Sans être extraordinaire, ce long métrage asiatique est tout de même un bel hommage au grand Akira Kurosawa ( par ailleurs scénariste du film ) et il n'est pas étonnant, d'ailleurs, que ce soit Takashi Koizumi ( directeur adjoint de certaines oeuvres du maître japonais comme " Ran " ou encore " Rêves " ) qui en soit le réalisateur. Si l'histoire est assez basique dans son style, cela n'empêche pas de passer un très bon moment grâce, d'abord à un casting qui est tout à son aise ( notamment Akira Terao qui joue avec une belle présence le rôle principal ), et aussi par rapport au fait que l'artistique du film est vraiment réussi. En effet, les décors, les costumes ou encore la photographie sont vraiment magnifiques et le tout rend ce long métrage vraiment aguicheur. Notons, également la présence d'une musique particulièrement apaisante et de combats, malheureusement pas assez présent, mais tout de même joliment réalisé. A découvrir donc pour les fans de chambara.
Dis Droogie, tu t'y connais toi en samouraïs ? Non j'dis ça, parce qu'il paraît qu'un type du nom de Takashi Koizumi a rendu hommage à Akira Kurosawa, en adaptant un scénario que le grand cinéaste nippon avait écrit sans avoir pu le tourner. Scénario lui-même inspiré du roman de Yamamoto Shugoro, si mes souvenirs ne s'obscurcissent pas.
Mais oui Droogie, d'ailleurs je l'ai vu, donc je vais pouvoir t'en parler. Après la pluie, c'est son titre en VF. Sur fond de morale bouddhiste et de philosophie prônant le libre-arbitre, le film est un cours magistral ce qui fait les fondements même de la vie et de nos positions face aux choix à accomplir. D'ailleurs, la femme de notre samouraï fait finalement office de guide spirituel, puisqu'elle lui fait prendre conscience du fait que ses choix n'appartiennent qu'à lui, et qu'il est son propre maître.
Très bel hommage à un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinoche que nous livre ce Takashi Koizumi, écrivain avant d'être réalisateur. Faut pourtant bien dire que le bougre s'en sort bien derrière une caméra ! Le film est limpide, beau, poétique et doucereux pour l'oeil et l'oreille et l'esprit du spectateur. On est bien loin de l'ambiance de Tigre & Dragon. Ici, tout se fait dans la douceur calme (aucun pléonasme !), voire religieuse, et cet environnement serein est absolument nécessaire à la qualité finale du métrage. Les images délivrées par la caméra sont superbes, ainsi que la bande son, complètement immersive. Côté comédie, la barre est également placée très haute, avec un coup de coeur pour Akira Terao, le samouraï qui botte des culs avec le manche de son sabre. Un film qui confirme que le cinéma asiatique est tout de même de très, très haute facture, et malheureusement trop peu connu.
Un très beau film, à la fois sobre et passionnant. J'ai vraiment aimé le passage dans l' auberge où tous les occupants se mettent à chanter. On a envie d'y être et de se saouler au saké avec eux.
Cinéma d'auteur, d'accord. Cinéma humaniste dans la lignée du travail de Kurosawa, d'accord. Imagerie et utilisation de l'art martial sublimes, d'accord. A côté de ça je me suis ennuyé. C'est beau et intelligemment fait, mais excessivement lent et cette lenteur nuit au plaisir de voir et de comprendre ce film.
Belle histoire que celle de ce samouraï sans maître qui veut apporter de la joie autour de lui. Très épuré, le film se regarde avec beaucoup de plaisir, il communique un peu de la paix intérieur du personnage. De très beaux moments (comme le repas des paysans ou encore la démonstration du samouraï) ponctuent ce film qui montre aussi des paysages naturels magnifiques. Toutefois on se dit quand même que Kurosawa aurait fait quelque chose de plus intense, en rendant peut-être l'ensemble plus sombre, mais c'est peut-être l'aspect téléfilm (surtout visible sur les éclairages nocturnes) qui donne cette impression finale. Remarque sur le DVD (suite à une critique laissée par un visiteur) : il y a bien des sous-titre en français, il faut juste veiller à avoir son lecteur DVD correctement configuré (option sous-titre automatique activée), parce qu'effectivement il n'y a pas d'option pour le faire dans le menu du DVD.
Un film très agréable qui paraitra insuffisant à beauceaup, l'art de l'esquive utilisé dans les combats l'est aussi pour le scénario, mais il s'en dégage une belle sérénité.
Un bel hommage a kurosawa wue ce film empli d'humanisme qui délaisse les scénes d'action pour simplement s'attarder sur une tranche de vie de ces personnes retenues par la pluie dans une auberge.A l'image d'un jardin japonais tout y est beauté, simplicité et harmonie. Un film servi par un casting impecable, dont Shiro mifune le fils du plus grand des japonais.
"Après la pluie" est un film calme, posé, mais avec beaucoup d'entrain dans un autre sens. Le film relatte admirablement d'un côté l'histoire d'un samourai vivant par son sabre et ayant malheureusement du faire pour vivre des duels dit "primés" (ce qui était interdit), et de l'autre un Daimio (seigneur) cherchant un maitre d'arme intègre et noble d'esprit pour sa maisonné et pour former la jeunesse. L'acteur maitrise indiscutablement l'art du kenjutsu, ce qui rajoute fortement du poids et une forte crédibilité au film qui fini sur une note optimiste.
Dans la lignée de Kurosawa, film empreint d'humanisme. Néanmoins, destiné seulement à ceux qui connaissent le genre, sinon il peut paraître étrange et ennuyeux. Mon unique reproche: ils pètaient jamais les japonais de l'époque? (des fois franchement on a envie de foutre une beigne à la femme du samouraï)
"Apres la pluie" fait definitivement parti de ces films que l'on peut voir et revoir sans se lasser, une oeuvre a la fois simple et onirique, les pieds sur terre et l'esprit leger. Les interpretes sont excellents, le theme tres humaniste et pacifiant, l'arriere gout optimiste. Certains reprocheront le manque d'action, mais ce film n'a pas pour vocation d'etre un chambara mais plutot un conte, le cliche improbable d'un instant de vie de ces personnes bloquees par la pluie. On s'attache aux personnages, a leurs personnalites et leur evolution, aux incomprehensions et a leurs consequences, pour a la fin, comme notre ronin, sortir de ce film lave de nos regrets. Monsieur Koizumi nous offre ici une belle realisation qui aurait pu ne pas voir le jour et qui est a mon sens digne du scenario de Kurosawa. Des remerciements doivent egalement aller a Monsieur Chouraqui et sa societe de production "7 films cinema" pour avoir en partie finance une si belle oeuvre.
Une histoire simple peut donner un beau film, la preuve. La simplicité à la fois du scénario et de la réalisation nous plonge ici dans une certaine sérénité et un calme qui colle avec l'esprit du film, ce qui donne à penser que le simple est ici bel et bien travaillé.
En reprenant le projet du maître disparu, Takashi Koizumi s'exposait à l'inévitable dichotomie d'opinion : ceux qui sont ravis par le résultat, majoritairement les cinéphiles, et ceux qui disent que l'assistant ne vient pas aux chevilles de l'immense Kurosawa, les critiques dans l'ensemble, Télérama en tête, bien entendu. Certes, quelques relâchements dans le montage atténuent parfois la tension et fait perdre un peu de densité à l'ensemble. Certes le film s'attaque avec mollesse aux codes de la Bushido ( mais est-ce vraiment son propos? ). Certes la symbolique de l'âme et du sabre n'ont pas la force de Dai-bosatsu tôge (Le sabre du mal), mais Kurosawa la veut positive et non négative comme dans le film de Kihachi Ikamoto. De ce positivisme Koizumi tire un film tout en douceur et sérénité construit avec finesse par petites touches, beau comme un tableau de Monet, paisible comme l'esprit Zen qui l'habite de bout en bout et dont le final optimiste apporte le rayon de soleil après la pluie,.