Razzia
Note moyenne
3,8
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89 critiques spectateurs

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Krim-Arbi Soraya
Krim-Arbi Soraya

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1,0
Publiée le 20 mars 2026
Je suis une cinéphile, et c’est la première fois que je dois commenter un film car franchement le film est incohérent. Il y a tellement de scènes gênantes. Le doublage de certains acteurs est affreux. Il aurait fallu alors le laisser en VO et mettre des sous-titres pour la plupart des dialogues mais vraiment le film m’a déplu d’une force à quel point que c’est la première fois que je mets une note sur un film, mais j’étais obligé pour ne pas faire perdre de temps aux gens comme moi je l’ai fait j’ai vraiment regretté de l’avoir vu limite
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2025
Le destin de plusieurs personnages à divers époque dans Casablanca reliés entre eux par le même désir de liberté. Le réalisateur Nabil Ayouch tisse un récit touchant autour de ses différents protagonistes avec en filigrane un regard pertinent sur un Maroc coincé entre conservatisme et volonté d’ouverture. C’est joliment filmé, tendre et plus lumineux que les précédentes œuvres du cinéaste.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2025
N. Ayouch nous montre une société marocaine éclatée et violente, sans cohérence, avec une improbable ‘’convergence’’ entre cinq luttes, celle d’un instituteur, Abdellah, pour l’usage de la langue berbère, celle de Salima, superbe citadine, pour être respectée même dans son couple, celle d’Hakim homosexuel décalé, celle de Joe, qui se considère comme un des derniers représentants de la communauté juive marocaine, et celle d’Inès, jeune intellectuelle francophone dans un monde de plus en plus arabophone…

Le film frôle les limites de la cohérence ; les cinq trajectoires personnelles qu’il nous fait partager se situent chacune dans un monde distinct, parallèle de celui des autres. La juxtaposition de plans qui semblent n’avoir aucun rapport entre eux perturbe longtemps le spectateur, au moins à la première vision du film. Ces personnages, qui se croisent en s’ignorant, en ignorant le problème des autres, semblent surtout partager l’ignorance d’appartenir à une communauté de destin, et le doute sur ce destin…

Le cloisonnement et les doutes de la société marocaine proviendraient essentiellement, de façon paradoxale, de la politique d’intégration des minorités lancée au début des années 1980, avec l’arabisation forcée des populations berbères- donc leur acculturation-, accompagnée d’une montée de l’obscurantisme porté par les enseignants salafistes venus de l’étranger…

Malgré la qualité de l’image -très belle lumière, magnifiques paysages, superbe actrice etc.- et le charme de certains personnages (Abdellah et sa femme notamment), on cherche de façon inconfortable le fil directeur.

Si la description d’une société marocaine éclatée est saisissante, la tentative de son explication historique gêne.

Gardons cependant ces deux jolies phrases ‘’Qu’importe la langue si vous leur ôtez la voix. Qu’importe la foi si vous leur ôtez leurs rêves’’…

Vu au festival VISIONS D'AFRIQUE 2018 St Pierre d’Oléron, 17 octobre 2018
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2022
J'ai apprécié ce film dont l'histoire se passe au Maroc et notamment à Casablanca.
Les personnages décrits sont tous à couteaux tirés, nerveux et électriques.
L'histoire se passe à deux époques, début des années 80 et milieux des années 2010.
On y suit différents personnages dont les histoires vont se percuter dans un final assez violent.
Mais c'est subtilement fait et bien écrit.
A recommander.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 482 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2021
Fresque impressionniste. En écho choral au car qui serpentait déjà entre les montagnes de l"Atlas dans le magnifique Babel d"Iñaritu. Les entrelacs des différents arcs sont ici plus lâches, on se perd parfois, mais l'impression est forte et durable, avec une vraie beauté dans cet hymne à la liberté et les rejets de tout obscurantisme. Sans doute le plus grand film de Nabil Ayouch
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2021
Une chronique puissante et ambitieuse, qui dresse un portrait sans fard de la société marocaine, déchirée entre conservatisme et progressisme, desservie par un scénario un peu confus.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2021
A la lecture du synopsis du très ambitieux « Razzia » promettait beaucoup, la vision du film entraîne une certaine déception. Commençant dans les montagnes de l’Atlas au début des années quatre-vingts, pour s’achever à Casablanca de nos jours, malgré la qualité de nombreuses scènes, l’ensemble se présente comme un patchwork, avec un raté évident : la révolte. Elle se termine par une émeute, certes spectaculaire, mais qui semble quelque peu parachutée, faute de s’appuyer sur une trame solide, traitant chaque aspect au même niveau, en refusant toute hiérarchie. Choisir c’est renoncer, ce que le réalisateur n’a pas su ou pas voulu faire. Ainsi la construction semble évaporer certains destins, comme celle de l’attachant professeur berbère avec les remarquables scènes au début du film montrant comment l’islam politique s’est emparé de l’enseignement. A noter aussi la présence magnifique de Maryam Touzani, l’épouse du réalisateur, dont la qualité d’actrice (c’est son seul rôle à l’écran) alliée à une plastique superbe, donne force et conviction à cette femme libre. Mariée à un macho rétrograde (pardon pour le pléonasme), sa trajectoire vers la liberté va jusqu’à la séquence au bord de l’océan, qui rejoint celle de « Much Loved». Dans cette imbrication temporelle de cinq histoires, Nabil Ayouch dans une construction qui rappelle celle du « Babel » d’Inaritu, a en partie perdu la force habituelle de son discours.
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 501 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 novembre 2020
Je n'ai pas aimé.

