Les Gardiennes
Note moyenne
3,1
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218 critiques spectateurs

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31 critiques
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56 critiques
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L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2017
J'aime le cinéma qui prend des risques... Sortir un roman des années 20 de son anonymat ( malgré le prix Goncourt qu'il a obtenu ) et raconter à sa suite une histoire totalement rurale des années de guerre14-18, on ne peut pas dire que Xavier Beauvois joue la facilité. Est-ce si étonnant de l'auteur des "Hommes et des dieux" ? Le pedigree de l'auteur et le sujet peu consensuel ont, en tout cas, suscité ma curiosité. Ce film est très étonnant. Il est peu bavard, et l'action se traîne à un point qui peut relever d'un quelconque record du livre Guiness. La vie laborieuse, monotone et sans éclat des paysannes suppléant leurs hommes au front pendant les années de guerre remplit l'écran avec une sobriété qui confine à l'ascétisme . Au-delà du caractère documentaire de la fauche des blés en bas Limousin au début du siècle dernier, l'objet du film ne saute pas aux yeux. Heureusement la jeune actrice Iris Bry, par sa présence subtile, finit par capter l'attention. On s'habitue à ce rythme lent, souvent jugé horripilant par nos contemporains, pour rentrer dans l'esprit de l'époque : la quête de survie, l'attente de rien, le fatalisme ponctué de révoltes vite comprimées, la joie des petits bonheurs simples...A défaut d'éveiller les foules, Xavier Beauvois rend un bel hommage à toutes ces femmes qui se sont tuées à la tâche pour remplacer leurs hommes absents. Il apporte ce témoignage précieux au débat actuel sur l'égalité homme-femme pour montrer que depuis longtemps, les femmes ont su s'affirmer, quand les circonstances l'exigeaient. La scène où le poilu rentré du front, s'étonne devant le tracteur et la moissonneuse dont sa femme a su s'équiper pour réduire son labeur, est peut-être le message que Beauvois voulait faire passer par ce film. Faisons confiance aux femmes pour changer le monde. C'est une belle morale qui justifie bien les quelques bâillements fugaces que le cinéphile indulgent que je suis, n'a pas pu réfréner lors de ce film un peu long. Mais l'image était tellement belle, et le spectacle de cette France rurale tellement proche d'un tableau de Millet que la poésie était au rendez-vous.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 décembre 2017
Lecteur admiratif des romans de Pérochon, en particulier "Les gardiennes", je craignais un peu la trahison quand le film a été annoncé, et les commentaires de spectateurs ne me rassurent pas, au contraire. Le roman est en effet une étude psychologique avant d'être un tableau de la vie paysanne il y a cent ans. Avec des fils et gendres à la guerre et un mari trop usé pour travailler, Hortense est LA gardienne. Gardienne de la ferme qui doit vivre et prospérer en attendant le retour des hommes, alors que la fille aurait souhaité tout vendre, mais aussi gardienne de l'honneur et de la réputation de la famille. Elle renvoie un domestique qu'elle a surpris avec sa fille, elle embauche une orpheline parfaite à tous points de vue, elle commande des machines pour remplacer les hommes, mais comme cela ne suffit pas elle force son mari à travailler, le tuant réellement au travail. Et quand un soir le jeune fils aperçoit un américain sortant de la maison de sa soeur, pour préserver la réputation de sa famille Hortense déclare que c'est la jeune servante qui est de moeurs légères, brisant ainsi un mariage auquel rien ni personne ne s'opposait jusque là. Immédiatement renvoyée, dans l'impossibilité de s'expliquer auprès du jeune homme et de lui annoncer qu'elle est enceinte, la pauvre servante retrouve heureusement un emploi à la ville...
Je relirai volontiers le roman, mais je n'irai pas voir le film !!!
tatouble
tatouble

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2017
Ciel que c'est long ! Peu d'intérêt déçue heureusement que le décor est beau ! Nathalie baye la seule qui sort du lot mais insuffisant
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2017
Vu et avis le 20171208

Cohérent, crédible, intéressant

Il m a semblé qu'il y avait quelques plans pas bien net, tel par exemple la ferme vide lorsque Francine arrive.

