Moonlight
Note moyenne
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534 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 février 2017
Moonlight est tout simplement sublime. Il traite d'un sujet dont on parle encore trop peu, avec sobriété, justesse, et sans cliché ni pathos. J'ai absolument adoré cette lourdeur du sujet, sans que le réal ne l'ait amené avec ses gros sabots. Tout est fait avec finesse et émotions, entre la démonstration et la suggestion, mais toujours de façon très équilibrée.
Les acteurs sont parfaits. Pas de fausse note, du premier au dernier rôle. Le personnage principal est interprété à tous les âges, par 3 acteurs de talent qui ne surjouent jamais et portent vraiment ce film.
La mise en scène est vraiment parfaite, Barry Jenkins n'a pas peur des silences et la réal est somptueuse.
La musique vient ajouter la cerise sur le gâteau de cette superbe oeuvre qu'est Moonlight. A voir absolument !
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2017
Combien de temps depuis que je n'avais pas vécu une telle "expérience" cinématographique ? Depuis les derniers Pialat ? Ou plus loin encore, Cassavetes ? Voilà à quel niveau se situe le cinéma de Barry Jenkins, même si formellement on est très loin de Pialat ou de Cassavetes : point de rudesse ou de brutalité ici, ni même de chaos "naturaliste"... Non, plutôt une étrange douceur, une sorte de flou, d'indétermination dans la description de cette trajectoire humaine, à la fois singulière - un jeune homosexuel dans l'enfer du ghetto black de Miami - et universelle - la recherche de soi même, quand même le sujet le plus "bateau" qui soit. Certes, cette douceur, ce flou, cette indétermination frustreront le spectateur impatient, ou qui goûte le cinéma "mainstream" qui met facilement les points sur les "i" (et les barres aux "t", aussi...). Par contre, pour qui acceptera de se laisser emporter par ce flux d'images tantôt rêveuses, tantôt incroyablement physiques (ah, cette main qui essuie le sperme qui la recouvre sur le sable de la plage !), la récompense émotionnelle qu'offre "Moonlight" est incroyable... L'empathie permanente que Jenkins montre envers tous ses personnages, la justesse de sa description de la douleur qui paralyse (et éteint littéralement la parole de) Little / Chiron / Black à force d'essayer de comprendre ce qu'il est, ce qu'il ressent, ce que son corps recherche, au sein d'un environnement terriblement éprouvant - drogue, violence des mots et des actes, criminalité, tous les poncifs du "récit de ghetto" sont affrontés un à un, sauf que ce sont ici tout sauf des poncifs - hissent "Moonlight" au niveau des plus grands films de ce siècle, pas moins. Magistralement filmé, monté, mis en musique, interprété avec une précision infinie, "Moonlight" traduit une intelligence et une maturité inattendues chez un réalisateur qu'on n'avait pas vu venir. Il reste à ajouter que, malheureusement, ce genre de récit, questionnant l'identité raciale et sexuelle par rapport aux codes de la société, est aussi infiniment nécessaire, et donc brillamment politique, à une époque qui voit les forces réactionnaires triompher sur autant de fronts.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 février 2017
Je ne comprends pas les éloges presque unanimes. Certes les sujets abordés sont intéressants, mais leur traitement laisse songeur . Entre la lenteur générale, les invraisemblances, l'absence d'intrigue, les caricatures que sont la plupart des personnages (un dealer auquel on voudrait confier ses propres enfants, sa jeune épouse tellement belle et si accueillante, ...)... . bref à moins d avoir deux heures à perdre mieux vaut passer son chemin.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 17 février 2017
Le sujet aurait pu être traité tellement différemment ! L'intrigue est d'une lenteur incroyable, il ne se passe presque rien et les seules actions et dynamiques sont clichées. Nous ne sommes pas plongés dans le film, on le regarde sans émotion. Dommage car l'ambiance, les costumes, le décor, la façon de filmer sont sympa. Je ne partage pas du tout les avis élogieux et j'en suis très déçue !
Cinemaniakmontreal
Cinemaniakmontreal

22 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2016
Huit ans après son premier long-métrage, Medicine for Melancholy, un film indépendant réalisé avec peu de budget, le réalisateur américain Barry Jenkins revient en force avec Moonlight, un second long-métrage, jusqu’à présent unanimement acclamé par la critique. Il y relate, sur près de deux décennies, les épreuves et questionnements identitaires d’un jeune afro-américain des ghettos de Miami. ♥♥♥♥