Je n'ai pas compris dans quel sens on voulait nous mener. Trop brouillon trop dinfo. J'aurais préféré qu'on se concentrebsur une seule histoire'. Pourtant j'ai adoré Adam le nouveau film que je vous recommande mais pas celui-ci...
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 octobre 2020
Malheureusement je me suis perdu dans le récit de ce film marocain avec ses flashbacks assez déroutants et ses nombreux personnages et thèmes. Le film réalisé par Nabil Ayouch et co-écrit par Ayouch et Maryam Touzani qui joue également dans le film. Il se concentre sur la façon dont les cinq personnages principaux tentent de trouver leur propre chemin au milieu des bouleversements en cours dans leur pays concernant une nation plus moderne et le refoulement de ceux qui veulent un état religieux plus strict. Dans l'ensemble bien qu'il y ait des moments authentiques dans Razzia avec ses personnages qui aspirent à une vie plus libre le film lui-même n'a jamais vraiment pris la forme d'un drame aussi puissant qu'il aurait pu être à mon avis...
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2020
Entre lutte des classes et recherche de liberté, RAZZIA veut nous présenter un portrait du Maroc actuel. Cette liberté sera cristallisée avec le personnage joué par la sublime Maryam Touzani. Malgré que le film soit assez brouillon dans sa construction, passant un peu aléatoirement d’une histoire à l’autre, il va vous prendre aux tripes. Loin de vouloir caricaturer un pays, cette production franco-marocaine va se cibler sur le mal être de certaines catégories sociales. On pourra y voir un panel comprenant une jeunesse diplômée ne trouvant pas de diplôme et qui est au bord de l’implosion, mais aussi, une jeunesse dorée qui a grandi dans le luxe et l’opulence dénigrant le peuple. Au-delà de ça, le film va aussi s’attaquer à plusieurs sujets de société comme la monté des courants religieux, l’homosexualité ou encore la prostitution. C’est dernier lui ont d’ailleurs valu d’être interdit au moins de 18 ans au Maroc. Un film qui au premier abord pourrait paraitre sombre en dressant un portrait désespéré de la société Marocaine, va avec du recul, nous donner un message d’espoir de jours meilleurs loin de la haine qui montent dans certaines classes du peuple
pauline R.
pauline R.

