Véritable hommage à un certain cinéma des années 70, "Un couteau dans le coeur" tente avec panache de mêler les genres, de retrouver une atmosphère. Un peu comme Tarantino. Pourquoi pas ? le giallo est donc le coeur séminal du film. Mais il y a aussi le porno gay et les caractères qui le composait. Le personnage de Vanessa Paradis est inspiré par une productrice qui a réellement existé. On la suit dans un cauchemar meurtrier où l'Eros et le Thanatos se mélangent comme il se doit dans un giallo. La touche comique qui pointe deci delà fait parfois un peu tache mais ne gâche pas le plaisir de voir une actrice heureuse de jouer autre chose dans un film référencé et outrancier pas mal du tout.
Un couteau dans le cœur est un sorte de giallo se passant dans le milieu porno gay à la fin des années 70 (le film se déroule en 1979, on ne ressent pas trop cette époque) mais le réalisateur Yann Gonzalez se complait plus dans des pseudos scènes érotiques qui m'ont rapidement lassées que dans le suspense et les scènes de crime souvent très stylisées des giallos. Ce film n'est pas un ratage total car certains meurtres ou l'ambiance par moment sont dans le ton d'un giallo mais j'ai eu tout de même l'impression de regarder du sous Dario Argento ou sous De Palma. Je me suis quand même plus ennuyé qu'autre chose par contre la musique de M83 (dont un des membres et le frère du réalisateur) est pas mal du tout. C'est dommage car pour une fois un film français récent sortait de l'ordinaire.
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0,5
Publiée le 28 mars 2020
Cella ressemble plus à une chose expérimentale et fastidieuse qu'à un film. Scénario grotesque, dialogues atroces et partition de synthé douloureuse et bon marché pour la bande originale. Sans parler de la performance cartoonesque de Vanessa Paradis qui n'est pas dans son personnage, grinçant avec une voix qui rappelle Mickey Mouse et Tweety Pie. Attention, le principal danger de l'histoire n'est pas le couteau lui-même (le "Couteau Dans le Cœur"), mais l'ennui absolu, si vous avez réussi à rester jusqu'au bout. Je vois qu'il y a des gens qui aiment, tant mieux pour eux, en ce qui me concerne c'est vraiment pas mon genre de cinéma...
Quel drôle de film, après 40 minutes je l'aurais catalogué ''nanard''. Après le generique de fin l'experience s'avere finalement plus fascinante que prévu... reste que tout ça est bancal...
OUlà, encore un nanard, se voulant porno chic, ici c'est porno gay chic, mais alors quelle purge ce film. Plus c'est chiant, plus c'est ésotérique, plus cela plait à de soit disant élites artistiques.
Thriller ? Non, Dramatique ? mouais en quelque sorte... c'est surtout glauque, pathétique et rapidement très pénible. Beaucoup aurait zappé avant la fin, je laisse toujours une chance à tous les films, même les pires... et bien même la fin est tarte, sans intérets, c'est plat... Y a que le nom Vanessa Paradis, qui a attiré quelques égarés qui ont du très très vite regretter leur erreur de vouloir voir ce film.
C'est long, c'est rasoir, c'est des images glauques et fades... le thème, le scénario aurait pu donner quelque chose de plus vif, de plus thriller, de supportable. mais là, ca ressemble à un film usé en super 8 et de très mauvaise qualité.
bref, c'est insipide au possible.
Y avait moyen d'en faire une véritable enquète policière, une peinture du milieu du film porno-gay mais avec un autre réalisateur visiblement. C'est un navet intégral.
