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LeFilCine
198 abonnés
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2,5
Publiée le 23 février 2017
Pendant trop longtemps le film de Barry Jenkins ne dit rien de ses intentions et perd donc facilement le spectateur. On y suit un jeune garçon timide qui fait face à des problèmes scolaires et familiaux. Rien de bien original donc sous le soleil floridien. Le choix fait par le réalisateur de cacher au maximum son sujet, à savoir les problèmes de différenciation liée à la sexualité dans un milieu difficile, n’apporte pas grand-chose au récit. Ce mystère qui entoure le personnage du jeune Chiron est rendu encore plus opaque par le choix qui a été fait de découper le long-métrage en trois parties, dans lesquels trois acteurs bien différents incarnent le garçon. Cela ne nous laisse pas le temps d'avoir de l'empathie pour le personnage, et on a même l'impression d'avoir à faire à une tout autre personne tant les transformations physiques sont importantes. Il y a sans doute une partie et donc un acteur de trop. Mais s’il y a bien une constante dans ce triptyque c’est le mutisme du jeune héros. Proposer un personnage qui est aussi peu affable, pourquoi pas, cela s'est déjà vu. Mais dans ce cas-là il faut pouvoir compter sur d'excellents acteurs qui ont le talent nécessaire pour exprimer des choses autrement que par la parole. Et sur les trois comédiens qui interprètent le rôle principal, seul le deuxième (Ashton Sanders), dans la partie adolescente du récit, s’en tire plutôt pas mal. L'enfant de la première partie et le jeune adulte de la troisième ne dégagent pas grand-chose et laissent de marbre. Heureusement les seconds rôles font bien meilleure impression, notamment les personnages féminins interprétés par Naomie Harris et Janelle Monae. Le final, baigné d’une belle atmosphère, est plutôt touchant et conclut le film de belle manière.
C'est avec presque un an de retard, mais j'ai enfin vu Moonlight, et ça valait le coup d'attendre. J'avais peur que le film m'ai été sur-vendu, et ce n'est absolument pas le cas. Enfin, un film qui se passe dans une banlieue défavorisée américaine, et dont le principal sujet n'est pas le fait de vivre dans une banlieue défavorisée américaine. Justement, les troubles sociaux et la délinquance servent de toile de fond à cette histoire d'amour, c'est en arrière plan qu'on la devine, qu'on en distingue les contours, et elle ne croise l'histoire centrale qu'à quelques reprise. Cette manière de représenter la vie des quartiers s'avère être bien plus juste et efficace que si le film ne parlait que de ça. Il est impressionnant de constater comment les trois comédiens qui interprètent Chiron aux trois périodes de sa vie jouent ce rôle avec une harmonie rare, l'on croirait vraiment voir grandir le même jeune homme. Mention spéciale à Alex Hibbert qui, pour son âge, offre une prestation surprenante. Ce film, tant dans son écriture que dans sa réalisation est d'une justesse et d'une douceur sans pareil, l'émotion nait de petits détails, de mots cachés au détour d'une phrase, et elle n'en est que plus forte. Enfin, Moonlight se démarque également par une photographie sublime, presque onirique par moment, avec ses couleurs irréalistes qui donnent l'impression de se trouver dans un rêve ou dans un compte. Par ailleurs, la photographie, couplée à la bande originale, principalement constituée de musique classique donne au film une dimension baroque, étonnante et magnifique. Moonlight n'a certainement pas volé son oscar pour meilleur film, et est devenu au moment où je l'ai vu un classique instantané.
Je ne m'attendais vraiment pas à ça... prendre un cas et le défendre en plaidant que celui-ci est commun dans ce genre d'environnement... non je ne suis pas d'accord! dommage j'aime bien Ali! bref ce film est pour un public spécifique et nous enferme dans des clichés! note positif Janelle wow...
Il y a dans Moonlight un peu de la magie qui faisait le charme de Boyhood : ressentir l'épaisseur du temps qui passe.
Dans le chef d'oeuvre de Richard Linklater, c'étaient les acteurs eux-mêmes qui vieillissaient. Ici, le même personnage est joué par trois acteurs différents, à trois âges de la vie.
Le premier grand mérite du film est de rendre crédible les transformations physiques du personnage : plutôt gringalet dans les deux premiers épisodes, il se transforme en armoire à glace dans le troisième. Au premier abord, l'effet est déstabilisant, mais la qualité de jeu des différents acteurs parvient à installer une continuité psychologique parfaite, principalement sur la base de regards et d'expressions.
Ce miracle est rendu possible par l'exceptionnelle direction d'acteur du réalisateur Barry Jenkins. Sa caméra semble caresser les personnages avec tendresse et émotion : plusieurs scènes du film sont des bijoux de délicatesse et de justesse. La scène du restaurant, dans la dernière partie du film, est un magistral moment de cinéma, qui semble condenser l'essence d'une vie dans un espace somme toute quelconque, par la seule grâce de la mise en scène.
Lorsqu'on a dit tout cela, le fait que le personnage principal du film soit homosexuel semble à la fois accessoire (le film est avant tout un portrait élégiaque et dépité) et fondamental (tout ce qui s'y passe ou presque renvoie à la condition de Noir gay dans un environnement défavorisé).
