Mother!
Note moyenne
2,9
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852 critiques spectateurs

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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 septembre 2017
« Mais qu’est-ce-que c’est que ce film ?! » serait-on tenté de dire à la sortie de « Mother ! ». Darren Aronofsky, réalisateur de plusieurs chef-d’œuvres tels que « Requiem for a dream », « Black Swan » et « Noé » nous revient avec un film mystérieux et complètement dingue qui semble rassembler bon nombre de ses obsessions à commencer par la religion, aspect déjà bien entamée avec « Noé ». Ok, pas de problème, mais il emballe tout cela dans un salmigondis d’images et une bouillie narrative si nébuleuse que l’on finit par passer un moment de cinéma très fatiguant avec cette nouvelle oeuvre. Si dans certains films il est agréable de ne rien comprendre car on est hypnotisé par l’atmosphère ou bercé par la beauté des images, comme par exemple dans « Mulholland Drive » ou « Donnie Darko », ici c’est un véritable purgatoire que nous offre le cinéaste. Car la clé de l’histoire il l’a et lorsqu’on lit bon nombre d’avis ensuite, on commence à y voir (un peu) plus clair ; mais tel quel « Mother ! » est beaucoup trop sibyllin pour convaincre et passionner. Pire, il en est même déplaisant. Il est donc fortement conseillé, si l’on veut rendre ce moment de cinéma moins pénible, de lire les interviews du réalisateur et les débats sur le film qui donnent ainsi des clés de compréhension pour tenter d’y voir plus clair, au risque de passer deux longues heures à se demander ce que l’on fait là.

En effet, si l’on n’a pas la notice pour décrypter le nombre incommensurable de symboles, d’indices et toute la portée allégorique de « Mother ! » et qu’en plus on n’adhère pas à l’histoire, on en est pour deux heures de projection éreintantes et fastidieuses. Pas tout à fait ennuyantes non plus puisqu’on se demande quand même où tout cela va nous mener et qu’il y a un certain rythme. Mais en faisant le choix de rester opaque jusqu’à la fin (ou alors il faut être sacrément futé pour saisir le sens profond de tout cela), Aronofsky s’annihile toute une partie de son public et lui offre une oeuvre qui semble à priori n’avoir aucun sens si ce n’est celui que lui-même aura bien voulu lui donner… Il apparaît dès lors comme un réalisateur prétentieux et surestimé. Pourtant le début s’avère assez intriguant et oppressant avec l’arrivée dans cette maison isolée d’Ed Harris et Michelle Pfeiffer (tout à fait excellents). Mais l’incohérence des réactions du personnage de Jennifer Lawrence détruisent toute crédibilité et envie de continuer à suivre le film avec passion, puisque jamais rien ne nous est expliqué. Et on vit tout le film à travers ses yeux puisque la caméra ne la quitte pas d’une semelle, ce qui fait qu’on a souvent envie de mettre des claques à son personnage. Et que, même après avoir saisi les tenants et les aboutissants majeurs du scénario et ses multiples niveaux de lecture à force de recherche, nombre de zones d’ombres subsistent.

Sont traités en vrac dans cette œuvre dense: l’écologie, la géopolitique mondiale, les symptômes d’une Terre qui se meure, la notion de création/destruction ou encore le couple. Voilà peu ou prou tous les thèmes qu’englobe « Mother ! » sous une grosse chape de religion et de Bible. Cela accouche d’une métaphore bien lourde sous forme de prêchi-prêcha indigeste et beaucoup trop chargé pour un seul film. Alors si la première partie se laisse à peu près regarder, car on laisse au film le bénéfice du doute et que l’aspect mystérieux et étrange interpelle, la seconde vire au grand n’importe quoi. Le metteur en scène tente de nous refaire le coup du final grandiose et épuisant de « Requiem for a dream » avec montage syncopé et profusion d’images chocs. Oui, mais présentement en complètement raté et sans queue ni tête, la puissance allégorique de son script ne fonctionnant pas du tout. Aronofsky livre donc là une grosse déception, encore plus forte qu’avec « The Fountain », mais avec les mêmes travers : une œuvre ambitieuse et jusqu’au-boutiste qui divisera totalement. On ne peut dire que c’est un mauvais film ou une daube certes. Mais on a détesté ce « Mother ! » épuisant, mal aimable, à la limite du ridicule, qui nous fait sortir de la salle lessivé et sonné pour pas grand-chose. Et, surtout, volontairement et bêtement opaque, ce qui laisse l’impression de prendre ses spectateurs et ses fans pour des idiots.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 269 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2017
Mother, après le désastreux Noé, était, pour moi, l'espoir de retrouver le Aronofsky de la grande époque, celle de requiem for a dream et se Black Swan.Malheureusement l'ensemble n'est pas à la hauteur de l'attente. Pourtant le film commence bien, l'atmosphère est inquiétante et mystérieuse, la métaphore sur les affres de la création tout comme le portrait du faux couple parfait, bien que déjà vus, fonctionnent plutôt bien et les acteurs, Jennifer Lawrence en tête, sont très bons. Le travail sur l'espace de la maison, tour à tour vide et surpeuplé, est remarquable. Malheureusement le cinéaste en fait trop, convocant dans un final raté et grandiloquent Polanski, Sarah Kane et l'imaginaire de la série Z. Le film si inquiétant devient risible et la dernière scène explicative peine à convaincre. Bref de bonnes idées mais des ratés aussi.
ffred

