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Freakin Geek
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3,0
Publiée le 3 juillet 2016
Michael Dudok De Wit a son univers propre qui mérite d’être découvert mais La Tortue Rouge n’arrive cependant pas à la cheville des productions ultra léchées du Studio Ghibli. Cette fable est bien joli mais elle ne nous enchantera jamais autant qu’un film de Hayao Miyazaki ou Isao Takahata. Le seul véritablepoint commun est l’aspect fable poétique en hommage à la nature. Le réalisateur mérite tout de même d’être encouragé pour ce long métrage original et enchanteur. (lire la critique complète sur le site)
J'ai adore ce film tendre et subtil sur le passage de l'homme sur terre, le dessin est magnifique, pas de paroles mais beaucoup de sentiments, une belle musique et un univers graphique reussi.
La tortue rouge est le résultat fort réussi d'un vrai travail en équipe composée de personnes de multiples nationalités. A la fois belge pour le cinéaste, français pour l'écriture du scénario (La brillante Pascale Ferran dont on retrouve les thèmes de Bird people) et de Takahata des studios Ghibli pour le conseil artistique, ce film d'animation, très épuré, sans dialogue, possède quelques beaux moments de grâce romanesques et artistiques. D'une grande beauté visuelle, serti d'une musique parfaitement choisie, La tortue rouge est une histoire initiatique, morale, qui traite de la circularité de la vie à travers la naissance, la survie et la mort. Michael Dudok de Wit nous montre l'homme en communion avec la nature, à la fois compatissante, mortelle et indifférente. Les animaux du film affrontent eux aussi le danger, la mort (voir les asphyxies des poissons, les crabes nécrophages ou victimes d'oiseaux, les tortues à la fois aidant l'homme ou le taquinant). Au départ, le film évoque différentes oeuvres liées au naufragé (voir Seul au monde où l'homme, comme celui du film de Robert Zemeckis, hurle son impuissance existentielle face aux éléments). Les paysages sont idylliques mais à la merci de forces naturelles cataclysmiques. Nous pouvons cependant émettre une réserve. Le scénario, surtout au milieu du film, patine quelque peu. L'atonie de la mise en scène peine alors à booster le récit qui s'enlise alors. La Tortue rouge est cependant conclu par une fin déchirante et poétique.
Conquis, j'ai été conquis du début à la fin par ce film d'animation magnifique, en collaboration avec le studio Ghibli! Ce film ayant une morale écologique et humaniste nous fait ressentir beaucoup d'émotions tellement il est immersif! Je ne me suis pas ennuyé une seule fois alors qu'il n'y a aucun dialogue! Cependant, je comprends que certains ne puissent pas apprécier cela, tout comme le caractère contemplatif. La bo de Laurent Perez del Mar est tout bonnement sublime et accompagne parfaitement le film! Michael Dudok de Wit essaye modestement de parler de la vie pendant plus d'une heure, de façon poétique et métaphorique! Enorme coup de coeur!
Quelle merveille nous envoient encore les studios Ghibli! Mais cette fois, ce ne sont pas les Japonais qui s'y collent, mais Michael Dudok de Wit, un Hollandais donc, je présume, ce qui nous évite les visages types manga que je détestais, même chez le grand Miyazaki.... Ici ces visages simplifiés à l'extrême, limpides, restent réalistes.
Un naufragé, un jeune homme rejeté par la mer sur une île, après s'être longuement battu contre des flots déchaînés. Un gros cailloux, très rocheux, cerné de denses forêts de bambous, avec en son milieu une mare d'eau douce. Trois fois, le héros construit un solide radeau pour tenter de s'enfuir. Trois fois, le radeau est mis en pièce par une énorme tortue marine -rouge. A la troisième fois, de rage, il la tue. Et à son réveil, il y aura dans la carapace une belle jeune fille à la crinière rousse....
C'est tout. La vie heureuse du couple sur l'île, leur fils qui en dépit de son aspect humain nage sous l'eau comme les tortues; le passage d'un tsunami, mais ils nettoieront et replanteront; des années heureuses, juste animées par les ballets aériens des oiseaux de mer, la course pataude des petites tortues, depuis la plage, pour rejoindre leur élément nourricier, et les tribulations des infernaux petits crabes de sable, effrontés et voraces. C'est un hymne à la réconciliation de l'homme et de la nature, une invitation à revenir aux choses simples, à redécouvrir la beauté du monde.... les images, avec leurs couleurs douces et subtiles, sont d'une incroyable poésie. A voir!!
