Rester Vertical
Note moyenne
2,6
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100 critiques spectateurs

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In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 octobre 2016
Le cinéma d'Alain Guiraudie reste unique dans l'actuel paysage cinématographique français bien qu'il se rapproche (dangereusement) de celui de Bruno Dumont, première époque. Un cinéaste iconoclaste et radical mais au propos dilué.
La confrontation de points de vue sur la coexistence entre les loups et les brebis est très rapidement laissée de côté, dommage. Rester vertical s'éparpille ensuite dans une sorte de road-movie à la narration décousue et animé par un triptyque de relations : homme/femme, homme/animal, vieux/jeune. La crudité de certaines images est anecdotique. Elle relève de la provocation gratuite car, pour la plupart, ces images sont mal amenées et n'apportent rien au scénario. De plus, plus ce dernier avance, plus il devient invraisemblable. La posture indiquée par le titre du film ne vaut donc pas pour le canevas narratif qui peine à tenir debout.
L'homme est un loup pour l'homme (scène des clochards) mais le loup n'est pas forcément le plus sérieux adversaire de l'homme (le bébé devient monnaie d'échange).
Si le loup pourrait être apprivoisé en fonction de la posture tenue, Rester vertical ne semble pas l'être. Est-ce une simple question de posture ? Non, car finalement, ce portrait d'un scénariste en manque d'inspiration est tout simplement autobiographique bien que l'auteur s'en défende !
Vixounet
Vixounet

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2016
Que l'on adooore ou que l'on soit outré et que l'on sorte au milieu de la séance, le moins que l'on puisse dire c'est que « Rester vertical » ne laisse pas indifférent. À la sortie de la salle, il y avait les gens scandalisés d'avoir vu des gros plans de sexes en action et d'accouchement, les personnes touchées par la misère humaine, les dubitatifs cherchant un sens...
Le sexe ne me gène pas, je trouve moins pornographique une scène érotique entre gens consentants que la moindre tuerie d'un film d'action. Mais il semblerait qu'un phallus en érection soit plus dangereux que l'apologie des armes à feu.
Je n'ai pas ressenti la misère aussi profondément que d'autres spectateurs ; ou plutôt je ne crois pas qu'il s'agisse du propos principal du film. spoiler: Bien sûr le protagoniste est dans la mouise, emprunte de l'argent à des fantômes de son passé, d'une vie antérieure (le personnage du réalisateur), il traîne ses guêtres d'hôtels en soupentes. Mais la marginalisation de Léo tout au long du film semble le conduire, à la fin, à un équilibre hors de la morale acceptable et dans lequel l'argent ne serait nécessaire que pour pouvoir être avec son fils. C'est la seule véritable misère du personnage, cette douloureuse absence.

Le propos principal me semble plutôt la grande fresque d'une morale réfractaire : il y a une grande liberté sexuelle dans l'écriture de Guiraudie : spoiler: lorsque Léo rejette Jean-Louis, ce n'est pas par hétérosexualité stricte ou par homophobie (comme il le prouvera plus tard), c'est parce qu'il ne veut pas coucher avec le grand-père de son fils, ce qui est malgré tout une restriction morale qui aurait aussi pu être discutée ; l'euthanasie semble aussi normale, d'un point de vue morale, que l'homosexualité pour Léo, il ne s'en défend pas auprès des gendarmes ; aussi normale que la sexualité des vieux (sujet qui me semble aujourd'hui plus tabou que l'homosexualité) : et Marcel, le vieux raciste homophobe, meurt sodomisé et digne dans son suicide.
L'égalité des genres semble également acquise, au moins pour l'auteur, parfois contre ses personnes. spoiler: Et malgré les tirades misogynes du vieux et un relent de morale réac de la part de Léo, Marie est très claire : si une femme peut s'occuper d'un bébé, un homme en est capable, ça coule de source.