1 987 abonnés 4 257 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2017
J’étais resté quelque peu mitigé devant le Noé de Darren Aronofsky. Un film à part, pour moi, dans sa filmographie. Je me méfiais donc beaucoup de ce Mother ! Je n’avais pas vu la bande-annonce, ni lu le synopsis, juste vu le casting. Ce qui ne m’avait guère enchanté : je n’ai jamais compris ce que l’on trouvait à Jennifer Lawrence. Ce doute-là a été bien vite levé : je l’ai trouvée formidable. Son meilleur rôle à ce jour à mes yeux. Pour rester sur les acteurs, j’ai trouvé tous les autres très biens aussi. Avec mention spéciale pour Michelle Pfeiffer. Le film, quant à lui, m’a carrément bousculé. J’en suis même sorti complètement sonné, pour ne pas dire perturbé. D’entrée une angoisse et un certain malaise ont commencé à me tenir pour monter crescendo jusqu’au dénouement. Cela part pourtant plutôt calmement même si c’est de suite intriguant. Une fois lancé (avec l’arrivée du personnage de M.Pfeiffer justement), ça devient de plus en plus délirant, de plus en plus glauque et même complètement barré. On ne sait pas trop ce qu’Aronofksy a voulu nous dire dans son scénario : un délire sur la création artistique, sur Dieu, sur la famille, l’amour, la maternité…??? Sans doute un peu tout à la fois mais au final on s’en fiche un peu. Cela pourrait paraître du grand n’importe quoi, et je comprends que l’on pense cela, mais j’ai trouvé cela totalement fascinant. La mise en scène est virtuose, tendue, sèche, puissante. On est constamment comme en apnée, asphyxié par le récit, aussi dérouté, inquiet et affolé que le personnage de la jeune mère (on a l’impression que la caméra est collée à elle en permanence). Et tout aussi impuissant. Bref, du grand art. Mother ! est un véritable ovni (qui va forcement divisé). Un choc, une vraie claque. Sans doute le meilleur film de son auteur avec Requiem for a dream et Black Swan. Un vrai plaisir, aussi radical, stressant et traumatisant que jouissif. Une expérience rare comme on en vit plus beaucoup au cinéma de nos jours. Malheureusement...
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2017
"Mother !" est un film main fuck totalement allumé dont je suis sorti totalement perdu mais que j'ai pourtant adoré. J'ai mis plusieurs jours après la sortie pour me faire un avis définitif sur ce film car "Mother !" est un long-métrage tellement déconcertant que c'est qu'après une longue réflexion que j'en ai tiré un sens. Il est compliqué d'aborder le fond du film sans spoiler alors je vais m'intéresser à la forme du film. On ne peut pas retirer au film qu'il est ultra prenant, j'ai été captivé par le film du début à la fin, ne sachant jamais où il allait m'emmener. "Mother !" est un film à l'ambiance glauque, une oeuvre au suspense constant qui prend le spectateur aux tripes. Certaines scènes sont d'une grande violence mais en meme temps d'une grand beauté, mettent volontairement le spectateur mal à l'aise , repoussant les limites de ce qu'on peut montrer au cinéma. Néanmoins le film n'est jamais gratuit et Darren Aronofsky maîtrise parfaitement son long-métrage du début à la fin. "Mother" est l'oeuvre d'un réalisateur qui a perdu foi en l'humanité et qui ne se contente pas de proposer un film mais qui nous offre une expérience de cinéma unique, qui semble partir dans tous les sens au premier abord mais qui est en réalité pleinement maîtrisé. La mise en scène est remarquable, le scénario est d'une richesse folle, le travail du son et de l'ambiance et phénoménal et l’interprétation des acteurs est fabuleuse (Jennifer Lawrence est incroyable au cas où certain en douterait).Je n'ai pas décroché une seconde du film prenant la séance et encore moins après. Rarement un film ne m'avait mis une pareille claque pendant le visionnage pour ensuite me hanter des jours durant, à la recherche d'un sens à ce que je venais de voir. Chaque personne doit voir ce film et en tirer sa propre analyse ne serait ce que pour vivre ce moment de cinéma unique. Qu'on aime ou pas, "Mother !" ne laissera personne indifférent, c'est un film qu'il faut découvrir sans à priori, en se laissant porter sans chercher immédiatement un sens littéral à ce qu'on voit à l'écran mais meme si je ne peux garantir que vous aimerez, je ne peux que recommander "Mother !".
Axis.fr
Axis.fr