Le travail à la ferme est bien représenté. Au grand père près qui ne participe pas ce qui me paraît étonnant. L'ancienne méthode, l' arrivée des machines, le travail incessant, le peu de communication - chacun sait ce qu'il a à faire - employeur-employé.
Ernesto D.
Ernesto D.

14 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2017
La reconstitution est superbe , le jeu des acteurs ( sauf Laura Smet un ton en dessous ) est parfait , la mise en scène et surtout la photo au top ( certains plans sont de véritables tableaux naturalistes ) mais il n'y a pratiquement pas d'histoire ( une famille qui attend les fils partis au front et qui gèrent les affaires courantes de la ferme ...comme des hommes ) . Si vous faites partie de cette catégorie de spectateurs dont l'histoire compte peu , foncez ! Le rythme est lent et pesant ( certainement voulu par le réalisateur afin de marquer le terrible contraste avec l'enfer du front ) et manque singulièrement d'émotion malgré les efforts des acteurs(trices) . Mention spéciale à Iris Bry qui illumine le film .
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2017
« Les Gardiennes », tout simplement un merveilleux film lumineux et délicat, à l’image d’une véritable révélation en la personne de Iris Bry, dotée d’une simplicité naturelle doublée d’une grâce évidente, au point d’irradier totalement à l’écran !
Pivot central de l’histoire presque à son insu, Francine venue de l’assistance publique, va être en effet l’enjeu de cette famille qui l’emploie et l’accueille dans un climat apparemment paisible et serein...
Au point de voler la vedette à ceux qui l’entourent, car Nathalie Baye, Laura Smet, Cyril Descours, sont eux aussi d’une justesse vraie par toute la souffrance et la dureté que cette guerre leur impose au quotidien.
Leurs conditions de vie sont filmées sans concession, sans faire semblant et dans un silence le plus souvent terrible et oppressant, par la caméra de Xavier Beauvois qui met ici toute sa touche personnelle pour nous plonger sans commune mesure parmi l’existence éprouvante de ces femmes de l’époque auxquelles incombaient toutes les responsabilités et tâches de la ferme.
Et au delà de la description très bien rendue, au delà de cette atmosphère de labeur, de peur et d’angoisse, on se prend aussi tout doucement d’intérêt pour chacun de ces personnages, tant le cinéaste arrive à donner à tous une vraie personnalité que l’on suivra d’autant plus que se dessine à l’horizon une intrigue qui va nous piquer au vif !
Sans en dire trop, cette histoire devient même passionnante quant au devenir de chaque membre de cette ferme...
On voit se profiler mine de rien avec effroi les décisions et les actes qui seront pris par Hortense, en fonction de ce que cette maîtresse femme de la terre, peut percevoir et utiliser à dessein pour servir sa cause et celle des siens !
À travers toute cette histoire de famille et plus particulièrement cette communauté de femmes durant la guerre 14-18, Xavier Beauvois signe en compagnie de son opératrice Caroline Champetier, un film d’une beauté rare où la peinture de Jean-François Millet n’est jamais bien loin, un film taiseux fait de regards et de ressentis qui en disent bien plus que de simples mots, un film construit solidement et patiemment pierre par pierre à l’image de ces travaux de la ferme inlassablement répétés, mais dont le poids des « valeurs et traditions » aura finalement lui, le dernier véritable mot...
Et donc un film intelligent, subtil qu’il faudra découvrir en même temps que Iris Bry, assurément sublime à elle seule !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 décembre 2017
Beau film,
Un peu long, je reste toute fois un peu sur ma faim pour la fin du film. J’apprécie le manque musique, de nos jours on ne sais plus en faire sans. Les acteurs sont juste et attachants. Cyril Descours, Natalie Baye et Laua Smet son très attachant. J’aurai bien aimé voir un petit combat contre les américains qui porte toujours cette arrogance en eux.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2017
pas trop ma tasse de thé, celle que je bois en ce moment de retour du cinéma....Le film est très doux grâce à sa musique, mais est beaucoup trop calme, que ce soit le jeu d'acteur ou le scénario;....On ne retient pas grand chose de l'histoire, et il y a un manque flagrant d'anecdotes.....cela manque de caractère assurément, d'énergie et ce n'est pas la beauté de la lumière et des extérieurs qui atténuera ma déception....A vous de voir, pour moi, l'un des moins bons du réalisateur....
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2017
Austère, le film de Xavier Beauvois est un film d'atmosphère, sonore, contemplatif et dur. Cette désincarnation dessert un peu l'émotion d'une histoire qui est doublement, voire triplement triste.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 octobre 2018
