Rester Vertical
Note moyenne
2,6
743 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

100 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
28 critiques
3
19 critiques
2
17 critiques
1
17 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2026
Pour son cinquième long-métrage, Alain Guiraudie livre une nouvelle fable ancrée dans les profondeurs de la France rurale. Sorti en 2016, ce film présente une ambiance naturaliste tout autant sincère que crue. Après avoir rencontré une jeune femme (India Hair) vivant sur le causse du Massif central, un écrivain totalement fauché (Damien Bonnard) se retrouve seul à élever leur bébé. Son avenir dans cette région désertique s’articule autour d’une réflexion sur la paternité, la misère sociale, la solitude et la sexualité. Et comme toujours avec le réalisateur, on a le droit à des scènes d’amour sans filtre et gratuites. Bref, une errance spirituelle confuse qui finit par devenir anecdotique.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
Dans Rester vertical, Léo, cinéaste, fuit les contraintes imposées par la société, et notamment par son agent, et trouve refuge sur un causse de Lozère, où il fait la rencontre de Marie, de son père Marcel, de l'acariatre Jean-Louis, et de l'amant/captif de ce dernier, Yoann. Surtout, Léo devient père, et doit bien vite se débrouiller seul pour s'occuper de son bébé.
Rester vertical se fonde ainsi sur un cadre resserré autour de quelques personnages et quelques lieux, que Léo visite et revisite tout au long du film. Le traitement n'est absolument pas réaliste, en témoignent des ellipses qui font apparaître le bébé en deux scènes, et donne ainsi au film l'apparence d'un conte, ce que la figure du loup, récurrente, souligne. Si l'histoire est à première vue assez sordide, puisqu'il s'agit tout de même de raconter le déclassement d'un homme, sa mise au ban du monde jusqu'à un état quasi-animal, la forme du conte permet cependant d'en atténuer la violence en laissant la possibilité au personnage de sauver l'essentiel -- c'est le sens du titre du film.
C'est donc dans cette capacité qu'a Guiraudie de voir la lumière et la beauté -- mais aussi l'humour (voir la une du journal à la fin du film) ! -- même dans les situations les plus glauques que se situe la grande réussite du film. Ce n'est que le troisième film de Guiraudie que je vois, mais j'y reconnais un principe vitaliste et un refus des conventions morales traditionnelles particulièrement réjouissants.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2025
Alain Guiraudie n'aurait il pas signé là son chef-d’œuvre ? Riche de multiples personnages qui évoluent beaucoup au cours de l'histoire. Damien Bonnard trainant sa carcasse entre India Hair et Raphaël Thiéry. Le film est riche de multiples thématiques, effleuré, exposé, évoqué. La paternité, la maternité, la misère financière, la misère sociale, le couple et l'engagement, s'occuper d'un bébé, l'écriture d'un scénario, la déchéance sociale, la mort, et les loups. Entre autres.

Alain Guiraudie sait donner de la richesse, de la texture, à des personnes simples, dans les campagnes, chez les paysans, chez les pauvres. Il montre qu'il est possible de raconter une grande histoire, une histoire de grands sentiments, sans sortir une artillerie qu'il serait possible de trouver dans l'ancienne Hollywood (grands acteurs, grande histoire, gros budget, grand roman, etc.).

L'histoire est simple. Damien Bonnard recherche des loups en Lozère. Il rencontre une bergère, India Hair. Quelques mois plus tard, un enfant né. Mais elle le laisse seul avec l'enfant. Il doit donc composer avec son enfant, son beau père qui veut bien l'accueillir, le commanditaire de son scénario (il est censé écrire un scénario) et ses velléités érotiques, qu'Alain Guiraudie sait appréhender sans détour. La force de Guiraudie est de mettre le spectateur dans la même situation que Damien Bonnard : le spectateur découvre en même temps que lui les choses, et n'en sait jamais plus. Ce qui permet de ne jamais savoir ce vers quoi va évoluer l'histoire, et donc deviner ce que veut faire le personnage ; nous le découvrons lorsqu'il fait.
Dorian J.
Dorian J.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 juillet 2023
Ce n'est pas possible de se dire que c'est un film - de 12 ans. Je ne comprends pas comment il est possible d'autoriser des enfants/pré-adolescents voir ce film en sachant qu'il y a notamment une scène spoiler: de trois minutes, avec un cadrage au plus proche et une volonté d'hyper réalisme, montrant un homme de la quarantaine couchant avec un homme de la quatre-vingtaine qui vient de prendre du poison.
C'est écoeurant.
Enfin tout de même, les amis cinéphiles, réveillez -vous. Je souhaite qu'il existe un cinéma d'auteur qui pousse à l'anti-classicisme et à l'originalité, je souhaite qu'il existe un cinéma cherche à provoquer d'autres sentiments que la joie, la tristesse et/ou la peur chez le spectateur, mais il y a tout de même des limites à respecter. Comment peut-on prendre du plaisir devant un film aussi sordide ? Lorsque je vois que le réalisateur oser dire que son personnage n'est pas nul ou un raté, on atteint des sommets... Je veux bien que la posture du film soit de nous montrer d'une manière crue et sans jugement, un homme à la dérive. Mais il faut tout de même comprendre que le personnage présenté un criminel... Or, on dirait que le réalisateur est complice de son personnage.

