Félicité
Note moyenne
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45 critiques spectateurs

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Guillaume L.
Guillaume L.

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4,5
Publiée le 2 avril 2017
Une immersion totale dans l'Afrique de Kinshasa, dans la musique instinctive des Kasai Allstars, un film qui rend hommage aux femmes africaines et par extension à celles du monde entier.
Beaucoup de sensations, d'émotions qui vous laissent le goût d'un voyage au bout du monde.
Alain Gomis filme la beauté africaine à travers une histoire d'amour très douce dans un tumulte absolu. Chapeau.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 avril 2017
Après un début intéressant, ou le réalisateur pose les bases de son intrigue et de son personnage principal dans un Kinshasa quasi documentaire, le film s'embourbe à la moitié du film pour finir dans un mutisme quasi auteuriste et dérouter les spectateurs, Au risque de les perdre jusqu'à faire sortir les spectateurs de la salle au fur et a mesure.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 avril 2017
Quand elle chante Félicité n’est plus sur terre, elle est dans un autre monde, que rien ou presque ne peut atteindre. Et rien ou presque ne peut l’arrêter, sauf, sauf quand il s’agit de la chair de sa chair.

Félicité n’est pas aimable, et ne cherche pas – ou plus à l’être. Félicité chante chaque soir, Tabu, lui, boit à s’en abrutir. Chaque soir. Ces deux-là s’échappent, chacun à leur façon. Et, de manière un peu improbable, semblent s’accommoder l’un et de l’autre. La plongée au cœur de Kinshasa est envoutante, puis déprimante plus que flippante. Le règne de la débrouille, de la solidarité sous contrainte, des arnaques petites et grandes, des arrangements incessants avec le quotidien pour vivre une vie à peine digne, finit par épuiser les plus forts. Ou bien les force à trouver un moyen de s’échapper...

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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 avril 2017
Voilà un film que j'aurais aimé adorer. Le mélange d'onirisme et de documentaire brut, la performance des acteurs, le talent du réalisateur : tout aurait dû me conduire à l'enthousiasme.

Malheureusement, après un début tonitruant qui aligne de très jolies scènes, le film s'embourbe lentement dans une sorte de pose auteuriste.

Le mutisme obstiné du personnage principal, joué par la marmoréenne Véronique Beya Mputu, devient de plus en plus pesant. Les inserts bizarroïdes (la forêt nocturne façon Weerasethakul en super 8, la chorale, l'animal) apportent plus d'interrogations que d'émerveillement, et les tics de réalisation (très gros plans, ralentis) apparaissent comme des coquetteries.

C'est dommage, parce que Gomis parvient par moment à nous faire ressentir un sentiment d'étrangeté confondant (la visite chez le riche, les scènes de concert) : dans ces instants, je me suis pris à rêver du film parfait que le réalisateur franco-sénégalais pourrait un jour nous proposer.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2021
Une belle mise en scène combinant néoréalisme, art baroque et musicalité. Un beau portrait de Mère courage interprétée par une sublime actrice. Malgré quelques longueurs, ce film est un jalon du cinéma congolais.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2017
On est conquis dès l’ouverture du film, cette longue scène dans le bar de nuit où Félicité chante, est magnifique. On sait tout de suite que ce film va nous faire vibrer.
On la retrouve le lendemain au chevet de son fils Samo victime d’un grave accident. Elle va arrêter de chanter. Félicité va se battre, dévoilant toute sa force . (...) Mais ces épreuves vont adoucir Félicité. Elle est magnifique quand elle baisse la garde, se laisse aller, accepte ses fragilités. Il y a une scène qui résume ce changement. (Félicité et Tabu assis sur une marche de la maison) J’ai pleuré !
La musique a une place très importante dans le film. Elle est complètement intégrée à l’histoire. (...)
Le réalisateur a tourné son film à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. (...) Il nous entraine dans un tourbillon sans jamais nous lâcher. La ville est bruyante. (...)
Véronique Beya Mputu est Félicité, premier role au cinéma. Elle est incroyable. Belle. Papi Mpaka est Tabu.
Félicité est un magnifique portrait de femme. Un film singulier et captivant
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2017
C'est la rencontre et le dialogue homme/femme dans le milieu africain, qui est ici mis en scène. Les conduites de prestance sont légion, le verbe est haut, les coups pleuvent parfois, le sang gicle parfois lors de lynchages. La colère, l'alcoolisation, la misère extrême, la corruption également se déroulent tout au long de la quête d'argent de Félicité pour payer l'intervention chirurgicale de son fils blessé lors d'un accident de moto. La protection sociale, que nous connaissons ici, n'a pas cours là-bas. Pour se soigner, il faut payer. Confiance, duperie ne s'articulent pas comme en occident. Il y a une dimension anthropologique dans ce film d'Alain Goomis. La caméra est audacieuse, elle filme dans la proximité et parfois nous emmène dans Kinshasa, tantôt dans les zones urbaines goudronnées, riches et tantôt dans ce qui s'apparente à des bidonvilles. Je me suis un peu perdu dans le parallèle entre l'orchestre à cordes accompagné de choeurs et l'endroit où chante Félicité le soir. Il y a aussi les errances nocturnes de Félicité, où la sorcellerie semble en jeu. Là non plus, je n'ai pas tout compris. Ce qui ressort clairement, c'est combien le prix de la vie n'est pas le même selon l'endroit du monde où l'on vit. La puissance de Félicité, c'est son regard digne, sa pugnacité à ne pas s'en laisser conter : lorsqu'elle veut quelque chose, elle le réclame et ne lâche pas l'affaire. Elle réclame, mais n'implore jamais. Point de soumission ou de rabaissement chez cette femme, même lorsqu'un homme la menace. Cet aspect est sans doute la meilleure réussite du film.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2017
Les scènes extérieures et les scènes dans le café concert ou de musique classiques sont captivantes avec des transitions inspirées .
Hélas des longueurs dans des scènes muettes a l'intérieur de l'appartement qui allongent le film dans sa dernière partie . Dommage
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2017
De nos jours, à Kinshasa, Félicité est chanteuse dans un bar où elle se produit tous les soirs avec passion. Lorsque son fils se brise la jambe dans un accident de moto, Félicité doit trouver l'argent qui paiera l'opération.

