Moi, Daniel Blake
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Nathalie R
Nathalie R

27 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2016
De l'humanité, du courage, de l'émotion, de l'engagement, de l'auto-dérision, voilà ce qu'on peut voir dans le dernier Ken Loach. Rien de bien différent par rapport à ce qu'il fait d'habitude, Moi, Daniel Blake est un très beau film devant lequel on ne peut pas rester indifférent. Les acteurs jouent juste et sont touchants. Et pourtant, il est assez étrange de constater qu'il a bien reçu une Palme d'or, on s'attend à un film qui bousculerait un peu plus les choses, tellement il est encré dans un réel contemporain, mais il reste simple et élégant.

Critique complète sur mon blog :
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 172 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2016
Ken Loach réinvente le mélo social avec , dirons certains , force clichés . Le mélo atteint son maximum avec une fin poignante mais un peu attendue .
Néanmoins la justesse de certaines situations emporte l'adhésion et tout au long du film il y'a des moments de grâce autour de valeurs universelles comme la famille , le deuil et le don de soi . La scène à la banque alimentaire est criante de vérité .
En ce sens Ken Loach vise l'universel et il y parvient souvent . Comment résister quand une petite fille nous sort " tu nous a aide pourquoi je ne peux pas t'aider moi?"
Une palme d'or méritée car le film est d'une grande fluidité et remarquablement interprété .
WutheringHeights
WutheringHeights

133 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2016
Un constat politique amer et une tendresse bouleversante. (...) Un grand film, à la fois terrible et plein d’espoir, qui célèbre le goût des autres.

LA SUITE :
stanley
stanley

84 abonnés 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2016
Il est difficile, du fait du contexte, de notre philanthropie et des défauts inhérents à la société britannique de ne pas aimer Moi, Daniel Blake. Porté par des acteurs et actrices d'une grande force d'interprétation et dont l'écriture des personnages est assez juste, le film porte une certaine force humaniste et une grande dose de révolte. De plus, l'action n'ayant que très peu de temps morts, je n'ai pas ressenti le moindre ennui, le montage donnant au récit une certaine trépidation. Pourtant, nous pouvions redouter l'alternance de ces deux exclus à l'écran. Le film est très émouvant, à la limite du tire larmes. Le problème est que tout est très prévisible ; nous devinons ainsi à chaque instant ce qui va se produire : spoiler: quand la femme rentre dans le magasin, quand elle est abordée par le vigile à la fin de la scène sans compter la manière dont Daniel Blake va découvrir son secret
. Et pourtant, la relation de très forte amitié entre ces deux êtres fonctionne. Elle est très émouvante, telle une relation de passation de pouvoir, de transmission, de paternité. Ils se complètent : elle est cultivée mais n'est pas bricoleuse, il est inculte en informatique mais est manuel. Ken Loach ne cache pas depuis 45 ans ses idées favorables à l'ultra gauche. Sans remettre en question la pertinence des faits qu'il évoque, soit une société bureaucratique et ultralibérale, on peut dire que le film a pour défaut majeur son extrême manichéisme et sa simplification à l'extrême. Ainsi, tous les personnages du film du côté de Daniel Blake sont des jeunes voisins blacks, des pauvres, des manifestants, une femme âgée à Pole Emploi qui le comprend et un handicapé ! Dommage. Les personnages en uniformes ou portant costumes sont vus négativement et, si ils ne sont pas responsables de la situation, cela veut dire que le système est défaillant. Nous sommes ainsi parfois proches d'un chantage à l'émotion. Un bon film pour une palme d'or imméritée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2016
Un grand film humaniste qui ne nous laisse pas indemne. On prend une claque, on réfléchis, on pense à l'autre, on relativise. Les deux acteurs principaux sont flamboyants. Les enfants sont touchants. Le scénario est maîtrisé parfaitement pour nous offrir un très beau témoignage de vie grâce à ce film poignant, jusqu'à son générique de fin sans musique qui nous laisse penser à notre condition et à celle des autres. Une palme méritée.
vidalger

