Peut être le meilleur film d'Alan Parker à ce jour ( avec Birdy, réalisé quelques années plus tard ). Le cinéaste explore l'univers carcéral avec une telle force que l'histoire nous saisit à la gorge du début à la fin. Les acteurs sont tous excellents ( notamment Brad Davis dans le rôle de Billy Hayes, John Hurt dans le rôle de Max ou encore Randy Quaid...) et la musique de Giorgio Moroder est magnifique ( supérieure à celle de Scarface, ou encore à celle de Métropolis version 1984 ). Oliver Stone adapte avec sincérité la vie d'un homme qui a passé plus de quatre années dans les prisons turques ( au reste, la Turquie a jugé le film raciste lors de sa sortie en 1978 ). Le personnage de Rifkie est tout ce qu'il y a de plus ignoble: alors OK, certains me diront que ma critique et le film sont manichéens , mais ce n'en fut pas moins la cruelle réalité pour William Hayes. Le combat d'un homme qui sera prêt à tout pour se sortir de l'enfer des prisons turques est un formidable hymne à la liberté. Merci Mr Parker.
Un véritable chef-d'œuvre du 7ème Art, un film choc qui vous prend totalement par les tripes. Sachant qu'en plus cela s'inspire d'une histoire vraie, le bouleversement produit par Midnight Express n’en est que plus fort. Brad Davis est formidable (les autres acteurs ne sont pas en reste non plus) en Billy Hayes il nous fait pleinement ressentir le calvaire qu'il a subi et sa force mentale nous impressionne. Oliver Stone au scénario comme à son habitude a écrit une histoire dure et violente faite pour nous secouer admirablement rendue par la mise en scène puissante d'Alan Parker. De plus la B.O. de Georgio Moroder est très belle. Midnight Express est tout à fait le type de film qui vous marque longtemps après l'avoir vu.
Midnight Express est le meilleur film sur l'univers carcéral jamais réalisé. Alan Parker y réalisait là son meilleur long-métrage grâce à une mise en scène réaliste ne nous épargnant pas le moindre geste d'inhumanité. L'oeuvre de William Hayes est retranscrite à la perfection et l'acteur regretté Brad Davis joue vraiment bien. Il fait même parfois peur à voir: lorsqu'il devient fou et que sa copine lui montre un sein à travers la glace ou encore lorsqu'il massacre Rifki (Désolé pour l'orthographe...) en lui arrachant la langue. Des grands moments de cinéma... Oliver Stone, quant à lui, prouvait son génie qui s'est confirmé avec des films comme Scarface, Tueurs-Nés, JFK, Salavador,... qu'il a écrit ou réalisé. Même si le film ne comporte pas réellement de scène magnifique, celle qui sort du lot est incontestablement lorsque William Hayes tourne autour de la colonne dans le sens contraire des autres fous... Une prise de conscience pour le personnage et le spectateur qui ne laisse pas de marbre... Et il ne faut bien sur pas oublier de préciser que la prison décrite dans le film existe réellement et que des individus ont vécu et vivent encore de telles atrocités... Il ne faut pas dire non plus que le film est pour les fascistes car tout ce que l'on nous montre est réellement arrivé à William Hayes... En deux mots, Midnight Express est une leçon d'humanité, de courage,... traité avec un réalisme poussé à l'extrème qui fout la nausée !!!
Vu pour la 2ème fois le vendredi 29 novembre à la Filmothèque à 22 h. Je l'avais vu à sa sortie. A l'époque, ce film avait fait date en décrivant la violence extrême des prisons turques. 50 ans plus tard, avec le recul et la profusion de films décrivant la violence carcérale en France (Un prophète de Jacques Audiard ! ) aux USA, en Amérique du Sud, cette violence carcérale turque m'a paru presque banale ! Je me souviens d'un film sorti vers 2015 décrivant le sort de 3 jeunes trafiquants américains attrapés pour trafic de drogue en Birmanie, ils finissent pendus ! On connaît aujourd'hui, grâce à des documentaires, la violence extrême régnant dans les prisons américaines, et que dire des prisons françaises ? Voir le dernier docu-fiction qui se passe dans une prison corse où une matonne, par son indiscrétion et sa collusion avec les prisonniers, occasionné un assassinat... Ce qui me choque fin 2024, avec le recul, dans Midnight Express, est le racisme néo-colonial américain vis-à-vis de la Turquie et, surtout, l'inversion des valeurs ! Le héros du film n'est dans le fond, qu'un vulgaire trafiquant de drogue pris avec 2 kilos sur lui... À l'époque, en 1970, préhistoire du trafic de drogue, cela semble presque banale et anodin... Il faut replacer la perception de la gravité du trafic de drogue dans une perspective historique et ne pas faire d'anachronismes (French Connection, Le Parrain versus Sollozo...)... Beaucoup d'invraisemblances dans ce film, distorsion de la réalité... Le "héros" insulte la Cour dans une tirade pseudo-philosophique au cours de son procès, il arrache la langue d'un co-détenu, violence insoutenable, et il est présenté comme un "gentil héros" injustement condamné... Totale inversion des valeurs !
Frisson, émotion garantis Voir ce film à 13 ans est un choc qu'on n'oublie pas, le revoir des années plus tard n'entache rien à l'histoire et la véracité des faits Magnifique sans conteste
Je pensais détester ce film, un énième mélo bien naze dans une prison avec un innocent tout gentil mais tabassé par des méchants. Un film "à la Darabont" quoi. Bon c'est à peu près ça mais contrairement aux évadés c'est regardable, principalement grâce à John Hurt, parce que ça fait toujours plaisir de le voir, même si j'ai un peu mal pour lui de le voir là-dedans. Si on peut sauver une chose se serait la mise en scène, correcte, pas trop tapageuse, mais pas extra non plus, j'ai le sentiment de voir un film d'un réalisateur honnête qui fait son travail sans accroc, mais sans y apporter un supplément d'âme. Parce que niveau scénario c'est pas fou fou, le truc classique super bien pensant de l'américain honnête qui fait du trafic de drogue à l’aveuglette, mais le pauvre petit va se faire arrêter (faut dire qu'il est un peu con). Rien que la façon dont le mec dit pourquoi il a fait ça, pour un mec qu'il ne connaît pas, juste pour un peu de fric alors qu'il passe ses vacances en Turquie, tu ne peux pas y croire. C'est juste un prétexte à la con. Suffit de se renseigner un peu sur l'histoire de ce type (car oui c'est une histoire vraie, encore un truc bien racoleur pour faire pleurer sur le sort de ce personnage) pour voir qu'il n'en était pas à son coup d'essai, qu'il dealait depuis un moment de cette façon. Mais le film te fait croire que c'est une victime innocente alors que c'est bon, c'est de sa faute, point barre. Bon j'ai vu que c'était Oliver Stone (qui a commis World Trade Center) qui a écrit le scénario, ceci explique cela, et ça conforte mon idée que le réalisateur s'apparente plus à un illustrateur pas mauvais qu'à quelqu'un qui a vraiment des idées. Autre truc assez chiant, le film en plus de cette lourdeur se pare bien évidemment d'un américanisme primaire, ce qui implique une diabolisation ridicule des turcs, des valeurs de souffrance bien chrétiennes et un happy ending obligé (encore qu'il est plutôt suggéré que montré, c'est déjà ça de gagné). Je ris bien fort quand je vois un américain insulter les turcs et les traiter de gros porcs alors que son père dit plus tôt dans le film trouver la bouffe turque dégueulasse et préférer les gros burgers et le gros ketchup bien gras et bien calorique. En plus d'un monologue ou le "héros" déblatère des conneries comme quoi les turcs le jugerait impur, ou un autre ou il dit détester leur nation! Non mais les américains sont encore pire que ce que je croyais. Ils sont gentils et accueillants, mais ce sont des tarés xénophobes. Désolé mais y a pas d'autre mot. Alors qu'à côté le gentil héros se croit le centre du monde lui et sa nation, avec sa bouteille de coca vide gardée bien précieusement dans sa cellule près de son lit. Alors oui ce sont des détails mais excusez-moi de trouver ça gerbant. Après si la première heure passe plutôt bien, la deuxième partie est plutôt chiante, y a pas vraiment d'enjeu, de tension, je me fous personnellement de ce mec qui ne fait rien, le plan d'évasion est banal au possible et il n'y a aucune tension dans le film, quelque chose qui accroche le spectateur. A part quelques scènes de torture (et encore, très peu) rien ne choque ou n'accroche (surtout que même ces scènes sont "pudiques" et ne vont jamais loin, on coupe tout ce qui pourrait choquer l'américain moyen). On est loin d'un Funny Games ou Orange Mécanique. A la rigueur, des films plus pensés, plus extrêmes me semblent bien plus intéressant que ce film plat sans grand intérêt, par exemple l'Evadé d'Alcatraz me paraît plus intéressant dans le côté plan d'évasion, ou Hunger qui lui semble beaucoup plus extrême juste et réaliste que Midnight Express qui n'est aucun des deux. Je pourrai sauver la réalisation qui encore une fois n'est pas mauvaise et John Hurt assez marrant en mec shooté. Dernier détail, trouver des acteurs turcs, leur écrire des dialogues, les faire parler turc pour finalement ne sous-titrer aucun de ces dialogues (même dans la version américaine, j'ai vérifié) je ne vois pas l'intérêt. Ok, ça peut montrer le point de vu du personnage qui ne comprend pas cette langue, mais bon, ça fait surtout film pour un public américain qui n'a pas que ça à faire de lire des sous-titres. C'est pas totalement nul, mais fade et pas intéressant.
Film culte, Midnight Express est une plongée dans l'enfer des prisons turques. Tirée d'une histoire vraie, ça à le mérite de faire frémir un brin. La musique de Moroder archie connue contribue également à faire de ce film un must.
Un scénario exceptionnel, 100 % adrénaline, à vous donner des sueurs froides ... Tout au long du film mon cœur a battu avec angoisse au rythme de cette musique extraordinaire qui accompagne et souligne magnifiquement ce suspense incroyable.
Alan Parker a créé en son temps une polémique qui lui assura un beau succès auprès du public .Midnight express reste une œuvre d’une rare puissance visuelle.Premier chef-d’œuvre d’Alan Parker, Midnight express ne laisse personne indifférent et le spectateur sort de la projection profondément irrité ou fasciné par la diabolique efficacité d’un métrage excessif en tout point.Bref un récit violent et cru,qui fout mal à l’aise et reste un film évidemment culte. A voir
Un film très beau certes, avec des acteurs très talentueux, une musique intéressante...une vision forte de l'enfer que peut être la prison dans ces pays là, un problème encore d'actualité hélas ! Mais tout le film est légèrement gâché par des longueurs pesantes, et un léger manque de rythme...Dommage.
L'histoire d'un séjour en enfer, dans une prison Turque, car prit en possession de haschisch, récit d'une souffrance s'étendant sur quelques années, la folie rodant autour du malheureux personnage principal, William Hayes. Midnight Express, drame carcéral, est un mixte de violence, de psychologie et de relations. Ce que je trouve dommage, c'est que Parker n'ait trouvé que le refuge de la violence physique pour émouvoir le spectateur, moi. Vous je sais pas. Mais il aurait pu être plus alléchant de torturer d'avantage le héros, en le filmant en train de se morfondre dans sa cellule, à deux doigt de cogner les murs avec ses poings nus, mal causé par son impuissance et de l'injustice dont il est la pénible victime. En matière de film carcéral, j'ai vu mieux personnellement, je citerai juste The Shawshank Redemption pour l'exemple.
Film magistral. On reste littéralement scotché devant l'enfer que vit cet homme. L'acteur principal est parfait dans son rôle, les musiques sont bien choisis et placé au bon moment ce qui accentue les émotions.
N'importe quoi ! Tu m'étonnes qu'après des films pareils, les Etats-Unis se prennent pour les gendarmes du monde ! "Midnight Express" (et ce même s'il s'agit apparemment d'une production britannique) réalisé en 1978 par Alan Parker est donc une compilation de bonnes grosses valeurs bien conservatrices (pour ne pas dire plus encore) qui excitera les adeptes de la mentalité de l'Amérique bien profonde, celle formée de fachos ignorants qui n'ont jamais mis le nez ailleurs que dans leur bled de mes deux. Basé sur une histoire vraie (ou presque... ce cher Billy avait tenté de faire passer bien plus de deux kilos de shit, en a pris pour 8 ans et pas 30, n'a jamais été soumis à des violences sexuelles, n'avait pas de petite amie avec lui, j'en passe et des meilleures...) ; basé sur une histoire mensongère disais-je, ce mélo mal vieilli accumule les clichés les plus éhontés sur la Turquie et se permet de distiller une bonne leçon de morale sur les notions de justice et d'égalité. C'est vrai, Billy est un ange, il n'a rien fait de mal. D'ailleurs, sous sa gentille bannière étoilée, les prisons sont propres et on se fait tous les jours des politesses. Quel bonheur ! Malheureusement, il est tombé dans le mauvais pays : les Turcs sont d'affreux nationalistes-racistes-totalitaires-sanguinaires-tortionnaires, une "nation de porcs alors qu'ils n'en mangent même pas !" dixit notre héros... Parker essaye deux heures durant de nous prendre par nos sentiments les plus bas, fait appel à notre sens de la discrimination et nous invite à pleurer sur une romance qu'il a affreusement mis en scène. La laideur absolue de la réalisation n'est pas compensée par l'utilisation de techniques grossières au service de rebondissements grotesques et de personnages trop caricaturaux pour figurer dans une BD. "Midnight Express" est en conclusion un film invitant au racisme et à l'uniformisation du brillant système Américain dans le monde. A part ça, il est moche, grossier et prête à sourire (2nd degré).