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    La Tortue rouge
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    242 critiques spectateurs

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    Acidus
    Acidus

    653 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 30 juin 2016
    Co-produit par le studio Ghibli, "La tortue rouge" revisite de manière poétique l'histoire du naufragé sur une île déserte.
    Ce film d'animation séduit tout de suite grâce à ses magnifiques dessins et son sublime thème musical qui lui confèrent un charme enchanteur et hypnotisant. En plus, l'absence de dialogues accentue positivement cette impression surréaliste, onirique et contemplative.
    Ma principale critique porterait plus sur le scénario qui, sous la forme d'un joli conte, aborde les grandes étapes de la vie d'un Homme sans originalité ni réflexion. Cela rend de facto l'intrigue bien trop prévisible. Si son esthétisme visuel lui confère un aspect atypique voire unique, celui-ci est amplement entamé par cette histoire et ces rebondissements vu trop souvent sous d'autres formes. Heureusement que ce long métrage ne dure pas plus longtemps, des longueurs commençaient à se faire sentir.
    "La tortue rouge" reste un beau conte, plus destiné aux adultes qu'au enfants, qui saura fasciner.
    benoitG80
    benoitG80

    3 348 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 30 juin 2016
    "La Tortue Rouge", contrairement à ce qu'affirme la presse, ne se suffit pas de sa seule esthétique et de son seul trait de dessin ou d'aquarelle...
    Aussi belles soient les images et la musique, cette fable poétique, même si elle nous touche à ses débuts, n'arrive pas a décoller de ses propres ailes...
    L'intention était bonne, mais à force de douceur, de lenteur et de délicatesse, l'histoire se prend à son propre piège, celui de d'affadir durablement sans qu'aucun élément décisif n'arrive à véritablement nous atteindre !
    Un peu à l'image de la littérature enfantine, chic et très formelle d'aujourd'hui, ce cinéma en reproduit les mêmes caractéristiques, avec un souci de vouloir épurer un maximum de choses, de rester léger, simple au point de gommer les mots pour raconter...
    On aurait tant aimer des paroles, des vrais textes, beaux et puissants dans la bouche de ces trois personnages, afin de les rendre vivants, expressifs et attachants !
    Les laisser aussi peu aboutis, peut sans doute séduire et suffire pour certains, mais on ne peut que rêver d'un véritable scénario meublé d'échanges passionnants afin de faire vibrer autrement cette belle fable onirique un peu trop sage et gentille en l'état, même si l'utilisation de symboles et le fond d'écologie veulent prouver tout le contraire.
    Toujours cette forme, cet emballage soigné, comme si à lui seul, il était une fin en soi, alors qu'un minimum d'audace et de surprise l'aurait transformé littéralement !
    Devant tant de travail, tant de soin et de raffinement, il y a donc un gros sentiment de frustration et de quoi être déçu par ce film d'animation de Michaël Dudork De Wit, en collaboration avec le studio Ghibli...
    Dommage d'avoir cédé une nouvelle fois à l'air du temps !
     Kurosawa
    Kurosawa

    530 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 9 août 2016
    La première séquence de "La Tortue Rouge" est emblématique de ce que montre la première demi-heure, à savoir un homme qui lutte, seul, sur une île déserte à laquelle il tente d'échapper mais dont le radeau est sans cesse anéanti par un mystérieux animal. Le film crée dans cette première partie une stratégie d'immersion impressionnante en nous faisant partager à chaque instant les angoisses du protagoniste, que ce soit à travers une mise en scène très réaliste ou une autre plus onirique, qui atteint des envolées lyriques vibrantes. Mais alors que l'émotion aurait dû s'imposer dans la seconde partie, celle où la famille se réunit et grandit, elle reste empêchée par une mise en scène qui ne parvient plus à s’élever au dessus d'un scénario certes intelligemment écrit mais qui comporte moins de mystère et qui se révèle assez peu troublé, si ce n'est par une absence d'explications déroutante qui permet une multitude d'interrogations sur les différents personnages. Hormis l'homme échoué sur l'île, dont il ne fait pas trop de doute qu'il est issu d'une civilisation, il est difficile de savoir si la femme métamorphosée se souvient qu'elle a été une tortue maltraitée par celui qu'elle aime ou si l'enfant est totalement humain ou bien s'il a une part animale et s'il est destiné à devenir lui-même une tortue, des questions qui émergent grâce à l'absence de dialogues et à l’ambiguïté de certaines images. Tendre et poétique, "La Tortue Rouge" atteint cependant sa limite dans une surécriture pas toujours transcendée par la réalisation de Michael Dudok de Wit.
    VILLE.G
    VILLE.G