384 abonnés 1 315 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
D'abord dire que l'on est un fan absolu du Maître Ken Loach, souvent imité et rarement égalé. Dire aussi que l'attribution d'une deuxième Palme cannoise est un peu tirée par les cheveux. Si le sujet et son traitement empathique par le réalisateur a tout pour rassembler les suffrages du citoyen même modérément concerné par la misère sociale, il faut toutefois prévenir le cinéphile que l'aspect artistique a été passé à l'as. Rien d'innovant, on est plus près de l'artisanat laborieux et du fignolage de la trame scénaristique que de la recherche formelle. Pas de plan recherché et les dialogues ne volent pas très haut, par exemple.
Pour autant, l'émotion est rarement absente et les acteurs jouent à la perfection ces rôles de paumés victimes du rouleau compresseur d'une administration qui a perdu son âme. Pour ça et pour la nécessité de clamer haut et fort que ce libéralisme effréné tue les gens qui ne sont pas suffisamment armés, il faut aller voir ce film. L'humour du réalisateur aide à faire passer cette potion amère et nous aide à surmonter certaines situations insoutenables.
Laurent C.
Laurent C.

297 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2016
Katie est dans la rue, accompagnée de ses deux enfants, et de ce drôle de bonhomme qu'est Daniel Blake, et le petit groupe croise une chienne errante, qui dévore les déchets, dressée sur ses trois pattes. La messe est dite. "Moi, Daniel Blake" est un film sur le paradoxe, l'injonction qui secouent nos sociétés européennes modernes. Nous voilà précipités dans un monde bancal, où la bureaucratie règne en maîtresse et les usagers essayent de trouver quelque raison de vivre et d'espérer. Car ici, si tout est organisé pour rendre les choses plus simples, plus accessibles, encore faut-il contourner les barrages informatiques et administratifs. Ken Loach, après quelques œuvres historiques et costumées, revient à ce qu'il fait le mieux, le récit social. Il retourne à ses amours premières : ces petites vies éparpillées dans l'incohérence et la brutalité sociales. Car, au-delà de la désolation que présente le film, le réalisateur remplit son histoire de pépites humanistes qui donnent véritablement l'énergie et la volonté de repenser le monde à partir de la solidarité, de la débrouille er du vivre-ensemble. Il fait un cinéma qui refuse tout excès stylistique : pas de ralentis, pas de caméras subjectives, à peine de musique, peu de travellings, juste un regard posé sur ces brides d'humanité, occupées à lutter pour elles-mêmes et les autres. "Moi, Daniel Blake" est un film réjouissant, délicat, rempli d'amour, qui invite à imaginer avec lui que d'autres modèles existent que cette norme capitalistique et bureaucratique.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
Beau film qui n'atteint toutefois pas la grâce des meilleures oeuvres de K. Loach. Les acteurs sont remarquables. La critique sociale n'est pas trop démonstrative, notamment du fait qu'elle tend un peu à dénoncer l'absurdité du monde d'aujourd'hui, entre cyberadministration et libéralisme à outrance. Heureusement, et c'est la fable du film, des êtres humains se battent pour essayer de garder leur dignité et la générosité altruiste.
ffred

2 001 abonnés 4 315 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2016
Ken Loach (80 ans) avait annoncé sa retraite à la sortie de Jimmy’s Hall en 2014. Il n’a pas tenu sa promesse. C’est bien dommage car Moi, Daniel Blake semble bien être le film de trop, palme d’or (comme souvent incompréhensible) ou pas. Jamais un film du vétéran britannique n’a été aussi manichéen, aussi caricatural. Jamais non plus il n’a mis autant de pathos pour faire pleurer dans les chaumières. Ça plombe tout, et cela très tôt dans le film. De plus, on sent dès le début à peu près comment ça va finir (on se dit qu'on aura pas cette fin, mais si !). On reste en terrain connu pour la mise en scène même si, par la force des choses, elle est moins forte que par le passé. Par contre sa direction d’acteurs reste inchangée. Ils sont tous formidables, Dave Johns et Hayley Quires en tête. Ils sont bouleversants mais cela ne suffit pas à sauver le film. Bref, déçu donc, comme pour à peu près tous les Ken Loach depuis It’s a free world voir depuis My name is Joe. Même si le message social est là, il est maladroit et nous laisse surtout devant un tire-larme indigne du grand metteur en scène qu’il était...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2016
Aller voir ce film une verite criante, bien interprété la realite d une vie pour beaucoup , cela devrait en faire réfléchir ceux qui nous gouverne.....car cela se passe en Angleterre mais c est aussi vrai ici en France.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2016
Sans doute pas le meilleur film de Ken Loach mais une oeuvre qui n'en reste pas moins puissante, nécessaire et bouleversante. D'ailleurs peut-être trop, je reprocherais au film d'être un peu trop larmoyant avec une fin inéluctable sans surprise, à laquelle on s'attend depuis la 3ème minute. Mais comment aussi ne pas souligner la force de Ken Loach pour filmer des "gueules", dénoncer l'absurdité d'un système qui tire vers le bas, remuer là où ça fait mal... Il n'y en a sans doute pas deux comme lui capable de faire d'un film un acte politique passionné.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 octobre 2016
Un très grand film nous dévoilant les difficultés des personnes sans emploi en Angleterre. Ken Loach très avec beaucoup de pudeur cette question dramatique ! A NE PAS MANQUER ;-)
Ufuk K

