Très bon film de T. Vincent, qui signe là un drame psychologique qui évite l'abus de psychologisation à l'emporte pièce, préférant une bonne représentation visuelle de l'état mental de son héros, tout en respectant les différentes étapes d'une sorte de thérapie de son héros. Un héros magnifiquement interprété par T. Lhermitte, qui poursuit tranquillement une solide carrière mine de rien, alternant les genres avec bonheur et assumant son âge avec force, affirmant également un talent d'acteur de moins en moins indéniable pour ses plus fervents détracteurs. Très belle mise en scène, scénario assez fin, quelques jolis moments, aussi bien dans le rire que dans l'émotion, un très beau film, qui propose un autre regard sur le deuil, et qui dézingue sans ménagement une certaine évolution de la société. On pourra regretter quelques traits caricaturaux un peu trop appuyés, tout comme on pourra se délecter de certains passages, avec un héros qui dit des choses très fortes. Pas vraiment une comédie dramatique, juste un très beau film, sincère et touchant, qui a le mérite de proposer une autre voie. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
La froideur brumeuse et envoutante de Montréal en hiver, un excellent Thierry Lhermitte... Il se dégage de ce film une atmosphère particulière mais globalement c'est un peu longuet.
Un ton décalé..................une réalisation à la hauteur...................un côté, local Québécois de qualité, ce qui n'est pas toujours le cas, loin s'en faut................Je recommande.................3 étoiles !
SNOW THERAPY. Je réclame le droit à la dépression. Tous les matins Thierry Lhermitte se lève et se sent totalement inutile. Dans cette solitude, on arrive à s'y trouver bien. Thomas Vincent donne au bronzé un rôle en or. Prends soin de toi magnifique Lhermitte.
Ce film, plutôt froid et laissant le spectateur à distance, nous raconte comment Paul Sniejder, victime d'une accident d'ascenseur où sa fille a perdu la vie, tente de se reconstruire en s'extirpant de sa famille recomposée, et surmontant ses phobies. C'est lent, long et triste comme un jour d'hiver enneigé dans la banlieue de Montréal. Paul est vaillant, obstiné, prêt à affronter le regard et le mépris et ne veut faire aucune concession à l'argent. Quelques personnages sympathiques l'aident dans son parcours comme l'avocat intègre et humain des ascensoristes ou son employeur comme promeneur de chiens, collectionneur de nombres premiers. Thierry Lhermitte sauve un peu le film de sa noirceur par sa prestation excellente un peu à contre-emploi de son image habituelle de légèreté
Film étrange, l’histoire étant peu banale , se passant en quasi totalité à Montréal, et la composition de Thierry Lhermitte , en miraculé d’un accident d’ascenseur où il a perdu sa grande fille issue d’un premier mariage étant totalement bluffante. Géraldine Pailhas, épouse actuelle avec qui il a eu deux garçons, joue très bien son rôle de personnage parfaitement abject trompant en plus son mari. On assiste à l’évolution lente de Paul Sneidjer qui, devenu phobique des ascenseurs, recherche les activités de plein air et trouve un poste de promeneur de chiens. La fin heureuse conclut ce film certes lent, mais attachant et original, à défaut de réaliste (les sécurités sur ascenseur empêchent normalement tout accident, sauf naturellement sabotage). Vraiment à voir.
Thierry Lermitte aime ces rôles décalés, façon Le zèbre, et illustre dans un récit lent, contemplatif, d'une remise en cause radicale de sa vie antérieure, avant l'accident fatal de sa fille. Emergeant d'un long tunnel et sans avoir froid aux yeux la cité de Montréal, il remet tout à plat pour terminer dans un ascenseur à Dubai. Adieu femme volage, et enfants méprisants! C'est improbable, le scénario est un peu ténu certes, mais le personnage attachant, entouré de promeneurs de chiens et d'avocats d'assurance. Un pas de côté, des musiques mélancoliques, une soirée d'évasion loin de la réussite et des conventions. TV 1 - mai 2023
[La Nouvelle Vie De Paul Sneijder, 3,5/5] Peut-on changer de vie ? Passer du cadre supérieur au promeneur de chiens, pas si simple. Un film tout en silences, économe de mots et de musiques. Une réflexion sur le sens de nos vies dans les sociétés de consommation et d'élitisme. Un rôle inhabituel pour Thierry Lhermitte qui réussit l'exploit de faire sourire le spectateur une seule fois. Le personnage de sa femme est d'un cynisme écœurant, le pire étant que les lois lui donnent des moyens d'action abjects, lui offrant une forme de toute puissance. On aurait aimé connaitre le résultat de la mise en oeuvre de ces moyens...