    50 abonnés 634 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 6 juillet 2016
    Assez joli, romantique mais je n'ai quand même pas été subjugué.
    On passe un moment pas désagréable mais le petit garçon derrière moi semble s'être bien ennuyé.
    DarkAkuma02
    DarkAkuma02

    56 abonnés 506 critiques Suivre son activité

    1,5
    Publiée le 23 mai 2016
    Un homme fait naufrage sur une île déserte. Seul, il essaye dans un premier temps de s'échapper en construisant un radeau avant de constater qu'une tortue rouge l'en empêche.
    Ce dessin-animé, qui ne comporte aucun dialogue, semble se vouloir poétique et métaphorique sur les étapes de la vie d'un homme. Je n'ai sans doute pas été touché par le message que ce film voulait transmettre car malgré un aspect visuel très agréable, je l'ai trouvé particulièrement ennuyeux. Je me suis surtout demandé si ce qui se passait était réel et relevait du fantastique ou s'il s'agissait de fantasmes du naufragé.
    Shinny
    Shinny

    39 abonnés 248 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 26 juillet 2016
    Bonne petite pause poétique et muette face aux actualités du moment... dommage que le réalisateur n'est pas réussi à nous faire vivre plus d'émotions mais ce choix nous permet de rester observateur d'une histoire simple et belle pour mieux la contempler.
    btravis1
    btravis1

    102 abonnés 529 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 18 juillet 2016
    Le film est visuellement très beau, le travail sur le son est également fort réussi. Après, il ne se passe pas grand chose, ça reste surtout visuel, car l'histoire est simpliste (certains y chercheront bien une quelconque métaphore!) mais poétique. Mais rien que pour la qualité de l'animation, cela vaut le coup.
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 4 juillet 2016
    Ce film d'animation de Michaël Dudork De Wit, en collaboration avec le studio Ghibli, laisse voir à l’écran la vie d’un naufragé sur une ile déserte et de ses rencontres. Il s’agit avant tout d’un film poétique à valeur symbolique (la tortue, l’importance du chiffre 3 : 3 personnes, 3 crabes, 3 essais pour quitter l’île, etc.), ce qui fait de la tortue rouge une oeuvre davantage destiné à un public adulte. On peut considérer que l’histoire contée par ce film est une forme de critique de la société de consommation s’attachant aux besoins essentiels de l’être humain comme une illustration de l’expression « vivre d’amour et d’eau fraiche » avec quelques péripéties pour montrer que rien n’est simple dans la vie.
    L’expression est simple, aucun dialogue alors qu’il y aurait pu y avoir l’occasion, ce qui est dommage car on reste dans l’attente mais on doit se contenter que de quelques cris comme si l’auteur voulait rapprocher l’humain de l’animal.
    La tortue rouge est assez beau dans l’ensemble malgré parfois un graphisme dépouillé et une image terne.
    islander29
    islander29

    799 abonnés 2 293 critiques Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 6 juillet 2016
    Tout simplement magnifique....Tant pis pour ceux qui n'ont pas vu de scénario.....Ils confondent le néant et la perfection , l'épuré.....
    Le film est en totale harmonie avec la nature, la mer et le rêve....Il est fait de sublimes métaphores, l'incarnation de la tortue venue de la mer en femme pour offrir la vie à un homme, pour lui offrir le sens de sa vie , pour lui donner du plaisir, de l'élévation, cette métaphore m'a littéralement envoûte....Savoir saisir aussi les petits détails, le nombre de tortues, de crabes qui varient suivant les événements, savoir regarder l'horizon, la mer, le temps qui passe, que de philosophie dans ce qu'il convenu d'appeler un récital poétique du film d'animation.......A voir absolument....
    Freakin  Geek
    Freakin Geek

