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Philippe G.
10 abonnés
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3,5
Publiée le 16 juillet 2016
L'émotion affleure sur la fin , le film a un rythme plutôt lent mais il est tout sauf ennuyant même si l'histoire n'est pas révolutionnaire : il faut se laisser porter ...par les éléments .
Une épure à l'état pur. Sans dialogue, les émotions sont transmises par la pureté des sons, le bruit des vagues, les bruissement des feuilles, le clapotis de l'eau. Le scénario est épais comme une feuille de papier à cigarette et c'est là, tout l’intérêt. On se laisse bercer par l'itinéraire immobile de ce naufragé tout au long des principales étapes de sa vie. La qualité de l'image, des animations, de la couleur nous transportent loin ... on se laisse aller avec délectation dans cette poésie visuelle. Chef d’œuvre !!
Conquis, j'ai été conquis du début à la fin par ce film d'animation magnifique, en collaboration avec le studio Ghibli! Ce film ayant une morale écologique et humaniste nous fait ressentir beaucoup d'émotions tellement il est immersif! Je ne me suis pas ennuyé une seule fois alors qu'il n'y a aucun dialogue! Cependant, je comprends que certains ne puissent pas apprécier cela, tout comme le caractère contemplatif. La bo de Laurent Perez del Mar est tout bonnement sublime et accompagne parfaitement le film! Michael Dudok de Wit essaye modestement de parler de la vie pendant plus d'une heure, de façon poétique et métaphorique! Enorme coup de coeur!
J'ai pas accroché... L'animation très rudimentaire, le graphisme épurée, un scénario à la fois très prévisible mais aussi très mystérieux sur certains passages. A part quelques scènes de sensualité très réussies, la poésie qui aurait pû sauver ce dessin animé m'a parue trop conventionnelle pour m'emporter. Le manque de rythme et le côté nébuleux de certains passages de l'histoire m'ont fait paraître très long ce qui devait être un ravissement.
On s'y croirait presque dans cette monstruosité d'eau et d'écume grises dont le pauvre homme, qu'on imagine s'appeler Robinson, essaye de s'échapper. Ici, dans cette îlot éloigné de tout, l'océan oscille entre le bleu vif et le gris. "La tortue rouge" constitue ainsi d'abord une prouesse esthétique et poétique. Le trait est soigné, la photographie sublime, et le dessin animé est fluide et délicat. On devient presque ces petits crabes insolents qui assistent jour après jour, l'arrivée de ce naufragé sur son île et ses essais désespérés de s'en extraire, avec le risque d'être avalé par une mouette. La musique accompagne cet essai poétique, qui, s'il ne fait aucune concession sur la cruauté de la nature et de la solitude, ne parvient pas à taire ses inspirations, sinon bibliques, en tous les cas spirituelles. "La tortue rouge" est plus qu'un conte pour enfants. C'est une magnifique allégorie sur l'origine du monde, la perpétuation de l'humanité malgré une nature qui, quoi qu'on en pense, sera toujours supérieure et plus forte. Allez, si cette histoire de tortue rouge ne s'éclaire pas d'un bout à l'autre du film, on aura réussi à s'aménager un joli temps de silence et de beauté, où la chose vue suffit à la parole de trop.
