Et bien voilà, je l'ai enfin vu ce film. Je ne suis pas un aficionado de Coppola, mais quand ça parle de voyage dans le temps, je réponds toujours présent! Une sacrée brochette d'acteurs, certains confirmés et d'autres en devenir. L'histoire est simple, la réflexion complexe... Faut-il changer nos actions passées si ont le pouvait, si on connaissait toute la suite avant de l'avoir vécue. Vaste question sur laquelle on s'est tous penché une fois dessus au moins. SI le traitement aurait mérité un peu plus e profondeur, le divertissement est là et fonctionne. Pas un grand film, qui est néanmoins rentré dans les classique parce que Coppola, mais il faut avouer qu'il se regarde avec plaisir.
C'est un film que j'ai vu sans rien savoir du scénario (mais vraiment rien) et il y a quelque chose que je peine à comprendre, comment ça se fait qu'avec une idée de base qui a été traitée un nombre incalculable de fois, et dans tous les sens Coppola peut nous livrer un film génial alors que les autres restent atrocement superficiels et vains ? La vraie beauté du film c'est de réussir à traiter de thèmes qui doivent hanter chaque adultes, enfin personne entre deux âges on va dire, (entre 30 et 50 ans) ce que l'on a pas fait durant notre jeunesse, nos rêves qui n'ont pas abouti, mais aussi des remords par rapport à certaines actions, la peur de ne pas avoir fait les bons choix de vie, ou bien que ces choix qui sont résolument les bons ne tournent pas comme il faut à cause de mauvais concours de circonstances, ou bien de maladresses. Enfin c'est un sujet qui m'intéresse et me touche assez. Et le film parvient à être très émouvant, même si toutes les scènes ne me semblent pas très réalistes, il y a une sorte de sincérité qui se dégage des personnages et ça c'est fascinant. Après il est également amusant de voir Cage qui avait déjà un goût à l'époque pour les coiffures pas possibles, et le cabotinage (bon je plaisante, parce qu'il est très bon dans ce film, très juste, et assez touchant, mais bon à l'époque c'était tonton qui le dirigeait et pas des tâcherons, ça aide aussi). Et le film parlant de thèmes universels, capte le spectateur et le met dans un état mélancolique et quelque sorte c'est un film qui fait un grand bien.
Après un début ennuyeux un saut dans le fantastique relance l'intérêt du film pour retomber bien vite avec son lot de scènes puériles, une étoile pour Kathleen Turner et la coupe de Nicolas cage mdr.
C’est en quelque sorte un film figé, une carte postale des années 60 qui a l’intérêt de sa redécouverte pour les nostalgiques mais sinon le récit et l’interprétation sont plutôt kitsch et d’une longueur monotone.
Quand il aborde le tournage de « Peggy Sue s’est mariée » en 1986, Francis Ford Coppola est au creux de la vague. Non pas tant artistiquement, ayant réalisé après son chef d’œuvre absolu « Apocalypse Now » (1979) pas moins que « Coup de cœur » (1982), « Outsiders » (1983), « Rusty James » (1983) et « Cotton Club » (1984), mais surtout financièrement, aucun de ces quatre films n’ayant rapporté de l’argent. Etant même pour « Coup de cœur », un véritable flop autant critique que financier. Pour remettre à flot Zoetrope Studios, sa propre société de production, Coppola doit trouver une martingale. Le projet « Peggy Sue s’est mariée » est initialement prévu pour Jonathan Demme avec Debra Winger dans le rôle principal. Les démêlés de Demme avec la très susceptible Debra Winger finissent par aboutir à l’arrivée conjointe de Coppola et de Kathleen Turner en lieu et place du duo de départ. Nicolas Cage, le neveu de Coppola, complète la distribution succédant à Steve Guttenberg et Dennis Quaid un temps envisagés. Le succès colossal et mondial quelques mois plus tôt remporté par « Retour vers le futur » de Robert Zemeckis incite certainement à la mise en route du scénario de « Peggy Sue s’est mariée » proposant à son tour un voyage temporel. Mais l’approche retenue est sensiblement différente. Là où Robert Zemeckis faisait feu de tout bois en multipliant les prouesses techniques et en usant avec jubilation de tous les entrelacs narratifs permis par les multiples sauts temporels, la démarche de Coppola semble beaucoup plus prosaïque et dépouillée voire modeste. Le réalisateur questionne spoiler: en effet la possibilité fantasmatique offerte à Peggy Sue, s’évanouissant lors d’une soirée d’anciens élèves fêtant le 25ème anniversaire de leur sortie du lycée, de remonter dans le temps pour savoir si son destin aurait pu être autre et surtout si le choix de Charlie Bodell (Nicolas Cage) son amour de jeunesse devenu son époux était le bon alors qu’ils sont dans le présent en cours de divorce. Drame existentiel de nos vies qui ne passent qu’une