    233 abonnés 882 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 3 juillet 2016
    Michael Dudok De Wit a son univers propre qui mérite d’être découvert mais La Tortue Rouge n’arrive cependant pas à la cheville des productions ultra léchées du Studio Ghibli. Cette fable est bien joli mais elle ne nous enchantera jamais autant qu’un film de Hayao Miyazaki ou Isao Takahata. Le seul véritablepoint commun est l’aspect fable poétique en hommage à la nature. Le réalisateur mérite tout de même d’être encouragé pour ce long métrage original et enchanteur. (lire la critique complète sur le site)
    velocio
    velocio

    1 218 abonnés 3 056 critiques Suivre son activité

    1,5
    Publiée le 26 juin 2016
    Réalisé par le néerlandais Michael Dudok de Wit en collaboration avec les studios d'animation japonais Ghibli, "La Tortue rouge" est un dessin animé muet qui raconte l'histoire d'un naufragé qui a trouvé refuge sur une île déserte. Le scénario de Michael Dudok de Wit a été adapté avec l'aide de Pascale Ferran. Le film, présenté dans la sélection Un Certain Regard à Cannes 2016, y a obtenu le Prix Spécial du Jury. Il y a des idées intéressantes, comme ces petits crabes dont la présence est récurrente. Toutefois, à force, cette idée, à priori intéressante, devient trop répétitive. Esthétiquement, c'est plutôt réussi : beau graphisme, belles couleurs. Globalement, c'est gentillet, assez poétique mais, franchement, on a le droit de trouver ce film passablement ennuyeux !
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 26 juin 2016
    Une animation très esthétique bien accompagnée musicalement ne suffisent à compenser la faiblesse du scénario.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 20 juin 2016
    C'est beau, c'est certain mais cela parait long et pour un film de 80 minutes c'est un peu gênant. En famille briefez bien les enfants : pas de dialogue, un humour peu présent, et un propos assez adulte.
    Soyez prudent !
    Yves G.
    Yves G.

    1 342 abonnés 3 343 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 30 juin 2016
    Un naufragé s'échoue sur une île déserte. Il tente de s'en échapper en construisant un radeau de fortune. Mais une opiniâtre tortue rouge déjoue tous ses plans.

    Vous aimez les dessins animés du studio Ghibli : "Le Conte de la princesse Kaguya", "Ponyo sur la falaise", Princesse Mononoké" ? Vous adorerez "La Tortue rouge", fruit d'une coproduction entre le célèbre studio japonais et l'équipe néerlandaise de Michael Dudok de Wit. Mêmes aplats de couleurs pastel ; même dépouillement du trait ; mêmes thématiques écologistes et panthéistes.

    "La Tortue rouge" sort une semaine après "Dans les forêts de Sibérie". Les deux films racontent la même histoire : celle d'un homme, seul au milieu d'une nature tout à la fois hostile et amie. Sans doute Sylvain Tesson est-il un exilé volontaire qui se cloître dans une cabane sibérienne pour fuir le monde tandis que le Robinson anonyme de Michael Dudok de Wit n'est pas maître de son sort. Mais les deux films ne pourraient pas être plus dissemblables. Le premier est un dessin animé, stylisé ; le second un film quasi-documentaire. Le premier est muet mais parvient, grâce au dessin et à la musique, à rendre palpables toute une gamme d'émotions subtiles ; alors que le second recourt à la voix off. Seul point de convergence - et seule faiblesse commune aux deux œuvres : la solitude du héros ne dure pas. Sylvain Tesson rencontre un braconnier qui fuit la police ; Robinson rencontre son Vendredi qui est rousse et maternelle (ce n'est pas un spoiler ! l'affiche la montre) et lui fait un enfant.