Cette morale parallèle se confronte au moins trois autres fois à la morale dominante contre qui elle ne peut lutter :
spoiler: D'abord, alors que Léo n'a plus un sous, plus de toit et qu'il s'apprête à dormir sous le pont des clochards, il se fait dépouiller par ces derniers, rebuts du monde ordinaire et cependant intégrés à celui-ci. Les clochards, bien qu'à la marge, s'intègrent au monde que Léo fuit et il pensait, à tort, trouver auprès d'eux des compagnons hors-l'éthique. Ensuite, lorsque Léo découvre l'article du journal dans lequel il est décrit comme nécrophile, sodomite, homosexuel et meurtrier après avoir aidé Marcel à mourir dignement. La morale dominante le pousse définitivement à vivre isolé. Enfin, lorsque les services sociaux décident de ne plus le laisser s'occuper de son fils. Si Léo fait parfois preuve de quelques négligences et si l'amour paternel, bien présent, est un peu envahissant, son bébé mange à sa faim, n'ai jamais maltraité et on imagine qu'il pourrait s'épanouir dans ce monde bohème pour devenir, qui sait, un ami des frères Fortin dans « La vie sauvage », un neveu du « Captain Fantastic ».
Le monde dominant, ordinaire sort victorieux mais n'a pu empêcher l'émergence d'une morale parallèle, d'un monde dans le monde, avec ses propres valeurs.

¿ Et les loups dans tout ça ? Le film ne peut pas être vu au premier degré, il y a trop de détails surréalistes pour y croire. Les loups entrent dans un ensemble allégorique où je me plais à imaginer qu'ils représenteraient la morale, le monde que Léo fuit presque involontairement durant tout le film sans réussir, même dans la scène finale, à s'en débarrasser complétement. « Attends, tu vas tout faire rater, j'y suis presque ». Cette morale le suit, le tue métaphoriquement, comme le loup tue réellement, il est sur le point de la dompter mais face à elle, il ne peut, finalement que rester droit, sans jamais tomber ou même de se courber, vertical.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 septembre 2016
Certes le scénario est plus que bizarre, de même le recours à plusieurs ellipses sans aucune explication donne le sentiment de ne pas avoir bien rédiger son scénario. Et pourtant ce nouveau Guiraudie surprend apr son côté radical et film d'auteur. Ce n'est pas aussi bon que le précédent (L'homme du lac) mais certains passages sont très réussis et plein de poésie. Cette liberté de ton et cette volonté de construire une narration sans fil directeur clairement identifié fait de cette ballade une quête existentielle, entre Causses, Brest et marais Poitevin. Le réalisateur clame l'amour de ses comédiens et son envie de vire son cinéma, il recherche un support mais malgré l'absence de matériau décide de réaliser une œuvre surprenante car sans fondement tangible si ce n'est celle d'une volonté farouche de rester en vie, et de poursuivre son travail de cinéaste.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 septembre 2016
"Le roi de l'évasion" m'avait fait rire avec son anti-héros et son ton complètement décalé. "L'inconnu du lac" m'avait tenu en haleine avec son ambiance particulière et son histoire. Le dernier film de Guiraudie m'a laissé au bord du chemin et pendant tout le film, je me suis demandé quel était le public visé. L'histoire, même si elle brasse de nombreux thèmes sans jamais les approfondir, est inintéressante au possible et mal ficelée. Les scènes crues ne sont ici que provocation et ne sont, pour moi, absolument pas justifiées. Les acteurs sont quand même bien en-dessous des 2 précédents films. Et surtout, on s'ennuie comme pas possible. Restent quelques beaux paysages et la scène finale avec les loups. C'est peu, surtout pour un film sélectionné à Cannes.
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 septembre 2016
Conte fantasque et complètement barré, qui peine à trouver le bon ton et le juste équilibre. Des scènes dures et réussies qui resteront en mémoire, plus que l'intérêt du film.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2016
Guiraudie va un peu plus loin dans la provocation avec ce dernier opus. Et rate son coup, à mon avis. Contrairement à d'autres, je ne suis pas choqué par la dernière scène de sexe, certes d'un grand réalisme ; ce qui me gène, comme dans les films précédents du cinéaste, c'est l'absence de vraisemblance, cette attirance physique d'un homme jeune pour un grabataire relevant du pur fantasme.
La première partie est pourtant remarquable et tous les personnages sont admirablement définis (les relations du couple, notamment, et le rejet de son bébé par la mère, thème difficile à aborder). La dernière scène, qui crée un lien entre le message politique et la lutte pratique contre le prédateur du Causse, est magnifique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 septembre 2016
Rester vertical est un oeuvre inclassable, osé et surprenant. Guiraudie est allé encore plus loin nous proposant un récit atypique qui détruit toute structure classique de narration. Peu importent l'exposition, le nœud et le dénouement. Le scénario ne suit pas une ligne droite, sinon qu'il s'échappe du plan pour nous montrer un système cartésien en trois dimensions où on se perd une fois après l'autre dans le temps, l'espace et même le quid du récit.

