans ces jobs centers (pôle emploi britannique) une jeune fille désoeuvrée : Katie (Hayley Squires) qu’il va aider à reprendre confiance en elle.

Lorsque la précarité est dépeinte avec une telle pudeur, il est aisé de comprendre pourquoi ce film a reçu la palme d'or.

Des scènes de la misère sociale sont présentées avec détachement et sobriété et nous touchent par leur réalisme.

Une film d’une qualité rare et d’une émotion intense.

A voir absolument.
Macaron16
Macaron16

16 abonnés 52 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2016
4,4 sur Allociné. C’est la note moyenne des spectateurs qui m’a incitée à aller voir Moi, Daniel Blake alors que j’avais oublié que le film de Ken Loach avait aussi remporté la dernière palme d’or à Cannes. Sachant que le film le mieux noté par les spectateurs d’Allociné atteint tout juste le 4,6, nul doute que le dernier Ken Loach devait flirter avec le statut de chef-d’œuvre.

Moi, Daniel Blake raconte les démêlées d’un homme malade et d’une mère de deux enfants dans les arcanes des aides sociales en Angleterre. Il n’y a aucun doute, Ken Loach sait faire un long métrage. La direction d’acteurs est parfaite, le film n’est ni trop long ni trop court, le scénario se déroule avec le degré d’intensité et de drame nécessaire, Ken Loach parvient même à nous arracher un ou deux sourires même si, mon Dieu, sourire dans Moi, Daniel Blake, c’est forcément sourire un peu « jaune ».

Au-delà d’un parfait produit fini, la vision du monde de Ken Loach est d’une noirceur sans limite. Ses thuriféraires me diront que ce n’est pas seulement sa vision du monde, mais que c’est le monde lui-même qui est comme ça. Peut-être. Peut-être qu’il n’y a d’humanité que dans la pauvreté, peut-être qu’il n’y a pas d’humanité dans l’administration et que, quand, par erreur, elle s’exprime, elle se fait sanctionner. Peut-être qu’effectivement pour une femme élevant seule ses deux enfants, la seule issue possible dans l’Angleterre d’aujourd’hui reste la prostitution aimablement proposée par une maquerelle et son homme de main. Peut-être que l’administration anglaise force à travailler les malades quand bien même le travail met leur vie en danger.

Ne cherchez pas le moindre espoir, dans ce film, il n’y en a pas. Chaque fois que le scénariste avait un choix à faire dans le déroulement de l’histoire, il a systématiquement privilégié la pire des solutions, si bien que nos deux personnages ne font que s’enfoncer au fur et à mesure du déroulement du film. En fait, le seul espoir, c’est quand nos deux protagonistes décident de s’entraider, quand la pauvreté rencontre la détresse en quelque sorte, mais à part cela, rien.

En sortant de la projection de ce film, je n’ai pu m’empêcher de me dire que le jury de Cannes devait être allé se gaver de petits fours et de Champagne après avoir décerné son prix. Il est vrai qu’il devait être tout noué d’avoir vu dans le film de Ken Loach une femme se précipiter sur une boîte de conserve pour n’avoir pas mangé depuis trois jours, mais aussi trop heureux d'être épargné par la misère de Newcastle.

Est-il permis de dénoncer à son tour le manichéisme d’un homme de 80 ans qui pourtant a dû voir, depuis sa naissance, les progrès sociaux faits en Europe ? La machine à faire pleurer dans les chaumières fonctionne parfaitement puisqu’elle permet d’obtenir une palme d’or à Cannes, mais sans hélas offrir la moindre nuance ou la moindre alternative à cette vision éminemment noire de l’humanité. Dénoncer est une chose, mais que se passe t-il ensuite ?

Ce n'est peut-être pas le rôle du metteur en scène de proposer des solutions et d'agir, mais se contenter de montrer à l'"élite" autoproclamée du cinéma la misère qu'elle ne connaît pas ressemble à un entre-soi accusateur et paresseux.
Psah
Psah

12 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2016
Chouette film ! Rude mais sobre, relevé d’humour. Constat impeccable, implacable, des aberrations abominables de notre monde « libéral ».
On sort avec l’envie « d’aller se battre » … contre qui ?
Mais c’est tonifiant, ça réveille, au milieu de toutes les couillonnades sur les écrans en ce moment, qui parlent de rien, nous enfument, doses de laudanum pour endormir les consciences !
Rainfall_Shadow
Rainfall_Shadow

47 abonnés 393 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2016
Ken Loach est la raison pour laquelle le cinéma engagé, a gauche, est la seule alternative comme contre-pouvoir crédible aux entités capitalistiques destructrices ... un chef d'oeuvre du cinéma engagé qui pointe du doigt le système Britannique qui humilie les petites gens ! vive Ken Loach !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2016
Moi, Daniel Blake !

