Baccalauréat
Note moyenne
3,5
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L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2016
Mungiu a tendance à sur-dramatiser les situations, mais il donne tout de même une force redoutable à son histoire à mesure qu’elle progresse. Il ne quitte jamais le point de vue du père, on se retrouve en tant que spectateur complètement dans sa position, comprenant les choix difficiles et parfois immoraux qu’il doit entreprendre pour protéger sa fille. De plus, la mise en scène multiplie les plans séquences invisibles d’une belle subtilité afin de laisser au récit le temps de faire apparaître la complexité de ses personnages. Un film passionnant, mais un brin trop huilé.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 décembre 2020
Adultère, mensonges, corruption et déprime dans la Roumanie d'aujourd'hui. Réaliste mais très monotone avec le jeu atone des comédiens. La fin qui ne résout rien n'arrange pas.
raphaelK
raphaelK

16 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2018
Le climat oppressant qu’installe Cristian Mungiu grâce à sa mise en scène permet de suivre une intrigue à combustion lente sans s’ennuyer. Souvent articulées autours d’un plan principal où se multiplient les amorces de personnages secondaires et objets toutes en lignes de fuite, les scènes de BACCALAUREAT sont des “blocs� aussi hermétiques que l’ex-régime soviétique, dont la pesanteur semble converger vers le centre de l’image où se situe le médecin.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2017
Produit par les frères Dardenne, ce film roumain dresse un état des lieux assez sombre de ce pays actuellement. On retrouve ici le récit d'un père de famille revenu exercer la médecine dans son pays après la chute du communisme et prêt à tout pour envoyer sa fille étudier en Angleterre après l'obtention de son baccalauréat. C'est ce papa (Adrian Titieni) qui est bien l'axe central du film après l'agression de sa fille. Le réalisateur nous montre la corruption qui règne dans la Roumanie actuelle tout en excusant les petites magouilles d'un père aimant et désirant un avenir meilleur pour sa fille. On peut regretter néanmoins certains passages du film qui restent en suspens comme le rôle du petit ami dans l'agression ou même le fait de se faire caillasser sans explication. Cela reste une belle chronique émouvante de la société roumaine quand même.
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2018
Une histoire un peu tirée par les cheveux qui peine à tenir son public en haleine jusqu'au bout par son rythme lent et son manque de rebondissements.
Anna_
Anna_

30 abonnés 827 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2017
Baccalauréat est un film d'auteur. Le réalisateur nous montre le corruption du système roumain. L'histoire est dure et émouvante à la fois. Cependant, il nous manque des réponses à la fin du film, c'est dommage.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 janvier 2017
Auréolé à Cannes du prix de la mise en scène (ex-aequo avec ''Personnal Shopper''), ''Baccalauréat'' semble confirmer l'émergence d'un cinéma roumain. Salué par une grande partie de la presse, le film conforte Mungiu comme grand réalisateur dont la réputation a été établie par sa palme d'or ''4 mois, 3 semaines, 2 jours''. C'est en sachant tout ceci que je me rendais, le cœur plein d'espoir, au cinéma pour découvrir mon premier film roumain (il faut bien un début à tout). Et la déception est de taille.

Pourtant l'idée de base est assez passionnante : Roméo Aldéa, médecin, vit dans une Roumanie morne et triste. En voyant ce qu'est ce pays, Roméo est prêt à tout pour voir sa fille, Eliza, excellente élève, quitter ce pays. C'est (presque) chose faite puisqu' Eliza, si elle parvient à obtenir 18/20, pourra intégrer une importante école étrangère. Mais un matin, en se rendant au lycée, Eliza est agressé, ce qui réduit ses chances d'obtenir la note requise. Roméo va devoir renoncer à ses principes dont l'honnêteté pour donner une chance à sa fille de partir. Dans le film, on trouve deux idées assez intrigantes : la première est celle de l'obsession du père qui veut à tout prix voir sa fille quitter la Roumanie. Roméo est capable de tout. Ce qui amène la deuxième idée : montrer un homme intègre et honnête basculer dans une forme de corruption et renoncer à sa morale dans le but de sauver sa fille. Mais la manière de traiter le sujet est plus importante que le sujet en lui-même.

