723 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
71 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
19 critiques
3
16 critiques
2
21 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Susana E
6 abonnés
4 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 1 mars 2017
Nous avons choisi ce film sans rien lire avant, comme on a l'habitude... et c'est le genre des decisions que l'on regrette. Nous avons passé la scéance à attendre que quelque chose arrive, ce qui n'a jamais arrivé. Dommage car il y avait de la matière... les paysages sont beaux et les personnages complexes mais il manquait l'histoire.
Après Night Moves, Kelly Reichardt nous décrit le destin de quatre femmes. Dans ce genre d’histoire, le spectateur apprécie généralement le croisement et l’interaction finale entre ces portraits qui n’ont pas vraiment de liens entre eux. Malheureusement, ces femmes ne se croiseront que furtivement l’espace de deux secondes. Mais le casting attire. Laura Dern joue une avocate harcelée par son client victime d’un accident de travail. Michelle Williams est une femme mariée qui souhaite obtenir, sans forcer, les blocs de grès rare de son voisin. Kristen Stewart, quant à elle, fait huit heures de route par jour pour donner des cours de droit. Enfin, Lily Gladstone s’improvise étudiante après être tombée sous le charme de Kristen. Malgré de beaux moments d’émotions, Certaines Femmes est un long-métrage qui laisse sceptique. Nous sommes déconcertés par cette trame au rythme très lent. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Il s'agit d'un film dramatique montrant 4 femmes vivant dans l'état du Montana aux USA. On voit un moment de leurs vies à chacune. Tout l'intérêt de ce film est la psychologie humaine. C'est lent mais très intéressant et très beau. De ces 3 histoires, je n'ai pas bien aimé la première, j'ai bien aimé la deuxième et j'ai adoré la troisième. Pour ceux qui n'apprécient pas les films psychologiques contemplatifs, mieux vaut vous abstenir de le voir pour ensuite venir rouspéter que vous n'avez pas aimé, merci.
Vu et avis le 20170216 . - . - . - . - . Peu convenir à certains. Ne m'a pas intéressé. . - . - . - . - . Je l'ai vu avec question/réponse avec la réalisatrice. Malgré ses explications, je ne vois toujours pas vraiment l'intérêt de son film. Elle a dit qu'elle souhaitait que son film s'élargisse : Qu'au début il soit serré sur les 4 femmes, sur les gens, et que plus le film avance, plus il s'élargisse, plus il prenne de l'espace. Je vois à peu près à quoi cela correspond dans le film, je comprend l'idée. C'est l'intérêt de la chose qui me passe à côté. . - . - . - . - . Dans la salle, quelqu'un a levé l'idée que le film montrait que lorsqu'on n'avait rien à donner, il restait le temps, qu'il était toujours possible de donner du temps à autrui et que c'est un cadeau appréciable.L'idée m'a bien plu^, je la vois dans le film, mais pour moi le film n'est pas cohérent autour de cette idée. . - . - . - . - . D'une façon générale, le film parle de 4 femmes à travers 3 histoires. Lors de la rencontre avec la réalisatrice, lors des interventions des autres spectateurs, l'histoire de la femme chef d'entreprise -Michelle Williams- a tout le temps été isolée. Si encore entre les deux autres on peut trouver des points communs, des raccords, c'est bien plus difficile avec cette histoires là. Les deux autres sont bien plus dans l'humain, la vie en société. Cette histoire là a à la rigueur trait à la famille. . - . - . - . - . Pour ce que j'ai pensé du film : film assez agréable mais lent et mou.Peut-être même désabusé. Même le professeur qui commence à peine sa carrière est déjà désabusé en se disant qu'elle a probablement eu tord d'accepter cet emploi. Que bien qu'elle ait crains pire (jeune, vendeuse semblait sa meilleure opportunité), elle n'est quand même pas satisfaite. désabusé, pour moi c'est peut être le point commun entre ces femmes. Mais on peut aussi dire que la rancher est désœuvrée, l'avocate dépersonnalisée (elle ne semble pas avoir de but dans la vie, ni d'envie, ni d'estime pour elle-même, ni ... Une absence de personnalité, elle vit à travers les autres et se laisse porter par eux, fait ce qu'on lui demande de faire). La chef d'entreprise enfin, dépitée (sa fille avec qui elle a du mal, son mari qui n'est pas comme elle espère). Finalement cette absence d'égo, d'envie, ce refus de choisir est probablement le sujet du film. Du coup, le film est passablement pessimiste. . - . - . - . - . Je susi quand même convaincu qu'il peut parler à certains, plaire à ceux qui ont envie de calme et de broyer du noir. Ca peut faire beaucoup de bien parfois un peu de pessimisme, d'auto apitoiement etc.