28 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2019
Critique 1 : Autant Requiem for a dream et Black Swann étaient des chefs d'oeuvre.. autant ce salmigondi infâme fini à la coke est un ratage totale. La maîtrise cinématographique m'excuse pas tout. Une première heure distille des indices, une atmosphère oppressante, un jeu d'acteurs (Michelle Pfeiffer excellente) impressionnant.. et ensuite tout part à vau l'eau pour finir dans le n'importe quoi le plus total. Aucune explication sur tous les indices et scènes précédentes.. une fin ridicule... un naufrage cinématographique inouï.


Je révise ma critique … APRES avoir compris le film !? (on m'a expliqué !?) …. trop long à dire .. mais je remonte sérieusement la note .. et fait mon mea culpa
Trystan
Trystan

48 abonnés 31 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 septembre 2017
Tout le long du film je me suis dis va y il va y avoir une fin qui explique le tout ça ne va pas être juste une histoire de religion fait a la façon du réalisateur et enfaite non c'est bien ça. Ce film va plaire aux personnes qui aiment les films d'auteurs ou chacun peut s'inventer son histoire.
j'ai mis 1/5 car c'est bien filmé mais a part ça c'est bcp trop décousu
lmc-3

307 abonnés 509 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 septembre 2017
Ce film est sans doutes, et de loin, le film le plus ennuyeux que j'ai vu de ma vie.

Le film démarre par un énorme spoiler au spectateur, lui dévoilant dès les premières secondes que le mari (je ne peux pas le nommer par son prénom, il n'en a pas) est un détraqué qui n'est pas tout a fait humain, et que la maison possède des propriétés magiques, ce qui est une énorme erreur de choix de réalisation, étant donné que cela prive le spectateur du peu d'intrigue qui aurait pu le faire cogiter lors du visionnage du film dès la première scène, je détaillerai si dessous.

