Moi, Daniel Blake
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451 critiques spectateurs

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Legid
Legid

43 abonnés 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2017
Devenu le représentant du cinéma social anglais, Ken Loach, aborde les difficultés de l'administration anglaise dans ce I Daniel Blake. Avec sa réalisation sobre et surtout par ses personnages attachants porté par des excellents acteurs, le film est une belle réussite et réflexion sur les difficultés de notre société actuelle.
Sans pencher du côté misérabiliste et tire-larme qu'un tel sujet pouvait permettre, le dernier Ken Loach est une belle oeuvre, manquant peut-être un peu d'émotion du fait de sa sobriété, mais nécessaire pour pointer certaines carences des sociétés modernes.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 777 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2017
Film coup de poing !! Magistral, réaliste à souhait, bouleversant, révoltant et j'en passe !! J'ai eu un peu de mal à me mettre dans le rythme du film (qui est très lent il faut l'avouer !) mais alors quel chef d'oeuvre !! Rarement un film ne m'a tant indigné, tant choqué et tant ému !! Suivre le destin de ces deux personnes qui vivent dans une précarité incroyable mais tellement solidaires, attachants et émouvants !! J'ai adoré...les acteurs sont prodigieux et l'histoire si humaine !! Presque documentaire, on n'en sort pas indemne ! Impossible !
Jiminou76
Jiminou76

10 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2017
Un milliard de fois oui à des films engagés, notamment sur ce sujet, et encore plus quand ils sont aussi bien portés par ses acteurs. Mais de Ken Loach, j'en attendais qu'un film où tout est trop souvent prévisible, attendu jusque dans sa fin, dès la lecture du synopsis. Peut être que ce film ouvrira les yeux à certains, mais de mon côté il ne m'apporte malheureusement rien de qu'une histoire attachante, sans apporter un nouveau point de vue, sans me pousser à une plus grande réflexion. Le film est de l'ordre du constat, à mon goût trop connu. Par exemple "La loi du marché" m'a bien apporté en nous renvoyait a un dilemme difficile. Dommage donc car d'une palme d'or, on en attend toujours beaucoup.
bsalvert