Une bonne idée de départ, un rôle très bien interprété par Thierry Lhermitte, quelques passages tout en finesse mettant vraiment en valeur le drame d'un traumatisme lié à un accident, à la mort d'un proche et ses conséquences, quelques passages avec de l'humour aussi... Mais malheureusement trop de longueur, un accent canadien parfois inaudible (notamment les paroles du propriétaire de l'entreprise de promenade pour chien) et un film qui n'a pas de fin... La moyenne au final et c'est dommage car le scénario avait du potentiel mais a été mal exploité.
Une comédie dramatique qui évoque le deuil et le traumatisme d’un père de famille victime d’un accident d’ascenseur dans lequel sa fille est morte. Emmené par la composition tout en nuance de Thierry Lhermitte, le film malgré un ton parfois trop monocorde évoque subtilement les difficultés de se remettre d’une perte ainsi que le cynisme d’une société où on capitalise monétairement sur des tragédies de manière indécente.
Le titre, l’affiche et le synopsis laissent penser que le personnage de Paul Sneijder, joué de façon juste par Thierry Lhermitte, est une comédie d’humeur légère. En fait, c’est tout l’inverse puisque l’histoire, tirée du roman de Jean-Paul Dubois, est celle d’un cadre français expatrié à Montréal, qui voit sa vie basculer après une chute d’ascenseur qui tue la fille qu’il a eue d’un premier mariage, et lui laisse un handicap physique. Devenu dépressif et claustrophobe, il remet tout en question et s’en veut d’avoir délaissé sa fille après son divorce, il a besoin de repos et de psychothérapie et, pour « prendre l’air et marcher » décide alors de devenir promeneur pour chiens. Dès lors, il se heurte à sa femme, carriériste égoïste qui le trompe, à son avocat et ses deux fils, intéressés pour leur carrière par l’argent d’un procès que leur père ne peut pas perdre face aux industriels responsables de l’accident. Le film est donc une fable sur le sens de la vie et des priorités de l’existence, et le cynisme social du monde moderne qui broie les individus. Le gros souci est que l’on s’ennuie ferme car le rythme est horriblement lent, tout transpire la tristesse comme l’image d’un Montréal gris sous la neige. Seul le casting relève le niveau. Je ne suis pas sûr que cela donne envie de lire les romans de Jean-Paul Dubois…
Un film très bien construit , sur un scénario pourtant très improbable et presque inquiétant. Comment arriver à intéresser un public en montrant un homme qui rêve de promener des chiens et ramasser leur crottes , Mais le film est très finement réalisé , avec beaucoup d'élégance, une très belle qualité photo.. Il y a le vrai témoignage de la déconstruction de la vie d'un homme, de son univers social, de sa "fausse" intégration dans la société. Son accident l'a déstabilisé et il part à la recherche de lui même. Beaucoup d'humour , et une interpétation formidable de Lhermitte , et de l'ensemble de l'équipe, ce qui rajoute un vrai plus au film.
Belle, sobre et efficace mise en scène, et excellente performance de Thierry Lhermitte, dans un de ses plus beaux rôles. Filmée à Montréal, cette oeuvre sensible et émouvante reste accessible quoique très profonde.
Certes, c'est bien joué - enfin surtout par Thierry Lhermitte, puisque tout tourne autour de son personnage (en même temps, pour ce genre de rôle qui se révèle sobre, avec un personnage mesuré, c'est plus l'ambiance qui porte l'acteur que l'acteur qui influe vraiment sur le film, bien qu'il y contribue évidemment) -, certes, l'ambiance est réussie (bien qu'il y ait de la mollesse dans le rythme à plusieurs reprises), mais ce que je reproche à ce film, c'est le manque d'évolution du personnage. C'est le véritable problème que le spectateur rencontre ici : le début est assez triste (impossible de se tromper, c'est bien un drame, pas une comédie), on comprend au fil de l'eau ce qui s'est passé, et se passe dans la vie du personnage principal, on assiste à la lente évolution de sa situation, puis s'engage une amélioration de sa vie, mais ce qui se passe au fur et à mesure qu'approche de la fin déçoit. Surtout que cette fin est inachevée. Et pas dans le sens de "tout peut se produire", parce que vu sa situation, rien de positif n'est envisageable pour lui. Aussi, c'est à contrecœur que je dois dire j'ai trouvé le dernier quart d'heure raté au point de nuire à ce que j'éprouve pour l'ensemble. A contrecœur, car au début j'étais un peu récalcitrant à regarder cette réalisation et qu'elle avait pourtant réussi à m'accrocher. Dommage, sans cela, elle aurait bien valu 3,5 étoiles.
Thierry Lhermitte renaît un peu de ses cendres après avoir cumulé des films moyens. Ici, dans le marasme canadien, et après un véritable drame pour la famille, le film prend un peu tout le monde à contre pied. On attendait une renaissance du personnage, mais on s'applique plutôt à trouver les effets positifs d'un nouveau métier plus original moins clinquant mais qui semble plaire à un personnage perdu socialement. À l'image des réalisations canadiennes, le film s'engouffre dans un style particulier de morosité ambiante.