C'est un bon film, tout en finesse et lenteur mettant en scène le sobre T. Lhermitte à qui ce rôle semble aller comme un gant. Le film est original avec son histoire qui se passe au Québec, ça donne un peu de tonus au film dans un sens, et les promenades de chien.
Un film très original, à regarder quand vous vous posez des questions sur le sens de la vie... Le contraire d'un cinéma spectacle donc. C'est parfois drôle, souvent touchant, et magistralement interprété par une pléiade d'acteurs (et d'actrices) de talent. En chef d'orchestre, un Thierry Lhermitte à contre-emploi, quasi-méconnaissable, et excellentissimespoiler: ,dans le rôle d'un père de famille touché au plus profond de son être par la perte de sa fille .
Il est Marié à Géraldine Pailhas, parfaite également dans le rôle de l'épouse ambitieuse et tête à claques. Guillaume Cyr dans le rôle de l'employeur salutaire, et surtout une mention spéciale pour l'interprétation de Pierre Curzi, qui campe là un avocat que l'on aimerait vraiment rencontrer un jour.
Le tout donne un film hors du commun, dont je pourrais parfaitement comprendre que vous passiez à côté, mais quand vous le regardez sous le bon angle, est vraiment très intéressant.
Un film intéressant. Malgré tout on s'ennuie une bonne partit du film, et quand il commence à être vraiment très intéressant, malheureusement le film se termine. Malgré tout la musique est bonne, et Thierry Lermitte est vraiment bon dans ce rôle.
Thierry Lehrmitte tout en sobriété nous livre une interprétation magistrale de ce père meurtri dans ses chairs et dans son coeur après la disparition de sa fille dans un accident d’ascenseur dans lequel lui a réchappé. Un registre pour cet acteur inhabituel lui qui rayonne dans la comédie. Je l'ai trouvé très plausible et efficace. Le seul bémol de ce film est la lenteur sûrement voulue par le réalisateur pour montrer la difficulté à faire son deuil et la réparation de cet homme. Bravo également à géraldine pailhas détestable au possible dans son rôle d'épouse cruelle qui ne pense qu'au profit. pour ceux qui pense rigoler passez votre chemin
J’ai été sensible à ce petit film de Thomas Vincent qui se concentre d’avantage sur l’humain que sur la dramaturgie de son thème. Thierry Lhermitte y est très touchant et trouve là l’un de ses plus beaux rôles. Ses partenaires à l’écran, Pierre Curzi et Guillaume Cyr, m’ont tout aussi séduit. Une belle histoire, non dénuée d’humour mais un peu longuette il est vrai, qui ne sombre à aucun moment dans le pathos.
C'est la mise en scène qui me fait pencher sur le bien pour cette histoire dramatique, il est ridicule de la classer en comédie. Lhermitte soixantenaire à Montréal dans un rôle sobre et tourmenté c'est assez original. L'histoire est moyenne avec quelques intérêts et quelques lieux communs pas forcement bien exposés dans sa forme de critique du capitalisme mais tout se déroule dans une consistance et une légèreté appréciable qui distingue un peu trop clairement les gentils et les méchants mais avec élégance et réalisme en restant bien centré sur le personnage titre.
Ca faisait un sacré bout de temps qu'on avait pas vu T.Lhermitte aussi bon ! Avec son regard perdu et un peu triste, Il est parfait pour ce rôle de père déprimé par la disparition de sa fille. On s'attache rapidement à son personnage parce qu'on le découvre à son retour à la vie "normale" après cet accident d'ascenseur dont il faisait lui aussi partie et on se rend compte de l'absurdité des procédures pour le procès, et l' absurdité de nos vies en général, à courir partout tout le temps, à se préoccuper de choses matérielles et superficielles au profit de choses de la vie vraiment importantes comme les relations sociales et familiales.... Ce film fait vraiment du bien il dénonce nos façons d'appréhender les choses et nous permet de nous rendre compte que le bonhomme est dans le vrai, mais que sa famille (qui est le reflet de ce que nous sommes tous plus ou moins) le prend pour un fou ! De quoi nous faire réfléchir et nous remettre en question..... Beaucoup d'humour, beaucoup d'émotion, des acteurs bien dans leurs rôles (Géraldine Pailhas est géniale en épouse intéressée dont la seule préoccupation est son apparence et le regard des autres ) mais aussi une très belle photo, m'ont fait passer un très bon moment, un film qui amène à la réflexion et à se remettre en question. Le genre de comédie dramatique qu'on ne voit malheureusement pas assez souvent.... Alors pour une fois qu'il y en a un bon, ne le loupez pas!
