Diamond Island
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Vareche
Vareche

44 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2017
De quoi parle DIamond Island ? Peut être du coup qu'en regardant son Sommeil d'or documentaire autour des propos d'anciens spectateurs proches, du cinéma cambodgien des 60's, j'aime imaginer que Davy Chou avance bille en tête, que rien ne peut être plus important pour lui que de parler de la volonté de la jeunesse de vivre le temps présent. Comme si la pulsation inestimable d'une richesse à porté de main, de désirs libres, pourrait peut être s'arrêter et que la grande catastrophe qui en surgirait nous engloutirait tous. Dans de nombreux plans du cinéaste l'horizontalité et le verticalité s'opposent, le sol, les cabanes des ouvriers, rencontre les grattes ciels, quelques parts la fragilité est là, dans l'ordre social préservé dont le décor n'est pas qu'un artifice mais aussi un acte d'appropriation définitif. Une fragilité qui se voit dans les corps (et leurs chutes) et dans la monumentalité des images de synthéses ou de plan au drônes. Davy Chou est prudent et réaliste il ne s'agit pas de faire du Wong Kar Wai, mais plutôt du Hou Hsao Sien, de ce dernier, peut être d'un temps pour vivre un temps pour mourir il garde l'image d'une jeunesse bien innocente, bien isolée aussi, coupée de la famille, qui y gagnera sa force et y perdra son histoire. Diamond Island ne nous renvoie en définitive qu'à nos propres choix, qu'à nos propres démons, qu'à notre propre innocence perdue (bien que souvent elle n'existe qu'au cinéma). La force de Davy Chou est de montrer qu'il n'y a rien d'inéluctable, derrière la modernité envahissante, il y aura toujours une âme et des corps pour l'incarner, il y aura toujours une résistance, des couleurs qui elles ne tromperont pas et raconteront l'histoire. Le chemin suivit n'en est que plus exhaltant, Davy Chou en cinéaste respectueux s'est saisit d'une question difficile, et qu'il nous transmette sa réponse aussi tranquillement, n'en est que plus fascinant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2017
J'ai apprécié ce film, qui montre les espoirs des jeunes de ce pays, et évoque pudiquement la dure réalité aussi ... je recommande !
greg270582
greg270582

25 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2017
Bon film qui nous permet e voir la réalité sur le Cambodge actuel, en développement, avec des rêves pleins la tête de cette jeunesse cherchant a s occidentalisé. Et finalement la fin nous interroge a sur la définition du bonheur face aux choix que nous faisons.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2017
C'est étonnant de se retrouver dans un Cambodge artificiel. Il y a quelque chose de la facticité du monde moderne, qui laisse à penser que cette jeunesse ne peut qu'errer en deux roues sans casque. La misère voisine avec le luxe. Le modèle récent d'iphone fonctionne comme piège à filles. Les signes extérieurs de richesse sont ce qui attire et retient l'attention. Ne pas redouter la mort permettrait d'échapper au vertige. Il y a une dimension sociologique et ethnologique du monde moderne, qui est ici montré et donne à voir un présent et un futur, qui manquerait cruellement d'envergure et de perspectives...
Archibald T.
Archibald T.

21 abonnés 209 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2017
De belles images pour témoigner de la jeunesse cambodgienne contemporaine.
Le film montre l'exode rurale vers les villes nouvelles où se construisent de luxueux bâtiments au milieu de bidonville.
Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2017
Bora, 18 ans rejoint les chantiers ou des promoteurs immobiliers veulent transformer une ile de Phnom Penh pour en faire le symbole du Cambodge du futur, un paradis ultra-moderne pour les riches. Il retrouve son frère qui a la chance de vivre de façon beaucoup agréable notamment grâce à l'aide d'un riche mécène américain. Bora le suit un peu dans la découverte de la capitale de Cambodge. Un film vivant et plein d'intérêt alors que je suis rentré de ce pays que depuis quelques semaines à peine.
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2017
Regard vibrant, touchant mais lucide de la jeunesse cambodgienne qui voit son pays se transformer sans pouvoir profiter pleinement des rêves que cette métamorphose suscite. Par une mise en scène tout à la fois soyeuse mais très construite (l'alternance entre les scènes de jour et celles de nuit dégage un véritable trouble hypnotique), des couleurs pop qui éclairent magnifiquement les corps à la simple lumière d'un téléphone portable sur un visage lors d'un échange bouleversant entre le héros et sa mère, de l'interprétation habitée de chacun des jeunes acteurs, "Diamond Island" dessine une géographie amoureuse de ce pays et de son art de vivre auquel aucun amoureux de l'Asie ne peut résister.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 janvier 2017
Vu par hasard, l'autre film étant complet.
J'aime bien le cinéma étranger, mais au delà de l'aspect humaniste du film et de quelques plans intéressants techniquement, je dois dire que je me suis ennuyé ferme et assoupi plusieurs fois. Les acteurs sont lisses, le scénario pas accrocheur du tout, il ne se passe quasiment rien, les plans sont très longs. En tout cas c'est reposant, mais on reste sur sa faim en sortant en se disant qu'on a perdu deux heures...
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2017
Magnifique portrait fantasmé de la jeunesse cambodgienne au pied du chantier "Diamond Island ». Photographie sensible poétique et envoutante, qui peut manquer un peu de rythme mais qui restera en tête. Musique signée Christophe Musset et Jérémie Arcache.
Anne M.
Anne M.

86 abonnés 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2017
Au Cambodge, de nos jours. Bora, 18 ans, quitte la campagne pour aller travailler sur un chantier à Diamond Island, île sur les rives de Phnom Penh. Il y retrouve son frère Solei, parti du domicile familial sans laisser de traces. Son quotidien s’écoule entre le chantier d’un site qui sera ultra moderne et les sorties entre jeunes.

La vie du frère reste un mystère pour le spectateur : on ne sait pas pourquoi il est parti, ni de quoi il vit, ni ce qu’il a réellement comme projet. Ce flou contribue à l’effet impressionniste de ce beau portrait d’une jeunesse cambodgienne. Ayant quasiment tourné la page avec un passé lourd et violent, ils abordent le 21 ème siècle avec candeur et une certaine innocence, qui se lit sur leurs visages. J’ai beaucoup apprécié l’absence de violence tout au long du film (il y a un accident mais le jeune s’en sort).

La réalisation et les images ont retenu toute mon attention : de très beaux plans avec de l’imagination et de la créativité, des couleurs fascinantes de jour comme de nuit.

Ce film est un très beau voyage qui passe un peu comme un rêve.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 janvier 2017
Si le réalisateur parvient à parfaitement capter tout en la sublimant une certaine ambiance "poisseuse" de Phnom Penh ville que je connais bien, de ses rues baignées par l'éclat blafard des néons il est également notable qu'il parvient à souligner une certaine réalité de cette nouvelle jeunesse cambodgienne quelque peu perdue dans une quête d'hédonisme qui se refuse encore à eux.

Toutefois cela ne fait pas un film... Que dire de l'absence totale de scenario ? Il ne se passe rien ! Non seulement il ne se passe rien mais il est douloureux et difficile pour le spectateur de comprendre l'enchaînement des scènes, de percevoir le fil du film, d'en comprendre le dessein. Les personnages sont vides, sans âme et sans fond (parti pris ? peut être mais cela souligne le sentiment d'ennui intersidéral), fantomatiques et au jeu faux.

Ainsi, les quelques minutes de teasing du film en donne à elles seules toutes les forces (une belle scène de drone surplombant la ville, le plan à la mode du moment ; de belles lumières).

Mais étiré sur la durée du film ses "gimmicks" ne suffisent pas.

Enfin, le tout m'a semblé trop prétentieux... Bref, un film français prétentieux où l'ile de Ré est remplacée par l'exotisme du Cambodge (en ce sens très notable que les inrocks et le monde tombent en pâmoison devant ce film, cela aurait du m'avertir). Dommage car le sommeil d'or était un documentaire touchant et brillant.

Ici il n'y a rien.
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 janvier 2017
Diamond Island est un nouveau quartier en plein essor de Phnom Penh, la capitale cambodgienne. Bora, âgé de dix huit ans à peine, arrive de la campagne pour être embauché sur un chantier de construction. Il travaille toute la journée et sort le soir avec ses amis pour draguer les filles.

Le premier film de Davy Chou, un jeune réalisateur franco-khmer, joue sur un paradoxe.

Il refuse tout exotisme. Le Cambodge est filmé sans référence au génocide, comme le serait n’importe quel pays en voie de développement. L’histoire de ses personnages est celle de n’importe quel jeune qui cherche l’argent et l’amour.