Parlons maintenant de la musique: il n'y en a pas, dans d'autres circonstances ce n'est en rien un problème, l'absence total de musiques dans un film créait une certaine immersion auprès du visionneur, et c'est ce que ce film est: un film à ambiance.
Et quelle implication du spectateur!
Tout le long du film il verra pendant plus d'une heure et demi une femme de maison anonyme s'occupant de tâches quotidiennes, impliquant travaux de rénovation, nettoyage, lessives, cuisine, ou encore débouchage des WC, réparations en tout genre, il aura aussi l'occasion de la voir se doucher ou se laver les mains, en dehors des scènes où on la voit dormir ou prendre son traitement contre le stress bien sûr.
Il aura aussi l'occasion de voir se succéder l'apparition de toute une famille d'autres anonymes aussi pauvrement décrits les uns que les autres, farfelus voir malaisants et tous plus insupportables à voir ou écouter les uns que les précédents, se tapant l'incruste devant un chef de maison très accueillant et sans aucun comportement humain normal spoiler: (ce qui pour le coup ne sera pas en soit une erreur d’écriture)
, tandis que sa femme ultra inquiète ne donnera jamais de coup de pied au c*l de son mari pour lui dire "stop les c*nn*ri*s", donnant d'avantage l'impression qu'il s'agit d'une relation pédophile entre une gamine de 13~14 ans et un homme ayant l’âge d'être son père (remarque prononcée tout haut par plusieurs personnes dans la salle lors d'une scène particulièrement pénible à regarder tant qu'elle est stupide spoiler: "je suis enceinte" quelques heures après un acte sexuel
. Et c'est là un des principaux problèmes du film: les comportements et les dialogues des personnages tout simplement sortis d'une mauvaise parodie : On est arrivé à un stade où à plusieurs moments du film les gens dans la salle quittaient leur sommeil pour exploser de rire ou pour dire "non mais sérieusement ?" ou encore "c'est quoi ce film ?" "Je rêve" sans que personne ne dise "chut". Une succession de "péripéties" cinématographiquement inutiles ; L’ennui total.

Un film de deux heures d'une caméra posée devant la façade d'un immeuble serait tout aussi intéressant à regarder.

Finalement ce qui fera que le spectateur restera dans la salle plutôt que de la quitter c'est la question qu'il se pose dès le début du film "où ce film veut mener?", "quand va-t-il se passer quelque chose?", ou encore "va-t-il a un moment se passer quelque chose ??"
Les vingt dernières minutes explosives et inattendus ne compensent pas les 1h30 de matraquage, d'autant que bien qu'il y ait de l'action, il n'y a, et là encore comme tout le long du film, aucun intérêt distrayant tellement c'est un ensemble de scènes désagréables à regarder et totalement improbables.
Finalement le film se terminera sur un twist final inattendu et très bien imaginé, en contraste total avec ce qui aura précédé ; une excellente conclusion dont le film n’est pas à la hauteur.
Autre point positif à accorder à ce film : les performances d’expressions faciales de Jennifer Lawrence et le cadrage.

Certains commentaires spectateurs que j’ai lu m’ont fait sourire et m’oblige à rajouter un paragraphe en réponse:
Ce film est peut-être un film à symboles, les personnages et événements représentent peut-être des personnages bibliques, ont été cité dans les commentaires des éventuelles références à dieu, la Terre, dame nature, Adam et Eve, le fruit de la connaissance du bien et du mal, Adèle et Caïn, le déluge, Jésus et son sacrifice, le pardon constant de dieu, la maltraitance de la Terre par les hommes, l’apocalypse…
Certaines personnes se plaignaient des commentaires des gens n’ayant pas apprécié le film en précisant « ils n’ont sans doutes pas réfléchi… ».
C’est un film présentant des plans d’une femme nettoyant des objets cassés pendant 2/3 du film et une bande de fanatiques faisant une succession de choses pendant le tiers restant, en quoi le fait que ce film ait des références bibliques le rend appréciable ? Il est d’un ennui mortel à en briser le quatrième mur et a incité les gens qui le regarde à s’en moquer bruyamment et sans gènes devant les autres spectateurs qui n’interviennent même pas et donnant raison tellement ils ont besoin d’animation et répondant tout aussi fort aux plaintes des autres dans toute la salle, les gens payent 10€ leur place de cinéma pour passer un bon moment et être diverti, ce film ne possède en rien des séquences permettant ni d’être diverti ni de passer un bon moment. Idolâtré un film présenté comme un thriller dont la bande annonce va même jusqu’à faire penser à un film d’horreur intense en grands moments d’actions explosives et en frissons, avec une femme en sueur qui court, des poursuivants dangereux, des incendies, etc…
sous prétexte qu’il y a des symboles religieux dedans, ce n’est pas donné à tout le monde.

