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Daniel Schettino
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3,5
Publiée le 18 juin 2019
Alors que les productions américaines nous abreuvent de films de super-héros, bâtis tous sur le même schéma, avec les mêmes pitreries, les blagues à deux balles et les scènes d'actions conventionnelles, noyées dans les images de synthèse, on pourrait craindre le pire pour le futur du cinéma de divertissement. Avec cette bâtardisation peu dénoncée car les critiques (mêmes Français) ont peur de se couper d'un certain public, on se demande quel est l'avenir pour ce genre cinématographique aux Etats-Unis ? Alors certes les productions américaines sont encombrées par les films de super-héros, tous identiques où seul le masque et le costume du super-héros change, on pourrait craindre le pire pour la création artistique, pour le rêve et la poésie dans le cinéma. Heureusement un petit film comme Alpha, sorti de nulle part, nous donne quelques espoirs, les Américains sont capables de faire autre chose dans le genre "entertainment", et on espère que les jeunes vont se tourner aussi vers un cinéma mêlant aventure et science-fiction, car si Alpha est un film d'aventure (pré)historique, il pourrait tout aussi bien se passer sur une autre planète perdue au fin fond de la galaxie. Avec son scénario construit, Alpha véhicule des valeurs positives. En regardant Alpha, on pense bien sûr à Jean-Jacques Annaud avec La guerre du feu, mais aussi à L'ours et à Deux frères (pour des histoires centrées sur des animaux), et même avec l'Or noir, pour le dépaysement total et la découverte d'une culture étrangère. Alpha nous ouvre la porte à la fantaisie, à l'étrange (au chamanisme), à l'imagination. Avec peu de moyens financiers comparé aux productions de super-héros avec leurs myriades de stars qui cabotinent, on se dit qu'Alpha retrouve même le sens même du cinéma. Fini les mimiques, les jeux de mots pourris des super héros. Le cinéma retrouve sa mission de nous raconter de belles histoires.
Je ne comprends pas les critiques car ce film malgré des invraisemblances raconte 1 belle histoire très touchante : comment l'homme a apprivoisé le loup qui est l'ancêtre du chien et vivre cette amitié entre ce loup et ce jeune garçon m'a bcp touché et en plus paysages magnifiques je le conseille pour les derniers jours car il va être retiré des salles
Le film traitre de la façon dont vivent les membres d'une tribu à l'époque préhistorique. Un jour le fils du chef est laisse pour mort lors d'une excursion, la tribu le pensant mort rentre sans lui. Cependant il n est pas mort et doit survir dans un environnement hostile. J ai bien aimé le film, les images de synthéses sont bien faites, le scénario assez originale. Le film se laisse regarder
Ce conte cumule les anachronismes et les effets en images de synthèse. Le scénario est plein d'invraisemblances et peine pour convaincre... La qualité de la photographie et l'intention du film louable mais ce n'est pas suffisant pour emporter l'adhésion. Les enfants apprécieront quand même...
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + alpha" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Tu vois ce moment où tu regardes ton chien dormir et tu te demandes comment tout ça a commencé ? Alpha, c’est ce flashback-là. Le tout premier « good boy » de l’humanité, né sous la lune glacée d’un monde où un clignement de paupière pouvait signer ta fin. C’est un conte sans fioritures, qui s’adresse à l’instinct plus qu’à l’intellect. Un poème minéral où la tendresse naît dans la boue, la peur et le hurlement des loups.
Albert Hughes ne cherche pas à faire parler ses personnages : il préfère faire crier le vent et danser les ombres. Chaque plan donne envie de s’inscrire à un cours de peinture sur neige ou de partir en retraite avec Werner Herzog. Le garçon (Kodi Smit-McPhee, translucide, comme s’il avait grandi dans une grotte et lu Kafka à la bougie) traverse des paysages d’une beauté à gifler la Joconde. Il ne parle presque pas. Il marche. Il saigne. Il apprivoise. Et petit à petit, il nous apprivoise.
