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Ce qui est incontestable c'est qu'il en faudrait davantage des cinéastes comme Alain Guiraudie : libre, provocateur, fougueux, anarchiste, facétieux. N'est-ce pas ce qu'on appelle un auteur ? En même temps, on a tout à fait le droit de rester de marbre devant Rester vertical, exercice de style bancal et surtout sombre qui est une sorte d'antithèse du fantaisiste Le roi de l'évasion. Est-ce que le coeur n'y est plus, vu la tristesse de l'époque ? Pourtant le film est riche de thématiques : l'homoparentalité, le désir, la mort et, comme toujours, la splendeur de la nature. Dans des magnifiques paysages de Causses, on y parle de loups et d'amour, de façon débridée et qui parfois, au détour d'une scène, cueille le spectateur par sa poésie sauvage. Mais assez rarement cette fois-ci hormis dans le plan final, magique, drôle et élégiaque. De quoi regretter que tout le film ne soit pas à cette hauteur.
Film complètement "barré" du début à la fin, le réalisateur va toujours plus loin dans l'absurdité des scènes. A travers la folie des séquences, ce film dénonce l'abandon de la ruralite en France au profit des villes. Les conditions de vie à la campagne sont très dures et les gens souvent seuls face à leurs problèmes. Un témoignage émouvant de la situation sociale en France.
Alain Guiraudie fait une proposition nouvelle. (...) Il y célèbre la liberté et le combat contre la peur, distillant une métaphore politique intéressante.
LA SUITE :
LA SUITE :
La mise en scène peut déranger des esprits sensibles par son absence de tabou (salvateur !) avec des gros plans osés où on est réellement aux premières loges. C’est la première force de Rester vertical, la seconde c’est son casting avec en tête un surprenant Damien Bonnard, délicat et réservé.
dernier film de Alain GIraudie ! Le titre peut paraître trompeur ou ne rien comprendre mais le film distille son histoire au fur et à mesure des plans mélancolique de ce film !
Une réflexion sur la sexualité d aujourd'hui! Sur la prise de responsabilité pour un homme mais aussi de fonder une famille ! Tout ça dans une ambiance un peu loufoque poétique qui marche bien !
Le film est lent avec deux scènes très osées mais qui font du sens : accouchement en prise réel et euthanasie particulière je ne dirais pas plus
Une réflexion sur la sexualité d aujourd'hui! Sur la prise de responsabilité pour un homme mais aussi de fonder une famille ! Tout ça dans une ambiance un peu loufoque poétique qui marche bien !
Le film est lent avec deux scènes très osées mais qui font du sens : accouchement en prise réel et euthanasie particulière je ne dirais pas plus
Grande déception ! Dialogues, jeu, comédiens, même paysages : tout est plat, sans âme, sans émotions. Tout les personnages font la gueule (exception faite des deux (deux !) sourires du rôle féminin principal), s'expriment dans la même langue primaire, ont la même espèce d'agressivité désagréable. En fait de voyage, on suit un antihéros insipide qui fait des allers-retours incessants et sans intérêt entre la ferme, la ville et la maison du vieux... Même la séquence "scandaleuse" du film, qui aurait dû déranger, choquer, interpeller, reste plate, sans saveur, et l'on se dit que Guiraudie ne l'a pas prise au sérieux et que tout ce qui l'intéressait, c'était le "gag" des gros titres des journaux s'emparant du "scandale". "L'Inconnu du lac" n'était pas un grand film, mais il y avait un cadre formel intéressant (les répétitions) et surtout une très belle relation entre le personnage principal et l'hétérosexuel. Ici j'ai beau cherché, je ne trouve rien.
Chef d'oeuvre, film rare et touchant.
Guiraudie nous invite à jouer avec le surréalisme et la magie dans une France profonde et rurale.
Dialogues et comédiens brillants. Il utilise un humour drôle et triste à la fois. Le film est assez palpitant surtout dès que tu comprends que tout peut arriver....
Guiraudie nous invite à jouer avec le surréalisme et la magie dans une France profonde et rurale.
Dialogues et comédiens brillants. Il utilise un humour drôle et triste à la fois. Le film est assez palpitant surtout dès que tu comprends que tout peut arriver....
Du cinéma comme on en voit rarement ! Un voyage poétique. Des paysages, des visages.
Beaucoup de sujets traités d'une manière très personnelle et intime par un réalisateur bourré de talent.
