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extremalpha88
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3,0
Publiée le 12 janvier 2017
Film vu lors d'une avant-première avec la présence des acteurs, je l'ai trouvé sympa mais sans plus. Je me suis un peu ennuyé durant la projection. Ce n'est pour ma part pas le meilleur film de François CLUZET et loin de là!!! L'intrigue est très lente et spoiler: la fin donne l'impression d'être bâclé, beaucoup trop simple à mon goût Par contre je lui ai mis trois étoiles car je trouve la bande son sublime et heureusement quelle est là car le film est ennuyeux.
Une histoire sombre qui nous amène dans les coulisses de l'Etat, en pleine phase avec l'actualité. Non seulement bien tournée, bien joué, les quelques petites invraisemblances sont contrebalancées par le réalisme de l'histoire. On ne perd pas de temps avec l'accessoire, une jolie habileté nous donne la main tout au long de l'intrigue. Thomas KRUITHOF signe un très bon premier film, qui a bien des égards a de l'épaisseur. Vu en avant-première à Rennes le 15 décembre, en présence après séance du réalisateur et de l'acteur principal, convainquant au possible, comme il l'est toujours.
Le premier film de Thomas Kruithof, également auteur du scénario, est très ambitieux pour un coup d’essai, a fortiori quand il s’agit d’emprunter les codes du genre, le thriller d’espionnage en l’occurrence. Duval est toujours au chômage, deux ans après un « burn-out » qui l’a mis à genoux. Membre des Alcooliques Anonymes, il y fait la rencontre de Sara, une femme fragile à laquelle il s’attache. Un jour, il est contacté par un homme d’affaire énigmatique qui lui propose un job simple en apparence et bien payé : retranscrire à la machine des écoutes téléphoniques. Financièrement vulnérable, il accepte la mission sans trop se poser de questions. Mais très vite, effrayé par le contenu des bandes, il se rétracte. Trop tard. Il en sait déjà trop… Cette immersion dans le monde opaque et souterrain des services secrets est diablement efficace. On devine à quel point cet imbroglio géopolitique a pris sa source dans des affaires loin d’être fantasmées et ne sort pas complètement de l’imagination de Kruithof. C’est d’ailleurs ce qui contribue à rendre le film aussi glaçant. Manipulation, obsession du secret, paranoïa, infiltration, menace, les coulisses du système et du pouvoir font peur à voir en même temps qu’elles captivent. Mais ce qui fascine encore plus, c’est la performance tout en intériorité de François Cluzet, extraordinaire en employé solitaire, fébrile, taiseux et obéissant jusqu’à un certain point. Denis Podalydès est également fantastique dans un total contre-emploi. La mise en scène impressionne par l’attention portée aux décors (étouffants, gris, austères, confinés), à la musique de Grégoire Auger (subtilement flippante) et au rythme de l’image (des plans fixes, des inserts millimétrés). Les amateurs de suspens vont adorer. Les autres aussi.
Avec une intrigue finement ciselée et un casting remarquable, La Mécanique de l'ombre est un premier essai transformé haut la main par Thomas Kruithof. Dans la droite lignée de La Taupe, c'est l'occasion de découvrir l'un des meilleurs thrillers français de ces dernières années.
Très soigné et parfaitement maitrisé de bout en bout, nous sommes pris à la gorge de ce film en même temps que Duval (François Cluzet). J'avais été déçu par Iris de Jalil Lespert, je dois avouer que j'ai adoré La mécanique de l'ombre qui offre une confrontation excellente entre Denis Podalydès et François Cluzet.
Un bon thriller à la française pt etre : Scenario assez simple et efficace grâce à une mise en scène classique mais efficace car elle place idéalement le spectateur dans la situation angoissante de cet employé lambda impeccablement interprété par Francois Cluzet qui porte le film presque à lui tout seul.... Polydades et Bouajila eux sont beaucoup moins sollicités malgré leur rôle important dans cette histoire de complot et de manipulation politique qui colle parfaitement avec ce que l'on peut vivre de nos jours dans nos sociétés où la corruption, la manipulation sont monnaie courante et certainement bien plus qu'on ne le pense... Dommage que ce ne soit pas un peu plus développé, un peu plus creusé quand même, j'en suis ressorti un peu frustré, avec l'envie d'en savoir plus mais peut être est ce mieux ainsi... Pt être d'ailleurs que c'est un choix de Thomas Kruithof pour éviter de tomber dans l'excès et parte dans tous les sens à l'américaine ?!?! Au moins, l'histoire tient debout et laisse au spectateur le soin d'imaginer toutes les magouilles qu'il peut/pourrait y avoir derrière....