Un Très grand film, Bouleversant.
On se retrouve le cœur en miettes. Une souffrance en évolution en pleine gueule ! Cela fessait longtemps que je n'avais pas eut les tripes retournées.
Un système qui n'est qu'un simple cercle vicieux qui quand il frappe à notre porte peu nous faire plonger dans l'enfer.
Le film traitre très bien les deux cas, les jeunes et les personnes âgées et qu'est-ce qu'on voit la même merde.
Une humiliation total. rappelons nous cette scène à la banque alimentaire, Mais mon dieu comment pouvons nous laisser un être humain en arriver là.
Je sort tout juste de la salle de cinéma et j'écris ce que j'ai sur le cœur à chaud. J'ai la gorge nouée la boule au ventre. qu'est-ce qui nous attend aujourd'hui ??
Demain est un autre jour pour certain mais pour d'autres demain reste le même calvaire.
Aidons nous ! unissons nous. Aujourd'hui même les gens qui travail sont pauvre.
Et le pire c'est que ce film traite la Réalité et ça c'est grave !
Et ce qui se passe aujourd’hui c'est l'être humain devient de plus en plus égoïste car il peur, parce que le système nous fait peur et nous pousse à penser qu'a notre gueule !

Une grand merci à Ken Loach.
benjuju
benjuju

6 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2016
du vrai Ken Loach, je n'ai pas la larme facile, mais là l’histoire, les acteurs , le talent de Ken Loach ont eu raison de mon habituelle résistance. Bravo!
Jacotre
Jacotre

4 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2016
Film qui prend à la gorge du début à la fin. Pas de pathos. Juste une réalité crue et cruelle. Des acteurs éclatant de vérité. On sert les poings en sortant en se demandant combien de temps tout cela va encore durer. Pas un gramme d'espérance. Juste une question : est-ce là le monde que nous laissons à nos enfants ?
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2016
Film bouleversant et social. J'ai été touché par cette histoire et l'interprétation. Ce film se rapproche du reportage. Je le recommande
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 novembre 2016
Film très émouvant. Œil critique et acerbe mais tristement réaliste d'un système social britannique qui peut broyer les plus fragiles et les plus seuls quand la charité et la solidarité citoyenne n"arrive plus à rattraper un système administratif qui oublie l'humain. Parfois un peu lent, mais rythme probablement nécessaire pour réussir ce que réussit très bien le film, nous mettre en empathie avec les 2 personnages principaux du film, qu jouent très justement et en réussissant à faire partager son émotion. Je suis allé avec un doute, je suis ressorti la tête remplie d'émotion. A voir absolument
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2016
Incontournable. Peut-être pas le meilleur des Ken Loach, mais le plus actuel.
La critique du système britannique d’aide sociale, particulièrement aberrant, a valeur universelle. KL montre avec une précision chirurgicale, la chute de gens qui, soudain, ne sont plus ‘’adaptés’’ à notre monde .
Un veuf d’une soixantaine d’année, Daniel, et une mère célibataire, Kate, rejetés par le système britannique d’aide sociale, s’épaulent et se créent progressivement une sorte de famille.
La plupart des films de Ken Loach faisaient référence à des luttes collectives, qu’elles soient patriotiques ou sociales. Moi, Daniel Blake montre, lui, des luttes solitaires. Nos deux héros sont esseulés, et reforment un semblant de famille pour se protéger mutuellement. La seule référence à la solidarité ouvrière n’a qu’une valeur de références historique, nostalgique : elle a disparu avec l’industrie.
Certes, des gens s’aident encore les uns les autres, mais ils le font au titre d’une sorte de de résistance individuelle. La visite à la ‘’food bank’’ est la seule trace d’une organisation de la solidarité, du reste superbe (cas d’école montrant l’intérêt de l’accompagnement des personnes accueillies que promeuvent aussi les Restos du Cœur).
Les acteurs sont excellents, sobres mais touchants, avec une mention spéciale pour la fille de Kate. On sourit souvent, on rit un peu, on verse peut-être quelques larmes, on sort un peu sonné mais content d’avoir été là…
dominique E.
dominique E.