Un film qui sort de l'ordinaire !
Beaucoup de sujets traités d'une manière très personnelle et intime par un réalisateur bourré de talent.
Un film qui sort de l'ordinaire !
Il existe concernant les bons films sur lesquels écrire ensuite deux types de séances. Celles tout d’abord où ce qui en sera retiré paraît immédiatement évident (et où le risque, à trop vouloir déjà mémoriser un commentaire, est dès lors de s’aliéner une expérience pleinement immédiate). Celles ensuite où, non seulement ce qu’il faudra en raconter ne le paraît pas encore, mais où la question ne se pose nullement pour le moment. Les films procurant cet effet sont souvent plus importants que ceux fournissant le premier – précisément parce que ce qui en fait la force, la séduction, demeure à clarifier pour soi-même. Rester Vertical est de ceux-ci. L’incertitude qu’il procure ne provient pas d’une difficulté à détailler son histoire (touffue mais aisément compréhensible), ou ses thèmes (nombreux et explicites). Elle concerne la nouveauté pour Guiraudie de ce qu’il filme, alors que les motifs lui sont typiques. Le genre de film laissant à penser qu’il pourrait s’avérer encore mieux que tout le bien qu’on en pense déjà. Qui remettrait en question plus encore que d’autres la pratique, utile pour saisir rapidement une appréciation mais limitée en terme de portée critique, d’attribuer des notes. L’incertitude est pour son personnage principal au cœur de Rester Vertical : sur quel positionnement adopter concernant certains sujets de société, sur son orientation sexuelle même. Un film incertain sur la place de Guiraudie lui-même dans le cinéma actuel. Cette faculté de douter est un bien précieux, de la part d’un cinéaste d’une humilité saisissante dans sa franchise – par exemple quand il admet l’insatisfaction partielle qu’il conserve à certains égards vis-à-vis de son film (notre entretien est à lire ici).
La suite de la critique avec l'interview de Guiraudie à Lire sur Film Exposure.
La suite de la critique avec l'interview de Guiraudie à Lire sur Film Exposure.
Ce film est une vraie bouffée d'air frais. Il y a chez Guiraudie une vraie proposition de cinéma. La liberté sexuelle des personnages ainsi que l'errance de Léo, les dialogues et les scènes crues m'évoque les films de Bernard Blier. Le ton général n'est pas celui du précédent film, ce qui risque d'en surprendre plus d'un. Les thèmes sont larges, dont le principal est la peur. Peur du loup, de vivre, de la mort, mais pas du sexe (vraiment très crû !). Et le plus génial est que les ressentis à la sortie sont très variés, engendrant de nombreuses discussions... Au fait, personne n'a encore entendu l'église s'offusquer de ce film ? Et que font donc les médias au vu de leurs derniers délires irresponsables sur le burkini pour n'avoir pas encore lancé de polémique sur ce film ? Et le dernier mérite de "rester vertical" est, au jour où j'écris cette critique, est de rester au frais...
Avec Rester Vertical, Alain Guiraudie reste fidèle à son cinéma : libre, (d)étonnant et souvent drôle, un brin cynique. Même si pour moi il n'atteint pas le niveau du fabuleux L'Inconnu du Lac, le film n'en reste pas moins une belle oeuvre et surtout un bol d'air frais dans un cinéma parfois aseptisé. Comme d'hab' chez Guiraudie, certaines scènes sont parfois crues (enfin surtout une... évitez de manger juste avant ou pendant le film...), avec un scénario assez déroutant (mais là est aussi le sujet du film). Et comme d'hab' Guiraudie fait appel à des acteurs pas ou peu connus avec ici Damien Bonnard, quasi de tous les plans, sorte de Vincent Cassel sous calmant et dont le personnage est le parfait reflet du film : à la fois nonchalant, intriguant et bourré de charme.
C’est petit à petit que le réalisateur aveyronnais Alain Guiraudie gravit les marches du Palais :" Le Roi de l’évasion", 2009, Quinzaine des Réalisateurs ;" L’Inconnu du lac", 2013, Un Certain Regard ; 2016, "Rester Vertical", en compétition au Festival de Cannes 2016. Nous voici loin des sorties confidentielles de "Du Soleil pour les gueux" et de "Ce Vieux rêve qui bouge" au début des années 2000. Les films d’Alain Guiraudie ont longtemps fait penser au cinéma de Mocky par leur côté foutraque et iconoclaste. Maintenant qu’il a son rond de serviette dans la compétition officielle de Cannes, on aurait pu craindre qu’il en arrive à proposer un cinéma plus fade, moins choquant. Heureusement, il n’en est rien. La différence qu’on peut observer entre "Rester Vertical" et ses premiers films réside d’un côté dans les progrès enregistrés par le réalisateur en ce qui concerne les techniques du cinéma, de l’autre dans la perte d’une certaine naïveté, naïveté pour laquelle on avait facilement une grande sympathie.