Il n’est pas toujours évident de donner un avis sur film tel que « Certain Women », non pas qu’il nous inspire peu mais parce qu’à la sortie de la projection, nous ne savons toujours pas quelle était l’intention de la réalisatrice ni l’intérêt réel du film. C’est d’ailleurs le sentiment général qui anime bon nombre de spectateurs.
Pour comprendre l’univers présenté dans ce film par Kelly Reichardt, nous nous sommes intéressés à la biographie de sa metteur en scène. Passionnée par la photographie, elle l’étudie à l’université de Boston avant de son plonger dans le monde du cinéma. Ses cinq premiers long-métrages (« River of Grass », « Old joy », « Wendy & Lucy » « La dernière piste » et le remarqué « Night Moves ») montrent par ailleurs son intérêt pour les grands espaces américains et pour la nature humaine. Scénariste de plusieurs de ses films, elle adapte une nouvelle de Maile Melo (tirée du livre « Ways Is the Only Way I Want It: Stories ») pour son dernier long-métrage « Certain Women ».
La photographie de ce film est d’ailleurs très importante (on comprend mieux pourquoi à présent). Les personnages, leur environnement, les espaces naturels qui les entourent sont au centre de son sujet. Kelly Reichardt prend le temps de planter le décor et laisse davantage de place aux images qu’aux mots. L’action se passe en hiver, dans une région des USA relativement peu peuplée, ce qui ajoute une désolation visible à celle présente dans la vie de ses personnages. Les dialogues sont peu nombreux et concis et la psychologie des héroïnes se comprend davantage au travers de leurs gestes et de leurs états d’âmes.
Les femmes qu’elle choisit de nous présenter appartiennent à trois histoires distinctes : Beth (Kristen Stewart) est une jeune avocate qui cumule le métier de professeur de droit scolaire en promotion sociale à 4h de route de chez elle. Grâce à ce job, elle se lie d’amitié avec Jamie (Lily Gladstone), une « élève libre », propriétaire d’un ranch où elle élève des chevaux. Le seul lien social de cette dernière est le cours de droit qu’elle suit totalement par hasard et les repas pris avec son jeune professeur.
Laura (Laura Dern) est une avocate expérimentée à la vie plutôt morose qui défend un client quelque peu intrusif. Victime d’un accident sur un chantier où il travaillait, celui-ci estime qu’il a été lésé par son employeur. Près à tout pour être entendu, il n’hésite pas à prendre sa propre avocate en otage. Enfin, Gina (Michelle Williams, comédienne récurrente dans le cinéma de Reichardt) se lance dans le projet de construction d’une maison et vient chercher des blocs de grès chez un voisin esseulé qui n’a que pour seule compagnie le chant des oiseaux.
Le lien qui unit certaines de ces femmes est plutôt mince. On ne comprend d’ailleurs pas l’intérêt réel de rassembler ces morceaux de vie en un seul film. D’une lenteur incroyable, il nous semble même que le chemin qui mène vers la fin (incisive et non annoncée tant elle est brute) est long, long, long. Malgré le casting féminin plutôt costaud (les comédiens de seconds rôles le sont tout autant), on ne parvient pas à accrocher et à s’enthousiasmer face à « Certain women ». Présenté en compétition lors du 42ème Festival, nous ne misons pas cher sur sa probable possibilité de remporter un quelconque prix et vous conseillons de passer votre chemin à la faveur d’autres films de la sélection.