Jenkins raconte l’histoire de son protagoniste, Chiron, en trois temps. On le verra donc d’abord enfant, puis adolescent et enfin adulte.
La première partie du film débute alors que Chiron, surnommé Little, neuf ans, se cache dans un appartement délabré d’autres jeunes qui cherchaient à l’intimider. Il est découvert par Juan, un vendeur de drogues respecté du ghetto. Chiron, sans père, élevé par une mère négligente, trouvera en Juan une figure paternelle.
La deuxième partie présente Chiron à l’école secondaire, toujours victime d’intimidation, alors que ses questionnements identitaires le tourmentent de plus en plus et qu’il vit ses premières expériences sexuelles avec un de ses camarades de classe.

Enfin, la troisième partie montre Chiron, adulte, devenu un bandit respecté, qui revient à Miami, d’où il avait dû déménager, pour revoir cet ancien camarade de classe qui lui avait inspiré ses premiers émois.
À partir d’une pièce du dramaturge américain Tarell Alvin McCraney, Barry Jenkins a écrit un beau scénario, simple, mais très évocateur. Le fait qu’il soit divisé en trois parties crée des ellipses qui permettent une exploration intéressante du développement des personnages. Cette technique est utilisée de façon particulièrement saisissante dans le cas de la transformation de la mère de Chiron qui s’enfonce de plus en plus dans la drogue.
Malgré qu’il n’en soit qu’à son second long-métrage, Jenkins a réalisé son film d’une main de maître. Les images sont absolument magnifiques, autant dans la photographie que dans les couleurs et les cadrages. Chaque plan est une œuvre en soi. Le tout est monté de façon très juste et inventive, et accompagné d’une trame sonore inspirée, s’harmonisant parfaitement aux images.

En plus de sa technique admirable, le film de Jenkins trouve aussi sa beauté dans les émotions qu’il porte. Moonlight est un film très doux, très humain, très personnel. Il aborde avec sentiments et sans stéréotype un sujet rarement vu au cinéma, l’homosexualité chez les noirs de quartiers pauvres et violents. Le cinéaste arrive à transmettre ses émotions de manière subtile, dans les non-dits, dans les regards, dans les petits gestes.

Jenkins réussit aussi à créer de magnifiques personnages. Si celui de Chiron est intéressant par ses questionnements identitaires, ce sont les personnages secondaires qui volent la vedette. Le personnage de Juan, le revendeur qui prend le jeune garçon sous son aile, est l’un des plus beaux créés au cinéma ces dernières années. L’acteur Mahershala Ali livre une performance charismatique et sensible. À son opposé se trouve la mère de Chiron, Paula, droguée et terrifiante dans sa descente aux enfers. Naomie Harris offre une performance déchirante et intense. Il ne serait pas étonnant de voir les deux comédiens obtenir des nominations dans les catégories de soutien à la prochaine cérémonie des Oscars.

Avec Moonlight, le spectateur noir et homosexuel sera ravi d’enfin pouvoir se voir représenté au cinéma avec empathie, sensibilité et, surtout, réalisme. Par contre, le film ne vise pas que ce seul public. Empreint d’humanité, il a un pouvoir d’évocation universel, apte à pouvoir rejoindre différents auditoires.
Axis.fr
Axis.fr