6 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2016
Film bouleversant qui mérite bien une palme d'or au festival de Cannes.

C'est filmé avec justesse, on en ne verse jamais dans le mélodrame.

Dave Johns et Hayley Squires sont exceptionnels dans cette histoire

ou l'on montre l'absurdité d'un système déshumanisé.
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2016
Claque magistrale! Sortez les mouchoirs, non pas dans un misérabilisme bas de gamme, mais pour des hommes et des femmes courageux au quotidien. Plus particulièrement ici pour Daniel Blake et cette jeune maman élevant seule ses enfants. La vision de Loach reste fine, acérée, bienveillante pour ses personnages, valorisante même, humaniste ! Serait-il un des derniers d'ailleurs ? Pourtant, pas de grande histoire, pas de rebondissements (si ce n'est ceux de l'administration), juste le quotidien de galériens, la vision d'une société éclatée ou règne la stupidité du système soi-disant de protection, l'absurdité qui nous gangrène et qu'on accepte tous au final. Dans cette vision réaliste, on vibre malgré tout pour ces laissés pour compte. Car ils restent solidaires, touchants, vrais, profondément humains.
Les acteurs sont magnifiques! Humbles, à leur juste place. Bien sur il y a des facilités (la scène du tag sur le mur du pôle emploi, la caricature peut-être du personnel de cet organisme, plus là pour sanctionner - avec délectation ? - que pour soutenir et insérer dans l'emploi) mais pour moi, le message est plus important car il est utile et même de nécessité publique! Il est sincère et juste. Le final emballe toutes les protestations avec un déchirement complet et un texte lu par "l’héroïne" juste bouleversant car tous, ne l'oublions pas, nous sommes avant tout des Hommes, pas des chiens, et des citoyens".
On reste assis dans le noir...abattus directement! Sonnés. Bam !
Palme d'or pour la liberté d'être, de penser, d'agir, de vivre, de survivre même dans la dignité. Palme d'or pour la survie de nos sociétés humaines et solidaires. Pour l'Homme tout simplement. A voir absolument. Indispensable.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2016
Constat impitoyable de la férocité de l'un des Etats les plus riches du monde contre les pauvres. Les personnages sont tout à fait crédibles, ça sonne juste, sauf peut-être la scène finale, mais ça manque sans doute un peu de souffle. Mais c'est drame hélas banal, comme il s'en déroule quasiment chaque jour, et des deux côtés de la Manche. Ken Loach reste fidèle à sa révolte. L'hypocrisie des médias qui louent son film tout en approuvant les mesures qui conduisent à de telles situations laisse pantois.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2016
Dur et assez difficile à supporter mais rien à y changer.

Je retrouve bien le ken loach que j ai vu avec plaisir dans nombre de film, en plus incisif et pertinent que "la moyenne des films" que je connais de lui.

Les exemples qu il prend pour atteindre ses objectifs sont très bien choisis, très efficaces et pertinent. L attente du coup de téléphone inutile mais étape indispensable devient fréquente. L hypothèse selon laquelle certaines démarches rendent services car il y a de l abandon devient très crédible. Ubus et abus ...

Très bien joué, mis en scène, raconté, ... la seule chose que je changerais pour ma part est la scène a l extérieur de l agence pour l emploi, la scène avec tous passants qui regardent Daniel Blake assis. Parfois la réalité dépasse la fiction et même si une telle scène était possible en réalité, je n y crois pas en fiction. Gens trop complaisants. L' (ivrogne ?) qui réagit trop lourd, grossier. Pour moi, ça ne fonctionne vraiment pas bien. Étant incapable de faire le restant de son film, j accorde volontiers a ken loach le bénéfice du doute sur son efficacité dans le film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 novembre 2016
Très beau film (vu en VO). les difficultés rencontrées par Daniel Blake pour accéder à ses droits et ceux d'une jeune maman avec ses deux enfants vont les faire rencontrer s'aider mutuellement. lorsque l'on touche le fond, la société nous répulse.
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