3411 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
249 critiques spectateurs
5
62 critiques
4
81 critiques
3
59 critiques
2
29 critiques
1
14 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
whiltierna
1 abonné
6 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 17 janvier 2021
Je ne m'imaginai pas quelque chose de logique parce que c'est sensé être une fable ou un conte mais là c'est juste aberrant. Et pas du tout approprié pour les enfants à mon avis. Qu'il y ai sensé avoir une morale ou pas c'est juste absurde et amoral, si spoiler: on tue et torture une pauvre tortue elle se transforme en une belle jeune femme qui même si c'est une tortue, a la pudibonderie naturelle de devoir porter une robe sur une île déserte. Et puis bien sûre elle finit par former un couple avec celui qui lui a fait subir un calvaire menant à sa mort, et même à avoir un enfant sur une île déserte (c'est pas du tout dangereux). Le fils finit par se barrer avec des tortues et une sacoche, sans bateau, et on ne le reverra plus. Le couple est depuis libre de se promener tantôt nus tantôt habillés et à la mort du naufragé tueur de tortue, la femme se retransforme en tortue et quitte l'île. Et c'est fini point barre. Je suis outrée, j'ai vociferé devant l'écran pendant la quasi totalité du film, et je suis estomaquée de voir que personne ne mentionne que le ''héros'' n'en est pas un du tout. Le titre c'est la Tortue rouge, on l'a voit même pas 5 minutes et la plus grosse partie du temps est consacré à la voir se prendre un coup violent sur la tête et agoniser en plein soleil sur le dos plusieurs jours. Quel beau conte en effet.
Ce film d’animation nous offre un pur moment de poésie et de contemplation avec ses graphismes épurés mais néanmoins somptueux, sa mise en scène aboutie et son histoire sans paroles mais non dénuée de paraboles, aux frontières de la féerie. Il nous offre en effet tout cela, du moins durant les 20 premières minutes, et tant que l’on ne réfléchit pas plus loin que ce que l’on voit. Au-delà, on constate moult incohérences, des raccourcis en veux-tu en voilà et des situations qui ne tiennent pas la route. Bref c’est beau mais creux comme une coquille…pardon une carapace vide.
spoiler: Un naufragé arrive sur une île déserte (pourquoi, comment, on l'ignore). Il essaie de fabriquer un radeau pour s'en échapper (mais où diable trouve-t-il toute cette corde ?). Une grande tortue marine rouge l'en empêche (pourquoi, comment, on l'ignore). Il la capture sur la plage. Elle se transforme en femme (rousse, évidemment). Ils vivent ensemble, ont un fils qui les quitte à la puberté – il part avec des tortues marines (vertes). Ils vieillissent. Il meurt. La femme se transforme en tortue et part. Fin
Donc, un film sans histoire. Il dure 1 heure 20, mais il semble bien plus long, beaucoup trop long.
Ah oui, j'allais oublier : les images sont superbes. Mais ça ne suffit pas pour faire un film, sauf peut-être si on aime Marguerite Duras et Alain Robbe-Grillet et qu'on a pris une bonne dose d'anti-dépresseurs…
Nullissime. Je suis absolument sidéré d'un navet pareil après avoir vu autant de commentaires élogieux. Le film est tout simplement vide, il ne se passe rien du début à la fin. C'est un court-métrage de 10-15 minutes étalés sur 1h20. L'histoire est plate, et même en faisant beaucoup d'effort, il faut vraiment avoir 3 grammes dans chaque bras pour réussir à y croire. Je n'ai rien contre les films lents, certains sont des petits chef d’œuvre mais pour ça, il faut un minimum de scénario.
L'animation n'est pas mauvaise en soit, mais c'est loin d'être beau. Beaucoup de gris, beaucoup d'images fixes pour rendre le film encore plus lent. Les dessins sont plutôt bien dessinés, même s'il y a rien d'exceptionnel non plus. On est a des années lumière d'un Miyazaki ou d'un Makoto Shinkai.