Le film se découpe en deux parties. La première dessine le portrait de Félicité femme forte et indépendante dans une vie sans argent et une ville de désordre. La caméra la suit dans son combat sans merci pour sauver son fils. Véro Beya Mputu interprète avec force Félicité. Sa présence à l'écran impressionne et suffit à nous embarquer dans cette histoire. Alain Gomis parsème dans sa réalisation brute, rythmée par la musique africaine, des moments d'apaisement. Des scènes d'évasion dans la forêt, sans doute rêvées par Félicité et des moments de calme posé par la musique d'Arvo Part joué par l'orchestre de Kinshasa. Ces instants soulignent un peu plus la violence, la frénésie désespérée qui entourent Félicité. Dans la seconde partie, le réalisateur se concentre sur les hommes, Tabu, l'amoureux transit de Félicité, ivrogne et coureur, et le fils mutique. Sans que l'on comprenne pourquoi Félicité passe au second plan, comme si cette femme affaiblie n'intéressait plus Gomis. L'ennui s'installe durablement. Plus rien ne se passe. Les moments de silence ne disent pas grand-chose. Tout semble interminable. Cette seconde partie suffit à donner au film l'image d'une oeuvre au final trop confuse.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2017
Félicité est une femme forte. Elle gagne sa vie en chantant dans un bar de Kinshasa. Mais quand son fils est victime d’un grave accident de la route, elle doit trouver l’argent exigé pour l’opération qui le sauvera de l’amputation.

Félicité, c’est deux films en un.

C’est d’abord un "Rosetta" (1999) ou un "Ma’Rosa" (2016) congolais. Deux films, le premier belge, le second philippin, qui portaient le nom de leur héroïne, à l’instar de Félicité. Une héroïne, présente à chaque plan, qui devait se battre contre la terre entière, la première pour trouver un travail et le garder, la seconde pour réunir l’argent exigé par des policiers corrompus pour relâcher son mari. Comme Rosetta, comme Rosa, Félicité, filmée caméra à l’épaule par Alain Gomis, souvent de dos comme une héroïne dardenienne, déploie une mutique énergie à sauver son fils. Pour y parvenir, ses allers et retours dans Kinshasa sont l’occasion d’une visite kaléidoscopique de cette capitale chaotique.

Alain Gomis aurait pu se borner à tourner ce film-là. Mais l’auteur de "L’Afrance" et de "Aujourd’hui" a placé la barre plus haut. Ce premier film ne dure qu’une heure et cède la place à un second, plus poétique, moins linéaire. Ce n’est pas révéler l’issue du premier que d’évoquer la sortie de l’hôpital du fils de Simo et le soudain abattement dans lequel sombre Félicité. Comment en sortira-t-elle ? C’est l’enjeu de cette seconde moitié. Le récit est entrecoupé de longues plages musicales durant lesquelles l’orchestre symphonique kimbanguiste joue la merveilleuse musique d’Arvo Pärt – décidément très utilisé au cinéma sous toutes les latitudes ("Knight of Cups", "El Club", "The Place Beyond the Pines", "There Will Be Blood", "Gerry"…). Félicité, lentement, s’adoucit au contact de Tabu, un voisin dont la force physique n’a d’égale que la douceur de ses sentiments pour la belle chanteuse.