Le loup, lui, n’a pas de nom. Et pourtant il devient inoubliable. Mi-ennemi, mi-frère – comme une version préhistorique de Clint Eastwood en fourrure – il incarne ce mystère animal qu’on devine toujours à deux doigts de nous mordre… ou de nous sauver. La relation entre ces deux âmes solitaires est filmée avec une délicatesse de calligraphe zen. Pas besoin de dialogues : tout est là, dans le regard, la distance, le pain partagé, l’épaule offerte.
Le scénario ? Disons qu’il tient sur une pointe de sagaie. Classique, balisé, un poil téléphoné. Mais est-ce bien ce qu’on cherche ici ? Ce film, c’est plus une sensation qu’un récit. Un ressac archaïque. Une naissance. Le moment où l’homme, en perdant sa peur, a gagné un allié. Alpha, c’est peut-être le premier buddy movie de l’histoire de l’humanité. Sans vanne.
ALPHA (2018): Alpha présentera un monde hostile dans une atmosphère faite d'échos, de cris, et de hurlements perdus dans une nature sauvage. Par sa bravoure et grâce à son intelligence, l'homme arrivera à s'imposer dans cette époque en pleine évolution. Pour survivre la chasse lui sera essentielle. Mais ne l'oublions pas, il pourra aussi devenir une proie facile. Un parcours initiatique qui donnera lieu à une jolie histoire d'amitié entretenue par un jeune garçon et un chien loup. Un magnifique animal qui étonnera par ses réactions, et deviendra le principale sujet de curiosité de cette histoire (un très très bon acteur). Les rapports homme/chien évolueront dans des climats changeants, ils devront alors s'apprivoiser, s'aider, pour ne plus se quitter (la naissance de l'animal domestique). Un long voyage qui surprendra également par ses quelques scènes d'actions, mais aussi par la beauté de ses décors (rien que pour cela, ce film n'est pas à ignorer). Dommage, pour moi les personnages seront beaucoup trop lisses dans des costumes trop bien taillés, ce ne sont que de petits détails, mais qui risqueront de froisser. Un scénario d'une extrême simplicité, mais fort agréable à regarder.
Un début assez horripilant avec un père tout propre sur lui qui parle, qui parle, tout ça sur fond de spiritualité, d'attentes vis à vis de son fils adoré qui doit prouver sur le terrain de chasse qu'il est digne de lui...Des sentiments et des paroles d'aujourd'hui dans la bouche d'hommes d'il y a 20000 ans dont le premier but devait être la survie. Puis Keda se retrouve (enfin) seul après avoir spoiler: survécu à une charge de bison, une chute d'une falaise et une agression de vautour (jusque là, le film partait sur de très mauvaises bases...) et va commencer à domestiquer un loup blessé. Même si cela souffre encore de nombreux défauts, cette partie de l'histoire même romancée sur l'apprivoisement du premier chien est un peu plus attrayante. Un film gentil façon Disney qui plaira sans aucun doute aux plus jeunes.
Film d'aventure assez honorable dans l'ensemble. Loin de faire parti des meilleurs films de l'année, Alpha reste tout de même un film divertissant tout du long. Visuellement ça reste vraiment très beau, les paysages sont vraiment magnifiques même si on sent quelques touches numériques par ci par là... Le parcours du héros, assez classique, reste efficace malgré des facilités scenaristiques parfois un peu "grosse". Mais la grande qualité du film reste la grande amitié qui liera notre jeune héro avec un loup. Bien que l'apprivoisement du loup soit bien trop rapide, on ressent un gros attachement entre les deux. Pour les amoureux des animaux comme moi, vous serez touchés plus d'une fois. Si l'on fait abstraction de quelques facilités et des invraisemblances, vous passerez un bon moment devant ce film d'aventure touchant.
Une œuvre qui appartient à cette catégorie de films qui sont à la fois des films préhistoriques pédagogiques et des films flamboyants qui plaisent à un large public, et qui nous donnent envie d'en savoir plus sur l'histoire de notre planète et de nos ancêtres, tout en célébrant la nature.
