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Didier A.
20 abonnés
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3,0
Publiée le 15 janvier 2017
Film porté essentiellement par la juste interprétation de François Cluzet et Denis Podalydès. L'histoire elle est un peu poussive et manque de ressort. Je suis sorti de la salle avec cet étrange sentiment de ne pas avoir compris dans le détail cette intrigue politico barbouze, tout en ayant passé un agréable moment mais sans plus...
Un film qui aurait mérité bien 30mn de plus pour approfondir l'intrigue et la personnalité . Sentiment mitigé à la sortie de salle au final avec une fin un peu bâclé, cependant les acteurs sont très bons. Bande son excellente.
Personne n'a expliqué aux deux scénaristes qu'en 2016, il existe des logiciels de transcriptions automatiques voix/textes (on peut faire ça dans Word par exemple) on ne leur a pas expliqué non plus qu'on pouvait travailler sur ordinateur sans qu'il ne soit connecté à quoi que ce soit. Donc cet emploi de dactylographe transcripteur ne peut exister. Mais en admettant, qu'est ce qui nous reste, une intrigue incompréhensible, plate et sans rythme, un rôle féminin inaudible, un final abracadabrantesque, un Cluzet monolithique, Il ne reste que l'ennui… et le regret d'avoir perdu son temps.
F. Cluzet est vraiment excellent dans ce film. C'est un thriller tendu, inquiétant et très intéressant. En même temps c'est affolant de voir cette réalité terrifiante.
Je n'avais pas beaucoup d'attente pour ce film, la bande annonce m'avait donné envie d'en savoir plus sur les personnes qui embauche Duval et le pourquoi de ses écoutes téléphoniques. J'ai personnellement trouvé qu'il n'allait pas au bout des choses et qu'il manquait beaucoup d'éléments à cette histoire. Certes on apprend enfin comment Duval avait été recruté et l'influence des services secrets dans la politique, mais rien de bien nouveau sous le soleil. On nous place à un moment donné de l'histoire et on l'arrête sans grande explication, ni résolution. Duval reprend son train train quotidien, tandis que les services secrets continus leur travail. Je dois cependant reconnaître que le personnage de Clément m'a donné froid dans le dos, sous ses apparences on devine un petit nerveux qui régente tout. L'ambiance est plutôt pesante et on a hâte de découvrir le pourquoi du comment. Mais je pense que le film reste trop en surface, où alors je n'ai tout simplement pas compris le message.
Deux ans après un « burn-out », Duval ne parvient pas à sortir du chômage. Contacté par un homme d’affaire énigmatique, il se voit proposer un travail simple et bien rémunéré : retranscrire des écoutes téléphoniques. Aux abois financièrement, Duval accepte sans s’interroger sur la finalité de l’organisation qui l’emploie.
La mécanique de l'ombre est un thriller politique dans lequel un chômeur accepte un job de retranscription d'écoutes qui finissent par lui mettre la puce à l'oreille. Il a mis le doigt dans un engrenage qui va rapidement le dépasser.
Le film de Thomas Kruithof flirte avec l'ambiance du "procès" de Kafka pour son coté secret et implacable et "Adieu poulet" pour son coté politicard franchouillard pas net...ce qui sied à la période que nous traversons.
J'ai trouvé le film moyen. Il se laisse regarder et on prend plaisir à voir le regard de Duval (François Cluzet) devenir de plus en plus inquiet face à une situation qui le dépasse et qui le rend de plus en plus paranoiaque. D'autant plus qu'entre un commanditaire énigmatique et maniaque (Denis Podalydes), un collègue encombrant (Simon Abkarian), une collègue de son groupe de parole (Alba Rohrwacher) paumée mais vraiment curieuse, la situation se tend dangereusement tout autour de lui...
La dernière demi heure est assez amusante, hélas, le film ne se situant pas dans ce registre. Pour clôturer l'intrigue, un retournement de situation invraisemblable presque comique...ce qui fait passer Labarthe (Sami Bouajila), gradé de la DGSI, pour un ambitieux sans scrupules âpre au gain soit dit en passant.
Le tout filmé dans le quartier bien choisi et déshumanisé de la Défense ne m'a pas semblé trop convaincant.
Deception , malgres un excellent casting et un debut intrigant , la suite n'est pas a la hauteur , manque de tension et un peu de confusion entre les differents personnages , ce qui ne permet rarement de rentrer dans ce film.