J’ai moins aimé cette seconde partie que la première. Je l’ai trouvé trop longue, moins rythmée, moins cohérente. Pour autant, cette légère déception n’a pas assombri le plaisir pris à ce film qui a largement mérité le Grand Prix du Jury au Festival de Berlin et l’Étalon d’Or au Fespaco de Ouagadougou.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2017
Destin d'un roc au féminin. Visage dur et creusé par une chanteuse qui crie tout son désespoir dans sa musique. Le point émotionnel du film réside ici. La faculté de nous transmettre par le chant, tout ce que cette femme a enduré et continuera à subir dans une vie qui ne fait guère de cadeaux. Les siens, comme la majorité des mamans de ce monde, se sont ses enfants. Et quand l'un deux se voit vie brisée à cause d'un système immunitaire démocratique quasi inexistant, c'est le chaos. Et pour moi le film s'arrête là. Tous les efforts de mise en scène pour tirer le film vers la rédemption ne me font aucun effet. Ça manque d'ampleur sur la seconde partie, ce qui ne donne pas le coup de grâce au film.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2025
Film projeté au festival VISIONS D'AFRIQUE 2017

En 2013, Alain Gomis.nous avait montré Aujourd’hui, un joli conte dakarois

Cette année, il nous emmène à Kinshasa, et nous raconte une vraie tranche de vraie vie de vrais gens. Du cinéma social africain, puissant et rythmé.

Félicité est une femme indépendante, forte, chanteuse de bar reconnue  ; elle vit seule avec son fils, Samo. Ce dernier a un accident de moto et, pour qu’il puisse commencer à recevoir des soins, Félicité doit payer les médicaments, les pansements etc. et même, bien sûr, le chirurgien. Paniquée, elle se lance dans une course folle à la recherche d’argent.

Le film a la puissance et le charme de Félicité, et l’énergie magique et déjantée de Kin. Même les scènes d’ivresse dépassées y gardent de la tendresse.

Il montre aussi de façon précise le fonctionnement d’un hôpital dans une ville comme Kinshasa et, bien au-delà, comment l’essentiel des populations de ces villes doivent se battre pour survivre…
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2017
Félicité vit à Kinshasa, elle est chanteuse dans un bar et élève seule son fils adolescent Samo. Tabu apprécie bien Félicité. Un jour Samo est victime d’un grave accident de moto. Félicité le retrouve ensanglanté sur un lit d’hôpital. Elle cherche à travers la capitale congolaise à réunir la somme nécessaire pour éviter l’amputation de son fils.

L’histoire est racontée en deux parties d’une heure chacune.

La première partie est consacrée à la narration du calvaire de Félicité pour éviter l’amputation. A mi-chemin entre le reportage et le film naturaliste, Alain Gomis entraîne le spectateur dans une immersion au coeur de Kinshasa, ses quartiers, rues, chemins et routes, bars et appartements, s’attardant sur les visages et les corps des protagonistes, en rythme avec la musique nocturne du bar.

Quelques incursions oniriques dans cette première partie et de la musique classique européenne jouée par un orchestre congolais.

Sans cela, l’histoire se résumerait à une chronique sociale caustique.

Le récit change de direction dans la seconde partie, il devient plus éclaté, plus abstrait, onirique et poétique, toujours musical. Comme un kaléidoscope, dont les images vont transcender la problématique sociale. spoiler: Après le choc, Félicité et son fils vont retrouver un apaisement, grâce aussi à Tabu, et pouvoir juste continuer à vivre avec une part de joie.


Mon blog : larroseurarrose.com
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 avril 2017
Félicité, après un début prometteur, distille un ennui profond, avec des scènes incompréhensibles, mal filmées, avec des photos de nuit mal éclairées. Je me suis retenu pour ne pas quitter la salle avant la fin. Je ne comprends pas comment ce
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juin 2017
Félicité, chanteuse le soir dans les bars de Kinshasa, se retrouve confrontée aux frais d'hôpitaux pour opérer son fils victime d'un accident de moto. Ce portrait de femme à travers le Congo d'aujourd'hui ne m'a pas convaincu. J'ai trouvé le film long et souvent ennuyant. Le réalisateur, Alain Gomis, filme souvent caméra à l'épaule et le résutat frôle l'étourdissement. Même s'il met le doigt là où ça fait mal, le cinéaste dresse un portrait confus de l'Afrique actuelle en dénonçant la corruption et certaines pratiques ancestrales. L'ensemble décevant reste porté par une superbe musique de Kasaï Allstar, un célèbre collectif local.
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