même si il inégale puisque il raconte différentes histoire se croisant avant une manifestation.beaucoup d'entre elles sont touchantes et explicatives du contexte.
Le plus intéressant des 3 films de Nabil Ayouch que j'ai pu voir. Des facettes qui seront toujours trop vraies pour ceux qui les vivent. Il reste assez difficile d'avoir le recul nécessaire depuis chez soi.
Film saisissant. Cinq destins de personnes dans un même et seul Maroc déchiré entre tradition et modernité. Chacun des personnages est pris au piège entre son identité, ses désirs et les limites ou contraintes de la société qui l’environne. Aucun second rôle que des personnes vraies, fortes et fragiles, toutes émouvantes.
Révélé par l'excellent "Much loved" , le réalisateur Nabil Ayouch nous sert un film superbe sur le Maroc d'aujourd'hui et d'antan à travers les histoires de cinq personnages. Même si l'oeuvre peut sembler confuse au début, la force de ce film est de traiter une multitude de sujets : l'émancipation de la femme, l'homosexualité, l'enseignement en langue berbère ou encore la place des juifs dans la société orientale. C'est un film dont on ne ressort pas indemne par sa force à ne rien nous cacher, quitte à s'attirer les foudres d'un pays partagé entre deux modes de vie. C'est militant et filmé avec justesse.
Entre lutte des classes et recherche de liberté, RAZZIA veut nous présenter un portrait du Maroc actuel. Cette liberté sera cristallisée avec le personnage joué par la sublime Maryam Touzani. Malgré que le film soit assez brouillon dans sa construction, passant un peu aléatoirement d’une histoire à l’autre, il va vous prendre aux tripes. Loin de vouloir caricaturer un pays, cette production franco-marocaine va se cibler sur le mal être de certaines catégories sociales. On pourra y voir un panel comprenant une jeunesse diplômée ne trouvant pas de diplôme et qui est au bord de l’implosion, mais aussi, une jeunesse dorée qui a grandi dans le luxe et l’opulence dénigrant le peuple. Au-delà de ça, le film va aussi s’attaquer à plusieurs sujets de société comme la monté des courants religieux, l’homosexualité ou encore la prostitution. C’est dernier lui ont d’ailleurs valu d’être interdit au moins de 18 ans au Maroc. Un film qui au premier abord pourrait paraitre sombre en dressant un portrait désespéré de la société Marocaine, va avec du recul, nous donner un message d’espoir de jours meilleurs loin de la haine qui montent dans certaines classes du peuple
J'ai globalement apprécié, les différentes tranches de vie dépeintes, les messages, les acteurs, c'est globalement un bon film mais malheureusement il y a énormément de lenteurs et un réel manque d'émotion dans les scènes censées être touchantes ...
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2,5
Publiée le 27 octobre 2020
Malheureusement je me suis perdu dans le récit de ce film marocain avec ses flashbacks assez déroutants et ses nombreux personnages et thèmes. Le film réalisé par Nabil Ayouch et co-écrit par Ayouch et Maryam Touzani qui joue également dans le film. Il se concentre sur la façon dont les cinq personnages principaux tentent de trouver leur propre chemin au milieu des bouleversements en cours dans leur pays concernant une nation plus moderne et le refoulement de ceux qui veulent un état religieux plus strict. Dans l'ensemble bien qu'il y ait des moments authentiques dans Razzia avec ses personnages qui aspirent à une vie plus libre le film lui-même n'a jamais vraiment pris la forme d'un drame aussi puissant qu'il aurait pu être à mon avis...
Oeuvre magnifique, puissante, totalement envoûtante. Il fallait beaucoup de talent et d'inspiration à Nabil Ayouch pour traiter un sujet purement sociétal d'une manière aussi poétique. Entre amour et haine, intolérance et liberté, refoulement et sensualité, violence et tendresse, rêve et désillusion... Cette peinture d'un Maroc déchiré laisse le spectateur bouleversé sous le coup d'émotions où le désespoir est toujours prégnant . Ce qui s'appelle un BEAU film, assurément.
En observant les tourments de 5 personnages, Nabil Ayouch aborde les maux du Maroc contemporain, la violence d'une société aveugle qui refuse de voir le monde changer. La jeunesse, les inégalités sociales, la difficulté d'être juif, berbère, femme, homosexuel ou juste différent sont abordés dans ce film subtil et poétique.
Le film de l'année, un mix entre BABEL et CORPS ETRANGER, un film grave qui vous prend aux tripes; un film réaliste aux paysages envoutants, entre mer et montagne, qui a le goût du sel de mer et du miel de gommage au hammam; a voir absolument.
Bouleversant. Une société marocaine à l'arrêt confrontée à toutes ses contradictions, excès, extrêmes... Une révolution pour le modernisme ou l'obscurantisme ?
Nabil Ayouch arrive très simplement et avec poésie à dépeindre la société marocaine et critiquer ce qui ne va pas à travers ces 5 personnages tragiques. C'est d'un réalisme assez fou et c'est pour ça que c'est aussi triste ! Des thèmes très importants comme l'éducation, la transmission du savoir, la liberté, les rêves, l'importance d'être ce qu'on veux être librement... Jolie bande son et de bons acteurs notamment. A voir !
Acteurs et réalisation vraiment excellents. Sur le fonds le télescopage entre modernité et tradition est bien traité, même si les sujets autours de la liberté sexuelle sont un peu crus. La beauté des images, la qualité du jeu des acteurs, la musique très réussie donnent lieu à de très belle scènes parfois émouvantes. La fin finalement assez imprévue cloture bien le film. Du très beau spectacle.
Déjà le précédent film du réalisateur était excellent, mais celui-ci le dépasse en tous points. C'est d'une maîtrise incroyable, chaque scène est aux petits oignons. Je crois que tout y passe dans cette description de la société marocaine. Excellents acteurs, excellent scénario, et super prenant. Je ne vois pas comment il pourrait faire encore mieux dans son prochain film vu le niveau atteint.