Si le cinéma français peut s’enorgueillir de compter un nombre non négligeable de réalisatrices, il n'en va pas de même aux Etats-Unis. Il y en a une, pourtant, qui s'obstine depuis plus de 20 ans à faire des films très personnels, très délicats, des films dans lesquels, le plus souvent, on a l'impression qu'il ne se passe pas grand chose mais qui dégagent une grâce inimitable. Elle s'appelle Kelly Reichardt et, parmi ses œuvres, on retiendra particulièrement "La dernière piste", "Night moves" et, surtout, "Wendy et Lucy". C'est dans le Montana que Kelly Reichardt a planté sa caméra pour adapter dans "Certaines femmes" 3 nouvelles de Maile Meloy, elle-même originaire de cet état du nord-ouest des Etats-Unis. "Certaines femmes" racontent donc 3 histoires n'ayant pratiquement pas de rapports entre elles sauf qu'elles nous parlent de ce que peut être la vie de 4 femmes vivant à Livingston, une petite ville de 7000 habitants, ou dans ses environs. La première est avocate, la deuxième s'est mis en tête de construire, avec son mari, une maison en grès dans un coin très isolé, la troisième est à la fois avocate et professeur de droit scolaire, la dernière s'occupe de chevaux dans un ranch. Pour les interpréter, une magnifique brochette de comédiennes : Laura Dern, Michelle Williams, Kristen Stewart et Lily Gladstone. On notera que c'est le 3ème film de Kelly Reichardt dans lequel on retrouve Michelle Williams, que Kristen Stewart souhait depuis longtemps tourner avec Kelly et que Lily Gladstone est originaire du Montana. Deux anecdotes : dans le conjoncture actuelle, une réplique qui "amuse", quand une avocate conseille à son client d'accuser le système comme étant la cause de ses problèmes ; le film est dédié à Lucy, le chien de la réalisatrice qu'on avait pu voir dans "Wendy et Lucy". En résumé : un film totalement déconseillé à celles et ceux qui ne se régalent que dans l'action trépidante. Un film conseillé à celles et ceux qui apprécient la nature et des rapports humains tournés vers la délicatesse. Un film d'atmosphère, l'atmosphère d'une petite ville des Etats-Unis, et qui, de ce fait, n'est pas sans rappeler "Paterson", le film de Jim Jarmush.
Fragments de vie de quatre femmes vivant dans le Montana, filmés avec beaucoup de délicatesse mais sans enjeu ni intensité dramatique, en dépit d'un sacré casting. 1,75
Le principe d'évoquer différents portraits féminins, dans leur quotidien de cet état rural des États-Unis peut-être intéressant. Malheureusement, on ne propose rien de vraiment consistant, de profond, sans aucune force des sentiments. Chaque situation s'enchaîne sans relais entre elles, sur une mise en scène ronronante et fade, avec un casting sous employé. 1h40 vides et platoniques.
Finalement le titre est très bien choisi, on s'intéresse à la vie de quatre femmes enfermées dans une certaine condition. Dans leurs travail, leur emploi du temps, ou leurs relations, ces femmes se montrent tour a tour sensibles et distantes, déterminées et fragiles. Le cinéma de Kelly Richard a pour lui cette façon de poser les situations en douceur et d'immiscer lentement de la dramaturgie. Par exemple, il y a tres peu de musique dans ses films pour laisser place au calme et enlever de la dramaturgie...Le film évoque au final les injonctions, la solitude et l'incommunicabilité dans un monde mercantile. Le film s'avère touchant et juste, mais ceux qui aiment les grands sentiments, les grandes déclarations, bref un certain sens du spectaculaire seront probablement frustrés
C'est le premier long métrage que je découvre de la cinéaste Kelly Reichardt, du cinéma indépendant Américain montrant le portrait de quelques femmes dans les environs et les montagnes de l'état du Montana !! Une avocate défendant un homme qui commettra une prise d'otages, un couple qui veulent construire une maison avec des pierres venant d'un terrain d'un vieillard et une éleveuse de chevaux qui sympathise avec une jeune professeur de droit faisant 4 heures de route pour animer le cours chaque soir dans un Fast Food, des histoires qui n'ont peut ètre pas leurs places dans le cinéma Américain filmé et raconté ici avec simplicités. Je trouvais bizarre au début avec un rythme lent mais en avançant, j'ai été transporté. Très peu de musique, "Certaines femmes" est pour beaucoup dans l'interprétation des comédiens avec en tète d'affiche Laura Dern, Michelle Williams ou Kristen Stewart. La façon aussi de filmer le Montana comme décors est magnifique. On aime ou pas , je suis de la première catégorie.