Voilà bien longtemps que je n’avais pas vu Thierry Lhermitte dans un bon rôle. Ca remonte avec la troupe du Splendide et encore, si on ignore « Les Bronzés 3 » ! Ses choix n’ont pas été selon moi très heureux depuis « Les Ripoux ». Va pour « Le dîner de con.» Et puis s’il est heureux comme ça, de quoi je me mêle ?! « La nouvelle vie de Paul Sneijder » est un rôle qui lui va à ravir. Tout en sobriété, tout en retenu, en réflexion, tout en douleur. Ce film n’est pas lent, cette soi-disant lenteur s’inscrit dans son post-traumatisme. C’est un temps essentiel pour la réflexion, accepter l’inacceptable et donner un sens à sa vie. A sa nouvelle vie. Pour se reconstruire, se redresser pour mieux affronter ses peurs. Un voyage intérieur qu’il doit accomplir seul dans la mesure où ni sa femme ni ses fils ne sont en mesure de le comprendre. De l’accompagner dans sa réflexion. Le film pouvait être une simple histoire d’un type qui se reconstruit douloureusement sans véritable enjeu. Ce qui n’est pas le cas. Dès les premiers instants avec sa femme, le procès envisagé et de ces conséquences financières qui en découlent peut paraître déplacé voire odieux. Plus tard, les interventions de maître Wagner-Leblond (merveilleux Pierre Curzi) et du médecin psychiatre sur cet apport financier peut être aussi légitimement entendu. Mais je ne sais pas pourquoi, comme Paul Sneijder, je refusais d’emblée ce procès. J’espérais qu’il renonce. Présenté comme ce fut le cas par sa femme ça me paraissait vain. spoiler: Aucune compensation financière, fusse-t-elle conséquente, ne lui rendra sa fille. Obscène et honteux selon Paul. spoiler: Bâtir une nouvelle vie sur les cendres de sa fille lui était insupportable. Dans cet hiver canadien, on le voit peu à peu se redresser au grès de ses rencontres avec maître Wagner-Leblond, relations saines et constructives et de ses choix comme celui d’être promeneur de chiens. Ces marches imposées sont comme une traversée du désert, d’où cette soi-disant lenteur ; nécessaires à sa réflexion pour trouver sa voie et faire la paix. Sa décision se dessinera peu à peu et la confirmera au sortir de l’hiver. Je reprocherai au scénario le personnage de Géraldine Pailhas. Qu’elle le pousse à intenter un procès et se projeter dans un avenir radieux qui pourrait satisfaire leurs deux fils peut paraître justifié et cela suffisait pour la rendre odieuse ; femme carriériste, passe encore, mais le fait d’y ajouter l’adultère c'est beaucoup trop. Trop appuyé et trop chargé. Il était inutile d'en rajouter.
Bon bah c'est fait... enfin c'est refait plutôt ! Et oui car j'avais déjà vu ce film il y a quelques années mais je n'avais pas trop aimé et j'ai eu envie de le retenter car entre temps je me suis pris de passion pour le cinéma québécois et j'avais envie de revoir Guillaume Cyr, Hugo Dubé, Pierre Curzi... car je me les étais gâchés alors voilà... j'ai re-regardé les aventures de Mr Snjeider et honnêtement j'ai mieux aimé ça mais ça n'a pas été le coup de cœur escompté... autant le début est bon mais la fin est plus poussive et à dire vrai, Thierry Lhermitte et surtout Géraldine Pailhas m'ont tellement déplu que je n'ai pas adhéré comme je l'aurais aimé... un bon film mais franchement on a vu mieux, tellement mieux surtout dans un endroit aussi majestueux que le Québec !
Certes, il y a le jeu très contenu et intériorisé de Thierry Lhermitte. Superbe acteur. Mais, j'ai été gêné par une faiblesse du scénario pour vraiment adhérer à cette rédemption (scène finale dans l'ascenseur à Dubaï .. troublante et magnifique). En effet, j'en suis encore à me demander pourquoi le dénommé Paul, notre héro, aura cette révélation si tardive du cynisme, de l'arrivisme de sa seconde épouse et du peu de sens de la nouvelle vie carriériste qu'il s'était construite après avoir abandonné son premier foyer ... et sa grand fille, morte accidentellement en sa présence (avant la possibilité d'une réconciliation) et qu'il va donc pleurer ? Lui aura-t-il été à ce point nécessaire d'être confronté à la perte de son enfant "délaissée" (poids du remords et des regrets) pour que Paul ressente enfin tout ça ? ... je me suis probablement trop bloqué sur ce questionnement pour être en empathie totale avec ce personnage dévasté ... à qui son médecin recommandera de marcher ... merci les chiens. Belle et sobre composition de Thierry Lhermitte que je ne vois plus comme "Popeye".
Un film très lent,pas spectaculaire mais très intéressant et remarquable par l'interprétation de Thierry Lhermitte qui pour faire le deuil de sa fille va promener des chiens alors que tout le monde autour de lui s'agite pour qu'il engage un procès et en retire des bénéfices financiers. Au premier lieu sa femme, remarquable Géraldine Pailhas en femme d'affaire gangrénée par la société consumériste, l'argent et la judiciarisation. Lui évolue, vit,retrouve peu à peu pied au fil de ses rencontres et construit son propre chemin en liberté et atypique pour faire son deuil.
Introspection, sens de la vie, reconstruction : tout concourt à un film lent mais puissant. Un drame qui ouvre enfin les yeux à un homme qui est changé pour toujours. Une belle démonstration débordante d'humanité !
Paul Sneijder est un homme qu’un accident d’ascenseur rarissime a précipité dans le gouffre de la solitude et de la souffrance affective dont il ne peut s’extirper du fait de la mort de sa propre fille. Un changement de métier l’amène à découvrir l’amour des chiens dont il est responsable lorsqu’il les emmène se promener dans un univers glacial, celui de l’hiver au Canada Le sujet porte sur la reprise d’une vie après un accident ou un deuil, les deux dans le cas présent. L’intrigue est relativement longue mais utile pour que chacun puisse s’imprégner du mal-être du personnage. Comme une métaphore, ce nouveau métier lui apporte une liberté et une libération de sa condition de père mal aimé de son épouse et méprisé de ses propres enfants. L’intrigue est légère, le fond plus profond avec une intelligence de style, un propos bourré de sensibilité et d'humanité. Thierry Lhermitte est parfait dans ce rôle.