521 abonnés 3 718 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2017
un film réaliste comme toujours chez Ken Loach, qui ne vous donnera pas la pêche mais vous plongera vers l'absurdité du monde actuel avec des procédures qui ne sont pas applicables à chacun.
PLV : un film qui vous interrogera
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 883 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2017
Ce film de Ken Loach est presque un documentaire sur les difficultés quotidiennes que rencontrent un grand nombre de gens en Angleterre ou en France. Mais ce film aurait pu être aussi tourné dans d'autres pays d'Europe, notamment l'Allemagne. Mais c'est peut être en Angleterre où le libéralisme est le plus fort, avec une flexibilité intense du marché du travail. Les actifs doivent être flexibles au point d'accepter tout ou presque pour des salaires misérables et des contraintes énormes. Ce film décrit tout cela très bien, la misère, les difficultés, l'incompréhension, les absurdités du système, la perte d'amour propre. Ceci est contrebalancé par l'entraide qui existe et qui nous est conté par l'intermédiaire de Daniel venant en aide à Katie, femme célibataire au chômage avec 2 enfants. On lui donne un logement social mais à Newcastle alors qu'elle habite à Londres ! De même Daniel nous dit qu'il doit payer la "bedroom tax", encore une de ces lois un peu absurdes. Bref Daniel est un homme au grand coeur, comme sa femme qui n'est plus là, il est généreux, franc et direct et n’hésite pas à aller au conflit et à dire ce qu'il pense. Il est pris dans un engrenage infernal: d'un côte son médecin lui dit qu'il ne peut plus travailler suite à son infarctus, de l'autre on lui refuse sa prime d'invalidité. Il se retrouve contraint à essayer d'avoir les indemnités chômage mais c'est le serpent qui se mord la queue. Il va se battre jusqu'à la fin !!
Ce film est vrai, intense, servi par un excellent Daniel Blake, on plonge en plein dans l'Angleterre d'aujourd'hui. A voir.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2017
Bouleversant à la sortie du visionnage. Pourquoi ? Parce que tout semble si juste, si réel, si sincère chez Ken Loach et ses acteurs que l'on a envie de les aider et d'être en colère avec eux. Un chef d'oeuvre du genre.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2017
Un film sobre, bien joué, révoltant. Humaniste. L'administration anglaise y est dépeinte comme absurde,dure, inhumaine. Une hymne à la solidarité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mai 2017
Un histoire très contemporaine et un sous-texte très humaniste voire un peu démagogique. Un menuisier de 59 ans atteint de problèmes cardiaques est contraint de retrouver du travail et de travailler, en dépit des recommandations de son médecin, sous peine de devenir SDF. Il fait alors face au contraignant système d’aide sociale britannique, avec son côté « marche ou crève », effet néfaste du néolibéralisme, que Ken Loach n’a eu de cesse de dénoncer depuis les années Thatcher, jusqu’à son discours de réception de la Palme d’or, qui couronna ce film, très bon sur le plan dramatique, avec ce personnage parfaitement incarné et touchant, « toujours debout » malgré les épreuves. Comme je l'ai déjà dit par moments c’est un peu démago mais ça reste un film très réussi et même un des meilleurs films de 2016, comme vous pouvez le voir dans mon classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent
également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns
des films de l'année : 7emeart.wordpress
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2017
A défaut de connaitre pas plus que le titre de la dernière Palme d'or, je m'enquière de la celle de l'année dernière. Ken Loach et le cinéma social ou Ken Loach est le cinéma social? Je ne sais comment l'introduire... J'ai depuis longtemps entendu parler de ce réalisateur mais la motivation me manquait pour me plonger dans une de ses œuvres. C'est toujours plus facile de suivre la vague des récompensés... Je met 3 étoiles mais sincèrement si je devais visionner 3 films comme ça de suite je pense qu'on finirait à 1 au dernier. J'adore l'émotion brutale au cinéma mais je suis avant tout là pour être divertie. Clairement et de manière décomplexé, le réalisateur n'affiche que la vocation d'un cinéma qui dénonce et donc dans une certaine façon qui milite. Il est scandalisé et ne se démonte pas. Et c'est sur que quand on observe ce jeune vieux bougre anglais se démener avec l'administration de son pays qui lui apporte des solutions incompatibles et se contredisant, sans aucune fois faire rentrer le facteur humain dans le jeu, il est clair qu'on ne peut être que dans la plus qu'empathie. Mais c'est je trouve trop lourd, trop grossier, même si je ne doute pas que des situations comme celles-ci doivent être monnaie courante, je me pose la question de si le cinéma est vraiment là pour ça. Disons que oui il l'est bien entendu, le cinéma engagé, tout les arts doivent l'être, mais pourquoi pas plus subtil? Qu'est-ce que le visuel apporte? Si on est bien dans l'ambiance de cette banlieue anglaise et de son côté si peu attractif. En tout cas le sort n'épargne pas notre protagoniste Daniel Blake, amateur de drame c'est pour vous. On a quand même une grosse mélancolie à la fin qui mène à un sentiment mitigé, mais positif.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 mai 2017
Dans un style minimaliste qui privilégie comme toujours le fond à la forme, Ken Loach poursuit son œuvre sociale au travers de Daniel Blake, un homme profondément bon mais pris dans l'engrenage d'un système déshumanisé. Une histoire qui serre le cœur et qui rend hommage aux classes sociales défavorisées, aux réseaux de solidarité, et à l’engagement citoyen dans le bon sens du terme. Bardé de récompenses (Palme d’Or), superbement interprété, le film vaut évidemment le détour.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2017
Ken Loach remporte une nouvelle fois la palme d'or avec ce film et vu la qualité du festival de Cannes 2016 ça peut surprendre que ce "petit film" arrive à s'imposer. Parce que ce film ne révolutionne en rien le cinéma, il ne révolutionne même pas le cinéma de Ken Loach mais il fait quelque chose d'important, il donne la parole à des sans voix oppressés par un État qui les méprise. Ken Loach montre cette violence, la violence que peut ressentir le pauvre type, malade du cœur qui demande juste des indemnités et que la société actuelle malmène avec sa bureaucratie et avec le numérique.
N'importe qui ayant déjà été à pôle emploi ne peut douter de la véracité du discours, de l'impossibilité de joindre quelqu'un, de la rigueur des services qui finalement font tout pour décourager le demandeur d'emploi.
Plusieurs fois je me suis demandé dans le film si je n'étais pas entrain de voir le Procès, d'Orson Welles, sauf qu'on est bien dans la réalité, avec ces gouvernements dépourvus du moindre sens de justice sociale. Donc accorder la palme d'or à ce film là plus qu'à Ma Loute, Elle ou Toni Erdman (bien que celui-ci soit très politique également) c'est avant tout politique et envoyer un message, pousser les gens à voir ce film en montrant que la société actuelle n'est pas "normale", qu'il y a un problème...

Mais bon, ça a été vain... les gens se sont malgré tout rués en masse pour voter Macron. Il y a encore un travail.

Il reste néanmoins quelque chose du film de Loach, qui n'est pas juste un message, qui n'est pas juste un film politique, c'est avant tout une belle histoire, tragique certes, mais belle malgré tout. On peut sans doute reprocher des choses... reprocher une certaine solidarité en prolétaires limite naïve. Tous les prolétaires se sont unis (on sent le trotskyste qui parle) et là on s'éloigne peut-être un peu de la réalité et un peu plus d'ambiguïté n'aurait pas été de refus à ce niveau là.