Le film est muet, ce qui accentue encore plus l'ennuie. En effet, certains films vides essayent de combler le manque évident de scénario par des dialogues (avec plus ou moins de succès, un film vide reste un film vide ^^).
Les scènes émotions sonnent faux car elles manquent clairement de travail. Pas de musique intense, des expressions de visages fadasses et pas de maitrise du rythme (pas de crescendo). On est dans le registre fantastique mais traité comme un reportage.
Certains parlent de réflexion.. J'ai l'impression qu'on a pas vu le même film. J'ai vu un animé qu'un enfant de 2 ans comprendra sans problème, à peu près du niveau intellectuel d'un Joséphine ange gardien.
J'hallucine quand je pense qu'il a plus été primé que Your Name, sortit la même année, qui est une véritable bombe émotionnelle, avec un scénario béton et une animation digne des plus grands Miyaziki, si ce n'est mieux. Côté positif, les crabes sont marrants et je ne me suis pas trop fatigué les neurones...
Bon. Ok. J'aime la contemplation et la paix de ce genre de films graphiques d'ordinaire. Une oeuvre visuelle, qui attendrit et qui donne de la paix au cœur, j'en convient. L'absence (totale) de dialogues, bien qu'étrange, nous oblige à concentrer notre œil sur ce grain photographique, sorte de filtre que j'ai finis par trouver trop omniprésent et synthétique... Et on se dit que la nature est forte et belle, la vie aussi... et oups! on s'endort! Je ne croit pas que ça méritait un long métrage. Trop de longues scènes inutiles (vraiment inutiles, même dans un film contemplatif et serein) et répétitives n'apportant rien. Heureusement, les crabes nous font esquisser de faibles rictus amusés une ou deux fois...
Ce film, comme le nez de Cléopâtre, aurait pu changer la face du monde s'il eut été ... moins long. Au tout au moins l'histoire du cinéma d'animation.......... Quel dommage!
Apparemment ce dessin animé au graphisme magnifique, épuré, très lisible présuppose que poésie symbolique et cohérence scénaristique ne sauraient aller de paire! Or je m'inscris en faux, ambitionnant - follement - l'alliance du symbolisme et de la vraisemblance, même dans une fable sur le cycle de la vie et la résilience. Sans véritablement ennuyer, cette robinsonnade singulière ne surprend pas véritablement. Très joli, trop esthétisé.
Animation magnifique, couleurs merveilleuses, délicatesse du dessin et délicatesse tout court... Difficile de ne pas trouver de grandes qualités à un dessin animé faisant constamment preuve d'une grande sensibilité. J'ai d'ailleurs été un bon moment porté par cette vague de douceur et de poésie caractérisant le film, seulement voilà : c'est un peu long. Aussi beau soit-il, le film a du mal à tenir la distance sur une heure vingt et brasse (un peu) de vide à plusieurs reprises, notamment durant la deuxième partie. Je n'irais pas jusqu'à écrire qu'il ne se passe plus rien (il y a quand même quelques événements importants), mais on sent bien qu'une vingtaine de minutes en moins auraient sans doute été bénéfiques au résultat final. Maintenant, ne soyons pas trop sévères non plus. Il y a suffisamment de richesse et de subtilité pour que cette « Tortue rouge », bien qu'un peu survendue, justifie le déplacement des adultes comme des enfants.
Cette co-production franco-belge-japonaise il est bien aidé avec dans la production la présence de Christophe Jankovic ("Peur(s) du noir" en 2008 et "Zarafa" en 2012) et des studios Ghibli représentés par le producteur-réalisateur Isao Takahata ("Le Tombeau des Lucioles" en 1988 et "Le conte de la princesse Kaguya" en 2014) ! Bref, prometteur et potentiel évident pour ce film... Malheureusement ce film d'animation est décevant et surestimé. En effet si le graphisme et l'animation sont de toute beauté le récit est d'un ennui profond et le scénario vide de toute substance. LA plus grande déception 2016.