Ce film n’est pas fait pour être apprécier par n’importe qui, il a un genre bien particulier et est très hybride dans sa conception.
Si vous pensez le voir après avoir vu la bande annonce pour les mêmes raisons qui ont fait que moi je suis allé le voir au cinéma, passez votre chemin, c’est de la publicité mensongère et l’ambiance de la bande annonce ne résume en rien l’ambiance du film, à croire que je me suis trompé de salle après avoir payé ma place….
Après plus de 250 films vu au cinéma ceci est ma toute première contribution sur Allociné.
J’ai pris cette peine parce qu’à l’instant où j’écris ces lignes 38% des notes sont des 5 étoiles.
Si vous ne vous sentez pas d’avoir mes arguments en considération pour couper l’envie d’aller voir ce film m’ayant personnellement déçu et pensez aimer le genre, foncez ; si cependant mes avis vous semblent dignes de logique et partagez ma vision sur mes attentes cinématographiques, passez votre chemin, ce film n’est pas pour vous.
Arcadie_
Arcadie_

4 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2017
Bof bof... Autant j'aime les huits-clos, autant celui-ci m'a laissé perplexe, pire je me suis ennuyée. Certains ne tarissent pas d'éloges sur le jeu d'actrice de Jennifer, mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé qu'elle avait le même jeu du début à la fin : "Oh mon dieu, ces gens sont mal polis, faites les sortir de ma maison !'.... Bref ce n'était pas le grand huit question palette sentimentale.
Quand à la métaphore, elle est amenée en douceur, au bout d'une heure, on commence à cerner qui est qui... Et puis tout se déchaine... J'ai trouvé le contraste entre "on regarde l'heure qui passe" et la furie des images, peu convaincant, mal amené. On bascule du film romantique à l'orgie sans finesse. L'idée de base est pourtant bonne, il faut bien la saluer, mais à mon sens le rythme de ce film est mal exploité. J'ai l'impression d'assister à l'oeuvre d'un maître pour lequel je n'ai pas plus d'affinités que ça. Après tout, il s'agit là d'une question de goût et de couleur.
Celiie
Celiie

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 septembre 2017
Franchement... J'ai dû aller voir un article sur Internet pour comprendre (à peut prêt le film). Un film incompréhensible sans aide n'est pas un bon film. Malgré le fait que Jennifer Lawrence joue très bien.
Par contre il est très traumatisant. Je ne suis restée à la fin que parce que j'espérais comprendre quelque chose, mais la demi heure est tellement horrible que je serais bien partie. Ça m'a rappelé Noé (j'ai vu ensuite que c'était le même réalisateur: ce mec a de gros soucis...)
Marcel D
Marcel D

113 abonnés 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2017
C'est très beau, superbement interprété... Ca commence en thriller angoissant "classique", puis on bascule vers l'OVNI, on se perd, on trouve ça jusqu'au-boutiste et la fin survient, donnant du sens et du lien à tout ce que l'on a vu dès le début. Que ceux qui disent que c'est incompréhensible ouvrent leur esprit ! spoiler: Une revisite de la Bible, en humanisant Dieu en créateur/poète tourmenté qui n’arrive pas à contrôler les hommes qu’il a lui-même créé, par trop plein de compassion ou abus de mégalomanie… Ca me semble être un film très clair et très cohérent !
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2017
Si on comprend la métaphore sur la création artistique avec la procréation ça reste franchement peu étoffé et un peu trop symbolique pour convaincre pleinement. On reste sur notre faim. On reste pris dans cet engrenage malgré tout, une avalanche d'invités qui accentue petit à petit ce climax dérangeant et anxiogène. Prenant, le film offre une atmosphère malsaine qui, malgré le style de narration vite éventé, permet de nous secouer et de rester hypnotiser par cette histoire. Le réalisateur des chefs d'oeuvres "Requiem for a Dream" et "Black Swan" signe pourtant un film décevant car trop bancal.
Site : Selenie
patosud26
patosud26