Je n ai rien compris du sens du film sinon que j ai du lutter contre un ecoeurement face a des scenes gratuites de violence....il y a certainement de la metaphore qui m a echappee...mais au final en depit fu titre on aurait du rester a l horizontale
Voici donc RESTER VERTICAL, le nouveau film d’Alain Guiraudie, trois ans après le sulfureux (mais non moins magnifique) « Inconnu du lac », sorte de thriller sexuel plastiquement assez classique. Dans ce nouveau chapitre de son œuvre, le cinéaste albigeois s’aventure dans un style formellement beaucoup plus poétique et fantaisiste, parfois fantastique et burlesque. Mais l’objet reste radical, d’une grande violence et certaines scènes déstabilisent, c'est le moins qu'on puisse dire. Léo (Damien Bonnard), un jeune réalisateur en panne d’inspiration cherche le loup (au propre comme au figuré) sur un grand causse de Lozère. Il y rencontre Marie, une bergère avec qui il a rapidement un enfant. En proie au baby blues, elle l’abandonne avec le bébé. Léo va devoir faire face à ses désirs et à ses nouvelles responsabilités. Mais le chemin s’avère inattendu, douloureux et accidenté. Le beau titre de ce film a plusieurs sens : phallique évidemment mais aussi social et postural. Dans l’acte sexuel, comme face à l’adversité ou à une meute de loups, il faut rester dur, être debout, se maintenir droit. Le défi n'est pas aisé. Errant dans un espace-temps sinueux et irréel, Léo affronte tous les tourments dans une touchante (et parfois dévorante) mise à nu. Guiraudie n’a pas peur de choquer mais ça n’est pas son objectif. Il met en image ses fantasmes dans une hallucinante proposition de cinéma, avec une liberté déroutante, assez rare dans le cinéma français. Le résultat n’est jamais obscène car souvent férocement drôle. Le malaise gagne en surface mais la poésie, l’humour et la puissance de l’image le désamorcent avec force. La scène finale est sublime.
Léo arpente la campagne en Lozère. Il tombe par hasard sur une femme qui garde un troupeau de brebis. Ils ont un enfant ensemble, mais face à la difficulté de Léo à s'engager, sa conjointe le quitte peu après le laissant seul avec le bébé.
Ce film m'a d'abord laissé perplexe car je ressentais différents sentiments au cours de sa vision. J'avais commencé à le regarder en essayant de mettre un sens sur les actions de Léo et sur les différentes séquences qui s'enchaînaient, avant de comprendre qu'il s'agit d'une sorte de fable faite d'absurde et de situations surréalistes. Le thème principal est la mise face à ses responsabilités et le fait de les assumer. Je trouve que cette thématique est questionnée de manière intéressante (à travers le fait qu'un homme se retrouve seul avec un enfant, ses obligations professionnelles...). Néanmoins, certaines scènes m'ont parues dispensables, notamment spoiler: un accouchement montré en gros plan
. J'ai malgré tout beaucoup aimé cette ambiance loufoque qui a maintenu mon intérêt du début à la fin.
Ce film m'a d'abord laissé perplexe car je ressentais différents sentiments au cours de sa vision. J'avais commencé à le regarder en essayant de mettre un sens sur les actions de Léo et sur les différentes séquences qui s'enchaînaient, avant de comprendre qu'il s'agit d'une sorte de fable faite d'absurde et de situations surréalistes. Le thème principal est la mise face à ses responsabilités et le fait de les assumer. Je trouve que cette thématique est questionnée de manière intéressante (à travers le fait qu'un homme se retrouve seul avec un enfant, ses obligations professionnelles...). Néanmoins, certaines scènes m'ont parues dispensables, notamment spoiler: un accouchement montré en gros plan
. J'ai malgré tout beaucoup aimé cette ambiance loufoque qui a maintenu mon intérêt du début à la fin.
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