Dans L'inconnu du lac, son précédent film, le réalisateur avait déjà réussi à créer une atmosphère unique grâce au lac d'où on ne partait jamais, un huis-clos à ciel ouvert. Cependant, Rester vertical brise tous les codes imaginables pour surpasser l'aussi chaotique Le roi de l'évasion, comédie déstructurée qui finisse avec une scène fortement sexuelle, signe caractéristique du réalisateur.

Le sexe est aussi présent dans Rester vertical, mais sans effet comique. Une scène très commentée laissera bouche-bée une grand partie de spectateurs, mais la beauté du moment et la tendresse du geste en question font du passage un des points les plus fort du métrage. Cette scène représente la cruauté et la gêne qui provoquent l'humanité la plus pure et radicale. Un geste qui doit faire face aux titres malintentionnés de la presse locale, voici une des critiques les plus audacieuses de la part de Guiraudie.

En fait, la comédie apparaît dans les scènes oniriques qui ont lieu dans la cabane d'une psy. Un lieu où il arrive le producteur qui agace Leo pour qu'il finisse le scénario. Ce passage fonctionne comme une espèce de rêve qui nous donne des indices pour comprendre le montage. Le film semble suivre les laps des rêves qui font qu'on saute de Brest à Lozère d'un coup, plus l'étrange présence de plusieurs personnages un peu partout.

La construction de cette forme de récit est fascinante, mais il faut signaler un grand inconvenant: elle fait ébranler le fond de l'histoire. On n'arrive pas à se mettre à la place du protagoniste parce-que pendant plus de la moitié du film on n'est pas capable de trouver nos repères. Des fois on ne peut qu'attendre une étincelle pour nous retrouver. Un profil plus peaufiné des personnages aurait fait de cet exercice de style très intéressant un chef d'oeuvre.

Mais malgré tout on a la fin. Une fin poétique, adorable, osée et politique. Une fin qui nous fait redécouvrir le film et nous réaffirmer. Malgré tout, quelle grande chance de pouvoir compter sur des cinéastes si libres comme Guiraudie!

///Encore plus de fautes et d'erreurs dans le lien ci-dessous
candinettedu91
candinettedu91

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0,5
Publiée le 7 septembre 2016
Dans mon esprit la nature, de beaux paysages et une histoire de lutte contre la misère avec comme carburant la naissance d'un bébé.
OK on y va....
J'aurais dû me méfier : interdit au moins de 12 ans...
Il faut croire que j'ai moins de 12 ans !!!!
Ce film est cru au delà du supportable.
Un cours de SVT sur grand écran.
Sans compter certaines scènes immondes dont je ne vous fais pas le détail.
Si on vous propose ce film : FUYEZ
Non il ne s'agit pas d'une histoire de loup et de mouton encore que pour le loup faut voir...
Des sexes en gros plan, cunilingus, sodomie avec un vieillard mourant, accouchement en gros plan "côté sortie du bébé", tout le monde s'accouple avec tout le monde. j'ai bien cru que le bébé allait y passer.
Franchement moins de 12 ans ?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 septembre 2016
Ce film est glauque et moribond ...plein de passages carrément pornographiques !! on y voit sexe de femme et d'homme et biensûr des actions filmées qui n'ont rien à faire dans un film grand public
je suis très choquée par tout ce que j'ai vu hier sans y être préparée
Même pas interdit au moins de 16 ans
j'ai quitté la salle au moment de la sodomie d'un vieillard moribond par le "héros"
sans doute n'ai pas capté le 28 ème degré , l'angle , la perspective de ce que cet auteur français a voulu filmé !!!!!!!!!!!!!!
à vomir !
mathieudu57
mathieudu57

