Ce Qui Nous Lie
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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2017
Cédric Klapish s’est essayé à de nombreux genres durant sa carrière mais force est de constater qu’il n’a pas son pareil lorsqu’il fait le choix de croquer des tranches de vie dans leur plus simple expression. Il l’a prouvé avec sa trilogie culte et auréolée de succès inaugurée avec « L’auberge espagnole », poursuivie avec « Les Poupées russes » et terminée avec « Casse-tête chinois », où il dessinait le portrait d’une génération entière entre amitiés et amours, joies et désillusions. Il s’attaque ici au portrait d’une fratrie dans le cadre des vignobles de Bourgogne. Et il le fait une nouvelle fois avec un sens aigu de l’observation et une toujours une énorme dose d’humanisme. L’acuité de son regard sur les personnages qu’il met en scène se conjugue toujours avec rires et émotion. « Ce qui nous lie » est à la fois une preuve éclatante (et paradoxale) de la simplicité et de la profondeur de son œuvre.

Quelques films se sont prêtés à prendre le vin comme toile de fond, du surestimé « Sideways » outre-Atlantique à « Tu seras mon fils » chez nous, mais jamais le poids des racines, le sens de la terre et l’amour du vin n’avaient été aussi bien rendus sur grand écran quand bien même ce n’est pas le sujet du film. Mais, par petites touches, il parvient à nous faire ressentir sur une année ce qu’est la fabrication d’un vin, des vendanges aux premières séances de dégustation. D’ailleurs ces séquences donnent au film de belles couleurs, du générique de début très naturaliste aux plans larges sur les vignobles aux rendus à chaque fois différents. Mais sa réalisation ne se contente pas de magnifier la Bourgogne. Un plan sur des mains qui s’effleurent en faisant la vaisselle ou un autre sur un frère et une sœur se fondant derrière l’aîné de la fratrie montrent que Klapish ne se limite pas à filmer platement l’histoire qu’il a entre les mains mais, au contraire, regorge d’idées de mise en scène.

Comme toujours chez le cinéaste, on apprécie également cette manière toujours aussi juste de prendre la température au sein d’un groupe. Ces séquences mettant en scène les fin de journées des vendangeurs transpirent le vécu et la chaleur humaine. Mais le noyau du film est le drame familial qui se joue et l’héritage qui en découle. Et si certains moments sont très émouvants (grâce à de subtils flashbacks ou des dialogues pudiques mais explicites), on ne tombe jamais dans le pathos ou dans l’excès lacrymal. L’émotion vient naturellement, sans crier gare, par la force d’un trio d’interprètes parfaits et complémentaires. Comme toujours l’humour n’est pas absent et on rit également souvent de bon cœur comme lors de ces scènes où les deux frères imaginent les dialogues de personnages de loin. Si le film n’est pas exempt de quelques longueurs il fait constamment chaud au cœur et plaisir à voir. Une comédie dramatique impeccable sur les liens familiaux, pleine d’humanité et de beaux sentiments nobles qu’il serait dommage de ne pas déguster.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2017
Alors que j'ai découvert son cinéma assez jeune, je dois bien reconnaître que j'aime beaucoup Cédric Klapisch, notamment sa façon de dresser le portrait d'une génération (Le Péril Jeune, sa saga L'Auberge Espagnole...) ou de tisser des liens entre humains, étudier les rapports familiaux ou encore les tranches de vies (Un Air de Famille).

Ici, il s'intéresse à la transmission d'une génération à une autre et aux rapports familiaux, que ce soit entre enfants ou avec les parents, et il choisit le cadre ô combien passionnant de la Bourgogne et du vin, mes contrées en plus. C'est d'ailleurs là que le film est une réussite, dans la façon de mêler le côté intime d'une famille, avec celui de la saison des vignerons, sachant rendre les deux passionnants et se les faire entrecroiser avec brio, mais surtout mélancolie, justesse et même humour, Klapisch écrivant un scénario bien ficelé.

