Au final, je suis sortie émue de la projection alors que j'avais eu du mal à rentrer dans ce film. La première demi-heure est conventionnelle, un homme perdu sur une île, c'est pas nouveau dans le cinéma. Mais un moment cela bascule dans l'onirique et je me suis sentie touchée par cette histoire avec des scènes de toute beauté aidée en cela par une musique merveilleuse qui souligne l'humeur des personnages et des éléments de la nature. L’absence de dialogue ne nuit pas au déroulé de l'histoire, au contraire, cela nous donne un côté contemplatif .et apaisant. Je recommande vivement ce film, La tortue Rouge qui me semble plus destiné aux adultes qu'aux enfants.
C'est tout simplement magnifique, les couleurs sont sublimes, la musique d'une incroyable beauté et l'histoire est bouleversante . Du grand art à voir impérativement !!
Bonne petite pause poétique et muette face aux actualités du moment... dommage que le réalisateur n'est pas réussi à nous faire vivre plus d'émotions mais ce choix nous permet de rester observateur d'une histoire simple et belle pour mieux la contempler.
En opérant sur le plan formel une sorte de marche en arrière délibérée, "La tortue rouge" se démarque magistralement de l'air du temps. Ses grandes, très grandes qualités esthétiques se placent sur un registre contemplatif et le parti pris de simplicité, qui touche jusqu'à la conception du scénario, n'empêche pas la recherche de la perfection. Perfection de la fluidité pour l'animation, perfection de la mise en couleur et en lumière, perfection de l'économie de moyens. Le gigantisme de la nature surgit des cadrages, point n'est besoin d'effets spéciaux ou de 3D spectaculaire. L'écoulement du temps qui passe sur une vie d'homme n'a même pas besoin d'une succession de saisons avec leurs changements d'ambiance colorée ou lumineuse pour s'imposer à nos ressentis. La fantaisie n'a pas besoin de dialogues pétillants, seule lui suffit la danse des petits crabes pour exister, comme un rythme gentiment comique en contrepoint à la dramaturgie de la vie et de la mort... On pourrait regretter le caractère un peu rabattu des couleurs choisies (même le rouge, qui n'apparaît me semble-t-il que sur la tortue, n'est pas un rouge qui "claque"), l'absence de toniques pour animer autant les verts des bambous que les jaune-beiges du sable ou les bleu-verts de l'eau si présente, mais les ciels de levant, de couchant, de nuit étoilée ou de tempête rattrapent le coup. La terrible scène d'intro avec ses vagues gigantesques est une des plus réussies, autant que la tempête qui précède la dernière partie.... La bande son est au diapason : une musique symphonique en grande partie composée spécialement si j'ai bien lu le générique, capable d'installer des tensions dramatiques ou de nous apaiser, bien servie par des bruitages ou des sons super raccords avec l'image. Elle compte d'autant plus que réussir à ne pas rendre ennuyeux un film aussi long sans aucun dialogue était une gageure. Dans cette sorte de parabole sur la place de l'homme dans le monde fini, dans la nature avec l'eau, la terre, l'air, le bois et le feu, je n'ai pourtant pas vraiment compris comment Dudok de Witt perçoit l'élément feu (d'autant moins d'ailleurs qu'on pourrait voir dans son film, soit dit en passant, une apologie silencieuse du "crudivorisme"). La brève séquence où le feu apparaît m'a semblé un peu plaquée et c'est le seul point qui n'a pas emporté d'emblée mon adhésion enthousiaste... Pour finir, je dirai que je suis sorti du film rêveur et apaisé, mais plus conscient que nous nous éloignons peut-être de l'essentiel. A cause de cela, je remercie l'équipe de Dudok de Wit et les studios Ghibli, qui ont dû oeuvrer ensemble des années pour créer ce très beau film.
Une épure à l'état pur. Sans dialogue, les émotions sont transmises par la pureté des sons, le bruit des vagues, les bruissement des feuilles, le clapotis de l'eau. Le scénario est épais comme une feuille de papier à cigarette et c'est là, tout l’intérêt. On se laisse bercer par l'itinéraire immobile de ce naufragé tout au long des principales étapes de sa vie. La qualité de l'image, des animations, de la couleur nous transportent loin ... on se laisse aller avec délectation dans cette poésie visuelle. Chef d’œuvre !!
Le film est visuellement très beau, le travail sur le son est également fort réussi. Après, il ne se passe pas grand chose, ça reste surtout visuel, car l'histoire est simpliste (certains y chercheront bien une quelconque métaphore!) mais poétique. Mais rien que pour la qualité de l'animation, cela vaut le coup.
spoiler: Un naufragé arrive sur une île déserte (pourquoi, comment, on l'ignore). Il essaie de fabriquer un radeau pour s'en échapper (mais où diable trouve-t-il toute cette corde ?). Une grande tortue marine rouge l'en empêche (pourquoi, comment, on l'ignore). Il la capture sur la plage. Elle se transforme en femme (rousse, évidemment). Ils vivent ensemble, ont un fils qui les quitte à la puberté – il part avec des tortues marines (vertes). Ils vieillissent. Il meurt. La femme se transforme en tortue et part. Fin
Donc, un film sans histoire. Il dure 1 heure 20, mais il semble bien plus long, beaucoup trop long.
Ah oui, j'allais oublier : les images sont superbes. Mais ça ne suffit pas pour faire un film, sauf peut-être si on aime Marguerite Duras et Alain Robbe-Grillet et qu'on a pris une bonne dose d'anti-dépresseurs…
Une épopée digne des plus grand films d'aventure. Il ne faut pas grand chose, ni de mots, pour nous ouvrir vers notre imaginaire. L'enfance nous convoque, et Michael Dudok de Wit nous réserve une tendre histoire. Le film est simple et raffiné, pétillant et drôle. Le trait du dessin se veut très simple, mais redoutablement efficace. C'est du beau cinéma, de 3 à 99ans.
Un très beau film chargée de symboles poétique parlant de notre solitude et de sa nécessité pour grandir.
spoiler: J'ai eu du mal à comprendre pourquoi elle se re-transforme en cette tortue rouge, mais, sans doute, est ce pour que son fils la tue à son tour.
L'émotion affleure sur la fin , le film a un rythme plutôt lent mais il est tout sauf ennuyant même si l'histoire n'est pas révolutionnaire : il faut se laisser porter ...par les éléments .
Bon. Ok. J'aime la contemplation et la paix de ce genre de films graphiques d'ordinaire. Une oeuvre visuelle, qui attendrit et qui donne de la paix au cœur, j'en convient. L'absence (totale) de dialogues, bien qu'étrange, nous oblige à concentrer notre œil sur ce grain photographique, sorte de filtre que j'ai finis par trouver trop omniprésent et synthétique... Et on se dit que la nature est forte et belle, la vie aussi... et oups! on s'endort! Je ne croit pas que ça méritait un long métrage. Trop de longues scènes inutiles (vraiment inutiles, même dans un film contemplatif et serein) et répétitives n'apportant rien. Heureusement, les crabes nous font esquisser de faibles rictus amusés une ou deux fois...
Ce film, comme le nez de Cléopâtre, aurait pu changer la face du monde s'il eut été ... moins long. Au tout au moins l'histoire du cinéma d'animation.......... Quel dommage!
Excellent film. Et pas de mots... Juste des images qui nous emmènent dans les aventures merveilleuses de ces personnages attachant avec des cœurs d'enfant. Dès le départ la civilisation a disparu dans la tempête et il ne reste que le corps et l'âme durant 1h20. C'est presque trop court ! Merci !