Ce n'est donc sans doute pas le Loach que je vais retenir, les deux derniers me semblaient plus aboutis, mais malgré tout ça reste déchirant et le film ose malgré tout quelques scènes plus joyeuses, moins que dans la Part des anges ou Looking for Eric, où finalement la vie malgré l'oppression étatique continue.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mai 2017
Un film débordant d'humanité. Des situations difficiles pour des personnages dignes et soudés à toute épreuve. C'est un peu comme une peinture que l'on découvre et que l'on prend en pleine figure tellement elle nous touche, tellement elle nous parle. C'est un projecteur sur un de nos pires cauchemars.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 mai 2017
Très beau film sur les problèmes sociétaux du royaumes unis. Il jongle avec les ridicules lourdeurs administratives et la vraie notion de l'humain et de la solidarité. Acteurs attachants. Une belle histoire d'amitié. Bref à voir et à méditer
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2017
Je ne sais pas si l’on peut mieux faire en matière de cinéma social engagé. Les cinéastes confondent souvent réalisme et style documentaire en donnant la plupart du temps des œuvres fades et dénuées de véritable authenticité, comme si la vie n’était autre chose qu’un interminable fleuve triste et désespéré, sans âme ni éclat de vie. Le film de Ken Loach est tout autre chose. A l’apogée de son art, le réalisateur construit avec maestria une fiction basée sur des événements réels (la vie d’un menuisier quinquagénaire en arrêt maladie, refoulé par une société qui lui refuse toute aide sociale) et il réussit à la rendre tour à tour tragique, tendre et humoristique. Un film qui redonne le goût de l’humain, formidablement interprété et mis en scène, filmé simplement, avec retenue, avec un sens évident du cadre, de la lumière, du décor. Rien n’est laissé ici au hasard, ni le moindre figurant ni le moindre costume, chaque détail de la vie réelle étant montré sans jamais tomber dans un « filmage » pauvre ou dénué de sens. Le tout est conté avec assurance, la mise en scène laissant à chaque instant place à l’émotion, le réalisateur portant un regard bienveillant sur ses personnages pour mieux nous en restituer les vérités. Il va plus loin encore en nous laissant entrevoir chez les êtres de la classe oubliée cet état d’épuisement face à la société déshumanisée où la perte d’un emploi, la solitude, la permanente bataille pour s’en sortir semblent déboucher sur des impasses. Blake, le personnage central, va pourtant jusqu’au bout. Il n’abandonne pas son combat, sachant aussi faire preuve de compassion à l’égard de Katie, jeune mère qui lutte elle aussi pour ses enfants. Blake est doté d’une vraie générosité qui apporte sa part de lumière au récit.

Le traitement du film, fait de pudeur et de retenue, a pour effet de renforcer le tragique constat des classes laissées sur le carreau, la justesse de ton de Loach permettant de mieux voir et de mieux comprendre ce qu’il est parfois difficile d’accepter dans d’autres films empreints de voyeurisme indécent. C’est l’intelligence du regard qui prime ici et la parfaite compréhension du monde dans lequel nous vivons. Les scènes du pôle emploi avec leur infernale spirale administrative de demande d’aides, celle de la banque alimentaire, bouleversante, la séquence du vol dans la supérette et toutes celles où Blake se débat avec les outils numériques (rarement le cinéma nous a montré comment les anciennes générations ont été à ce sujet laissées pour compte) sont à ce titre exemplaires.

L’on ne peut être qu’admiratif devant un travail minutieux qui trouve ses sources dans des enquêtes parfaitement étayées, Ken Loach opérant de façon magistrale avec ses acteurs et sa caméra au coeur d’un quartier de Newcastle dans l'Angleterre du nord. De par cette science du regard il réussit le prodige d’accompagner ses personnages avec une attention et une écoute précises, sans caricature aucune. Rarement ces temps-ci film aura atteint un tel niveau de sensibilité, une telle capacité à convaincre le plus irréductible d’entre tous en matière de cinéma d’auteur engagé.

Si le film est fort politiquement, c’est aussi parce qu’il réussit à montrer les méfaits du libéralisme occidental sans avoir jamais recours à une surenchère de détails sordides et sans non plus tomber dans le pathos et la démagogie. Ken Loach n’en a que faire pour exposer son constat et la lettre de Daniel Blake lue à la fin par le personnage de Katie devrait être montrée par les temps qui courent dans nos écoles et lors des débats pour la présidentielle. Un film comme un cri qui résonne au fond de nos maisons bien rangées, de nos débats politiques stériles, de nos bonnes consciences tournées vers le divertissement et où la voix des oubliés se fait entendre. C’est ce qu’a perçu le jury de Cannes en 2016 en attribuant au film une Palme d’Or amplement méritée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2017
Film d'utilité publique!! Il est excellent et en même temps d'une tristesse infinie... On y voit rien de plus ni rien de moins que le trop banal drame de la pauvreté dans une société dite "riche"...Il méritait clairement sa palme d'or!!!
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