C'est à travers ses personnages qu'il transmet une certaine émotion, teintée d'une dose de nostalgie où il est question de la transmission, que ce soit des biens ou de la pensées, et du passage à un vrai âge adulte, à l'heure où il faut réellement faire des choix. Ils sont aussi bien écrits que joués (notamment Pio Marmai et Ana Girardot) et attachants, ils rendent les enjeux principaux passionnants, et arrivent à nous faire ressentir ce qu'ils pensent, leurs doutes et sensations. Klapisch montre souvent une vraie justesse dans leur traitement ainsi que les rapports qu'ils vont entretenir.

Néanmoins, et sans que ce soit vraiment gênant, il pêche parfois dans les histoires secondaires, comme celle opposant nos protagonistes évidemment bio face à un autre viticulteur qui ne l'est pas, où là il montre même quelques lourdeurs, notamment dans le message (les non-bios ne sont pas systématiquement des assassins de la planète...). Il se montre moins lourd avec le passage "australien", bien que pas toujours très bien traités, mais qui lui arrive à transmettre une certaine émotion, et même profondeur aux personnages.

Le contexte de l'oeuvre est passionnant et surtout assez juste, il y évoque la vinification sans être dans la caricature et on retrouve plusieurs aspects de ce métier aussi exigeant que passionnant. L'humour est au rendez-vous, grâce aux trois jeunes protagonistes, tandis qu'il sait manier les non-dits pour exprimer des sentiments, notamment entre le père et le fils aîné. Ce qui nous lie a aussi la chance de bénéficier d'une bande son agréable, ainsi que d'un travail sur les lumières et les prises de vues vraiment réussi, Klapisch sachant sublimer ce qu'il met en scène.

Tout en nous emmenant au cœur du vignoble bourguignon, Cédric Klapisch étudie les sentiments humains et les rapports fraternels à travers les quatre saisons vues par la vigne, sachant alterner avec justesse entre mélancolie et humour.
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2020
Un beau film, profond, sensible, intelligent qui nous parle de la quête d’identité et de la place de la famille dans le système social. Comme souvent Klapish s’intéresse à l’homme, en tant qu’être humain, doté de sensibilité et d’intelligence. Ici c’est la mort d’un père autoritaire viticulteur en Bourgogne, qui va obligé ses trois enfants à se remettre en question, à s’auto-analyser et à essayer de définir ce que qu’ils veulent faire de leur vie respective. Il y a le fils rebelle qui était parti en Australie depuis 10 ans, sans donner de nouvelles la fille douée héritière de la tradition viticole, mais fragile psychologiquement, et le fils cadet socialement rangé mais très soumis à sa belle famille. . Mais chaque spectateur va pouvoir s’identifier à l’un de ces personnages, car on touche aux fondementaux de l’organisation sociale, et des relations familiales complexes et tortueuses. . Qu’est-ce que la transmission, les racines, la paternité, la force de la fratrie contre l’adversité,? Comment construire sa vie dans le cadre de la mondialisation tout en conservant ses racines, en restant proche de son terroir. Le film est dense, et en même temps assez lent, qui se déroule au rythme des quatre saisons de la campagne viticole. C’est aussi un très beau « documentaire » sur le monde paysan, l’enracinement à la terre, la Bourgogne et les vignobles sont magnifiquement filmés.Tout est juste, et Klapisch nous confirme qu’il est un grand réalisateur de l’humain. On retrouve le souffle épique et la justesse de ton du « Péril Jeune », LE film portrait de toute une génération. Ou même du très bon travail qu’il a réalisé dans la série 10 %, aux personnages forts et très justes. Une mention spéciale à Ana Girardot, qui se révèle vraiment une très bonne actrice, pleine de sensibilité, de finesse et qui dégage une vraie « luminosité ». On se souviendra de sa magnifique prestation dans « Le Beau Monde », film à redécouvrir, ou elle démontrait déjà tous ses talents, C’est une des actrices les plus talentueuse de sa génération.
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mai 2017
Contrairement au bon vin, l’âge ne semble pas réussir à Cédric Klapisch. Lui qui a si bien su filmer la jeunesse qu’on a vu grandir et mûrir en même temps que son acteur fétiche Romain Duris depuis Le Péril Jeune jusqu’à Casse Tête Chinois, semble prendre un sacré coup de vieux avec Ce Qui Nous Lie. Même avec une nouvelle génération d’acteurs talentueux et prometteurs tous impeccables dans leurs rôles, ce nouveau film ressemble plus à une série télé pour France 3 qu’à un véritable long métrage dans sa succession de scènes qui veulent en dire beaucoup sans vraiment rien raconter au final.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2017
Un film qui fait du bien! L'histoire d'une fratrie liée par le domaine viticole de leurs parents. Les paysages sont magnifiques, les acteurs assurent, l'émotion est là mais sans jamais en faire trop. On peut juste reprocher une vision peut-être un peu naïve et enjolivé, mais qu'importe, on passe un très bon moment.
danae34
danae34

