1059 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
122 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
26 critiques
3
40 critiques
2
25 critiques
1
6 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
DarioFulci
130 abonnés
1 412 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 13 mars 2019
Un film de Todd Haynes est toujours à regarder avec un œil attentif mais là il nous perd un peu. L'histoire est pleine de bonnes intentions, sur le cinéma, sur l'art, sur l'enfance, sur la naïveté des sentiments et des perceptions. Tout ça c'est bien mais son scénario ne tient pas trop la route et l'on s'ennuie un poil pendant deux heures. Au cinéma au moins l'attention est focalisée sur le film mais j'avoue avoir un peu piqué du nez dans l'obscurité. C'est bien fait, c'est beau, mais c'est tout.
Un beau film au vrai sens du terme. On emploie souvent ce mot pour pas grand chose mais ce film est simple touchant et émouvant. A voir quand on aime les belles histoires un modèle de scénario...et une mise en scène qui souligne et suis les personnages une belle découverte
Deux destins d'enfants, en parallèle, à 50 ans d'intervalle. Les reconstitutions d'époques sont magnifiques, comme toujours chez Todd Haynes. Le sujet est mignon, mais le traitement des deux premiers tiers du film est longuet, plan-plan avec son alternance systématique, bien sage, un peu ennuyeux... Heureusement, la fin est plus prenante et émouvante. L'ensemble reste toutefois nettement inférieur aux meilleurs films du réalisateur (Safe, Loin du Paradis, Carol...).
Film original, de belles images, parfois en noir et blanc, parfois en couleur, pendant ces presque 2 h de durée, on essaie de comprendre de quoi il s’agit... de quoi ça parle..on ne le comprend que difficilement vers la fin, mais des zones d ombres restent encore non expliquées...à vous de voir si vous aimez ou pas ce genre de film...moi ça ne m’a pas transcendé..
le film relate l'histoire de deux enfants liés qui vont à New York à la recherche de réponses existentielles. deux époques différentes, deux ambiances différentes. Les deux jeunes acteurs sont très justes. un joli conte pour tous publics.
Tout au long de ce ‘Musée des merveilles’, la magie est latente, implicite, sous-jacente. Elle peut s’incarner dans l’apparition du son au cinéma, dans cette impressionnante maquette (réelle) de New-York au musée du Queens, ou dans les cauchemars peuplés de loups féroces du jeune Ben...mais il n’y a pas de fantastique à proprement parler dans l’histoire de ces deux enfants qui s’embarquent dans une odyssée new-yorkaise, l’un à la recherche d’un père inconnu, l’autre d’une actrice vénérée, à un demi-siècle d’écart On guette évidemment le lien, inévitable, qui ne manquera pas de renouer les fils des deux trames. Dans le script de Brian Selznick, auteur du livre pour enfants dont le film est tiré (mais aussi de ‘Hugo Cabret’, auquel ce spécimen ressemble parfois), on retrouve la logique du retour aux sources, qui anime ces enfants en quête de leurs origines pour pouvoir mieux appréhender l’avenir, cette même fascination pour les débuts du cinéma, cette même bienveillance globale envers l’humanité. Dans la mise en images de Todd Haynes, on notera que ce dernier filme New York, métropole agitée des Années folles ou chancre urbain décadent et sexy dans les années 70, aussi bien qu’un Woody Allen au sommet de sa forme aurait pu le faire. On appréciera aussi que la surdité d’un des enfants (Rose, en 1927) lui permette de jouer avec les codes visuels du Muet et, paradoxalement, ait donné lieu à un travail sur le son à la fois discret et essentiel, une ces trop rares atmosphères qui vous font décrocher de l’histoire qui se déroule à l’écran pour en savourer toutes les nuances durant quelques instants. Il existe malheureusement une autre raison qui fait que si ‘Le musée des merveilles’ était un livre, il vous tomberait des mains au bout d’une heure: si le film offre de multiples raisons formelles de se réjouir, on a peine à se passionner pour le récit de ces destins croisés, qui se développent sans parvenir à susciter beaucoup d’intérêt, de suspense ou d’émotions…
Un conte bouleversant. 2 enfants, 2destins croisés, 2 époques, New York. Les images et la bande son nous plongent dans une expérience de cinéma. Savourer cette visite au musée... des merveilles.
Il y a du travail remarqué pour reconstituer une mise en scène d’époque en noir et blanc, j’ai sentie venir le peu d’émotion à l’issue d’une intrigue moyenne, un film qui loupe mes bonnes notes.
Et dire que j'ai failli passer à côté... Heureusement que le nom de Todd Haynes m'a convaincu de tenter le coup car il est peu dire qu'il n'a pas eu une grosse couverture médiatique, et est évidemment reparti bredouille du Festival de Cannes (ba oui, pas assez bien pour messieurs Frémaux et Lescure, préférant récompenser des films sociétaux souvent ennuyeux qui n'intéresseront quasiment personne!). Cette parenthèse refermée, que dire... J'ai été tout simplement ébloui. À la fois d'une modernité folle tout en rendant un magnifique hommage au cinéma muet, « Le Musée des merveilles » tente énormément de choses et les réussit toutes : c'est superbement réalisé, photographié, porté par un scénario étonnant et follement audacieux, l'œuvre se payant même le luxe d'être muette pratiquement la moitié du temps. C'est beau, poétique, lyrique au possible, ce récit se déroulant parallèlement à deux époques différentes réservant son lot d'émotions, les divers choix musicaux étant aussi variés que remarquables. Tout fonctionne, des personnages inoubliables (premiers comme seconds rôles confondus) au merveilleux casting (deux Julianne Moore pour le prix d'une, que rêver de plus?), des étonnants décors aux moindre détail visuel spoiler: (cette maquette géante de New York...) , sonore... Un voyage unique, constamment surprenant, cachant subtilement son jeu pour offrir de belles révélations au fur et à mesure, l'éblouissant travail visuel de Haynes m'ayant mis parfois dans un état second. Avec, en prime, un très bel éloge du spoiler: langage des signes mais je ne vous en dis pas plus, je ne voudrais nullement vous gâcher ce merveilleux moment, une magnifique déclaration d'amour au cinéma comme vous n'en aurez plus souvent l'occasion d'en voir. Merci, M. Haynes.
J'ai vu un film... qui partait sur de bonnes bases, avec un champ émotionnel important, et beaucoup d'ambition dans la volonté de faire se parler 2 périodes entre 1927 et 1977... Donc beaucoup d'ambition dans la mise en scène, dans l'écriture, dans la manière d'entremêler le passé et le présent du moment où ça se passe... Il y a une volonté d'écriture incroyable, et des séquences particulièrement bien senties, notamment toutes les reconstitution de la révélation... Il y a ben sûr de belles surprises, de beaux moments et finalement l'ambition est à peu près atteinte, sauf que ça dure beaucoup trop longtemps, les dialogues sont trop souvent de sourds, et le jeune comédien m'a énervé avec sa mèche sur le yeux... Donc, sauf quand l'émotion était évidente et portée par la narration, les comédiens m'ont parus assez ternes... Dommage.
Racontant deux récits en parallèle, le film s’avère assez décousu ne parvenant que difficilement à lier les deux fugues contées à travers New York à deux époques différentes. Il y a du Dickens dans le parcours de ces orphelins en quête de famille.
Ecrit et adapté à l’écran par l’auteur de « Hugo Cabret », « Le musée des merveilles » est un virage pour Todd Haynes qui réalise ici son premier film familial. Loin de ses drames adultes, on retrouve pourtant son goût soigné des reconstitutions d’époque (comme dans « Carol » ou « Loin du paradis »), ici les années 20 et les années 70, les 2 histoires parallèles se succédant et se mêlant avec une belle fluidité. Autre point commun entre ce film et la filmographie de Todd Haynes, la présence de Julianne Moore. Elle n’est pas ici le personnage central comme pour « Safe » ou « Loin du paradis » mais ses apparitions sont une nouvelle fois magiques et émouvantes. Les images sont belles, surtout celles en noir et blanc, les 2 jeunes acteurs sont formidables, surtout la jeune fille au visage attachant. Sur la forme, ç’est quasi parfait. Todd Haynes joue avec les images, mais aussi la musique et le son pour évoquer la surdité de ses personnages. Sur le fond, on peut malheureusement trouver cette histoire de recherche parentale un peu trop anecdotique.
Aussi soigné dans le cadrage que la lumière à l'instar des autres films du réalisateur Todd Haynes ( "loin du paradis", "Carol"), ce petit bijou tout en sensibilité propose une lecture sur deux époques bien distinctes qui finiront par se retrouver la rencontre de deux enfants sourds. Quête de se dépasser dans ses rêves, dépasser son handicap, communiquer, ce joli film aux accents de conte initiatique faisant la part belle à l'imagination du spectateur contraint lui aussi souvent de vivre sans la voix. Une jolie réussite magnifiée dans un New-York reconstitué de manière bluffante.