119 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2017
Dire que le film est bizarre est une euphémisme. Si vous avez trouvé Black swan bizarre, dites vous que Mother est plusieurs niveaux au-dessus en terme de bizarrerie. Pendant tout le film on se demande où on est ? Ce qui se passe ? Si c'est réel ou pas ? Si elle est folle ou pas ou alors si c'est lui qui est fou ? Alors à la fin, il y a une réponse en apothéose, qui laisse clairement sur sa fin. Les questions se bousculent, mais il n'y a pas de réponse, si ce n'est celles de l'imaginaire personnel de chacun et pour que le film soit apprécié, l'imaginaire en question a intérêt à être costaud.
Jennifer Lawrence est magistrale, fragile et forte en même temps. Javier Bardem, l'est tout autant, inquiétant la plupart du temps, et rassurant lorsque l'inquiétude atteint un degré insupportable. Mais rassurant, il ne l'est pas souvent.
Ai-je bien aimé le film ? Franchement, je ne sais pas. Mon imaginaire chercher encore les réponses à certaines questions. Quoiqu'il en soit, le film ne laisse pas indifférent et les émotions ressenties sont au fil de l'histoire sont bien réelles. Mais bon, c'est peut-être quand même un peu trop bizarre pour moi.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2017
Ah Durendal ! Je te déteste ! Par ta faute, mon amour pour ce « Mother! » s’est retrouvé entaché ! Entaché par quoi ? Entaché par ton analyse qui – une fois n’est pas coutume – a su montrer ce que je n’ai su / pu / voulu voir dans ce film ! Ah ça ! J’ai tellement voulu retrouver le Darren Aronofsky de « Black Swan » que je n’ai pas su voir que ce « Mother! » était aussi un film de l’Aronofsky de « Noé »… Bon après, j’avais des circonstances atténuantes. Dès le début du film, la démarche formelle ne fait aucun doute. On se retrouve aux antipodes des horreurs numérisées de la dernière fresque biblique de l’ami Darren (quoi que… mais enfin bon, en termes de proportion ça n’a rien à voir !). Là – oui ! – on retrouve clairement cette réalisation à fleur de peau qui faisait toute la force de « Black Swan ». Pourtant – et les habitués de mes critiques le savent – généralement je ne suis vraiment pas fan de l’usage presque systématique de la caméra au poing. Mais là, il y a une vraie dynamique dans cet usage, le tout savamment associé à un cadrage, un montage, et des mouvements vraiment suggestifs qui, cumulés, parviennent à générer une véritable montée anxiogène de cette atmosphère d’oppression. Et si je laisse de côté l’élément narratif que l’ami Durendal a su me révéler après coup, franchement, moi, ce genre de spectacle, ça me fait monter au septième ciel. Qu’il est bon de retrouver ces cinéastes qui accordent une véritable considération à l’expérience sensorielle au cinéma ! Oui, le cinéma ce n’est pas juste du texte qu’on débite ; une démonstration qu’on déroule ou une description qu’on déverse. Le cinéma c’est aussi dire des choses à travers LES sens plutôt qu’à travers LE sens. Parler aux tripes avant de parler au cerveau. En cela, ce « Mother ! » est génial et satisfait amplement le type de cinéphile que je suis. Moi, vraiment, je me suis régalé, et je me suis d’autant plus régalé que la démarche en termes de propos de la part d’Aronofsky était suffisamment obscure et fragmentaire pour que j’aille y chercher ce que je voulais bien y prendre. D’ailleurs oui, en sortant de ce film, j’avais tellement pris mon pied que j’étais parti pour écrire une bonne critique « 5 étoiles »… Et puis, à la fin de la rédaction de mon post, j’ai eu le malheur d’ouvrir cette foutue page Youtube qui me suggérait d’aller voir le vlog de Durendal sur le sujet… Et là – oui – force fut de constater que j’avais vu dans « Mother! » le film que j’avais voulu voir plutôt que le film qu’Aronofsky avait voulu faire. En fait, le propos ne se révèle pas si fragmentaire que cela. C’est juste un propos arborescent où, d’une thématique centrale, il en dérive un paquet de sous-thématiques. Et donc non : la thématique centrale de ce film n’était pas l’aliénation comme avait voulu le croire le gros adorateur de « Black Swan » que je suis (et accessoirement gauchiste au passage). Non, la thématique centrale c’était bien ce bon vieux spoiler: gros mythe biblique… Or moi, les mythes religieux – et encore plus les mythes des religions abrahamiques ! – ça ne me parle mais alors pas DU TOUT. La philosophie induite par ces textes est tellement antagoniste à la mienne qu’en général, quand