La “Guerre du Feu“ (1981) se déroulait dans l'Europe paléolithique, il y a 80 000 ans, lorsque l'humanité luttait pour le contrôle du feu. Alors que “Le Clan de la Caverne des Ours“ (1986) se concentrait sur l’histoire d’une jeune femme Cro-Magnon séparée de sa famille, qui est retrouvée par un groupe de Néandertaliens et élevée comme l'une des leurs.
“Alpha“ (2018) nous narre l'histoire d'un jeune chasseur blessé qui rencontre et se lie d'amitié avec un loup lors de la dernière période glaciaire, il y a 20 000 ans. Ils apprennent à s'entraider pour survivre, jetant ainsi les bases d'une collaboration entre humains et loups.
Tourné en langage préhistorique reconstitué, le film est le résultat d'un énorme travail de reconstitution d'époque et de tournage avec le loup Alpha incarné par Chuck, un chien-loup tchécoslovaque.
Des performances d'acteur exceptionnelles et un visuel époustouflant au service d’une histoire merveilleuse achèvent de faire de ce film un chef-d'œuvre.
Très belle aventure, quand l'homme ne fait qu'un avec l'animal et quand la nature n'a de cesse de vous mettre à l’épreuve, l'épopée d'un jeune adolescent qui va passer de l'enfant à l'age adulte dans un voyage qui lui servira d’introspection.
Tout, mais vraiment tout, dans ce film sonne faux : les personnages, les décors, les dialogues… même le loup dit "alpha" avec son tempérament de caniche. Il n'y a que les paysages grandioses du grand Nord pour nous consoler un peu de regarder un tel navet.
Un film intéressant non pour la préhistoire qui n'est que conjectures avec pas mal de verbiages. Mais pour les images et son véritable sujet la domestication et les rapports entre l'homme et l'animal. Ce rapport est placé dans la préhistoire par pédantisme et cela ne sert pas le film. Le rapport se place hors du conteste des sociétés humaines quelle que soit l'époque. Les images sont assez belles, l'aspect survie a des airs de déjà vu. Au-delà du pédantisme de vouloir expliquer ce qui n'est qu'hypothèses il y a une sensibilité affectée d'un peu de sensiblerie. Mais une sensibilité palpable liée aussi à l'époque envisagée et à l'insu de son plein gré selon la formule consacrée le film délivre une réflexion bienvenue sur certains cotés humains vierges de civilitismes (imprégnations de civilisation). Non pas sur le dédouanement de l'humain de l'animal mais au contraire sur leurs différences et similitudes. L'homme avec son côté de crétin fini dès qu'il s'exprime sans comprendre rien de ce qu'il exprime et l'animal qui n'a jamais cette dénégation d'être. C'est assez amusant dans ce film, comme par une sorte de côté hollywoodien à quel point les phrases sont léchées avec quelques aspects manichéistes.
Je me suis laissé emporter par ce film. Les personnages paraissent peu crédibles au tout début et puis à mesure que l'histoire se construit on se met à y croire ... de plus en plus et quand vient la dernière image du film on se dit "c'est certain : c'est COMME ÇA que ça s'est passé" il a fallu des milliers de générations d'humains et de loup pour que cette rencontre incroyable se produise et change pour toujours le devenir des deux espèces.
Superbe ,une très belle histoire d’amitié entre un loup et un homme .un premice de ce que deviendront nos amis les chiens .film pouvant se regarder en famille .fait penser à belle et Sébastien .
Très beau, émouvant, surdosé de belles images et d'émotions, le personnage humain comme le loup sont tout deux crédibles et attachants, le loup (chien?) acteur est remarquable, les scènes d'actions s'emboîtent admirablement, le suspense et la tension omniprésents, pour un rendu très prenant et sortant le spectateur des habitudes. S'il y a deux trois défauts à donner: la manufacture des vêtements des Hommes d'il y a 20000 ans dont la qualité des pièces de cuir et des coutures est bien trop élevée, mais surtout les fourrures qui respirent le synthétique, beaucoup d'anachronismes flagrants même pour nons connaisseurs, des plans sur le ciel étoilé sur fond vert (magnifique au passage) par moments flous et vraiment dégueulasses, et enfin une légère perte de rythme vers le début des péripéties, Pour le reste: c'est juste un conte sublime.