Baccalauréat
Note moyenne
3,5
765 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

95 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
24 critiques
3
35 critiques
2
21 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
carbone144
carbone144

116 abonnés 849 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2019
Difficile de trouver d'énormes louanges à cette oeuvre modeste. Pour autant, j'ai tenu le coup, j'ai été intéressé par l'histoire mais celle-ci sonne comme anecdotique et ne restera probablement pas dans ma mémoire. Une fois le film terminé, je n'étais pas loin de me dire que mon temps avait été perdu. En réalité pas tant que cela. Je dirais que sur le coup, ça passait, mais dans l'absolu, j'ai connu des moments de cinéma plus plaisants.
keser
keser

24 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2016
Un prix de la mise en scène très amplement mérité voila ce qu'on retient globalement du film. En effet le film est incroyablement immersif pourtant des fois avec des plans très simples mais la lumière étant tellement travaillée on est complètement emporté. Pour ce qui est de la forme donc parfait mais malheureusement le fond en pâtit énormément ce qui est dommage. On se perd un peu dans le fil de l'histoire malgré tout très belle découverte qui nous vient de Roumanie.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2017
Nous voici devant un film au réalisateur méconnu pour ma part. Je me suis donc rendu assez septique à la séance ( sous un scénario légèrement simpliste mais pourquoi pas crédible, on comprends la remise en question (notamment à cause de l'agression) en question vis à vis de ce qu'il a pu inculquer à sa fille... LE réalisateur nous dresse le portrait de son pays à travers une histoire simple mais efficace (même au niveau de la prestation des acteurs). Il s’intéresse ici notamment à la corruption qui gangrène son pays ainsi qu’à l’insécurité en plaçant son personnage face à un dilemme moral (on est ainsi plus ou moins dans l'actualité de la société de certains pays). Alors qu’il fait tout pour permettre à sa fille de poursuivre ses études en Angleterre et quitter ainsi son pays qu’il juge « corrompu et invivable pour réussir sa vie ". Pendant 2h, on suit les longs plans-séquences ou l'on voit l'acteur se débattre en sa femme dépressive (mais qu'il n'aime plus (enfin dans la théorie je pense^^), les soucis de sa fille...  Brillant, passionnant, implacable bien que plein d’espoir et « Baccalauréat » est un film que j'ai trouvé totalement abouti de A à Z (me donnant l'envie de découvrir les quelques autres oeuvres). On est tenu de bout en bout, une fois la mise en route quelques peu un peu longue; et les personnages mis en avant. Sans payer de mine, il se révèle passionnant comme l'ait parfois certains films que l'on classifie de grand cinéma. Avec une certaine intensité qui n'ait pas là pour rien et qui est "je pense" , indispensable pour toucher le spectateur au plus près. Comme si le film était autobiographique, tellement l'ensemble est prenant. Pour du cinéma à moitié Roumain, je dois dire ; que j'ai agréablement té surpris. Ou le film virerait parfois au polar noir (petit bémol quant au scénario ou il se complique sur la dernière demi-heure. Un peu inutilement à mon gout. Mais ou malgré cela, on ressent un souffle d'espoir en ce qui concerne la jeunesse bien décidée à ne pas reproduire les erreurs passées... Certains regretteront la longueur par moment, mais également la prévisibilité du scénario ; mais pour ma part ; cela ne m'a pas empéché d'apprécier le film à sa juste valeur. Mais pour le public, cela sera quitte ou double. Soit on est assez vite captiver par la chose et un scénario implacable hanté par les fantômes du passé... Soit on accroche pas, et on change de film. Mais cela reste une bonne surprise.
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2017
si le seul but du film était de montrer une Roumanie pauvre, austère et en proie à la corruption, le pari est gagné. Pour le reste, le film rivalise dans ses acteurs dénués de tout charisme, dans sa longueur inutile, sa dramaturgie linéaire et les quelques questions soulevées dans son synopsis épais comme du papier à rouler sans réponse. Pas du tout fonctionné !
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2017
Un petit film qui dit beaucoup de choses, notamment sur la société roumaine, ou plutôt sur ce qu'elle est devenue, individualiste et désespérée, et au milieu de tout ça un père va se sacrifier pour sa fille en proie aux séquelles d'une agression physique, la veille de son épreuve de baccalauréat, déterminante pour son avenir, qui semblait déjà tout tracé. Le film interroge surtout sur la place réelle de la morale dans cette histoire, il aurait été "logique" de prendre parti pour le père et l'injustice des circonstances mais ce dernier profite tout de même de son statut pour enfreindre la loi, il finit même par comprendre que la situation va trop loin et lui échappe, sa fille se retourne même contre lui, du coup une bonne partie est aussi réservée à renouer leur relation. L'excellente idée de Mungiu vient du fait que le point de vue reste exclusivement du côté du père, l'événement fondateur (l'agression) n'est même pas montrée, la mise en scène fait des choix justes pour garder une ligne de conduite qui fonctionne très bien, et le film réussit même a être rocambolesque tout en préservant une grande part de réalisme, ce n'est jamais sensationnaliste (en terme de revanche punitive exacerbée). Et même si la fin apparait un peu comme un "tout ça pour ça" c'est aussi relatif à la simplicité du fonctionnement d'un scénario qui ne s'intéresse pas au dénouement, c'est tout ce qu'il raconte en sous-texte qui l'est (intéressant).
Prenant.et surprenant.
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2016
Christian Mungiu devient un habitué des prix à Cannes. Il récidive cette fois avec une œuvre originale, âpre, "Baccalauréat", dont la bande-annonce laissait penser qu'il s'agirait d'une histoire intimiste d'une famille, traversée par l'agression sexuelle de la fille. En réalité, Mungiu raconte avec cette famille tout un pays, le sien, la Roumanie, un pays qui a encore du mal à se relever du communisme et à se défaire d'une corruption ambiante, du mensonge, de la tromperie, de la pauvreté culturelle et de la violence des rapports sociaux. "Baccalauréat" se regarde aussi comme un simple polar où l'on comprend très vite qu'il se trame une vengeance autour du père. C'est tout l'intérêt de ce film qui est une œuvre à facettes. Tout autant roman familial, thriller psychologique, pamphlet politique, le film rappelle le génie grave et austère de Pialat. Le mise en scène, à juste titre récompensée, est précise, intelligente, comme cette scène incroyable où le héros se retrouve avec un ami policier dans la montagne, à regarder les sommets désormais barrés par des arbres, pendant que son ami observe le vide. Régulièrement, la caméra s'arrête sur le dos des protagonistes, pendant que la comédie du monde se joue devant eux. Mungiu échappe à toute démonstration émotionnelle. Il propose une œuvre moins austère que "4 mois, 3 semaines, 2 jours" ou "Au-delà des collines", une œuvre dense et habitée par les fantômes de la désolation communiste. Une des meilleures scènes d'ailleurs se passe dans une bibliothèque où l'on découvre la pénurie intellectuelle dans le pays. "Baccalauréat" est assurément un grand film qui derrière cette vague fiction familiale, raconte un pays et une Europe au bord de la rupture.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