Un choc émotionnel et esthétique. Même dans le cinéma d’animation la poésie a du mal à passer. Il faut beaucoup d’éléments pour arriver à la faire ressentir. De Wit a réussi, ce n’est pas un mince exploit. En vérité, dans le domaine cinématographique nous sommes plus proche des japonais que n’importe quel autre peuple. Pas besoin de longues paroles pour sentir notre communion avec la nature aussi cet échange entre les deux cultures a donné cette merveille. C’est une oeuvre avant tout contemplative proche d’un tableau de maitre, le message est d’une simplicité biblique, nous ne sommes rien par rapport aux éléments naturel, contentons nous de vivre ou de survivre si des difficultés apparaissent. Au passage admirons tout ce qui nous entoure et apprenons à aimer. Chacun pourra interpréter à sa manière non pas les événements bien décris par les auteurs mais le pourquoi qui devrait déboucher sur des analyses philosophiques différentes pour chacun de nous. Pourquoi ces petits crabes ? Pourquoi la tortue rouge attaque t elle le radeau ? Pourquoi ces rêves différents du père et du fils ? Pourquoi la femme-tortue se ravise t-elle au dernier moment et revient près du corps du père de son enfant ? Tout cela me fait penser à Lamartine au bord de son lac.
Film d'animation franco-belgo-japonais, coécrit et réalisé par Michael Dudok de Wit, dont c'est le premier long-métrage, La Tortue Rouge est une très belle œuvre coproduite par le studio Ghibli. L'histoire nous fait suivre un naufragé se retrouvant sur une île déserte qu'il va tenter de fuir à de nombreuses reprises, sans succès, empêché par une grande tortue marine à la carapace rouge. Ce scénario, très simpliste, mais d'une grande richesse spirituelle, nous immerge pendant une heure et quart dans une aventure fantastique contemplative empreinte de poésie. On assiste pendant tout ce temps aux tentatives désespérées de cet homme afin de retrouver la civilisation, jusqu'à ce que se produise un événement bouleversant sa solitude. L'intrigue est captivante car on ne sait jamais à quoi s'attendre et dans quelle direction va aller le récit. Hélas, il comporte également un petit côté redondant qui se ressent malgré une durée relativement courte. Cela est notamment dû à le petitesse de l'île et aux peu de distractions possibles, obligeant le naufragé à faire toujours la même chose. Cependant, la dernière partie se montre plus diversifiée. On parvient à ressentir de l'empathie pour cet homme esseulé devant lutter pour sa survie au milieu d'un îlot entouré d'une étendue d'eau à perte de vue. Mais il n'est pas vraiment seul car la faune et la flore qu'il tente d'appréhender sont de solides alliés ou peuvent se montrer dur avec lui. Le métrage est une véritable ode à la nature et aux êtres vivants la composant. Cela se ressent nettement à travers la direction artistique qui est tout simplement somptueuse. Celle-ci met superbement en valeur la végétation et les animaux à travers ses animations réalistes et ses couleurs lumineuses. On en prend plein la rétine et l'ambiance esthétique se renouvelle la nuit pour nous offrir une vision nocturne tranchant avec le jour. Ce ravissant visuel est en plus accompagné par une magnifique b.o. signée Laurent Perez del Mar, dont les compositions douces collent parfaitement aux images. Elles bénéficient d'une belle présence à l'écran pour notre plus grand bonheur auditif. Mais le reste du temps, elles laissent place aux bruits naturels qui ont tout autant d'impact, d'autant plus qu'aucun dialogue n'est prononcé, ce qui permet de se focaliser sur ces sons. Reste une belle fin venant mettre un terme à La Tortue Rouge, qui, en conclusion, est une œuvre méritant grandement d'être découverte et admirée tant c'est un film d'une grande beauté.