Les gros problèmes du film se situent au niveau du scénario et de la réalisation. Côté scénario, le didactisme plane trop souvent sur le film de Mungiu qui finit par être franchement théorique. Certains critiques ont parlé de théorème et d'implacabilité, ce qui n'est pas faux. Sans cesse on a la désagréable impression de recevoir une leçon, sans cesse Mungiu théorise, jamais le film est incarné. En fait la scène d'ouverture résume bien ma pensée : une pierre fracasse la fenêtre du salon. On devine évidemment (car ce n'est pas vraiment finaud) que ce petit incident annonce les malheurs à venir. Le film traite aussi de la corruption : on espérait un traitement original. Et non, la corruption en Roumanie se déroule de la même manière que partout ailleurs (on use de sous-entendus, on parle de ''services''...). Ajoutez à cela une totale absence d'humour qui aurait été la bienvenue pour faire passer la tisane du drame. Un humour qui avait au moins le mérite d'exister dans le palmé d'or ''Moi Daniel Blake'' (Ken Loach) ce qui compensait la lourdeur du drame. Pas ici, l'auteur se prend terriblement au sérieux. Mais le pire reste encore ce qui fut précisément salué à Cannes : la mise en scène. Certes, il est impossible d'apporter un jugement définitif sur la qualité filmique de ''Baccalauréat'' (qui plaît aux critiques) mais je dois reconnaître ma répugnance à voir cette caméra à l'épaule, toujours tremblotante, jamais stable. Ce procédé finit par fatiguer le spectateur et on serait tenté de le qualifier de brouillon et de laid. Comment expliquer ce prix de la mise en scène ? Soit (ce qui est mon cas) on rejette cette façon de filmer, soit on est captivé par les mouvements (volontairement) incertains. De toute façon, le film ne méritait pas ce prix car cette manière de filmer est aujourd'hui un parti pris banal (merci les Frères Dardenne). Souvenons nous du prix de la mise en scène à Cannes en 2015 : ''The Assassin''. Si le film n'était pas un chef-d'oeuvre de Hou Hsiao-Hsien, il n'en restait pas moins sublime du point de vue de la réalisation.

Confirmant ce que je craignais (que Cannes privilégie le politique au cinéma) ''Baccalauréat'' est marqué par son didactisme et sa faiblesse (laideur?) de mise en scène. Au fond, quand on sort de la salle de cinéma, on se rend compte à quel point tout ceci est banal et si peu original. Or, on devrait être plus surpris en découvrant ce monde roumain, gris et déprimant. Surpris comme je le fus en découvrant ''Le Décalogue'' de Kieslowski (1988). L'histoire du film de Mungiu aurait très bien pu rejoindre les contes moraux du réalisateur polonais.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 décembre 2019
Dès les premières minutes, je me suis "endormie", lasse déjà de la longueur, la tristesse et la mollesse que prit la tournure de ce film.
Outre le fait que la pauvreté et la violence sont bien présents et "mis en lumière" , je me suis ennuyée à mourir et ai pris mon courage à deux mains pour continuer la fin de ce calvaire.
Mauvais parce qu'il n'y a pas de mouvement, les acteurs sont fades, sauf peut être le père qui impose un certain charisme mais je n'irais pas plus loin dans les compliments, à me demander: Quelle leçon du film doit-on en tirer ? Rien.
Très déçue, je ne le conseille pas, sauf celui qui aime se "prendre la tête" devant un film.
christophe B
christophe B

10 abonnés 311 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2020
Film peu connu en France et pourtant primé à Cannes pour la mise en scène. L'histoire se déroule en Roumanie où un père médecin tente l'impossible pour aider sa fille à réussir ses épreuves au baccalauréat. A travers la détresse et l'amour de cet homme pour sa fille, nous découvrons la fragilité de la classe moyenne en Roumanie et la corruption permanente dans le quotidien des citoyens. La mise en scène est effectivement très maîtrisée et l'on suit avec intérêt et curiosité la vie de ce médecin et de sa famille qui n'en est plus une.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2017
Encore un film roumain qui interroge les lendemains du système de caucescu. Par moment un peu trop démonstratif dans sa manière de faire, la thèse prend la place de la fiction, mais ça reste très correct à suivre. Une belle histoire d'un père loin d'être parfait mais prêt à tous pour sa fille.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 avril 2017
Adrian Titieni dans le rôle du médecin honnête mais désabusé et en instance de séparation de sa femme incarne parfaitement la nécessité de la compromission dès lors que le sort scolaire de sa fille passant le bac est en jeu. Une réussite.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2017
Un médecin quinquagénaire quelque peu désabusé n’a plus qu’une seule obsession, faire en sorte que sa fille quitte ce pays de malheur (pour rester poli) qu’est la Roumanie, du moins c’est le tableau qu’il nous en fait, lui qui avait, avec sa femme, tant espéré suite à la chute de Ceausescu. En tout cas les premières scènes (belles tout en étant filmées d'une manière brutalement réaliste) ne nous font pas penser le contraire, et nous donnent l’image d’une société corrompue jusqu’à la moelle, où chacun est l’obligé d’un autre, et où l’on obtient n’importe quel service moyennant finance, héritage de l’époque communiste où il était nécessaire de pallier la rigidité du système en « huilant » les rouages, comme on dit. Pour parvenir à ses fins, cette fille doit d’abord obtenir son bac avec une bonne mention afin qu’elle puisse décrocher une bourse pour étudier en Angleterre. Or cela va être plus difficile que prévu. Le père, qui n’a plus aucune illusion, jette alors toutes ses forces dans ce combat, afin que sa fille puisse faire ce que lui-même et sa génération n’ont pas eu le courage de faire. Cette histoire très bien structurée est absolument passionnante et contient même un côté universel dans ses thématiques, avec l'idée qu'il faut quitter son milieu à tout prix de crainte de devenir une loque humaine. Bref, un des meilleurs films de 2016, comme vous pouvez le voir dans mon
classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent
également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns
des films de l'année : 7emeart.wordpress
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 décembre 2016
Baccalauréat de Cristian Mungiu nous plonge au cœur de la Roumanie moderne où nous suivons la vie de Roméo, un père de famille souhaitant à tout prix la réussite de sa fille aux examens.