Le problème que j'ai avec le cinéma de Kelly Reichardt, c'est que je n'en perçois pas les intentions.
Quel intérêt de voir Michelle Williams se promener dans les bois, faire des sandwichs et boire du vin pendant que son mari regarde du sport à la télé ?
S'il s'agit de montrer sa tristesse ou de matérialiser sa solitude, alors le film est un grand pléonasme, tant la façon qu'à Reichardt de filmer (pas de musique, une image terne et sombre, des scènes qui s'étirent) souligne les thèmes abordés (incommunicabilité, solitude). La réalisatrice filme de façon dépressive et minimaliste des situations déprimantes.
Il est intéressant de comparer ce film à Moonlight. Les deux films partagent en effet un certain nombre d'éléments communs : ils sont constitués de trois parties distinctes, abordant chacune une thématique différente, et mettent tous deux en scène des personnages en difficulté dans leur relation aux autres. Alors que Moonlight est porté par une foi dans le cinéma qui lui permet de donner de sublimes plans presque joyeux dans la façon dont il sont conçus, Certaines femmes ajoute de l'ennui à l'ennui, et de la tristesse à la tristesse.
Vingt-quatre heures après l'avoir vu, il faut tout de même que je reconnaisse que certains moments laissent une empreinte profonde : la scène du cheval dans la troisième partie par exemple. Ces quelques séquences ne rendent pas le film passionnant, mais juste intéressant.
Portraits minimalistes de quatre femmes qui vivent dans le Montana. La solitude de ces personnages est à l'image des étendues vides des paysages.
Tout ( ou presque ) repose sur la volonté de décrire l'intériorité des personnages. Isolement affectif, morosité des situations. Il y a des tentatives de connexions émotionnelles, mais elles n'aboutissent fondamentalement jamais ou si peu.
" Certaines femmes " ( 2016 ) est souvent cité comme un des opus majeur de la cinéaste indépendante américaine Kelly Reichards.
Relevant du slow cinéma ( Longs plans séquence, peu de dialogues ), la filmographie de Reichards s'adresse avant tout ( selon moi ) à l'amateur de cinéma introspectif.
« Certaines femmes » : film tiré de nouvelles écrites par une femme, film réalisé par une femme et au casting essentiellement féminin. Cela ne signifie pas pour autant que c’est un film féministe. C’est un film qui parle de la condition humaine tout simplement. Quelle tristesse que ce film ! Un film déprimant. Déjà le Montana, l’Amérique profonde sous la neige, au coeur de l’hiver. Ne comptez pas sur moi pour m’épanouir devant ces paysages. Je hais le froid. Aucun paysage en hiver ne trouvera grâce à mes yeux ! L’hiver participe à la déprime, à la mauvaise humeur, à l’injustice, à la solitude. La solitude, voilà le thème central commun aux quatre femmes portraiturées par la réalisatrice Kelly Reichardt. Quelle tristesse. D’aucuns diront tranches de vie insignifiantes. Tranches de vie tout bonnement. Toutes les vies ne sont pas palpitantes. Toutes s’efforcent d’accomplir leur chemin, inévitablement. Autre thème marquant : l’amour. C’est une conséquence directe de la solitude. Vivre seule et sans amour. Déprimant ! Film au dialogue minimaliste ; comme leur vie : minimaliste ! Minuscule. Petite vie. Pas grand-chose à raconter et c’est pourquoi le film prend son temps. Peu de dialogue, alors on passe par les regards, les silences qui s’expriment par les regards justement. Dit comme ça, ça pourrait en décourager plus d’un et bien au contraire, le récit de ces quatre femmes est limpide et aussi étrange que cela puisse paraître, on ne voit pas le temps passé alors qu’il s’étire dans ce Montana hivernal, alors qu’il s’étire dans la solitude de ces femmes. Quatre femmes, quatre actrices à l’interprétation juste. Avec une mention toute particulière à Lily Gladstone. Tout le casting est à saluer, acteurs compris. A voir et à découvrir en V.O.