C'est beau, et c'est un des grands moments de cinéma de 2017.
Un film qui gagne a être vu deux fois , sa beauté esthétique et la force des symboles qu'il véhicule dans quelques scènes fortes devient plus évidente . Tous les acteurs font sens à des âges différents sans perdre en cohérence , c'est assez remarquable et est bien expliqué au fond . J'ai noté la scène ou l'enfant apprend à nager et celle(s) ou adulte il se retrouve devant son ami d'enfance . Il y en a beaucoup d'autres en fait , avec sa mère notamment .
Un film très plat, on s'ennuie vite, tout le long du film on espère quelque chose, mais rien n'arrive jamais, seule la qualité du jeu des acteurs ne nous donne pas envie de quitter la salle. filmer et de très près la vie difficile de quelqu'un n'est pas donné à tout le monde, la vie d'Adèle avait réussi cela parfaitement, là je trouve ça raté.
Sincèrement sublime Non seulement l'histoire et magnifique mais elle est aussi d'une profondeur rare à Hollywood De plus le film est magnifique a regarder. Les couleurs et l’éclairage s'assemblent et s’harmonisent a merveille. Des scène comme celle dans l'eau sont particulièrement réussi.
Nul, nul, nul. Consternant de voir autant de critiques positives. Histoire bancale, aucun rythme, je ne vois pas l'intéret et je deconseille fortement.
Certainement pas le chef d’œuvre annoncé urbi et orbi... De gros sabots dans les deux premières parties, qui résonnent très fort sur le pavé des bonnes intentions. Et la troisième partie, sans doute la plus intéressante, contient une révélation de taille, dont curieusement personne ne parle : Chiron n'est pas homosexuel, au sens où on l'entend, il n'a tout simplement pas de sexualité. La seule personne qui l'a "touché", c'est Kevin, il n'y en a pas eu d'autres, et l'on peut supposer qu'il n'y en aura pas d'autres. C'est son seul et unique amour. Ce qui rend le personnage de Little encore plus fragile, malgré sa carrure et ses fausses dents en or.
Moonlight, c'était le film à contre-courant de l'époque actuel sous le règne de Donald Trump, peu ouvert aux homosexuels. Donc, ce film sort au moment où les USA s'embrasent, notamment sur les questions sociétales. Au-delà d'avoir été élu meilleur film aux Oscars, Moonlight s'annonçait pour moi comme LE film à voir, car un image moral, de vie était montré à l'intérieur de ce film. C'est vrai. Mais, par contre, le contraste est saisissant entre la première partie du film où les scènes sont choquantes, peut-être très réalistes dans ce monde où les homosexuels sont mal traités. Mais, aussi par rapport au phénomène d'harcèlement présent dans les écoles. En vérité, la deuxième partie est relativement lente, peu intéressante, on parcourt les dialogues sans trop d'intérêt alors que la première partie vaut bien son Oscars, mais la deuxième est insipide etc'est bien dommage.
Adaptation de la pièce autobiographique de Tarell Alvin McCraney (In Moonlight Black Boys Look Blue), Moonlight est le premier long-métrage de Barry Jenkins qui via l’histoire de l’auteur, revient sur la sienne. L’action du film se déroule d’ailleurs dans le dangereux quartier de Liberty City à Miami où ont grandi les deux hommes. Sublimé par une magnifique photographie qui privilégie les jeux d’ombres et la superbe musique entêtante de Nicholas Britell, Moonlight pâtit fatalement de quelques défauts (un résultat presque logique quand il s’agit d’une première oeuvre). Triptyque, le film de Jenkins revient sur l’histoire de Chiron en se concentrant sur trois instants de vie qui l’ont construit. Qui dit trois époques, dit trois acteurs. Si tous sont excellents, l’incohérence dans la continuité physique du personnage peut...
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La forme est belle, les acteurs parfaits, les images magnifiques, la musique intéressante, bref la mise en scène est au top. Mais malgré tout, le fond sonne un peu creux. Ce qui donne du sens à un film, c'est sa fin. La fin indique l'intention générale, ce vers quoi le réalisateur a voulu tendre. Selon moi, la fin manque ici de consistance et ne permet pas de donner du relief à ce qui reste alors comme un bon film, un peu contemplatif, mais auquel il manque un petit quelque chose.
être noir et gay. c' est dure dans cette contrée pleine de préjugées . le film dépeint avec justesse et précision la vie difficile d'un jeune garçon qui fuit une mère accroc a la drogue. avec une grande émotion et une simplicité déconcertante il nous offre des horizons inconnus de la communauté noire aux états unis, filmé la vie de cette façon est assez rare pour être remarqué
En divisant son film en trois parties, où chacune attaque un morceau d’une décennie de la vie du héros Chiron, pour aborder des sujets difficiles, Barry Jenkins fait preuve de maîtrise. En esquivant tous les clichés, le réalisateur livre, avec Moonlight, un long-métrage dont le visionnage résonne encore, une fois sorti de la salle. Une œuvre rare et un des meilleurs films de l’année.
Des images superbes, des visions fugaces porteuses de sens, des comédiens impeccables et bien menés. Mon seul minuscule regret est l'inconsistance de nombreux dialogues. Ce n'est pas trop grave néanoins, en regard de la beauté du film.