28 abonnés 146 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2017
Le plus beau film que j'ai vu depuis longtemps. un film qui manquait au cinéma. .. Bouleversant .. je suis sorti les larmes aux yeux.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2017
Une belle surprise que ce film sur un jeune noir des quartiers défavorisés de Miami en quête d’identité. Suivant le parcours du jeune Chiron, sur trois moments clés de sa vie, l’enfance, l’adolescence puis l’âge adulte, "Moonlight" prend habilement à revers tous les clichés inhérents à ce type de film. Acte 1 : "Little" de son surnom, Chiron est déjà la proie de ses jeunes camarades, martyrisé par sa mère toxicomane, il est recueilli par un dealer de crack qui le prend sous son aile, et sera son modèle paternel. Acte 2 : Chiron l’adolescent se sent toujours différent des autres, il cherche à se construire dans un environnement difficile, est persécuté par les caïds du collège et prend conscience de son homosexualité. Acte 3 : "Black", de son nouveau surnom, s’est construit une carapace bodybuildée, est devenu à son tour dealer, semble asexué, indifférent aux autres, excepté Kevin, son ami de toujours. Chiron a suivi la voie de son modèle paternel disparu, et rend visite à sa mère en cure de désintoxication. Pour chaque chapitre de son récit, le réalisateur Barry Jenkins a su trouver un acteur différent. Sa caméra les suit au plus près. Ces trois acteurs pourraient être le même Chiron, c’est impressionnant... On pense alors à l’unique "Boyhood" de Richard Linklater, qui suivait une famille pendant douze années consécutives, avec les mêmes acteurs. Mais Jenkins a su également s’entourer des meilleurs techniciens pour "Moonlight" : la musique, la photographie, la lumière miraculeuse des nuits de Miami, loin des clichés habituels, font de ce film une œuvre qui touche à la perfection, pour peu que l’on se laisse porter la douceur et la sensibilité, jamais mièvre, qui impose à Chiron la nécessité de se faire une toute petite place sur cette Terre.
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2017
Très beau film, très fort, qui suit la vie difficile d'un jeune homme des quartiers populaires de Miami en trois étapes : l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte. Des personnages complexes et attachants, de la violence, les ravages de la drogue, des joies simples comme les bains de mer, et enfin une belle histoire d'amour, ce film nous emporte dans une émotion au delà des apparences.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2017
Ambitieux et audacieux certe, avec des acteurs épatants et plusieurs jolis moments de grâce. Mais la cohérence entre les trois "Chiron" est pauvre, la vulnérabilité des dealers est juste pas plausible (ou si peu !) et surtout, comment croire également à ce moment où on comprend que tout le monde savait qu'un enfant de 8 ans est gay ?! Il y a comme une grande naïveté dans ces maladresses narratives. Dommage car le film devient d'autant plus bancal, on veut y croire mais ça ne fonctionne que trop rarement...
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2017
Déjà le Golden Globe du film dramatique et grand favori aux Oscars, "Moonlight" surprend aussi bien par la simplicité que par la force de son scénario. Découpé en trois actes, il nous montre l'évolution d'un homme, depuis sa petite enfance jusqu'à l'âge adulte, face à l'homosexualité. Et ce qui est original c'est que le film se passe dans le milieu très masculin de la drogue. Du coup la simplicité du scénario est largement compensée. La réalisation aide aussi à compenser car elle est très énergique et joue sur la temporalité. C'est très stylisé tout en laissant place aux émotions. Les acteurs sont tous très bons et touchants. Que ce soit les trois interprètes du personnage principal ou secondaire ou celle de la mère, tous jouent à la perfection. Un film inattendu qui laissera des souvenirs.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2017
Moonlight battra t-il La La Land lors de la soirée des Oscars ? Sans doute pas mais cela n'a que peu d'importance, au fond. La constatation est que si l'on y ajoute Paterson, Loving, Jackie, The Fits, entre autres, en attendant Silence, eh bien nous voici avec un hiver américain séduisant et gouleyant qui contredit ceux qui annoncent la mort du (bon) cinéma américain. Avec sa construction en trois étapes, chacune consacrée à un moment de la vie de son héros Chiron, l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte, Moonlight cherche à définir ce qui nourrit un homme en devenir et forge ses sentiments par l'expérience, celle des autres et la sienne propre qui passe, en l'occurrence, par la violence et la révélation d'une identité. Sous la lune exactement -les plus belles scènes sont nocturnes- le réalisateur, prometteur Barry Jenkins, oppose le mouvement de sa caméra au caractère mutique de Chiron dans un scénario qui défait tous les clichés du genre, film de ghetto, non sans maniérisme parfois, ou alors c'est ce qu'on appelle avoir un style. Il arrive cependant à Jenkins de côtoyer le chichiteux, surtout dans les deux premiers segments du film. Le scénario est assez mince également mais pour une fois ce n'est pas gênant tant le film possède une atmosphère et un joli sens de la temporalité en suggérant les informations plutôt qu'en les assénant et en jouant avec talent sur les ellipses. La dernière partie de Moonlight est la plus probante parce qu'elle est l'aboutissement d'une mécanique en marche depuis son tout début. Au bout de ce film finalement tendre sous l'écorce, les dernières minutes sont magnifiques avec enfin les mots qui viennent aux lèvres de Chiron, enfin apaisé. La destination valait ce cheminement qui a pu paraître un peu long, parfois.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 avril 2017