Très belle fresque mais terriblement lente. L'intrigue est fzible et très tardive. Difficile de comprendre les liens de premier abord entre les personnages.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2017
Xavier Beauvois prend son temps pour filmer la nature et les êtres. Un peu trop par moment, mais ça reste très beau. L'histoire reste prenante et poignante par moment (l'angoisse permanente de la mauvaise nouvelle venue du front) , la servante est attachante, la famille le devient un peu moins au fil du film. La reconstitution est pas mal, mais nous suivons ici une famille de paysans propriétaires, aisée financièrement, instruite, où toutes les pièces sont parfaitement rangées, c'est assez dérangeant par moment. La jeune Iris Bry joue bien, j'ai toujours un peu de mal avec le jeu de Laura Smet mais ça passe.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2017
Que deviennent les femmes quand les hommes font la guerre ? Ayant débusqué un roman oublié paru en 1924 et signé d’Ernest Pérochon, un écrivain qui ne l’est pas moins, Xavier Beauvois, en l’adaptant, a tenté, à sa manière, de nous le faire voir. En 1915, année où débute le récit, tandis que les hommes en âge de combattre sont sur le front, il ne reste dans les campagnes françaises que les femmes, les enfants et les vieillards. Ce sont donc elles, les femmes, qui ont le devoir de faire tout le travail. Dans une des fermes, Hortense (Nathalie Baye) et sa fille Solange (Laura Smet) se tuent à la tâche au point que la première se résout à embaucher Francine (Iris Bry), une fille de ferme toute jeune, afin de les soulager d’une partie du travail.
Rythmée par le labeur de la ferme, la première moitié du film de Xavier Beauvois est très touchante et très belle. Le cinéaste prend le temps d’accompagner les femmes, tout au long des saisons, dans chacune de leurs besognes et de leurs occupations. Il n’y a pas besoin de beaucoup de dialogues, les images suffisent. On ressent la peine des femmes, dans tous les sens du mot : la fatigue causée par les travaux et la souffrance de savoir leurs hommes en train de combattre, de risquer d’être blessés, voire tués. Au point que quand parvient la nouvelle qu’un d’eux est fait prisonnier et qu’il est détenu en Allemagne, c’est presque un soulagement : au moins, sa vie n’est plus en danger ! Car si les hommes sont le plus souvent absents physiquement, ils occupent néanmoins toutes les pensées. Et quand l’un ou l’autre vient à la ferme pour une permission de quelques jours, on le fête, on le félicite, on le fait même venir à l’école afin d’écouter les élèves réciter un poème « anti-boches » ! Mais, au fil du temps, se laisse deviner bien autre chose que les honneurs : quand les soldats parlent, ils se mettent à évoquer la folie des combats, l’inhumanité de leur condition, le spectre de la mort…
Dans ce film de peine et de douleur, persiste néanmoins un visage de beauté et de lumière, celui de Francine. Superbement incarnée par Iris Bry, la jeune femme, dès sa première apparition et jusqu’au terme du film, l’éclaire par sa seule présence : une personnalité si radieuse qu’elle en vient à générer des jalousies et même du rejet. Car c’est dans une histoire de rancœur que le film bascule dans sa deuxième moitié, lui donnant malheureusement une teinte plus banale et plus convenue. Dès la scène où l’un des fils, en permission dans la ferme familiale, fait un cauchemar en se voyant tuer des Allemands (une scène très maladroitement réalisée), le film perd une bonne partie de sa force et de son intérêt. L’histoire d’amour entre celui-ci et Francine, les rivalités et jalousies qui en découlent, le voisinage des Américains venant semer le trouble, tout paraît soudain plus terne. Seul le sort réservé à Francine nous touche encore. Mais le film qui, au début, fascinait comme une suite de tableaux, devient beaucoup plus quelconque tout en échappant, fort heureusement, à trop de simplification ainsi qu’aux récupérations partisanes (celles du féminisme le plus étroit par exemple – le film est féministe, si l’on veut, mais il ne l’est pas d’une manière bornée).
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2017
Cette histoire se déroule entre 1915 et 1919 dans la campagne française. On va suivre à distance toute la 1ère guerre mondiale à travers la vie d'une ferme gérée par des femmes, puisque les hommes sont au front.
La gestion d'un domaine agricole, avec les outils et les moyens de l'époque, est superbement montrée, on sent un vrai soin de la part du réalisateur Xavier Beauvois de ce côté là.
Nathalie Baye, Laura Smet et surtout la jeune Iris Bry sont excellentes dans leurs rôles respectifs.
Le film est long (2h14) évoquant sans doute cette guerre éclair qui n'en fini pas.
J'attendais un scénario plus profond et plus poignant, on assiste à une tranche de vie réaliste mais manquant tout de même de saveur.
Beau mais un peu fade.
--> Site CINEMADOURG <--
Norbert F.
Norbert F.