Le réalisateur nous décrit une vision pessimiste de la société roumaine dans laquelle les passes-droits sont la norme et où l'insécurité est omniprésente. Bien qu'il s'agit de sa propre façon de voir les choses, il nous donne l'impression que ces opinions sont largement partagés par l'ensemble des roumains. La volonté de faire bouger le système établi se heurte à la triste réalité et la seule façon de s'en sortir est finalement de recourir à des moyens détournés.

Cristian Mungiu va même plus loin avec son personnage principal. Celui-ci est tellement dégoûté par le système qu'il souhaite par dessus tout la réussite de sa fille au Bac. Si elle arrive à obtenir le précieux diplôme avec une moyenne suffisamment élevée, elle pourra décrocher une bourse et partir à l'étranger. Il n'arrive pas à imaginer un seul instant un avenir possible pour sa fille dans ce pays. Cela renforce l'idée que pour réussir il faut partir. Ce constat très dur n'est pas une remarque gratuite et mesquine du réalisateur, il donne au scénario tout son sens. Pour permettre à sa fille de décamper, l'homme irréprochable va utiliser les méthodes qu'il condamne et finalement sacrifier son honnêteté. Le réalisateur nous montre donc qu'il n'est pas si simple de sortir d'un système quand on en fait partie.

Cette critique montre que Cristian Mungiu veut un sujet contemporain et vrai. C'est d'ailleurs d'une façon extrêmement réaliste qu'il a décidé de traiter ce film. Le bon jeu et la sobriété des acteurs vont dans ce sens. La réalisation très intimiste participe aussi à ce sentiment. J'entends par là que la caméra est toujours proche des personnages, que nous les suivons dans des décors de leurs quotidiens. Le point de vue omniscient du spectateur est délaissé au profit d'une proximité avec les personnages. On peut regretter certains plans fixes où la caméra semble avoir la bougeotte mais finalement cela s'intègre parfaitement à cette logique. Le spectateur est comme un personnage du film, il fait partie de cette famille. A ce titre, sa vision n'est pas figée comme peut l'être une caméra.

Avec autant de qualités, pourquoi n'ai-je pas mis une meilleure note ? Tout d'abord parce que le film semble se répéter. Le réalisateur nous martèle un peu trop le fait que cette société fonctionne avec des dessous de tables. J'ai également trouvé que certains rebondissements étaient superflus. Le malaise de la vieille mère de Roméo et sa femme qui le met à la porte m'ont paru en trop. Au bout d'un moment je me suis même demandé s'il n'était pas victime d'une malédiction, la poisse a ses limites.

Finalement, sur le fond comme sur la forme, on voit que Cristian Mungiu tient à coller un maximum au quotidien de ses concitoyens. Il nous l'avait d'ailleurs déjà montré dans "4 mois, 3 semaines et 2 jours". Même si je pinaille sur quelques points, le résultat donne un film efficace qui tient vraiment le spectateur en haleine.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2017
Un sujet passionnant : peut-on rester honnête quand personne ne l'est ? Et quel est le prix à payer ? Le scénario est intelligent, les comédiens formidables, la réalisation sobre… Quel beau cas de conscience. Etre prêt à payer le prix de l'honnêteté, certes, mais quand il s'agit de ses enfants ? Le paradoxe, c'est que pour fuir ce pays où tout n'est que copinage et magouille, il n'y a pas d'autre choix que d'y avoir recours. Magnifique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 décembre 2016
Un film prenant, émouvant et qui décrit à la perfection des sentiments universels, dans un milieu qu'on connait souvent trop mal.

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