4 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2017
Excellent cru à consommer jusqu'à la lie ;-)
Une belle histoire, de bons acteurs et des dialogues parfaits font de ce film un cocktail à déguster sans modération.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2017
Les histoires de fratrie et d'héritage me plaisent toujours. Du coup, Cédric Klapisch me séduit avec son nouveau long-métrage. Deux frères et une soeur se retrouvent les propriétaires de l'exploitation viticole de leurs parents après leur disparition successive. Chacun à sa vie, son chemin et il n'est pas forcement facile de satisfaire les envies de chacun par rapport aux questions d'héritage et des aspirations. Le cinéaste, avec son talent de manier la camera, arrive à nous toucher dans cette belle histoire, même si certains passages sont très maladroits et font penser à un mauvais premier film, mais l'émotion est bien présente. Le trio d'acteurs est vraiment touchant. Ana Girardot s'impose largement. La bande son et la réalisation raviront les amoureux du style Klapisch. Préparez-vous à avoir envie de boire un verre de vin juste après la séance.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2017
Bonne petite comédie assez légère qui s'appuie sur la relation de frères et sœur sur le thème des vignobles. C'est admirablement joué et réalisé, bien qu'un certain manque de rythme, le film aurait gagné avec 15 ou 20 min en moins. Même si on est pas amateur de vins, on reste intéresser par les vendanges. Bon petit moment de ciné pour changer des gros block busters
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2017
Klapish étonne dans le registre de la comédie. C'est souvent assez amusant et certaines scènes qui symbolisent le passé sont vraiment belles dont celle de PM qui parle à son double (enfant) et lui demande des conseils avant de repartir. C'est léger plutôt comme un vin de Loire mais c'est sympathique. Je ne le qualifierais pas de drame.
caroceintrey
caroceintrey

35 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2017
Ce qui nous lie est la dernière comédie dramatique co-écrite et réalisée par Cédric Klapisch, celui dont la boîte de production s'appelle Ce qui me meut.
Jean (Pio Marmai) revient dans sa Bourgogne natale pour retourner auprès de son père malade, après 10 ans d'absence et un tour du monde. Il retrouve sa sœur Juliette (Ana Girardot) et son frère Jérémie (François Civil), à qui il n'a pas donné de nouvelles depuis près de 5 années. Une histoire de filiation, de fratrie, d'héritage et d'arômes parmi les crus bourguignons...

Le tournage s'est prolongé sur quatre saisons, au cœur de la nature environnante. Les scènes d'enfance, en flash-back fréquents, sont pleines de poésie et de sensibilité. La musique du générique de fin signée Camélia Jordana sied parfaitement au ton du film.

Pio Marmai a remplacé, dans le rôle du narrateur, Romain Duris dans la trilogie L'auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois. Il joue le rôle de l'aîné au sein de la fratrie. Les deux scènes où il double ses proches avec des dialogues absurdes sont très drôles.
Je trouve que c'est l'un des plus beaux rôles d'Ana Girardot, dont l'enjeu est de trouver sa place dans un univers masculin. Tandis que François Civil (Five, série Dix pour cent) doit trouver la sienne dans sa nouvelle famille, au côté de son épouse ; l spoiler: a scène où il ose s'opposer à son beau-père est très réussie.

Marcel qui joue le contremaitre du domaine vinicole est à la fois acteur et vigneron. Il a veillé à la justesse des gestes des acteurs et à l'usage du vocable vinicole adéquat.
Cédric Klapisch fait un sympathique caméo à la fin du film.