Enfin bref, je trouve cela dingue qu'un film comme celui-ci soit autorisé à des enfants de 12 ans. Et d'autant plus qu'il soit autant mis-en-avant par la presse cinéphile. (Il a tout de même été sélectionné par le plus prestigieux prix cinéphile français, le prix Louis Delluc.)... Lorsque l'on voit le portrait dressé des campagnes françaises, c'est à vomir. Je veux bien que l'on montre des personnages qui sont des ratés, comme dans les films des Frères Cohen, mais lorsque l'on entend le réalisateur dire que son personnage n'est pas un raté, on se dit alors qu'il pense vraiment que le portrait dressé n'est pas un pied de nez effectué aux campagnard mais juste une histoire objectivement possible en campagne. C'est insultant.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2021
Encore un film bien singulier de la part de Guiraudie avec Léo un scénariste en vadrouille à la recherche dont on ne sait quoi et sur qui la paternité va tomber comme ça, un peu par hasard. Tout comme la plupart de ses protagonistes ruraux et homosexuels, le film est sordide, cynique, cru avec des séquences pouvant parfois rappeler le cinéma de Bertrand Blier mais en tout cas, on ne sait jamais à quoi s’attendre avec ce réalisateur bien loin de ce qui se fait en France ! On est également bien surpris avec ses personnages bien étranges (cf. l’espèce de guérisseuse exerçant en pleine forêt reculée et interprétée par Laure Calamy) et ça nous change !
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 septembre 2020
À bien des égards Rester Vertical est un film moderne de style de la nouvelle vague française. Comme la Nouvelle Vague bien que le personnage principal aient peu de sens il ne semble pas y avoir beaucoup de contexte pour ce qui se passe et le film lui-même semble délibérément éviter d'avoir une sorte de sens ou de cohérence. Ajoutez à cela un sens très moderne de la sexualité et de la liberté sexuelle que vous n'avez pas dans les anciens films de la nouvelle vague française et vous avez Rester Vertical. Je dois vous prévenir ce film est incroyablement explicite et pourrait facilement vous offenser. Bien qu'il ne soit jamais vraiment clair si Leo est bisexuel ou un homme gay utilisant le non dit vous avez des scènes incroyablement mauvaises. Vous pouvez également voir des gros plans d'un bébé en train de naître et ce n'est ni un vrai bébé ni un mannequin. Alors ce film vaut il la peine d'être vu ?. Eh bien pour moi, non même si vous aimez la Nouvelle Vague française. J'espérais que mes questions trouveraient une réponse et qu'il en résulterait une certaine cohérence mais non. Mais pire que tout est le manque de sens général et l'étrangeté de l'histoire. J'ai détesté le manque d'émotion tout au long du film. Dans l'ensemble c'est un film très difficile et déroutant et quant à moi j'adore les films français mais je ne peux pas recommander celui-ci...
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2019
Un film étrange qui ne laisse pas indifférent. Selon sa propre perception, on peut y trouver des clés de décryptage différentes. La première est l’histoire d’un paumé qui s’enfonce dans sa vie, faite de hasard et de décadence, le tout accentué d’images crues pouvant choquer. C’est glauque et triste sur le fond avec un réaliste implacable que la caméra ne cherche pas à cacher. On peut y voir également un parallèle entre une nature sauvage qui s’autorégule et la vie de tout à chacun, difficile, âpre, parfois frisant la misère où seuls les plus forts, les plus intelligents parviennent à s’en sortir. Les autres sont engloutis par les affres de l’existence dans un misérabilisme social brutal. D’autres messages peuvent également y être entraperçus, comme l'abandon de la ruralité en France au profit des métropoles. Bref, un film qui dérange avec des images de sexe qui peuvent nuire ou surprendre le spectateur qui est ainsi averti.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2019
Film du malaise, Rester vertical est la confirmation d’un talent décidément très singulier du cinéma d’auteur français. Alain Guiraudie ne cherche jamais à plaire au spectateur en multipliant les échappées narratives, les ellipses et les séquences choc que l’on n’est pas près d’oublier. Il se joue des tabous et ne cesse de filmer ce que les autres refusent de voir. Il fait également preuve d’un vrai sens de la poésie en filmant la nature avec passion. Son incursion dans le monde paysan ne peut en aucun cas laisser indifférent et son cinéma, décidément radical, ne peut plaire à tout le monde. C’est sa principale qualité.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juillet 2019
Dans "L'inconnu du lac", l'atypique Alain Guiraudie nous avait introduit le silure, poisson monstrueux et mythologique qui donne naissance à des lègendes urbaines! Dans "Rester vertical", le cinèaste met de nouveau une bête mythologique et bien rèelle : le loup, animal qui s'associe aux contes de notre enfance et aux peurs ancestrales! Hasard ou coïncidence ? En tout cas Guiraudie aime bien jouer avec le vraisemblable et l'invraisemblable, le sexe et la mort! Reste que son film entre lègende et rèalitè est lent en partant malheureusement dans toutes les directions! L'interprètation comprend surtout Damien Bonnard et India Hair, deux comèdiens prometteurs du cinèma français, volontairement dèphasès par rapport à la rèalitè! Des images saisissantes (le bèbè, l'agneau...) mais aussi des scènes crus pour public averti! spoiler: On reste dubitatif sur les traitements de la thèrapeute de la forêt ou de l'euthanasie sexualisè avec ce pauvre vieillard mourant!
La scène finale est en revanche très belle...
diegolerouge
diegolerouge