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3,0
Publiée le 8 mai 2020
Le début du film m'a captivé mais la suite s'embrouille avec trop de personnages dont l'histoire est trop survolé. Il aurait mieux valu s'intéresser à moins de personnages et mieux traiter leur histoire. Je suis restée un peu sur ma faim...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 avril 2023
J’aurais aimé apprécier « Razzia » mais la version française a certainement contribué à ma déception. Il y a six mois, j’avais renoncé à voir le film lors de sa première diffusion parce qu'en V.F. J’ai décidé d’attendre, mais malheureusement, le film semble être diffusé qu’en V.F et peu importe la chaîne. Comme j’avais beaucoup aimé « Much loved », j’ai capitulé pour me le coltiner en V.F, chose que je ne fais pas en temps ordinaire. Je préfère mille fois renoncer à un film en V.F que de le regarder. Je garde un mince espoir qu’il sera un jour en V.O et surtout, je préserve mes oreilles ! Force est de constater que mes ouïes ont été mises à rude épreuve. L’incongruité de la V.F : Hakim ( Abdelilah Rachid) apprend le français alors qu’il s’exprime en langue française ! J’imagine qu’il s’exprimait en arabe. Salima, (Maryam Touzani) s’exprimait parfois en français et en arabe comme dans la Médina, avec Yto. On y percevait sa propre voix. Même si je reste sceptique quant elle s’exprimait en arabe, elle semblait doublée. Il faut écouter l’actrice, scénariste pour y percevoir son léger accent marocain. Quant à l’instituteur Abdellah (Amine Ennaji), c’était extrêmement désagréable : sa voix française n’avait strictement rien à voir avec sa voix d’origine quand il parlait berbère. Difficile de faire abstraction quand j’ai su que le film communiquait en quatre langues. Tout ça contribue à me sortir du récit et endommage ma concentration. Et pourtant, il y avait matière à s’accrocher avec les thèmes traités : l’homosexualité, la grossesse hors mariage (déjà bien traité dans « Sofia »… en VO !), le droit de disposer de son corps, vivre sa judéité ou être juif dans la société marocaine qui se dit modérée. Comment peut-on se réclamer modéré quand le Maroc repose ses valeurs morales et civiques sur la religion ?! Je le répèterai sans cesse comme ma signature « A voir en V.O » en fin de chronique, quand la religion s’emmêle ce n’est que souffrance. Je suis intolérant face à toute intolérance. En marge de ces thèmes, une révolte menée par la jeunesse marocaine qui manifeste sa colère contre un chômage important qui les touche, contre une société qui ne leur laisse entrevoir aucun avenir. Une contestation qui sert de toile de fond à un film choral qui malheureusement ne prend pas, parce que les personnages qui me sont donné à voir manquent de corps. Chaque personnage est une porte entrouverte. Par exemple, au lieu de brasser d’autres personnages satellites, Salima, l’instituteur et Hakim, le fan de Freddy Mercury, auraient mérité d’être plus traités. J’aurais aimé que l’on s’attarde sur Salima et ses réponses à l’intolérance religieuse, son refus de céder un centimètre de sa liberté individuelle en tant que femme, résister à toutes les agressivités extérieures quand on est une femme qui refuse le conservatisme religieux ; j’aurais aimé que l’on s’attarde sur l’instituteur et sa frustration de ne plus enseigner le berbère, sur son nouveau départ à Casablanca, sur son malaise à admettre que la langue arabe n’était pas seulement la langue officielle du pays mais la langue des musulmans ; j’aurais aimé que l’on s’attarde sur Hakim et sa difficulté à vivre son homosexualité dans cette société marocaine. Pour en revenir à la langue, ce film choral donne sans doute une signification à la langue : comme plus haut, une langue arabe commune au pays, balayant le berbère, une langue du passé synonyme d’occupation ; une langue connotée religieuse ; démarche pompeuse car l’Inde musulmane parle indien, l’Indonésie profondément musulmane, parle indonésien, l’Iran profondément musulman parle persan, la Turquie profondément musulmane parle le turc. Une langue anglaise pour définir le divertissement comme ces clips à la télé à l’heure de la prière, comme Casablanca de Michael Curtiz et langue française pour son côté bourgeois. Sans compter l'hébreu. Le film "Casablanca" n'est pas un artifice, il est aussi le symbole de la résistance, de toutes les résistances. Langues qui traduisent tantôt le conservatisme religieux et le monde progressiste. Tout ceci, je ne l’ai pas perçu en version française. Et je veux bien croire que grand nombre qui ont apprécié « Razzia » en V.F en ont perçu toutes les nuances. Question d’habitude. En conclusion, la version française n’est pas seule fautive, « Razzia » n’a pas maîtrisé son côté choral et la copie me paraît malheureusement brouillonne. Mais « Razzia » porte un message essentiel partout dans le monde, même en France comme je l’ai entendu par la voix de son réalisateur ; des femmes, des jeunes filles sont venues apporter leurs témoignages dans les avant-premières pour lui dire « Votre combat est aussi notre combat ; ici aussi en banlieue, à Paris, dans les quartiers communautaristes dans lesquels on vit, on ne peut plus s’habiller comme on en a envie » ; « Elles se sont approprié le film » conclut Nabil Ayouch. Quant à Maryam Touzani, elle ne pensait pas qu’en France on tiendrait de tels propos ; elle a réalisé que son combat était lié aussi à celui de toutes les femmes qui refusent tout conservatisme religieux même dans des Etats laïcs ! Voilà pourquoi « Razzia » même vu dans une abominable V.F est un film essentiel. Voilà pourquoi je lui rajoute une étoile.
David E
David E

16 abonnés 106 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2019
Le plus intéressant des 3 films de Nabil Ayouch que j'ai pu voir. Des facettes qui seront toujours trop vraies pour ceux qui les vivent. Il reste assez difficile d'avoir le recul nécessaire depuis chez soi.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2019
Un portrait du Maroc à travers cinq personnages, cinq portraits différents pour montrer un Maroc moderne. "Razzia" ne manque pas d'intensité dramatique dans le récit, avec en toile de fond une révolte qui gronde et qui atteint un climax à la fin du film, clin d'œil au printemps arabe qui n'a pas eu lieu au Maroc. Le film brasse nombre de sujets essentiels, comme la famille, le jeunesse, l'éducation, la place de la religion dans ce pays, la place de la femme aussi. Et j'en passe. Un cliché à un instant T de ce pays paradoxal, tiraillé entre le poids de la religion et la modernité.
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2019
Si "Much Loved" m'avait laissé sur ma faim, "Razzia" en revanche se déguste avec bonheur tant la réalisation, la photo et la distribution impeccable jusqu'aux petits rôles est parfaite. Ce film choral illustre parfaitement la société marocaine dans son évolution et ses contradictions à travers le prisme de cinq portraits émouvants, qui sur deux époques se battent tous pour vivre la vie qu'ils ont choisie. Un coup de coeur pour le dernier opus de ce réalisateur majeur marocain qui m'avait enthousiasmé avec l'excellent et poignant "Ali Zaoua, prince de la rue" en 2001.
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