Un film qui suit la vie pas facile d’un jeune. Des acteurs très bons mais une histoire plate qui aurait sans doute eue plus d’impact sous la forme d’un documentaire. Bref, rien de nouveau sous la pleine lune.
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2017
Donc Moonlight est le meilleur film 2017 selon l'académie des Oscars ? Pas étonnant, après une polémique l'an dernier pour raison qu'il y avait pas de nomination et de récompense pour les personnes de couleur. Ils se sont dit qu'ils vont se rattraper en offrant plusieurs statuettes (dont celui du meilleur film, meilleur scénario et meilleur acteur dans un second rôle pour ce film). Ou est ce seulement une provocation pour le nouveau président des Etats Unis d'Amérique ? Quoi qu'il en soit, le film reste bon dans l'ensemble, même si on en attendait tellement plus (au vu des critiques élogieuses et de ces prix). Il met en scène un Afro-Américain homosexuel et sans père qui subit les foudres de son entourage. Le réalisateur Barry Jenkins sépare le récit en trois parties distinctes avec un héros qui passe de l'enfance à l'adolescence puis à l'âge adulte comme l'avait fait Derek Cianfrance dans l'éblouissant The Place Beyond the Pines. Dès la première scène du film, le cinéphile assiste à une caméra virevoltante. Elle filme spoiler: les corps en ébullition,
ce qui est intéressant. Esthétiser le milieu est également une bonne idée ! Le premier segment est toutefois le plus fort. C'est là où on découvre un style spoiler: - la séquence de la plage est très belle -
et tous les comédiens s'avèrent convaincants. Mahershala Ali, qui a obtenu l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle campe un viril père de remplacement, il est charismatique. Et Naomie Harris, toujours très crédible dans ses rôles et à contre emploi des James Bond. Arrivé à l'âge de l'adolescence, il y a des passages qui doivent être traités dont Moonlight accomplit son devoir spoiler: - les intimidations à l'école face à l'homosexualité du garçon -
par exemple. La conclusion donne des moments touchants au public. Il est regrettable que spoiler: la dernière scène nous laisse sur la faim...
A noter les trois acteurs qui interprètent Cherion pendant les trois actes sont impeccables ! La bande son demeure honnête, sans être omniprésente pour autant afin de laisser place à des dialogues prenants. Enfin, Moonlight interroge sur la vie. Cela marquera toute une génération américaine !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 février 2017
Avec ses 8 nominations aux oscars autant dire que "Moonlight" me faisait énormément de l’œil. C'est pourquoi j'ai décidé d'aller le voir le jour de sa sortie.
Et je dois avouer que ce film a parfaitement comblé mes attentes... Jusqu'à sa 3ème partie. Mais j'y reviendrai plus tard.
Commençons par ce qui selon moi fait la force du film, son fond. L'histoire de Chiron est particulièrement touchante et soulève beaucoup de questions sur différents sujets: La délinquance, les ghettos américains, la drogue, le rapport à la mère, la découverte de sa sexualité, l'homophobie ou encore le harcèlement.
Ce fond est parfaitement servi par sa réalisation avec pendant une bonne partie du film un coté "caméra à l'épaule" au niveau de la mise en scène qui peut parfois être dérangeant (certaines scènes illisibles car beaucoup trop de mouvements) mais qui nous rapproche du personnage et donc nous touche encore plus. La BO est magnifique et bien utilisée. Et la photographie est impeccable avec un bon travail sur les lumières et les couleurs.
Les acteurs sont très bons, aussi bien les 3 acteurs qui jouent Chiron que les seconds rôles. Dans les 2 premières parties Chiron est très touchant en grande partie grâce à la performance des acteurs et le 3ème acteur incarne plutôt bien le Chiron "Badass".
Enfin au niveau du scénario, c'est là que le bât blesse. Le film est écrit comme un triptyque qui décrit l'enfance, l'adolescence et la vie d'adulte du personnage. Et autant les 2 premières parties sont très bonnes, autant la 3ème m'a ennuyé jusqu'à la fin. Elle avait pourtant un bon potentiel avec un Chiron plus badass mais n'a pas réussi à me toucher comme les premières.
In fine, "Moonlight" est pour moi un gachis. Ce film avec une 3ème partie mieux géré aurait pu me marquer pour des années mais reste juste un bon film à cause de cela. Le film méritait mieux. Dommage.
3,5/5
Magmartigan
Magmartigan

32 abonnés 51 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2017
Bon film. Mais surestimé selon moi par La critique et l'académie des Oscars. Interprétation remarquable. Perfection technique, qui prend malheureusement parfois le pas sur l'humanité du personnage et l'émotion qu'on a pour lui.
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