221 abonnés 695 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2016
Sortir à tout prix de la corruption, facile à dire mais difficile à réaliser lorsque le pays en est la proie depuis des décennies. Dans "Baccalauréat", on suit un père qui a élevé sa fille dans l'honnêteté et l'a poussé dans les études pour obtenir une bourse, graal pour quitter le pays. Mais voilà que le premier jour du bac, sa fille se fait agresser. Par peur que son bac ne le suit pas attribuer avec les notes attendues, le père décide d'enfreindre ses principes. Mais tout n'est pas si simple. L'histoire est intéressante pour comprendre un pays qui essaie de sortir de la corruption entre les différents milieux sociaux et les générations. Le rôle du père banal est très bien trouvé et son interprète est excellent. La réalisation est sobre pour qu'on s'attache à son personnage, avec une petite pointe d'esthétisme par moment qui est bien agréable. Les acteurs sont très bons. Un bon film qui nous en apprend un peu plus sur la Roumanie d'aujourd'hui.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2024
La première image, celle d’un quartier éclaboussant de pauvreté, laisse augurer un film sombre, à l’intrigue complexe et élaborée, dopé par un suspense palpable dans le premier quart d’heure. Puis on s’aperçoit que le scénario s’enlise doucement car il ne se passe décidemment pas grand-chose. Le personnage principal ainsi que l’atmosphère m’ont fait davantage penser à un épisode de l’inspecteur Derrick qu’à une œuvre présentée au festival de Cannes. On suit sans grande passion le cheminement d'un bon père de famille, notable médecin, amené à compromettre sa probité pour venir en aide à sa fille, agressée à quelques jours de l’examen du baccalauréat. Le sens profond du film nous conduit à découvrir l'envers du décor de la vie quotidienne en Roumanie, dans une petite ville ordinaire, surfant sur une corruption qui ne dit pas son nom, avec ses petits arrangements, jusque dans les sphères de l’administration. Dans ce film, il est question du bien et du mal, d'honnêteté et de son contraire et de tout ce qui peut être fait pour effacer le préjudice subi après un acte sordide. Le tout est illustré par des dilemmes moraux auxquels le personnage fait face, à travers une atmosphère oppressante. La fin du film n'apporte pas de vraies réponses et se noie dans d’interminables atermoiements. Le personnage de ce père dévoué est quand même bien disséqué et ses tourments intérieurs bien analysés. Pas inintéressant donc car on se surprend à suivre l’intrigue mais pas renversant non plus car il manque un dynamisme qui aurait pu faire nettement pencher la balance.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2016
Un joli drame qui questionne sur la réussite et les moyens d'y parvenir avec pour unique but : fuir un pays considéré comme sans avenir et où l'ombre de Ceausescu suinte toujours ... un peu long toutefois !
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2017
Un film social très fort et bien interprété . Sur un combat d'un père qui au risque de flouer ses propres principes pour offrir à sa fille un avenir plus radieux hors de son pays natal .
Flowcoast
Flowcoast