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 mai 2019
la presse est intelligente et a un sens artistique hors du commun! Ca doit pas etre mon cas. Je ne vois pas qul type d'humain à part quelques journalistes genetiquement modifiés peut s'interesser à ce film. Les autres commentaires negatifs ont tout dit. meme les commentaires positifs vous dissuaderont d'aller voir ce film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 mai 2019
Consternant, c'est le premier qualificatif qui me vient à l'esprit, bon avait déjà eu droit à "l'inconnu du lac" et ses scènes de sexes franchement crues et là rebelote, une histoire sans queue ni tête (si je puis dire dans le cas présent), je ne dois pas avoir le niveau pour comprendre le sens caché ou non du film, interdit aux moins de 12 ans c'est quand même un minimum.
Kalene R
Kalene R

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mai 2019
Je mets 0.5 pour la beauté des paysages, le reste étant pour moi à vomir tant c'est vulgaire, obscène et moche. J'ai perdu 1h30 de sommeil en le visionnant à la TV. Ce navet fait honte au magnifique cinéma français. N'est pas réalisateur qui veut.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 novembre 2018
Un style et une intrigue qui ne laissent pas indifférent : césures et ellipses étranges, dialogues parfois à la limite du ridicule ("on ne couche pas avec le grand-père de son enfant... non ?"), jeu d'acteurs proche de celui de statues de marbre, émotions au point zéro, intrigue du loup qui est zappé après cinq minutes à peine et ne revient qu'in extremis comme si on s'était rappelé qu'il fallait une histoire entre deux parties de jambes en l'air... Car on ne voit que ça, littéralement. Le personnage principal qui "se fait plaisir" en gros plan sur les parties intimes, pareil pour Madame juste après, puis une partie commune de jambes en l'air des deux personnages, puis Monsieur qui se fait toucher par le beau-père (vous avez dit "glauque" ? Attendez la suite...) et pour finir le vieux voisin qui veut finir sa vie "agréablement" et ne trouve rien de mieux que de se faire chevaucher par Monsieur... On frôle de peu la nécrophilie à la fin. On ne voit donc que des parties intimes et des séquences à peine moins grotesques que celles des films pornographiques (sous prétexte de l'essai auteurial, on laisse ce film aux yeux des enfants dès 12 ans... Pas sûr que l'interdiction soit adaptée !). Le reste du film est d'un mou infernal (les séquences dialoguées dans le noir manquent de nous endormir à chaque fois) ou bizarre à l'excès (la guérisseuse dans la forêt qui met des tiges vertes sur le corps dénudé des gens...). Pas de fin, un jeu d'acteur déplorable, des dialogues creux, et des séquences sexuelles abusives qu'on nous jette au visage sous le couvert de l'art...
Serge_la
Serge_la

11 abonnés 815 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 février 2018
Désolé pour les tristes (alias gay), c'est fou et dégeux. On se moque du héro, une sorte d'animal sans épine dorsale vaguement intéressé aux loups. Il se plante par paresse, pas de drogue! C'était mauvais pendant la section triste (alias gay), mais c'est reparti amusant encore quand il couchait avec les brebis. En gros: parties amusantes, parties dégeux. Pas de risque d'arriver dans la vraie vie.
raphaelK
raphaelK

16 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2018
Un film rare, qu’il faut aborder sans des yeux de spectateurs habitués au grand spectacle, mais simplement avec ce qu’il faut de surréalisme, de détours et de beauté froide.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse