348 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
45 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
19 critiques
3
7 critiques
2
11 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
JCADAM
6 abonnés
370 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 16 février 2023
Il ne suffit pas d'une belle image et de photographies pour faire un bon film. Le scénario est inexistant, ont suit juste des jeunes qui rêve d'une vie meilleure, en voulant partir dans des pays plus développés. Puis au final le réalisateur s'intéresse à des amourettes sans intérêts, qui font tâchent car n'apportent strictement rien. De plus les dialogues sont proche du néant. Quant aux acteurs ils sont livrés à eux même, et son un peu perdus, même si ce sont des amateurs, ils n'ont pas été assez accompagnés. Après c'est prenant de s'intéresser à la jeunesse Cambodgienne, car très peu traités dans le cinéma. Mais hormis cela, le film manque cruellement de rythme et de rebondissements. Enfin le réalisateur a voulu montrer, que la vie est dure dans les chantiers, mais c'est mal retranscrit. Une bonne réalisation, et ça en reste là.
6 189 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 29 janvier 2021
Diamond Island se penche sur le fossé grandissant entre les riches et les pauvres et sur la vie en ville et à la campagne dans le Cambodge contemporain. Les jeunes quittent la campagne et migrent vers la ville où ils trouvent un travail subalterne sur les chantiers de construction construisant des immeubles de luxe pour l'élite de la ville. Notre personnage central ici est Bora qui a laissé sa ferme familiale derrière lui et s'est installé à Phnom Penh. Il renoue avec son frère aîné dont il s'est séparé et qui s'était installé en ville cinq ans plus tôt. Il parle à Bora de son mystérieux parrain américain qui s'occupe de lui et lui offre une bonne vie. Nous ne rencontrons jamais le parrain et il y a quelque chose de vaguement troublant dans la nature de sa relation. Nous voyons principalement les événements à travers les yeux de Bora. Le style de Chou est ici discret et il maintient un rythme délibéré et mesuré. Le film manque d'élan narratif et il ne se passe pas grand chose à l'écran. Mais ce film à l'allure élégante est un portrait social et offre de nombreux aperçus révélateurs et intimes sur la vie au Cambodge aujourd'hui et nous donne un aperçu d'une société en transition...
Un film d'une grande beauté, qui touche et tire le portrait réaliste d'une génération qui sera l'avenir d'un pays en plein renouveau. Outre l'histoire touchante, la vraie qualité du film tient dans sa mise en scène et dans ses scènes de nuit, lumineuses et profondes (bravo au directeur photo). Les acteurs sont tous remarquables, et notamment l'acteur principal, d'une sincérité désarmante. le tout est donc assez sublime, même si le film porte les stigmates d'une production très occidental (dans son histoire, son déroulé et quelques tics) : j'aurais aimé plus de liberté et d'audace.
Une mise en scène tout en douceur au service d'une histoire presque rêvée, pourtant bien ancrée dans la dure réalité du Cambodge moderne. Plastiquement, le film est de toute beauté et sert parfaitement le parcours initiatique du jeune héros, doux et sincère. Le sens de l'ellipse dont fait montre le cinéaste permet au récit de progresser avec une fluidité maîtrisée et de ne s'attacher qu'à l'essentiel. Une très belle réussite !
Une chronique désenchantée et poétique de la jeunesse cambodgienne. Parfois ennuyant mais un film doté d’une belle mise en scène, qui vaut le coup d’œil pour ses scènes nocturnes envoûtantes.
Un bon docu-fiction qui nous fait découvrir un Cambodge en pleine mondialisation. Phnom Penh se transforme en ville occidentale pour ultra riches prédateurs et nourrit une jeunesse rurale pleine d'illusions et de désillusions. Film lent au rythme de la vie de cet adolescent devenu esclave des promoteurs qui couvrent la planète.
J'ai bien aimé ce film cambodgien intriguant, des acteurs inconnus venus d'ailleurs pour raconter une histoire commune, drôle, émouvante, des rêves et déceptions, excellente surprise.
Le véritable sujet du film est la transformation hallucinante du paysage urbain et celle de la jeunesse cambodgienne. La photo est magnifique, mais il manque tout de même un véritable scénario. On aimerait aussi savoir qui sont ces jeunes riches que l'on croise au volant de leur quatre-quatre dans ce pays dont les jeunes paysans devenus prolétaires du bâtiment triment dans des conditions terribles. On ne sait rien non plus de ce frère aîné qui a réussi à se tailler une petite place dans la nouvelle société au prix sans doute de combines. Pour toutes ces raisons et malgré ses qualités, Diamond Island nous laisse un peu sur notre faim. De plus certaines longueurs et plans fixes provoquent l'ennui et le film ne comporte ni montée en rythme ni chute. Ce film reste néanmoins un document sur un pays en plein bouleversement.
La science-fiction et le fantastique usent des néons et de la reconstitution numérique pour légitimer une réalité industrielle en devenir, qui ne déborde sur l'existant que par l'intercession d'éléments extra-diégétiques. Dans Diamond Island les réalités s'enchevêtrent par l'inquisition du numérique. L'île est le théâtre de l'avènement de l'artificialité disjointe à un divertissement séquencé et non transitoire. Les personnages se meuvent tels des boucles, leurs dragues se métamorphosent au rythme de l'occidentalisation soft. La mimesis se confond dans une harmonie qui pourrait se compresser pour la conception d'un clip musical. C'est la limite de ce long-métrage qui ne distille aucune lisière intradiégétique.
Un joli film d'une beauté plastique très intéressante mais qui manque de souffle. Très contemplatif en s'immergeant dans la jeunesse cambodgienne de manière touchante il manque de vrais moments de grâce.
Bora, 18 ans, quitte son village pour aller travailler sur le chantier de Diamond Island (île sur les rives de Phnom Pehn) qui va devenir un paradis de richesse pour les classes aisées. Ce film franco-cambodgien de Davy Chou filme une jeunesse qui rêve d'ailleurs (notamment d'Amérique) ou tout simplement d'amour (avec cette fameuse Saint-Valentin). Malheureusement, je trouve que le réalisateur s'est souvent attaché à l'esthétisme des images et cela à tendance à faire décrocher le spectateur des aspirations de cette jeunesse cambodgienne. Au final, un film assez ennuyeux malgré quelques moments d'émotion.
Un film sur la jeunesse cambodgienne qui brille d'une grâce légère et enchanteresse. Davy Chou n'abandonne pas tout à fait le ton du documentaire mais réussi avec élégance son passage à la fiction.
Vraiment très beau. Alternance entre une histoire somme toute assez simple et des plans, une esthétique enivrante. Juste le personnage de Solei tellement surfait qu'un peu insupportable en fin de film, mais je pense que tout est sous contrôle de la part du réalisateur.
Le film vaut avant tout pour son esthétisme très réussie autour des déambulations nocturnes d'une jeunesse Cambodgienne partagé entre ses soifs de rêves et la dureté des conditions de travail proposés. Tout cela a été travaillé pour créer une ambiance feutré et délicate. Malheureusement, les éclairages, les décors naturels, les batiments en construction magnifiés... n'ont d'égale que la fadeur de personnages principaux qui ont l'espoir basique d'une vie ailleurs et meilleure. A demi-convaincant seulement tant le cinéma cela doit être la force des images associé à la force d'une histoire