Ces derniers temps, il semble que, le cinéma français se retourne souvent sur ces années de liberté hédoniste que furent la fin des années 70, à travers l’un de ses symboles les plus emblématiques, le milieu de la pornographie, systématiquement présenté comme artisanal et insouciant. A l’instar d’une autre production récente sur le sujet (‘L’Amour est une fête’), ‘Un couteau dans le coeur’ se déroule dans le milieu du porno gay de la fin des seventies avec en arrière-plan, cette menace latente, légale, médicale, morale, qui sifflera bientôt la fin de la récré. Toutefois, la ressemblance s’arrête là car alors que le premier s’efforçait de donner un aperçu subjectif mais crédible du milieu du X, le film de Yann Gonzales n’a aucunement le souci du réalisme chevillé au corps. Il y est en effet question d’un mystérieux tueur masqué qui s’en prend aux acteurs fétiches d’une productrice jouée par Vanessa Paradis, toujours aussi à l’aise dans les rôles bizarres. Malgré les apparences, il n’y a aucun risque qu’on assimile ‘Un couteau dans le coeur’ à un solide polar franchouillard. D’une part, il y a ces aplats de couleurs saturées, cette musique hypnotique, ce fétichisme liés aux armes blanches qui prouvent que Yann Gonzales a vu beaucoup de gialli dans sa vie. D’autre part, le scénario tient à peine debout, avec des passages à vides, des acteurs approximatifs, choisis pour leur gueule plutôt que pour leur talent dramatique, et des ruptures de ton radicales qui passent d’une violence frontale à des traits d’humour plus ou moins volontaires, comme on en trouve dans le cinéma-Bis fauché. C’est que l’ambition du réalisateur va bien au-delà de la reconstitution d’époque agrémentée d’un hommage plus ou moins ouvert à un cinéma qu’il affectionne : c’est toute une manière de penser le cinéma qu’il entend faire revivre, un projet où l’onirisme, la fantaisie, le surréalisme, la liberté du ton et de corps ont une place, toutes choses qui, selon lui, ont déserté un cinéma français obsédé par le réalisme et le “message” depuis une trentaine d’années. Un film de niche comme celui-ci ne risque évidemment pas de renverser la vapeur et s’adresse en priorité à ceux qui n’ont pas besoin qu’on leur explique que les années 70 possédaient effectivement quelque chose de particulier, dans tous les domaines...et il n’est pas difficile d’imaginer que, justement habitué à certaines règles immuables qui régissent le cinéma hexagonal des dernières décennies, certains spectateurs trouvent le résultat bancal, incohérent, idiot ou incompréhensible. Pour ma part, ne serait-ce que par rapport à cette volonté de se poser en franc-tireur et de parler, dans une fiction qui raconte une autre fictioon, d’une manière de penser le cinéma autrement, ‘Un couteau dans le coeur’ a tenu son pari.
C'est un film moyen. L'idée reste très bonne. Il persiste en ce film une atmosphère originale et intéressante. Il y a un bon suspens. Il y a de très bons acteurs et aussi de très bonnes actrices. Vanessa Paradis interprète très bien son rôle. Par contre quant au scénario on peine à comprendre ce qui se passe. Le film reste trop bizarre et on peine à comprendre l'issue et l'aboutissant. Il manque une révélation, un indice et quelque chose d'autre. Les années septantes aux confins des nights clubs; on n'en ressort jamais.
Véritable bouse ou chef d'œuvre, je n'ai pas la réponse. En tout cas moi je n'ai pas aimé. Sauf la musique de M83 qui confère une véritable ambiance à cet ovni
Un film ennuyeux à souhait. Pas de suspense, les scènes un peu olé olé sont toutes sauf excitantes. Les acteurs sont énervants, j ai réussi à finir le film en m occupant à autre chose... La première demi-heure est regardable mais la suite est de plus en plus nulle... le scénario se perd et le tueur et les personnages sont pathétiques.
Film sélectionné à Cannes...tout est nul, c'est mal joué, l'histoire est digne d'un porno gay des années 70 (époque à laquelle se situe "l'intrigue"), j'ai même cru à une parodie, consternant.
Avec son côté iconoclaste et totalement halluciné, le film peine à nous intéresser. Disons qu'il intrigue davantage qu'il nous captive. Et cela malgré la galerie de personnages hétérogènes (c'est le moins qu'on puisse dire) et une VP vraiment super dans ce rôle de femme amoureuse à la folie.
Il y a longtemps que je n'avais vu un navet. Eh bien c'est fait ! Un scénario de série Z, mal filmé, mal joué. Mais qu'est donc allée faire là Vanessa Paradis ?
PULSIONS. Le phallus de la discorde. Crevons l'abcès. Si tu avances et que tu recules, comment veut tu? Le coeur vierge, j'attend le nouveau monde. Des images de plaisir, de souffrance et de rencontres ratées. Ca sent le sexe et la mort mais au final la plaie ne se referme pas, le mal est fait. Vive l'entracte. Répulsion.