Dessin-animé, plus réalisation belge, plus production Ghibli = « La Tortue rouge. » Déjà, moi, rien que pour cette équation incroyable, je voulais voir ce film. Et maintenant que je l’ai vu, certaines de ses caractéristiques me sont apparues comme évidentes. Première évidence : c’est beau. Mais c’est vraiment trèèèès beau. Le dessin est riche mais épuré à la fois. Il est subtil et plein de caractère. Ne serait-ce que d’un point de vue visuel, cette « Tortue rouge » pose indéniablement sa marque. Rien que pour cela : chapeau. Deuxième évidence : c’est créatif et cohérent. L’air de rien, l’histoire, les dialogues et la musique, sont totalement dans le ton du visuel. Riches, subtils, mais très dans l’épure. Les dialogues se limitent à quelques râles de temps en temps (ce qui n’empêche pas l’intrigue à vivre même qu’avec ça) ; la musique est discrète mais véritablement envoutante ; l’histoire est très simple, mais émaillée de quelques bons moments et quelques belles trouvailles qui lui permettent de se déployer sans trop d’efforts. Seulement voilà, une troisième évidence a fini par s’imposer également. L’évidence de trop ; la plus cruelle aussi. Cette troisième évidence c’est que cette « Tortue rouge » est aussi trop longue. Trop longue. Beaucoup trop longue. Alors certes, le film ne dure qu’une heure et vingt minutes, ce qui est peu par rapport aux standards actuels. Seulement, pour moi, l’excès de longueur d’un film n’est pas une question de limites fixes à ne pas dépasser. Pour moi l’excès de longueur se juge en fonction de ce que le film avait à nous dire. Or, je trouve que cette « Tortue rouge » n’avait clairement pas de quoi tenir 1h20. Alors certes, je comprends la nécessité de se rapprocher le plus possible du format long-métrage pour être en mesure de toucher l’exploitation en salle, mais pour moi, les conséquences sur l’œuvre finale sont désastreuses. Le film a quasiment tout dit au bout de quarante minutes, et encore en délayant pas mal. Toute la seconde moitié n’est qu’un effort désespéré pour atteindre la limite fatidique d’1h20 ; un effort qui dilue la qualité de l’œuvre et la fait même sombrer dans quelque-chose que j’ai trouvé redondant et – osons utiliser les mots – chiant. Très chiant. Alors après ça va, 1h20 ce n’est pas le calvaire non plus. Mais bon, d’un autre côté, quand on voit comment se finit le film, et qu’on constate qu’au final, toutes les meilleures idées étaient au début, et que la conclusion ne se limite en fin de compte qu’à l’idée la plus banale qui soit, sans subtilité aucune, alors forcément on est en droit d’être frustré. Moi, j’ai été frustré. Pour le coup, je me suis dit qu’un long-métrage ne pouvait pas tenir sur aussi peu. Pourtant Michael Dudok de Wit a visiblement considéré que oui. Isao Takahata aussi. Je trouve ça fort présomptueux, voire limite prétentieux. Au cinéma, l’audace visuelle ne peut suffire. Sans le reste, l’édifice perd en cohérence et donc du coup en pertinence. Dommage, on était proche, et s’en est presque rageant. Je comprends d’ailleurs ceux qui encensent ce film. Moi aussi j’aurais envie de stimuler et d’encourager ce type d’audace. Seulement voilà, ne nous mentons pas : si aujourd’hui je devais me demander à moi-même si je me conseillerais ce film, je me répondrais clairement que « non ». Paradoxalement, la bande-annonce m’a bien plus fait rêver que le film en lui-même. Heureusement d’ailleurs que j’ai vu celle-ci après avoir découvert le long-métrage, sinon il ne me serait plus resté grand-chose. Donc vous voilà prévenus. Et comme le dit le dicton : un naufragé averti en vaut deux…
C'est beau, c'est plaisant, c'est un film qui passe comme un bisou. Un manque de mélodie plus symboliques comme dans les grands ghibli et quelques minutes de plus n'auraient pas été de refus.
Une épopée digne des plus grand films d'aventure. Il ne faut pas grand chose, ni de mots, pour nous ouvrir vers notre imaginaire. L'enfance nous convoque, et Michael Dudok de Wit nous réserve une tendre histoire. Le film est simple et raffiné, pétillant et drôle. Le trait du dessin se veut très simple, mais redoutablement efficace. C'est du beau cinéma, de 3 à 99ans.
Des images simples, presque déroutantes, où narration visuelle et poésie sont les maîtres mots. Bien que le message soit beau, que les dessins séduisent par leur simplicité, l'ensemble manque cruellement de rythme.