Il est puissamment exotique. Dès les premières images, on est au milieu de la jungle tropicale, de sa touffeur, de sa moiteur. Les immeubles en construction, la nuit illuminée, la lenteur des gestes et des intonations diffusent un parfum d’ailleurs.

Davy Chou se perd dans cet entredeux malcommode. Il veut montrer que ces jeunes gens, attirés par les mirages de la ville comme des lucioles, ont des rêves ordinaires. Mais tout dans leur façon d’être – ainsi de la réaction placide de la mère lorsqu’elle apprend au téléphone que son fils aîné a été retrouvé – crée une distance avec le spectateur occidental qu’il est difficile de combler.

Le film souffre enfin d’un déficit d’écriture. Dilatée dans ses deux premiers tiers, l’histoire s’accélère soudainement dans les vingt dernières minutes au point de devenir incompréhensible. Dommage.
mutabilis
mutabilis

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2017
Il s'agit d'un chronique où il ne se passe pas grand chose. Il manque un scénario et c'est ennuyeux, les personnages, en dehors du héros, sont sans intérêt et ne disent que des banalités.
Aucun aspect social sur la création de cette ile qui n'apparait pas tellement luxueuse contrairement à ce qu'annonce le titre, de toute façon on voit très peu l'ile mais uniquement quelques immeubles en construction.
Davy Chou a encore beaucoup à apprendre. Je pense que si ce film avait eu pour auteur un français, il n'aurait jamais trouvé de capitaux pour le produire, même si il y a quelques belles photos.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 janvier 2017
Film tout en subtilité et finesse, illustrant le basculement, avec ses côtés troubles, de la société cambodgienne vers la "modernité" avec le symbole de la mort d'une époque . Le film est superbe esthétiquement . Il sonne admirablement juste, dans la lignée de Rithy Panh dans l'art de la capture des sentiments.
Ce film me touche par sa profondeur. Je connais ce pays depuis 1963 et après l "ère Pol Pot" et l'occupation vietnamienne, j' suis revenu à plusieurs reprises.
Un film intense, que je vous recommande.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2017
Je l'avoue, j'ai dû passer à côté du premier film de Davy Chou, dont tout le monde dit le plus grand bien. Diamond Island, cité de divertissements et d'affaires des plus clinquante, se construit sur une île face à Phnom Penh. Comme nous sommes au Cambodge, sa campagne regorge d'une main d'oeuvre jeune et peu chère. Bora va donc quitter son village et une mère que l'on devine malade pour aller travailler sur cet immense chantier aussi dangereux que les conditions de logement sont spartiates. Et quand on est un jeune homme, après le turbin, on sort, on regarde les filles et l'on avale des sodas. Le coin regorge d'échoppes aux néons multicolores et aux karaokés accueillants qui font oublier la rudesse et la dangerosité du travail. Un soir, au hasard de ses déambulations avec ses amis, Bora croisera un frère aîné parti bien avant lui et dont il n'avait guère de nouvelles. Sans doute plus en phase avec la société libérale dont le pays prend la voie, ce grand frère semble vivre à l'aise, peut être parce que protégé par un généreux (?) mécène qui lui promet l'Amérique.
Oui Davy Chou nous a concocté un film à la fois politique ( le rapport d'une jeunesse frustre face à une économie libérale dont les lumières l'éblouissent mais qui se révèlent de vrais mirages mais aussi ce passage et cette envie d'amnésie totale du passé que suggère cette construction sans âme véritable) mais aussi sentimental, sur une jeunesse un peu perdue. Le cinéaste sait très bien utiliser les couleurs du pays, ses habitants aimant les habits voyants et colorés, ses lumières et néons qui essaient de cacher une certaine misère. Mais, car oui, il y a un mais, malgré de formidables bonnes intentions, il en a oublié le scénario. Après une mise en place longuette mais dense grâce à un formidable arrière-plan social, le film prend la piste du vieux rêve libéral du départ pour l'Amérique sans s'en servir réellement, lui préférant au final des amourettes dont la fadeur et le peu d'intérêt font tâche par rapport à l'ambition du projet. On s'ennuie pas mal à les voir circuler en moto, errer dans des rues certes aux couleurs agressives, se regarder sans oser se parler ou se toucher ( je sais, c'est culturel, ...).
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