Sur un genre déjà vu où l’action prime trop souvent sur le scénario, « La mécanique de l'ombre » est une claque totalement inattendue. Elle est d’autant plus percutante qu’il s’agit du tout premier film de Thomas Kruithof ! Loin des ténors du genre, ce polar politique dispose d’un style à part ainsi que d’un scénario élaboré et intelligent. La mise en scène et les décors sont volontairement minimalistes et dépourvu d’enseignes publicitaires et de tout ce qui permettrait de pouvoir déterminer une époque. Ce qui pourrait paraitre comme un manque de moyen est en fait une façon subtile de nous faire perdre nos repères. En effet, ce cadre austère offre une identité visuelle très personnelle qui devient de plus en plus pesante. C’est dans cet écrin sombre que les personnages évoluent jusqu’à suffoquer (et ça n’est pas rien de le dire !). Tous les acteurs campent parfaitement leur rôles, avec une mention très bien pour Denis Podalydès en contre-emploi qui est totalement terrifiant. François Cluzet n’est pas en reste avec un jeu tout en intériorisation et rage explosive. L’intrigue, d’apparence simple, est de plus en plus prenante et angoissante et ce, jusqu’au dénouement, sans jamais faillir. Le cynisme ainsi que les multiples intrigues et manipulations des services d’espionnages sont bien ficelés et totalement ancrés dans le paysage politique. Le sujet est actuel mais fait aussi référence à des magouilles du passé (un président qui joue avec la libération des otages, ça ne vous rappelle rien ?). Il y a de quoi être captivé par cette sombre plongée d’une personne lambda dans la nébuleuse opaque et profonde des coulisses de l’espionnage. Sans oublier la douloureuse paranoïa aigüe que cela engendre. Voilà un thriller fort, simple en apparence et percutant, qui met en avant un aspect méconnu du contre-espionnage actuel : le low-tech (l’usage de machine à écrire qui revient à la mode dans les services d’espionnages tant le numérique n’est pas fiable au niveau de la protection des données). Cela donne à réfléchir sur les dérives du patriotisme et celles du pouvoir politique qui est totalement dépendant de l’obtention et de l’usage de données sensibles. Et au-dessus de ce sombre nuage plane le pouvoir ultime qui est conféré à ceux qui obtiennent et connaissent ces informations sensibles et secrètes. Sans oublier la soumission que cela implique… Glaçant et percutant : à ne pas manquer !
Film sombre sur à la fois la manipulation de l'information, son impact sur les décisions politiques et le rôle joué par les services officiels et officieux de l'état en la matière. Un jeu d acteurs juste on se laisse prendre au jeu. Thématique de plus en plus présente dans les films où est dénoncé les travers de la technologie qui amènent à s'en défaire au risque d'être pris à son propre jeu. Difficile aujourd'hui de se passer de la technologie qui nous met à la merci de toutes les manipulations.
Un film d’espionnage froid et inquiétant dans lequel Cluzet est pris en otage. On ne voit rien des dessous et on imagine les rouages pour dérouler tout cela sans qu’il en soit conscient. C’est tendu et prenant
Pour son premier long métrage, Thomas Kruithof a choisi de remonter le temps en réalisant un film d’espionnage dont l’action se déroule de nos jours mais qui s’apparente aux films d’espionnage psychologiques que proposaient des réalisateurs comme Costa-Gavras il y a une bonne quarantaine d’années : un film sans effets spéciaux, un film dans lequel prévaut l’utilisation de matériel qui, aujourd’hui peut paraître anachronique, mais qui présente le mérite, pour le monde du secret, d’éviter les fuites telles que celles qui ont donné naissance à l’affaire Snowden. Dans son scénario, le réalisateur et ses acolytes ont amalgamé des éléments qui font penser à deux affaires dont on a eu vent dans un passé récent : l’enquête concernant Ziad Takieddine et le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et la gestion de la crise des otages du Liban en 1985-1988. Duval est un homme de l’ombre, un employé qu’on ne remarque pas, un homme qui ne vote pas, qui n’a jamais voté, un exécutant perfectionniste qui s’efforce de satisfaire sa hiérarchie sans se poser de questions et qui, à la suite d'un burn-out et d'une longue période de chômage, va accepter un travail qui va l'entraîner au milieu d'affaires qu'il ne comprend pas et de gens qui le manipulent. Concernant les comédiens, on retrouve dans ce film à la réalisation très habile un bel échantillon de la fine fleur masculine du cinéma français : François Cluzet, Denis Podalydès, Simon Abkarian, Sami Bouajila.
Après un burn-out, un comptable (François Cluzet) va traverser 2 années compliquées à essayer de stopper sa dépendance à l'alcool et tenter de retrouver un emploi. La chance lui sourit à nouveau : un homme mystérieux lui propose de travailler pour lui en retranscrivant sur papier des écoutes téléphoniques. Le mécanisme de ce polar est alors en place... Du très bon Cluzet, dans une intrigue captivante à l'atmosphère lente et pesante. J'ai aimé ce thriller plongeant un innocent au coeur d'un imbroglio entre les services secrets et un complot politique. Prenant et plaisant.
Un thriller politique prenant au climat pesant, porté par un très bon casting, mais gâché par une dernière partie qui vire au grand n’importe quoi. 2,75
Un bon polar, à l'ambiance étouffante, à la Kakfa. Ce petit employé prit , malgré lui, dans une conspiration qui le dépasse.. Le film doit beaucoup à Cluzet qui se dépasse , et donne une dimension dramatique à son personnage. Car le scénario est parfois , mélangeant polar , espionnage et politicien corrompu . Mais tout cela arrive à nous intéresser .