Contre-espionnage, barbouzes, officines secrètes : le réalisateur Thomas Kruithof reprend toute l’ambiance du thriller politique. Son film La mécanique de l’ombre , présenté en avant-première au festival Cinemed, a l’originalité d’aborder cet univers nébuleux avec les yeux d’un homme ordinaire. Duval, interprété par François Cluzet, subit une longue période de chômage. Cet austère comptable est enfermé dans sa routine mais trouve finalement un boulot pour une mystérieuse agence dirigée par un certain Monsieur Clément (Denis Podalydès). Il doit se contenter de retranscrire des enregistrements sans poser de question. Mais Duval se trouve rapidement pris dans un engrenage où il est le maillon d’une chaîne qui oppose différents acteurs au sommet de l’Etat.
Un homme ordinaire qui bascule
« Le film part de l’idée d’un personnage qui fait un travail laborieux mais dont la trajectoire évolue progressivement », indique Thomas Kruithof. L’univers des renseignements des services secrets n’est pas décrit depuis les hautes sphères de l’Etat et de la police. Le spectateur peut rapidement s’identifier à ce personnage ordinaire. « Je voulais raconter cette histoire du point de vue d’un individu au bas de l’échelle », précise Thomas Kruithof. Ce personnage mutique est incarné par François Cluzet idéal pour jouer ce rôle. « Je savais qu’il saurait plonger dans la part sombre et lâche du personnage, tout en essayant de l’humaniser », justifie Thomas Kruithof.
Le cinéaste articule à l’écran un univers opaque: il n’y a pas de fichiers numériques comme dans l’affaire Snowden. Les enregistrements sont fait de bobines, retranscrits à la machine à écrire et les informations « Secret défense » sont écrites dans de simples carnets. Thomas Kruithof ne s’appuie pas sur une documentation importante pour concevoir son film. De toute manière, les espions sont par définition peu bavards sur leur activité actuelle ou passée comme l’illustre le personnage de Monsieur Clément, incarné par un Denis Podalydès glaçant.
Un thriller politique bien filmé
Mais La mécanique de l’ombre s’inspire de tout un imaginaire populaire. « Mon école, c’est de regarder les films. Je lis aussi la littérature de John Le Carré et je m’inspire des films américains paranos des années 1970 », précise Thomas Kruithof. Il a d’ailleurs intériorisé tous les codes du film noir et retranscrit son atmosphère spécifique en montrant les officines politiques et leurs relations avec les services secrets. Sans sombrer dans une théorie du complot, le film tourné en partie dans la grisaille de Molenbeek met en lumière des individus aux desseins mystérieux.
La photographie est soignée, les plans cadrent sur une architecture brutale, aux lignes de béton immenses qui accentuent le sentiment de perte de repères. Simon Abkarian et Sami Bouajila excellent, le premier dans un registre qui est le sien, le second dans un rôle inattendu et formidable de commandant à la DGSI.
Dans la tradition du thriller politique, La mécanique de l’ombre reprend également le regard critique sur la société démocratique. La surveillance et le contrôle de la population restent au cœur du film. Les libertés individuelles n’existent guère quand est invoquée la « raison d’Etat ». Le film évoque surtout une classe dirigeante totalement déconnectée du reste de la société où les chefs défendent leurs propres intérêts, prêts à tout pour conserver leur pouvoir.
Pour son premier film, Thomas Kruithof confirme l'originalité d'un nouveau cinéma français ! La mécanique de l'ombre est un film à suspense haletant de bout en bout. En effet la première demi-heure, impressionnante de rigueur créer une véritable tension psychologique et atmosphérique. Elle en impose en manipulant tout sur son passage, surtout qu'elle est plutôt rare dans l'univers français... On se sent parfois dans les grands thrillers paranoïaques des années 70 ! Dès qu'un personnage secondaire fait son apparition (Simon Abkarian), le récit accumule les rebondissements de manière intelligente. Pas étonnant que le coscénariste Yann Gozlan soit de la partie ! Il nous avait fait, Un homme idéal très prenant avec Pierre Niney (le remake de Plein soleil). Le réalisateur montre un certain talent derrière la caméra : une mise en scène élégante en respectant les codes de couleurs sur - le beige et le marron - une trame sonore angoissante et des comédiens qui font le travail. On y retrouve un François Cluzet impeccable en ancien comptable qui se retrouve mêlé à une sombre affaire d'espionnage. L'acteur est toujours très juste dans ce genre de registre comme dans ses précédents films - Ne le dis à personne, 11.6. Denis Podalydès change de rôle et c'est tant mieux, Sami Bouajila en flic vertueux fait une honnête prestation. Il est néanmoins pénible que spoiler: le dernier acte soit vite expédié et qu'une histoire d'amourette est dans cette histoire... En conclusion, La mécanique de l'ombre est un thriller glaçant, dont les amateurs de films à suspense apprécieront la maîtrise. Le plaisir est coupable !