Un film attendu qui ne m'a pas déçue, dans la lignée des bons crus de Cédric Klapisch.
stevehx
stevehx

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2017
Un pur Klapish.
Une histoire de famille qui met en scène des sentiments et des ressentiments au sein d'un domaine viticole de Bourgogne.
C'est tendre, c'est doux, c'est amusant et parfois triste, mais c'est un beau film.

A voir
Amaël Colas
Amaël Colas

6 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2017
Vu en avant première en présence de C.Klapish, je ne peux que conseiller ce très beau film. S'il faut absolument lui trouver un thème ce serait sans doute un film sur le vin, les rapports familiaux, la fratrie, l'amour, un film Klapishien quoi, parfois très drôle malgré la trame de fond plus mélancolique, à travers notamment l'histoire de l'acteur principal (magistral Pio dans ce film) et de son père.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2017
Cédric Klapisch est le cinéaste des "feel good movies" à la française, plutôt réussis en général. Celui-là se défend bien et se déguste comme un bon film du dimanche soir sur France 2. Ne voyez aucun mépris dans cette comparaison, j'adore les films du dimanche soir sur France 2. J'entends par là, des films qui ne changeront rien au classement des chefs d'œuvre dans le panthéon des cinéphiles mais qui sont suffisamment respectueux du public et des téléspectateurs pour concentrer les qualités indispensables à un moment de plaisir et de bonne humeur. À savoir : 1/ Une bonne histoire qui permet l'identification 2/Quelques scènes marquantes bien dialoguées 3/Des acteurs au poil 4/Un environnement confortable et rassurant. Le dernier opus de Klapisch les possèdent toutes. J'ai adoré tout ce qui traite de la passion du vin et de sa fabrication dans son ensemble. C'est didactique sans être chiant et j'ai appris plein de trucs. Les relations entre les 3 J sont bien brossées, plutôt drôles et émouvantes. Ce qui se dit sur la famille, la transmission et les racines (généalogiques et géographiques) m'a beaucoup touchée. François Civil (vu dans "Five" et dans la série "10%"), Pio Marmai et Ana Girardot sont irrésistibles de charme et d'aisance. Et la campagne bourguignonne est super bien filmée. Contrat rempli. Les intrigues annexes en revanche parasitent le récit et ralentissent son rythme. Mais il serait dommage de bouder son plaisir et de passer à côté de ce cru plus qu'honnête qui a tous les atouts d'un triomphe populaire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 mars 2017
J'ai eu la chance de voir ce film hier, en avant - première à Mâcon et je n'ai pas été déçue. Ce film, à la fois fiction et documentaire, nous offre de superbes images de la Bourgogne aux 4 saisons et de la viniculture. Nous en apprenons plus sur la fabrication du vin de A à Z, tout en suivant la vie de ces 3 frères et sœurs, confrontés à la perte d'un être cher. Leurs choix, leurs parcours de vie différents, leurs doutes, leurs certitudes, tout cela est sublimé par la caméra de Cédric Kaplisch. Pio Marmaï est excellent dans le rôle du fils tourmenté par son passé et par son couple, le semblant de fragilité et la sensibilité d'Ana Girardot ne la rendent que plus touchante, Jean - Marc Roulot est excellent dans son rôle de vigneron (milieu qu'il connaît, vu qu'il exerce également ce métier en parallèle de sa carrière d'acteur) et enfin, mon gros coup de cœur va à François Civil. En effet, c'est lui qui m'a le plus ému et qui m'a également fait le plus rire. Son rôle de petit frère, qui peine à trouver sa place au sein du domaine familial, sans cesse soumis aux ordres de son beau-père, lui va à merveille. Il est touchant de justesse et je lui souhaite (comme aux autres d'ailleurs) une longue et belle carrière.
Courez voir ce film, du grand Cédric Klapisch.
Jean-Michel Jeantet
Jean-Michel Jeantet

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5,0
Publiée le 25 mars 2017
Excellente histoire où tout le monde peut se reconnaître quand il s'agit de l'héritage moral et affectif de ses parents. Les paysages sont magnifiquement filmés et mis en scène. Le jeu des acteurs est juste et a été unanimement apprécié des professionnels du vin présents lors de l'avant première de Beaune du 24 mars 2017. A consommer sans modération.
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