11 abonnés 94 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 décembre 2017
Le film est d'une longueur. C'est très mou il ne se passe pratiquement rien. Une fin nulle et on se dit cela finit comme cela ? Nathalie Baye joue bien mais cela ne sauvé pas le film pour moi. Cela aurait pû être mieux en étant moins loin et sans ses longueurs.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2017
Nouveau film pour Xavier Beauvois réalisateur. Après le succès public et critique (Grand Prix à Cannes et César du meilleur film) de Des hommes et des dieux, La rançon de la gloire nous avait un peu laissé sur notre faim. Il se rattrape largement aujourd’hui. Voilà l’un des plus beaux films français de l’année aux côtés de 120 BPM et Au revoir là-haut. Il n’y a pourtant rien de bien nouveau dans ce que nous voyons là. La mise en scène est classique, voir académique, mais elle est maitrisée, élégante, rigoureuse et d’une belle sobriété. L’histoire est forte et puissante, même si le scénario est des plus classiques. Un superbe drame familial sur fond de première guerre mondiale. Le tout savamment mêlé nous offre de magnifiques portraits de femmes, qui, faute d’hommes, doivent survivre et survenir aux besoins de leurs familles. On ressent parfaitement leurs détresses, leurs souffrances, leurs craintes et leurs espoirs et on s’attache à chacune d’elles de façon différente. Techniquement, c’est somptueux. La direction artistique est soignée et les images sont absolument splendides. Toutes les actrices sont épatantes. Nathalie Baye et Laura Smet (qui trouve là son meilleur rôle) jouent pour la première fois au cinéma ensemble (ironie du sort, le film sort le jour de la mort de Johnny…) et elles sont très convaincantes. Iris Bry, première apparition au cinéma, est une vraie révélation. Elle vole même pratiquement la vedette à ses illustres collègues. Côté hommes, peu nombreux donc, et aux rôles forcement plus courts, on retrouve les talentueux, trop rares mais toujours impeccables Olivier Rabourdin, Cyril Descours et Nicolas Giraud. Fort, puissant, juste, poignant, bouleversant, Les gardiennes est un très, très beau film.
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