73 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2017
Baccalauréat est le genre de film venant de la Roumanie. Un film socialement dur, parfois glauque d'un père de famille qui fait tout pour que sa fille est la meilleure des scolarités. Il y a parfois, même trop de longueur, on avance sans vraiment voir le bout du tunnel et malgré les acteurs plutôt bons, Baccalauréat donne l'impression d'avoir regardé un film saccadé d'images dont l'intérêt rétrécie de minutes en minutes.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 808 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2025
Avec Baccalauréat, Cristian Mungiu poursuit sa radiographie d’une Roumanie engluée dans les séquelles du passé, en s’intéressant cette fois à un dilemme moral où la compromission semble une nécessité systémique.

Le film suit Romeo Aldea, médecin respecté dans une petite ville roumaine, qui place tous ses espoirs dans l’avenir de sa fille Eliza, brillante élève sur le point d’obtenir une bourse pour étudier en Angleterre. Pour lui, cette fuite vers l’Ouest est la seule échappatoire possible, l’unique chance de ne pas voir sa fille reproduire les désillusions de sa propre vie. Mais à la veille de l’examen, Eliza est agressée, mettant en péril son épreuve et, avec elle, l’avenir que son père lui avait tracé.

C’est là que le piège se referme. Romeo, qui exècre la corruption et se veut un homme intègre, se retrouve contraint de jouer le jeu du système qu’il méprise : un fonctionnaire lui propose un arrangement, une faveur contre une autre, une pression discrète pour garantir à Eliza la note qu’il lui faut. Pourtant, ce faisant, il lui transmet précisément ce qu’il voulait lui épargner : la nécessité du compromis, l’idée que rien n’est accessible sans arrangements.

Mais Eliza, contrairement à son père, refuse de tricher. Elle hésite même à partir, remettant en question cette fuite vers un ailleurs idéalisé. Cependant le film ne cède jamais à l’illusion d’un changement possible. Il ne suffit pas de refuser un acte pour être libre.

La force de Baccalauréat ne tient pas seulement à son scénario, mais aussi à la mise en scène implacable de Mungiu. Fidèle à son esthétique minimaliste, il adopte une caméra qui suit Romeo comme une ombre, toujours en mouvement. L’absence totale de musique et la photographie aux teintes froides accentuent ce climat de fatalité.

Dans cette Roumanie post-communiste, la répression n’est plus frontale, elle est diffuse. Il n’y a pas d’ennemi clairement identifiable, pas d’oppression spectaculaire, seulement un état de fait qui s’impose à tous, comme une fatalité sociale.

En ce sens, le film marque un tournant : il ne parle plus du passé, mais d’un présent enlisant, d’une promesse de renouveau qui n’a jamais eu lieu. Le système communiste a laissé place à une démocratie gangrenée, mais le rapport à l’autorité, lui, n’a pas changé. Ce n’est plus l’État qui contrôle, mais un enchevêtrement d’intérêts particuliers où chacun tente de tirer son épingle du jeu.

Et si l’ultime ironie du film résidait dans son titre même ? Le baccalauréat, censé marquer le passage à l’âge adulte, ne signifie ici rien d’autre que la reproduction d’un système qui n’offre d’autre horizon que la perpétuation du passé.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 142 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2018
Cristian Mungiu nous tient en haleine jusqu'au dénouement final malgré quelques longueurs. Certaines scènes auraient pu être coupées pour rajouter du dynamisme à l'ensemble.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2017
J'ai toujours de la difficulté avec ce cinéaste mais il sait mener son scénario avec rigueur et grande maitrise. Les acteurs sont excellents. La faute à sa ténacité à montrer .a noirceur qui sommeille en tout homme et .même chez beaucoup de femmes. Qu'il continue, on ira le voir même si cela fait mal...
Hortense H
Hortense H

23 abonnés 78 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2017
Les dialogues sont bien écrits mais semblent être prononcés au seul nom du réalisateur. L'empathie ressentie est indéniable et l'on voudrait soutenir ces familles dans ses difficultés. La société roumaine semble encore murmurer face à une bureaucratie post communiste qui lui rappelle quotidiennement sa permanente médiation. Cette intercession vue sous un biais chrétien et sociétal fait l'objet d'un dispositif de mise-en-scène bien mené. Seulement, le caractère monocorde de l'ensemble ne fait que refléter l'intention de l'auteur. La corruption se fluidifie malgré l'honnêteté des personnages et devient l'affirmation d'une sorte de soft power inapproprié et opportun, rendant le film "indigne" d'une compétition officielle à Cannes.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse