J'ai trouvé ce film très particulier et j'ai plutôt bien aimé. J'ai apprécié des choses dans ce film et d'autres choses m'ont déplu. En tout cas c'est un film original et surprenant c'est certain.
Un film sur l'alpinisme qui passe à côté de son sujet.Je pense que la Lozère n'est pas le bon endroit pour mettre en place la narration, comparé à Vertical Limit qui ,malgré de nombreux défauts, reste un bon film d'alpinisme.
Dans mon esprit la nature, de beaux paysages et une histoire de lutte contre la misère avec comme carburant la naissance d'un bébé. OK on y va.... J'aurais dû me méfier : interdit au moins de 12 ans... Il faut croire que j'ai moins de 12 ans !!!! Ce film est cru au delà du supportable. Un cours de SVT sur grand écran. Sans compter certaines scènes immondes dont je ne vous fais pas le détail. Si on vous propose ce film : FUYEZ Non il ne s'agit pas d'une histoire de loup et de mouton encore que pour le loup faut voir... Des sexes en gros plan, cunilingus, sodomie avec un vieillard mourant, accouchement en gros plan "côté sortie du bébé", tout le monde s'accouple avec tout le monde. j'ai bien cru que le bébé allait y passer. Franchement moins de 12 ans ?
Ce film est glauque et moribond ...plein de passages carrément pornographiques !! on y voit sexe de femme et d'homme et biensûr des actions filmées qui n'ont rien à faire dans un film grand public je suis très choquée par tout ce que j'ai vu hier sans y être préparée Même pas interdit au moins de 16 ans j'ai quitté la salle au moment de la sodomie d'un vieillard moribond par le "héros" sans doute n'ai pas capté le 28 ème degré , l'angle , la perspective de ce que cet auteur français a voulu filmé !!!!!!!!!!!!!! à vomir !
Conte fantasque et complètement barré, qui peine à trouver le bon ton et le juste équilibre. Des scènes dures et réussies qui resteront en mémoire, plus que l'intérêt du film.
Se rappeler le plaisir (peut être un peu narcissique pour un amoureux du cinéma) d'être séduit, petit à petit, par un film difficile voire mal aimable. Mais surtout être fasciné par ce combat foutraque, loufoque, dyonisiaque et provocant d'un homme pour rester debout. Être fasciné aussi par ce talent incroyable que possède Alain Guiraudie, comme dans "L'inconnu du lac", de planter un décor, d'exploiter toutes les géographies pour les faire fusionner en des raccourcis saisissants et efficaces. Et puis être séduit par l'apparition d'un comédien taciturne mais sensible, Damien Bonnard.
Sensation du dernier Festival De Cannes, Rester Vertical d’Alain Guiraudie sort en salles cette semaine.
Présenté en sélection officielle lors du dernier Festival de Cannes, Rester Vertical est le nouveau film du sulfureux Alain Guiraudie. Une magnifique fable sociale sur la condition de l’Homme.
4 ans après l’Inconnu du Lac (2012) – un huis clos en extérieur dans le milieu gay qui avait fait grand bruit – le réalisateur français Alain Guiraudie est de retour. Cette fois-ci avec Rester Vertical, le cinéaste nous emmène à travers la France et plus particulièrement en Lozère. On peut ainsi suivre le parcours chaotique de Léo, scénariste en panne d’inspiration qui erre à la recherche d’une histoire, de son histoire. Fasciné par les loups, Léo (Damien Bonard) va faire en plein milieu d’un causse (plateau du Massif central) la rencontre de Marie (la prometteuse India Hair) avec qui il va avoir rapidement un enfant. Mais cette relation va devenir impossible pour quelqu’un qui n’a toujours pas trouvé sa voie.
Un rêve politique
Comme dans l’Inconnu du Lac, Guiraudie va ici traiter de nombreux sujets d’actualités. Ainsi dans Rester Vertical, il va s’interroger sur l’euthanasie, la GPA, mais aussi sur la France profonde (celle des campagnes). Une France oubliée, mais qui continue à vivre dans l’ombre des villes. Sa représentation n’est pas pour autant réaliste, mais va plus tendre vers le rêve. Rester Vertical se rapproche de la fable et du conte avec une certaine part de fantastique.