627 abonnés 1 757 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
"moi Daniel Blake " palme d'or un peu décrié du dernier festival de cannes est un drame touchant et humaniste.En effet cette œuvre sociale qui dénonce le système aberrant anglais touche par sa cruelle vérité et par la composition si réaliste des acteurs.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 octobre 2016
Un film incontournable, peut-être pas le meilleur de Ken Loach, mais un film à voir assurément même s'il nous montre une réalité âpre et difficile. C'est la réalité des plus pauvres de ceux qui sont aux confins de la misère. Ceux qui sont chaque jour humiliés par un système dont les acteurs principaux sont devenus impuissants. "Moi, Daniel Blake" ce sont les mots de cet homme pour dire qu'il n'est ni un mendiant, ni un fainéant, ni un hors la loi, un homme jeté là par une situation de maladie du coeur et qui pourtant est encore capable de donner, le plus important: l'attention à l'autre encore plus démuni et perdu que lui ne peut l'être. Un film percutant qui nous porte à réfléchir un peu à toute cette absurdité et toute cette violence qu'elle engendre. Les acteurs sont tout simplement là... A voir de toute urgence pour penser enfin et réagir sans doute....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2016
Moi, Daniel Blake, la lutte d’un homme au chômage contre un système qui ne l’entend pas

« Parfois, on a tous besoin d’un peu de vent dans le dos », cette phrase de Daniel Blake résonne en nous à la fin du film comme une contradiction, celle d’un homme de bonne foi et déterminé face à une administration chargée de l’emploi qui reste pourtant indifférente et sourde face aux difficultés bien réelles de Daniel, porte-parole d'une population dans la précarité.
Ce nouveau film plein d’émotions du réalisateur engagé et humaniste ken Loach, récompensé de la palme d’or au festival de Cannes, nous plonge au cœur d’une bataille que mènent Daniel Blake, menuisier anglais de 59 ans, qui a dû cesser toute activité suite à un problème au cœur, mais qui est pourtant contraint de devoir chercher un travail pour toucher le chômage, ainsi que Sandra, mère célibataire de deux enfants, obligée de vivre dans un logement sans chauffage ni électricité dans une ville qu’elle ne connaît pas. Dans ce combat qu’ils devront mener, ils tenteront de s’entraider pour sortir de cette situation de précarité comme on résiste contre un vent contraire. Ils devront faire face à nombre d’obstacles et aux aberrations administrative de l’aide sociale. Pour s’inscrire au pôle emploi, Daniel doit en effet créer son dossier sur le site internet, mais voilà, Daniel est charpentier et ne s’est jamais servi d’une souris d’ordinateur, les problèmes commencent, et ne s’arrangent pas avec des fils d’attente à n’en plus finir et des agents indisposés à écouter et à comprendre au delà des procédures légales. On a envie de crier à l’injustice aux côtés de Daniel, et on est pris d’un sentiment d’impuissance avec notre personnage principal incarné à merveille avec sobriété par Dave Johns.
Ce film trace donc le récit de personnes qui luttent pour sauvegarder leur dignité, malgré les conséquences qu’impliquent parfois la précarité, comme le fait de devoir se rendre à la banque alimentaire ou plus grave encore de devoir recourir à la prostitution. Ces thèmes sont traités avec beaucoup de réalisme et de justesse, et éveillent en nous des valeurs d’entraide, de justice, et nous font ouvrir les yeux face aux réels problèmes que posent le chômage, certaines contradictions du système social, et la difficulté pour certains à trouver des repères dans un monde toujours plus marqué par le numérique et internet.
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