Un très bon film d'animation. Le dessin old school est magnifique. L'histoire est très belle mais triste. Pas un seul dialogue, c'est une performance. A voir, mais attention, ce film d'animation n'est pas destiné aux enfants (des éléments sont trop durs pour les enfants: mort, tsunami...)
malgré le coté poetique sympathique on s'ennuie terriblement, tout est lent, on a qu'une envie c'est de dormir ou aller voir autre chose. Allez plutot voir Le livre de la jungle, angry birds, ...
Ce film est d'une beauté, d'une imagination, d'une poésie, d'un charme fous. Alors plutôt que d'aligner les superlatif, quatre mots : à ne pas rater. Peut-être un peu violent pour de très jeunes enfants. Encore cette violence n'est-elle pas malsaine, mais les éléments naturels ménagent assez peu les quelques habitants de cette île déserte, et pas toujours paradisiaque. Quoiqu'il en soit, bravo à tous ceux qui ont créé cette merveille.
A priori film séduisant, certaines animations deviennent trop répétitives. Esthétiquement, c'est plutôt réussi : beau graphisme, belles couleurs. Globalement, c'est gentillet, assez poétique mais, franchement, on a le droit de trouver ce film passablement ennuyeux et pour ma part je le trouve sans intérêt !
Remarqué avec ses courts-métrages "Le Moine et le poisson" ainsi que "Father and daughter", Michael Dudok De Wit a eu la chance de travailler avec le studio Ghibli pour développer son premier long-métrage d'animation. Des années de travail plus tard et après un passage à la sélection Un certain regard de Cannes 2016, "La Tortue Rouge" débarque sur nos écrans. Film enchanteur d'une durée d'une heure vingt, "La Tortue Rouge" se démarque d'emblée des autres films d'animation du moment en laissant de côté les dialogues. A part un ou deux cris, pas un seul son ne sera échangé par les personnages de ce film. Il faut dire que durant toute la première partie de "La Tortue Rouge", on suit un naufragé échoué sur une île déserte, tentant désespérément de s'en enfuir sur des radeaux construits avec du bambou. Mais une grande tortue rouge ne cesse de briser son radeau une fois mis à l'eau. L'affrontement entre les deux est inévitable mais aura des conséquences surprenantes... Conte fantastique se déroulant dans un décor superbe n'échappant pas aux lois de la nature (les bébés tortues ne sont pas à l'abri des crabes qui ne sont pas à l'abri des mouettes, l'île n'est pas à l'abri d'un tsunami...), "La Tortue Rouge" pose tout de suite les bases d'un univers singulier. Grâce au style visuel qu'il développe, Michael Dudok De Wit se passe aisément des dialogues et le spectateur n'aura aucun mal à l'accepter. Ce qui compte ici, c'est l'homme face à la nature, face à la vie qui l'attend et qui lui réserve de belles surprises. Dès la première scène dans lequel l'homme se débat au milieu d'une mer déchaînée, on en a le souffle coupé. L'animation est superbe, avec des traits au fusain colorés quand il fait jour et très gris quand la nuit tombe sur l'île et l'homme se voit envahi par des songes oniriques. Impossible de ne pas tomber sous le charme de cette île et des secrets qu'elle renferme, à commencer par cette mystérieuse tortue rouge. Bercé par une magnifique composition musicale de Laurent Perez Del Mar, "La Tortue Rouge" est un film simple qui n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour traduire ce qu'il veut raconter. Ici, un geste ou un regard suffisent pour faire naître l'émotion. Le rire parfois à la vue de ces petits crabes se poursuivant sur le plage mais surtout un profond bouleversement quand, l'air de rien, le film aborde un thème aussi vaste que le cycle de la vie. La vie qui va et qui vient mais qui reprend toujours le dessus, en particulier dans cet univers aussi hostile qu'enchanteur. Le charme opère de bout en bout et on se retrouve ainsi transporté dans un monde à la beauté saisissante, que demander de plus si ce n'est la prochaine réalisation de Michael Dudok De Wit ?