4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 septembre 2016
Malaisant, malsain, toujours les mêmes lieux, les mêmes personnages, mais jamais d'élément perturbateur. C'est lent, le jeu d'acteur est mauvais, c'est plat et on en voit jamais le bout. Je ne peux pas comprendre les critiques 4 étoiles de Première ou de Telerama, ni la métaphore du loup, avec une scène finale qui s'avère être fantastique et qui au final, dure 30 secondes. À fuir.
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2016
Film intrigant et dérangeant qui sort de l'ordinaire. On accroche ou pas mais force est de constater qu'il y a de la singularité dans ce long métrage.
A voir.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2016
Difficile de cerner ce film qui, de la chronique sociale façon frères Dardenne mais en plus malsain, tourne vers un fantastique dérangeant. Le film change du tout au tout en l'espace de quelques scènes, non seulement c'est déstabilisant, mais en plus on se vautre dans le plus pur sordide, dans une fin qui semble un mélange de After Hours mélangé à du Lynch en moins cryptique. Certes ça donne une touche originale, cependant un manque de fantaisie dans tout ça, si ce n'est la dernière scène, nous laisse un peu sur notre faim, l'impression d'avoir vu un film désordonné, brouillon quoique magnifiquement filmé. Le mieux est encore d'aller voir par soi-même.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2016
Alain Guiraudie aura donc connu les honneurs de la compétition à Cannes avec un de ses films les moins convaincants, alors qu'il aurait à l'évidence plus mérité cette sélection en 2015 avec L'inconnu du lac.

Autant ce dernier possédait une structure resserrée très prenante, autant Rester vertical part lui dans toutes les directions.

Le début du film est très réussi. Son étrangeté naïve surprend et inquiète à la fois. Une menace plane, la nature est belle et indifférente. Le personnage principal semble le seul à adopter un comportement normal dans un ballet d'attitudes bizarres.

Hélàs, ce beau début lozérien se gâte quand les allers-retours avec les autres endroits commencent à se mettre en place (la guérisseuse, la maison du vieux, la ville). Le film devient alors un peu mécanique, enchaînant les moments creux et les morceaux de bravoure pseudo-provocante (l'euthanasie sodomite et l'accouchement), dans une ambiance grand-guignolesque qui n'autorise pas l'empathie.

Rester vertical finit par reposer sur les épaules de son acteur principal, Damien Bonnard, qui interprète avec une certaine maladresse la candeur inefficace. J'ai regretté pendant le film que Guiraudie ne fasse pas une place un peu plus grande au personnage de Marie, campée avec une assurance terrienne par la prometteuse India Hair.

La scène finale est au diapason du reste du film : elle en fait trop.
Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 septembre 2016
Voici un film que j'aurais du éviter. Rien dans cette série de scènes qui vont du coq à l'âne ne m'a jamais ressortir d'un film. Le scénario ne s'embarrasse pas de vraisemblance et le réalisateur ne fait rien pour nous aider.
Le plus mauvais film que j'ai vu depuis longtemps !
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2016
Alain Guiraudie frappe encore une fois assez fort, avec son cinéma unique, empreint ici de réalisme social et de désir sexuel. Le films très imprévisible raconte une déchéance à la campagne, autour de personnages liés entre eux par des liens familiaux et/ou des liens sexuels. La région des grands causses, ainsi que Brest sont particulièrement mis en valeur. La direction d'acteurs est très bonne, même dans certains passages assez scabreux. Le cinéma d'Alain Guiraudie est extraordinairement attachant, tant une immense humanité et sincérité se dégagent des personnages.
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