    Avec l'apparition de cette femme et bientôt de cet enfant, la seconde moitié de "La Tortue rouge" bascule dans une autre histoire. Le film se replie sur la famille. Il y est moins question de l'Homme et de la nature, de leur relation au départ conflictuelle et bientôt symbiotique, que de l'Homme et de l'Homme : avoir un enfant, le protéger, lui transmettre des valeurs et, l'âge venu, s'en séparer... Une bien belle histoire, mais peut-être trop conventionnelle pour emporter l'adhésion.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

    2 881 abonnés 3 961 critiques Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 30 juin 2016
    La tortue rouge ne m'intriguait au départ pas plus que cela, mais entendre le réalisateur parler sur France Culture m'a vraiment convaincu de le voir et je me suis donc précipité en salle, comme pour The Neon Demon, alors que j'avais 9h de route à faire ensuite... Priorité aux priorités. Mais, contrairement au Refn, ici j'ai adoré, ça valait vraiment le coup !

    Il est difficile aujourd'hui de considérer un seul instant un film aussi pompeux et lourd comme Zootopie ou même Dory, qui sont si manichéens, si peu subtils alors qu'à côté on a cette coproduction Ghibli qui livre un film d'une simplicité universelle. Ici on ne s'amuse pas à te dire ce qui se passe, tu le comprends et parce qu'on ne te prend pas par la main, et bien tu peux ressentir sans qu'on te dise : ça c'est triste, chiale, là il se passe ça, car blablabla.

    On commence in media res, le type perdu au milieu de l'océan, ce qui s'est passé on ne le saura jamais, on le devine, on le voit échouer sur l'île, commencer à survivre, à vouloir partir. Il ne parle pas, il n'a pas besoin de parler, on voit ce qu'il ressent, on comprend, c'est universel, on est un naufragé on veut retourner à la civilisation, c'est évident. L'absence de dialogues permet donc une épuration totale. Ce qui n'empêche pas le film d'avoir un ou deux moments d'angoisse, je pense à la scène où le héros tombe dans une sorte de cavité et où il ne semble pas pouvoir sortir, parce que le film a beau être court, le réalisateur prend le temps de nous montrer cette scène en longueur, on voit qu'il est fragile et courageux en même temps.

    Et puis survient l'événement fantastique du film avec cette tortue rouge. J'ai adoré la scène où le héros la frappe, où il désire la tuer. On sent la colère, on comprend pourquoi cette colère et en même temps on ne peut pas s'empêcher de se dire : pauvre tortue.

    Le film enchaîne ensuite les scènes de vie, toutes simples, mais vraiment belles, notamment celle où le héros met à l'eau son radeau et le laisse partir, acceptant ainsi son sort et décide de mener sa vie sur l'île. C'est vraiment beau et touchant. Et finalement la vie sur l'île ne semble pas si mal. Bien que les nuages sombres annoncent un changement de ton, une catastrophe, jamais le héros ne viendra se plaindre, il a accepté son sort et parce qu'il a accepté son sort, tragique mais magnifique, il en devient un héros absolument universel.

    Je dois dire que j'ai été ému aux larmes à plusieurs reprises. Parce que sa vie sur l'île, n'est pas différente de nos vies à nous. Et il est là le tour de force, parler de l'universel à partir d'un cas si particulier.

    Il faut parler également de la bande son qui rend ça possible, car si visuellement j'ai trouvé ça vraiment très beau, avec une simplicité et une richesse en même temps (difficile à décrire), parce que le réalisateur sait quand il faut mettre du silence et quand on peut oser la musique.
    Le film est très bien dosé, notamment avec l'apparition du fantastique, que le spectateur ne peut pas refuser étant donné que de toute façon il n'a pas le choix on ne lui donne pas l'opportunité de ne pas y croire puisque encore une fois, rien n'est expliqué. Mais l'acceptation est aussi permise parce qu'on a des séquences oniriques, des rêves, qui permettent d'entrer petit à petit dans ce qui sera le reste du film, autrement dit, pas un film de survie.

    C'est un film miroir, je pense qu'il a le génie pour qu'on y voit ce que l'on est soi pour que l'on puisse l’interpréter comme on le veut, selon son vécu (ce qui est le cas de chaque film, mais plus particulièrement ici étant donné l'absence totale d'explication).

    Et la fin est déchirante.
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