on me la serre dans une œuvre quelle qu’elle soit, soit je reste aussi inerte qu’un rondin, soit je me crispe comme un petit déjeuner Kellogg’s. Et autant j’arrivais à me laisser happer par ce tourbillon anxiogène de ce « Mother! » tant que je n’y voyais qu’une forme d’aliénation non définie ; voire un regard sur le couple ou sur le rapport vampirique à la création, autant tout s’effrite dès que je me dis que tout ça n’est au fond qu’une banale allégorie du récit biblique. Parce que oui, Durendal a bien raison. Oui, la maison est bien une allégorie du monde terrestre. Oui, Javier Bardem est bien Dieu. Oui, Jennifer Lawrence est bien une sorte de figure virginale à mi chemin entre la pureté et l’innocence (...pour peu que ces deux notions puissent être différenciées dans la philosophie biblique). Oui Ed Harris et Michele Pfeiffer sont bien Adam et Eve (Le premier n’a-t-il pas une plaie au niveau de la côte que Dieu s’empresse bien de cacher ? Et la seconde n’est-elle pas celle qui va commettre le péché originel en osant détruire le fruit interdit ?). Oui aussi, leurs enfants sont bien Abel et Caïn : le premier étant tué par le second. Oui, la foule qui envahit ensuite la maison est bien l’engeance multipliée d’Adam et d’Eve. Oui, l’enfant qui va naître de l’accouplement de Dieu et de l’allégorie virginale qu’incarne Jennifer Lawrence est bien Jésus (il est offert aux Hommes par Dieu, lesquels le sacrifieront et le dévoreront comme les Chrétiens le font à chaque eucharistie…) Donc oui Durendal : tu as bien raison sur toute la ligne. Ce film se réduit finalement qu’à une banale allégorie religieuse ; allégorie finalement mal gérée puisque soit elle n’est pas perçue par le spectateur et dans ce cas là elle fait perdre beaucoup de sens au film, soit elle est perçue et donc du coup, elle rend le film totalement prévisible. En somme – oui – c’est bête, mais depuis que j’ai croqué dans le fruit du savoir, je n’arrive plus à voir « Mother! » tel que je l’ai vu la première fois, et donc – oui – j’en veux à Durendal pour avoir eu raison, et j’en veux à Darren Aronosfsky pour être retourné à ses marottes de bigot plutôt que d’avoir fait l’effort d’une démarche davantage universaliste…
Mais bon… Malgré cela, je l’avoue : je n’arrive pas à renier mon admiration pour cette œuvre. Cette forme me parle tellement – cette dynamique paroxysmique correspond tellement à ce qui me manque actuellement au cinéma ! – que je ne peux qu’apprécier ce type de démarche. Et puis après tout, on ne peut pas d’un côté réclamer à cor et à cri de l’audace et de la singularité chez les auteurs et de l’autre grimacer dès qu’on tombe sur une aspérité qui ne fait pas consensus. OK, je n’aime pas ce que dit Aronofsky dans ce film là. Je n’aime pas le regard qu’il porte sur l’Humain via ce film là… Mais que j’aime sa façon de nous le transmettre ! Que j’aime son langage qui passe par les viscères ! Alors oui, « Mother! » est ce qu’il est et il dit ce qu’il dit. Il n’empêche qu’il apporte quelque-chose de singulier au cinéma ; quelque-chose d’unique, de rigoureux et de profondément personnel. Là au moins on ne pourra pas lui reprocher à l’ami Darren de s’être plié aux exigences d’un grand studio ou bien d’avoir cherché à séduire la ligne militante d’un grand festival. Non. Ce film est un film profondément aronofskyen, avec tout ce que ça implique de plus beau et de plus discutable. Alors oui, j’adore avec beaucoup de réserves, mais je ne peux m’empêcher d’adorer quand même. Après tout, tout ça n’est que mon point de vue. Et si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
JoMik
JoMik

54 abonnés 275 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 septembre 2017
2h perdues et 3 places de ciné.
Outch... que dire une fille aphone qui crie sa colère hi, hi, hi, un scénario qui part en vrille complètement et n'apporte rien...
N'espérez pas voir un film qui fasse peur, non rien de tout ça... vous sortirez abasourdis de la nullité du produit qu'on vous a servi.
Déception totale...
Dr.90
Dr.90

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2017
Difficile de noter ce film j'aurais très bien pu mettre 1.5 que 5 car Mother! est désagréable, malsain et ennuyeux mais aussi un pur chef d'oeuvre tant l'expérience est inédite !

/!\ Pour ceux qui n'ont pas vu le film : je l'aurais interdit aux moins de 16 ans, âme sensible s'abstenir mais il faut le voir au moins une fois.
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