Alors alors, après avoir beaucoup fait parlé de lui sans rien avoir demandé a personne (Oscar du meilleur film, meilleur scénario adapté et meilleur acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali) et & an après la hype autour du film j'ai vu Moonlight, LE drame social Américain de 2017. Et force est de reconnaître que c'est excellent. Parce qu'après coup, qu'est ce qui reste au spectateur après le visionnage de Moonlight? En ce qui me concerne: la musique et les images. Et déjà ça devrait vous convaincre de regarder ce film. Moonlight a beau être un pur drame, il n'oublie pas la composante essentielle a tout film, la mise en scène. Parce que y a pas a dire, en terme de réalisation, montage, photographie et colorimétrie ce film réussi un sans faute. On a de tout, du plan séquence, des jeux de focales et de profondeur de champ, des scènes rêvées, de la caméra épaule et chaque plan est en parfaite adéquation avec le récit et renvoi a un élément du scénario. On va pas se mentir, j'ai beau être un très grand admirateur de Damien Chazelle et son La La Land mais clairement, Barry Jenkins n'aurait pas démérité face au Francis si il avait gagné l'Oscar du meilleur réalisateur. D'ailleurs si je devais spéculer sur la façon dont Jenkins a eu toute ses idées de mise en scène, je dirais qui'il a fait une cuite devant L'Enfant des frères Dardenne et que pour soigner son mal de tete il se serait défoncé au LSD devant The Neon Demon. Je vois que ça. Maintenant parlons des acteurs. Enfin pas vraiment, ils sont tous parfaits, des enfant au adultes, aucune fausse note c'est du tout bon rien a ajouter. En terme de scénario, je rappelle que le film parle du jeune Chiron dans les années 80 a Miami qui au fil de sa vie (que l'on suit en 3 parties de ses 8 a 30 ans environ) va découvrir qu'il est gay et s'affirmer en tant que "lui même" le film tournant autour du thème de la découverte de soi. Et on tient la un des gros point fort de Moonlight, la ou n'importe quel autre drame aurait tourné vers le misérabilisme du pauvre petit Chiron noir aux USA a Miami au milieu du traffic de drogue, Jenkins oriente son film vers un coté bien plus universel dans les thèmes abordés qui dépasse le stade du contexte de vie de Chiron, bien que le film aborde le sujet de la drogue et du fait d’être noir aux USA (même si ce n'est clairement pas ce qui intéresse le film). Cela permet une véritable identification a Chiron qui est un personnage très attachant.
Je terminerais par la musique qui est tout simplement su-blime au point même que comme beaucoup j'ai douté sur les compositions que j'entendais, ne sachant pas si elles étaient classiques ou originales tant elles sont marquantes et accompagne parfaitement le récit. J'ai tout dit en ce qui me concerne, sachez que même si comme moi vous êtes plutôt récalcitrant a voir ce genre de film, Moonlight a peu de chances de vous décevoir, clairement j'ai pas vu d'aussi bon drame social depuis Deehpan de Jacques Audiard. Foncez, c'est du quasi tout bon!