apres les tortues ninjas voici donc la tortue rouge, conte d'animation philosophico-écolo. il faut savoir reconnaitre que c'est joliment realisé par les japonais du studio ghibli ( Kabushiki gaisha sutajio Jiburi ), mais bizarrement ( contrairement a d'autres ) je ne suis pas totalement emballé, même si l'effort de ne passer a la 3D est forte. Le coté désuet de cette animation type années 70 > voir "planete sauvage de René Laloux" par exemple, ne m'a pas du tout impressionné ( beaucoup trop d'aides photos realistes derriere...ensuite décalque ) au final je trouve l'ensemble de ce naufrage ( au sens propre, comme au sens figuré ) extremement plat, et même un poil prétentieux dans le coté moralisateur.
Très décevant ! Je m'attendais à un film qui délivrerait un message vraiment profond, vraiment beau, mais il n'y a rien du tout... C'est très creux, c'est vide ! On comprend, bien sûr, que le scénario est une métaphore (assez poétique, si l'on veut) du cycle de la vie, mais ça nous apporte quoi ? Tout le monde connaît les grandes étapes de la vie ! Ce film ne fait réfléchir sur rien de spécial ! Et je trouve qu'un film d'animation muet est un concept qui ne marche absolument pas. Comment tu veux donner de la consistance, de la personnalité à des personnages s'ils ne s'expriment pas ? Si encore ils étaient joués par des acteurs qui pouvaient les faire vivre avec des expressions faciales et corporelles, à la manière de Charlie Chaplin... Mais là, il n'y a pas un gros travail sur les expressions des personnages dans cette animation, qui privilégie les paysages (la seule vraie force du film, car ils sont vraiment beaux). Il y a quand-même quelques passages qui ne laissent pas complètement indifférent et qui sont plus ou moins forts, mais dans l'ensemble, on en ressort frustré.
Conte poétique, récit philosophie, fable écologique, La Tortue rouge met en scène les aventures d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux…
La critique peut être un exercice délicat, où l’on tente de raconter sans trop en dire. Le premier long métrage du néerlandais Michael Dudok de Wit est un tel ravissement que l’envie d’en révéler chaque détail nous chatouille. Mais tomber dans l’euphorie dithyrambique reviendrait à gâcher l’effet de surprise aux futurs spectateurs.
Alors disons seulement que le cinéaste a composé une merveilleuse histoire dénuée de paroles, bourrée de charme et d’intelligence sur l’amour, la tolérance, et la vie. Les lignes épurées, le décor dessiné au fusain, l’heureux mélange du numérique – utilisé subtilement – et de l’artisanal, l’harmonie des couleurs, l’évidence du langage musical, la beauté formelle, la simplicité de la narration, tout concorde à la création d’une oeuvre sublime et envoûtante, qui vous invite dans un ailleurs aux mille et une émotions.
Captivant film d'animation sans la moindre parole mais baignant dans un univers épuré et poétique qui nous conte avec force l'histoire de notre vie, mettant en scène sans effets spéciaux les sentiments les plus intenses: bonheur, peine, peur, amour…
Ce film d'animation de Michaël Dudork De Wit, en collaboration avec le studio Ghibli, laisse voir à l’écran la vie d’un naufragé sur une ile déserte et de ses rencontres. Il s’agit avant tout d’un film poétique à valeur symbolique (la tortue, l’importance du chiffre 3 : 3 personnes, 3 crabes, 3 essais pour quitter l’île, etc.), ce qui fait de la tortue rouge une oeuvre davantage destiné à un public adulte. On peut considérer que l’histoire contée par ce film est une forme de critique de la société de consommation s’attachant aux besoins essentiels de l’être humain comme une illustration de l’expression « vivre d’amour et d’eau fraiche » avec quelques péripéties pour montrer que rien n’est simple dans la vie. L’expression est simple, aucun dialogue alors qu’il y aurait pu y avoir l’occasion, ce qui est dommage car on reste dans l’attente mais on doit se contenter que de quelques cris comme si l’auteur voulait rapprocher l’humain de l’animal. La tortue rouge est assez beau dans l’ensemble malgré parfois un graphisme dépouillé et une image terne.
A priori film séduisant, certaines animations deviennent trop répétitives. Esthétiquement, c'est plutôt réussi : beau graphisme, belles couleurs. Globalement, c'est gentillet, assez poétique mais, franchement, on a le droit de trouver ce film passablement ennuyeux et pour ma part je le trouve sans intérêt !
Un peu déçu par ce film encensé. Très beaux traits c'est vrai mais une ambiance plutôt angoissante où domine le désespoir et la peur. Le rythme est extrêmement lent. Ne pas y amener ses enfants: la mienne de 8 ans a passé pas mal de temps à pleurer car elle trouvait l'histoire triste. Et c'est vrai qu'elle est plutôt triste; sans qu'il y ait de dénouement optimiste. spoiler: La fin laisse à penser que le naufragé a vécu en compagnie (salvatrice) de son imagination, ce qui me semble encore plus désespérant sur son sort.
A l'image d'un Robinson Crusoé revisité, "La Tortue Rouge" est un véritable mythe animé reprenant les composantes de la vie d'un être humain avec des références religieuses, historiques et conventionnelles. Le début du métrage laisse pensé au film "Seul au monde" avec Tom Hanks, puisqu'on retrouve un homme seul en survie sur une île déserte. Le dessin animé prend une tout autre tournure lors de la rencontre entre l'homme et la femme, une schéma référencé par l'histoire d'Adam & Ève qui permet l'avancée de l’histoire. Tel le lion qualifié comme le roi de la jungle, la tortue est à son tour présentée comme la reine de la mer. Loin d'être l'élément central du film, ses apparitions sont segmentées mais elle prend un rôle d'ange gardien. En effet, elle est une représentation majestueuse et symbolique d'accompagnement dans les étapes de l'évolution de l'homme. Il n'y a aucun dialogue mis en place, même la communication entre les hommes passe par les expressions du visage et des dessins. Ainsi, le son est prédominant laissant place à des bruits naturels et bruts. Un jolie message clair et écologique dans lequel l'homme n'est qu'un parasite et où la nature sais reprendre ses droits.
Bilan : Spécial mais soigné, il faut savoir apprécier... Mais objectivement parlant, le dessin animé est une pépite.
C'est un dessin animé sans aucune parole, et cette absence donne une profondeur tout à fait remarquable, comme si une partie de nos facultés d'analyse étaient occultées temporairement pour nous rendre plus alerte à la perception du non verbal. Le rythme est très maitrisé, dans la succession et l'alternance d'attitudes différentes. Au fil de cet enchainement d'une multitude d'éléments, une impression de synthèse cohérente se dégage. Bien que d'origine belgo-française, on comprend rapidement pourquoi ce film a dû intéresser le studio Ghibli, car c'est un film profondément synthétique, typiquement à la manière du cinéma japonais. Un avertissement cepandant : comme c'est un peu méditatif, il vaut probablement mieux éviter d'y emmener des jeunes enfants ou des inconditionnels du cinéma d'action.