fois sur le mode : « Si c’était à refaire… », « Peggy Sue » permet à Coppola alors connu pour sa démesure, de prouver qu’il peut mettre son talent au service d’un film intimiste rendant compte tout simplement de nos vies ordinaires faites d’amour, d’ambitions déçues, de regrets, de petites lâchetés mais aussi de joies intenses et de rêves plus grands que soi. Kathleen Turner est une Peggy Sue tout simplement formidable. Actrice au parcours atypique qui n’a pas tenu toutes ses promesses. Débutant sa carrière en 1981 avec le très sulfureux « La fièvre au corps » de Lawrence Kasdan qui remet au goût du jour le film noir, elle devient instantanément un sex -symbol. Elle enchaîne avec « A la poursuite du diamant vert » sorte d’avatar des « Aventuriers de l’Arche perdue ». Kathleen Turner brille alors de mille feux jusqu’à « La guerre de roses » de Danny de Vito où elle retrouve Michael Douglas pour un affrontement amoureux mémorable. Mais les années 1990 infligent un brutal coup d’arrêt à son ascension, à cause d’une prise de poids qui change son image. Sa côte s’effondre pour ne jamais remonter hormis dans le très jouissif « Serial mother » (1994) de John Waters où Kathleen Turner se joue avec une ironie mordante de son changement d’apparence. Dans « Peggy Sue s’est mariée » encore à son meilleur, elle aide grandement Coppola à dresser le portrait nostalgique d’une jeunesse insouciante qui fait à travers son voyage temporel le bilan de ces années un peu vaines et vides de sens où ne comptaient que la consommation et l’apparence qui commandait le rapport superficiel aux autres. Un film sans doute mineur comparé aux très grands films qui peuplent l’œuvre de Francis Ford Coppola mais un film à ne pas négliger qui révèle la part sensible du grand réalisateur.
Un film qui reprend le thème un peu éculé de « et si c’était à refaire » avec cette Peggy Sue quarantenaire en instance de divorce usée par la vie qui replonge accidentellement dans les années 60 et la fin de son lycée. Il y a de bons moments ou l’émotion se crée comme lorsque Peggy Sue retrouve sa chambre chez ses parents, veut mieux se comporter avec sa sœur et où la vie semble de nouveau s’ouvrir à elle. Kathleen Turner est d’ailleurs pour beaucoup dans ces quelques passages réussis. Mais le reste du film est bien plus laborieux. Nicolas Cage en roues libres est insupportable, Francis Ford Coppola ne semble pas savoir comment clore son film et ce dernier devient vraiment laborieux et sans surprise dans la dernière partie. Reste tout de même une belle reconstitution de cette Amérique des années 60 et un joli numéro d’actrice.
La quarantaine est un âge où on peut commencer à repenser à ce qu’on aurait pu faire autrement dans sa vie. C’est ce que Peggy Sue semble avoir l’occasion de faire (on ne saura jamais vraiment si l’histoire racontée est un rêve ou la réalité) dans Peggy Sue s’est mariée ! Dans ce film de commande (il devait au début être réalisé par Jonathan Demme puis par Penny Marshall), Francis Ford Coppola (qui ne signe le générique que sous l’appellation Francis Coppola) troque complètement le style flamboyant de films comme Le Parrain ou Apocalypse Now pour un style plus discret (presqu’académique) et intimiste. Alors qu’on pourrait s’attendre au vu du sujet à une comédie romantique, le cinéaste choisit plus d’aller sur un registre mélancolique et tendre. Utilisant un casting mêlant acteurs installés (Kathleen Turner ou John Carradine) et comédiens en devenir (son neveu Nicolas Cage, sa fille Sofia Coppola, Jim Carrey, Helen Hunt…), Peggy Sue s’est mariée est loin d’être l’œuvre la plus marquante du réalisateur mais est une réflexion intéressante sur le destin et sur les choix de vie qui peut surtout attirer un public suffisamment mature pour s’être posé ce genre de questions.
Les années 70 ont été la décennie dorée de Coppola, durant laquelle rien ne pouvait lui arriver. Est-il nécessaire de reparler encore des succès éclatants que furent les deux premiers volets du "Parrain", de "Conversation secrète" ou de "Apocalypse now" ? Les années 80 furent plus rudes, et pourt cause, personne ou pas grand monde n'avait vu venir l'échec complet de "Coup de coeur" et Coppola passa le reste de la décennie à essayer de se renflouer et à rembourser ses dettes. Tout ça pour dire qu'il n'y avait pas vraiment de réelles ambitions derrière "Peggy Sue s'est mariée", c'était juste un nouveau (et étonnant pour le coup) pari. Réussi, il faut le dire. On pourra trouver ça facile et mielleux et ça n'est pas inexact, mais il y a une telle sincérité dans l'interprétation qu'il est je crois, impossible de le flinguer. Et surtout, tout est bien taillé pour le talent et la classe de Kathleen Turner.
Comédie dramatique réalisée par Francis Ford Coppola, Peggy Sue S'Est Mariée est un long-métrage convenable. L'histoire débute en 1985 et nous fait suivre Peggy, accompagnée de sa fille, se rendant à une réunion d'anciens élèves, vingt-cinq ans après, alors qu'elle est sur le point de divorcer de Charlie son amour de toujours rencontré sur les bancs de l'école. Seulement, durant la soirée, la mère de famille s'évanouit et se réveil en 1960, période de sa dernière année scolaire ou elle va pouvoir changer son destin. Ce scénario est alléchant sur le papier, et s'il est plaisant à suivre, il est tout de même regrettable que le concept ne soit pas plus poussé que cela. En effet, en l'état, l'intrigue est assez convenue alors qu'elle aurait pu donner lieu à plus de possibilités. Tout le cœur du récit se joue à travers les relations entre les personnages, Peggy revoyant des êtres aimés depuis disparus, ce qui provoque de belles retrouvailles. Hélas, l'émotion est pourtant loin d'être débordante, le ton étant assez neutre malgré quelques sourires provoqués, mais le côté dramatique n'est pas assez prononcé et ne parvient pas à être touchant. Les protagonistes sont tout de même appréciables et interprétés par une distribution comportant de jolis noms comme Kathleen Turner, Nicolas Cage, Helen Hunt ou encore Jim Carrey. Tous ces rôles entretiennent des échanges sympathiques, soutenus pas d'assez bons dialogues. L'ensemble est réalisé de façon classique mais efficace par Francis Ford Coppola dont la mise en scène est particulièrement soignée. La photographie est belle et colorée, couplée à une reconstitution d'époque agréable qu'on ressent beaucoup également grâce à la b.o. En effet, celle-ci est généreuse et qualitative, se composant de nombreux titres dansants de cette période, permettant ainsi de renforcer l'ambiance d'autrefois. Cette romance se conclut sur une fin un peu abrupte mais satisfaisante, venant mettre un terme à Peggy Sue S'Est Mariée, qui pour conclure, est un film de bonne facture, même s'il n'est pas indispensable.
Coppola à toujours aimé remonter le temps. Avec Peggy Sue, c'est son héroïne elle-même de remonter elle-même dans le temps. Après un évanouissement, elle se réveille 25 ans plus tôt dans les années 60 au moment de sa dernière année de lycée et ou sa vie affective pris un tournant décisif. Va t-elle faire les mêmes choix ? Notons les apparitions de Jim Carrey, impossible de l'ignorer. Puis Sofia (fille de Coppola), encore toute petite. Ensuite, l'actrice Helen Hunt, à l'époque, 9 ans de moins que Kathleen qui joue sa mère dans le film. Peggy Sue s'est mariée peut se résumer comme une philosophie, inutile de refaire sa vie, il faut savoir sourire à son destin. Mais l'histoire ne m'a pas du tout charmer. Malgré la magie que Kathleen parait à nouveau adolescente. De voir une quadra, qui s'adapte beaucoup trop vite sur ce qui lui arrive, à mes yeux cela fonctionne pas bien. C'est trop doux.
Sympathique petite comédie de F.F. Coppola qui exploite avec malice le thème du voyage dans le temps. L'héroïne est envoyée dans son passé et elle va prendre plusieurs décisions afin de tenter de corriger le cours de sa destinée. K. Turner est épatante dans le rôle principal et le film ne cède jamais à la gaudriole. Le ton est parfois grave, sérieux mais il sait aussi rester dans le fantastique pur, sans tomber dans le piège de l'explicationite aigüe qui sévit aujourd'hui. Un joli casting, un scénario assez malin mais un rythme un peu plombant parfois avec un déroulement qui m'a surpris. Le film hésite aussi en différents genres sans jamais choisir et si Coppola se distingue à travers quelques séquences, sa mise en scène reste très sage, quand bien même la lumière propose quelques effets saisissant. Pour ma part, je n'ai pas été transporté de bout en bout et je dois dire que la fin passe difficilement. Mais c'est une belle leçon, un film simple et jamais prétentieux ni donneur de leçons. D'autres critiques sur
Une mère de famille au bord du divorce se retrouve projetée dans son passé de collégienne, au coeur des années 60. Va-t-elle refaire les mêmes choix, les mêmes erreurs ? Une comédie parfois savoureuse et ludique. Dommage que les acteurs, Kathleen Turner en tête, soit beaucoup trop âgés pour être crédibles en collégiens.
Narré comme un conte dans lequel le personnage principal se retrouve plongé dans son passé, ce film est divertissant et empreint de nostalgie. La tendresse d'Hollywood pour les fifties-sixties est toujours évidente. Bon cast, avec un petit rôle pour Jim Carrey déjà excellent dans ses jeunes années. Cependant les longueurs s'enchaînent dans la seconde partie du film et rend le tout trop mollasson.