Le réalisateur prouve une nouvelle fois qu’il est l’un des maîtres dans la mise en scène. Chaque plan est parfait et construit avec une précision d’orfèvre. On retrouve par ailleurs un important travail sur le son – l’une des grandes réussites de l’Inconnu du Lac. Bien plus sage (quoique), Rester Vertical a tout de même une part très crue propre à Guiraudie. Dans une approche naturaliste, le cinéaste va nous proposer des scènes-chocs, mais très belles comme cette réinterprétation (à deux reprises) de l’Origine du Monde tableau de Gustave Courbet. Bien que magnifique, l’autre scène troublante (à la fin) qui combine mort et sexualité est plus que déconcertante, mais justifie à elle seule la découverte de ce film.
Rester Vertical confirme donc le talent d’Alain Guiraudie découvert pour le grand public avec l’Inconnu du Lac. Un film plus personnel que le précédent, mais qui nous fait réfléchir et nous trouble. Un long métrage qui donne tout son sens à sa toute fin avec cette splendide ébauche de l’Homme face à la nature. Un formidable conte philosophique et politique avec en prime le sosie officiel de John C. Reilly.
J'avais vraiment aimé l'inconnu, je reste plus mitigée pour Rester Vertical. Le film démarre plutôt bien la rencontre sur les causses lozériens d'une bergère et d'un scénariste en mal d'inspiration. Ensuite, ça devient de plus en plus foutraque et incohérent. Ça parle de loups, de misère sexuelle, de paternité, du déclassement social etc..c'est parfois franchement raté. La scène avec la naturopathe lui mettant des branches en guise d'électrodes est complètement ridicule et n’apporte rien au film. Le thème de l'homosexualité, récurrent chez Guiraudie, prend ici des formes douteuses et peu crédibles, tous les hommes rencontrés se désirent entre eux, jeune éphèbe, vieillard cacochyme, paysan bougon ...spoiler: Une scène de gérontophile assez dégeu, heureusement sauvée par l'humour au plan d'après avec un gros titre du journal local très drôle Le personnage féminin est beaucoup plus intéressant, l'amour maternel n'est pas si évident. spoiler: Le sexe féminin filmé en gros plan, façon" Origine de Monde", s'écartèle dans la scène suivante pour montrer ce sexe écartelé pour l'accouchement
Ce film plus bizarre que choquant est sauvé par une belle fin très symbolique.
Un réalisateur (ou scénariste, on ne sait pas trop) en panne d’inspiration peine à boucler le scénario qu’il a promis à son producteur, vivotant des avances que ce dernier a bien voulu lui accorder. Il quitte alors Brest pour se mettre au vert, dans un des endroits les plus paumés de France, pile dans la « Diagonale du vide » : les plaines désertiques de la Lozère, filmées d'une manière formidable. Tiens donc ! Juste à côté de l’Aveyron natal d’Alain Guiraudie, que celui-ci aime tant filmer. Le cinéaste revendique sa marginalité et creuse son sillon film après film, notamment dans son très remarqué précédent film, L'Inconnu du lac, un thriller homosexuel ayant pour cadre et unique cadre une plage au bord d’un lac, qui, selon une légende, contiendrait un silure géant. Dans le nouveau film du cinéaste, le silure cède la place à la légende du loup, devant lequel il convient de rester droit sur ses jambes, sans jamais se retourner afin de dominer l’animal. On peut y voir un parallèle avec les exigences du monde actuel, qui imposent aux gens de résister face aux dérives du fric s'ils veulent rester debout. Il y a toujours un petit message un peu politique dans les films de Guiraudie. L’injonction que contient le titre peut s’appliquer à d’autres choses, y compris les plus osées. Notre scénariste rencontre les rares gens qui habitent ce trou paumé, véritable tableau de cette France populaire et rurale. Alain Guiraudie ne s’embarrasse pas de tabous pour évoquer le baby blues, la solitude et la misère affective dans les campagnes. Un grand soin est accordé aux personnages, qui ont une certaine épaisseur, une authenticité brute de décoffrage que semble affectionner le cinéaste. Bref, un des meilleurs films de 2016, comme vous pouvez le voir dans mon classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns des films de l'année : 7emeart.wordpress
Aucun doute, le film traite de tous les grands sujets de société, la GPA, l'euthanasie, la misère, etc...mais tout ça à travers d'un filtre bien barré, et avec des personnages bien dessinés, qui ont des rapports pas du tout conventionnels, notamment le "héros" (le terme est faible, lui aussi d'ailleurs) du film, dont on découvre la personnalité pour le moins complexe tandis que le film se déroule. Au début, on se demande un peu où on va, on ne sait pas trop où on arrive, mais on est content du voyage. Cinéma spécial, mais Cinéma quand même!
Un film complètement étrange et énigmatique de cet homme qui élève seul son enfant en l'emmenant partout avec lui, jusqu'à rencontrer cette sorcière des temps modernes dans les bois et qui pour passer le temps désire les hommes qui sont autour de lui, jeune ou vieux, ce qui ne nous épargne pas comme à son habitude des gros plans sur des sexes en érection et des caresses homosexuelles. Mais là n'est pas le but. L'homme devient mystique à la fin et change l'enfant en brebis.... Il faut comprendre le symbole....
Désolé pour les tristes (alias gay), c'est fou et dégeux. On se moque du héro, une sorte d'animal sans épine dorsale vaguement intéressé aux loups. Il se plante par paresse, pas de drogue! C'était mauvais pendant la section triste (alias gay), mais c'est reparti amusant encore quand il couchait avec les brebis. En gros: parties amusantes, parties dégeux. Pas de risque d'arriver dans la vraie vie.
Dans Rester vertical, Léo, cinéaste, fuit les contraintes imposées par la société, et notamment par son agent, et trouve refuge sur un causse de Lozère, où il fait la rencontre de Marie, de son père Marcel, de l'acariatre Jean-Louis, et de l'amant/captif de ce dernier, Yoann. Surtout, Léo devient père, et doit bien vite se débrouiller seul pour s'occuper de son bébé. Rester vertical se fonde ainsi sur un cadre resserré autour de quelques personnages et quelques lieux, que Léo visite et revisite tout au long du film. Le traitement n'est absolument pas réaliste, en témoignent des ellipses qui font apparaître le bébé en deux scènes, et donne ainsi au film l'apparence d'un conte, ce que la figure du loup, récurrente, souligne. Si l'histoire est à première vue assez sordide, puisqu'il s'agit tout de même de raconter le déclassement d'un homme, sa mise au ban du monde jusqu'à un état quasi-animal, la forme du conte permet cependant d'en atténuer la violence en laissant la possibilité au personnage de sauver l'essentiel -- c'est le sens du titre du film. C'est donc dans cette capacité qu'a Guiraudie de voir la lumière et la beauté -- mais aussi l'humour (voir la une du journal à la fin du film) ! -- même dans les situations les plus glauques que se situe la grande réussite du film. Ce n'est que le troisième film de Guiraudie que je vois, mais j'y reconnais un principe vitaliste et un refus des conventions morales traditionnelles particulièrement réjouissants.
Je suis assez partagé parce que le film a ses moments bruts intéressants pour mettre en exergue la solitude et la misère sociale (et sexuelle), ainsi que la dimension symbolique et quasi mythologique de la meute de loups, j’ai surtout aimé la dernière partie en fait, le reste flotte entre l’épuration maximale, l’ennui volontaire et le côté provoc de Guiraudie (je précise que j’ai détesté L’inconnu du lac). Je n’ai pas réellement saisi le thème de l’ambiguïté sexuelle du personnage de Léo, c’est tellement vague que ça fini par être appuyé de force, la fameuse scène du vieux a l’air de tomber de nulle part, on dirait que c’est placé là pour choquer gratuitement le bourgeois, même si je comprends que le film veut aussi dévoiler des choses que le monde agricole peut garder entre ses murs, mais voilà, ça n’a pas eu d’impact chez moi, enfin pas celui qui aurait pu me parler. Là où je suis assez déçu aussi c’est que cette fameuse dimension d’arrière plan ne provoque que trop peu de symbiose avec le premier pour caractériser un univers qui pourrait être fascinant, comme Dumont le faisait dans L’Humanité ou Hors Satan par exemple, je trouve surtout que ça ne fonctionne que dans la dernière demi-heure. Bien donc, surtout dans la mise en scène, mais pas si captivant.
N'ayant que moyennement compris où le réalisateur voulait en venir, je n'ai que modérément apprécié ce film. Intéressant quand il montre les moments de solitude entre le père et son enfant, et la façon dont il se bat pour lui, il l'est beaucoup moins dans son aspect policier sur la fin. Et ce ne sont pas quelques scènes de sexe crues qui mettront de la poudre aux yeux. Il ne se passe pas grand chose, il faut bien l'avouer, et les excellentes interprétations des personnages n'y changent rien.