S'il ne s'agissait que de noter la forme, je mettrais sans hésiter un 10/10 à ce film d'animation somptueux. On n'est pas surpris d'apprendre que le studio Ghibli (celui des maîtres japonais Hayao Miyazaki et Isao Takahata) a accueilli et soutenu ce projet de longue haleine, pourtant écrit et réalisé par un néerlandais. Même si les styles diffèrent quelque peu, le soin apporté aux dessins, aux couleurs, aux techniques d'animation et les méthodes employées rappellent indéniablement les chefs-d'oeuvre des Japonais. « La Tortue rouge » est un enchantement pour les yeux, comme l'ont été « Le Voyage de Chihiro » ou « Le Conte de la Princesse Kaguya » par exemple. Cela étant dit, je me vois contraint d'ajouter que, pour ce qui concerne le fond, ce film de Michael Dudok de Wit me laisse perplexe. Car, aussi satisfaisant soit-il pour le regard, il est question d'un récit, et d'un récit que je me trouve bien en peine d'interpréter d'une manière acceptable. Et cela d'autant plus que le film est totalement dénué de parole, les seuls bruits émis par la gorge des personnages étant des cris. Rien de plus. Il faut donc se contenter de ce qu'on voit, de ce qui se déroule sous les yeux, c'est-à-dire d'une histoire de naufragé, la scène introductive, étonnante et sublime, montrant un homme aux prises avec l'océan déchaîné et échouant sur une île déserte. L'individu essaie très vite de s'en échapper à l'aide de radeaux, mais chacune de ses tentatives se solde par un échec : chaque embarcation de fortune est systématiquement détruite par une force venue du fond de l'océan. C'est comme si l'île voulait le retenir de force... à moins que ce ne soit l'animal qui donne son titre au film et qui apparaît enfin sous les yeux effarés de l'homme. La suite s'oriente vers quelque chose de fabuleux, voire de mythique, et de simple en même temps. spoiler: Des entrailles de l'animal naît une femme et de cette femme ne tardera pas à naître un enfant. L'homme ne songe plus à quitter l'île, il s'y trouve en communion avec la nature et avec le cosmos. Il semble apaisé, heureux, acceptant sa vie et même sa mort. Quant à celle qui est venue le rejoindre, une fois sa mission accomplie, elle retourne à son état d'origine. La boucle est bouclée.
On peut, bien sûr, se contenter d'être émerveillé par cette histoire à la fois simple et fabuleuse et par la splendeur des images. Pour ce qui me concerne, je n'ai pas pu m'empêcher de lui chercher des significations et je me suis trouvé très en peine. Ce qui vient spontanément à l'esprit, c'est-à-dire de comparer ce récit avec « Robinson Crusoë », s'avère rapidement peu pertinent. Il faut chercher d'autres voies, puiser dans d'autres références. Mais lesquelles ? A-t-on affaire à une fable d'inspiration rousseauiste ? Plus le temps passe pour le naufragé, plus il semble se rapprocher de l'état de nature et ne plus être assujetti aux contraintes morales. S'agit-il d'un récit panthéiste ? Dans ce film, les humains apparaissent en parfaite symbiose non seulement avec les autres êtres vivants, mais avec le cosmos tout entier, sans qu'il soit jamais fait mention, cela dit, d'un quelconque désir d'absolu, d'une quelconque aspiration au divin. Ou encore s'agit-il d'une sorte de variation sur le mythe des origines, voire sur le récit biblique d'Adam et Eve ? Nonobstant une impressionnante scène de tsunami, on peut avoir le sentiment que l'homme et la femme qui lui est donnée vivent dans le jardin d'Eden. Mais un jardin sans rien d'interdit, et donc sans chute possible, sans faute ni péché. Comme s'il n'y avait plus d'autre horizon que l'innocence et la pureté, la mort elle-même apparaissant comme quelque chose de simple et de paisible. Etrange film, par conséquent. Je ne sais que choisir parmi toutes les lectures et interprétations possibles d'une telle histoire. Autant cette œuvre m'a enchanté par sa beauté plastique, autant elle me laisse dubitatif quant à sa signification. 8/10
Un très beau film d'animation qui s'impose comme une fable humaniste et écologiste, alliant simplicité des trait et virtuosité, fantastique et réalisme. La Tortue rouge raconte de manière simple, sans paroles et avec une poésie infinie les sentiments que peut éprouver un être humain au cours de sa vie, entre peur, courage, haine, culpabilité, amour ou transmission. Il dénonce également les méfaits du changement climatique tout en montrant la possibilité d'une autre vie, d'autres comportements. Un bémol toutefois : il y a quelques longueurs, le rythme est lent, et l'aspect contemplatif du film me fait notamment penser qu'il s'adresse plus à des adultes qu'à des enfants (quelques gamins dans la salle se sont endormis...).
Un très bon film...déconcertant au début car sans parole...mais le choix est judicieux...le film brille par sa poésie,sa musique,son propos humaniste...une sorte de Robinson Crusoé très original
J'ai été enchantée par ce petit film d'animation très original. C'est très intéressant et pertinent. C'est une très belle histoire qui nous est contée. Seul petit bémol : je trouve bien dommage qu'on voit vraiment très peu la tortue rouge sous sa forme "animal" spoiler: (car elle prend aussi forme humaine).
Remarqué avec ses courts-métrages "Le Moine et le poisson" ainsi que "Father and daughter", Michael Dudok De Wit a eu la chance de travailler avec le studio Ghibli pour développer son premier long-métrage d'animation. Des années de travail plus tard et après un passage à la sélection Un certain regard de Cannes 2016, "La Tortue Rouge" débarque sur nos écrans. Film enchanteur d'une durée d'une heure vingt, "La Tortue Rouge" se démarque d'emblée des autres films d'animation du moment en laissant de côté les dialogues. A part un ou deux cris, pas un seul son ne sera échangé par les personnages de ce film. Il faut dire que durant toute la première partie de "La Tortue Rouge", on suit un naufragé échoué sur une île déserte, tentant désespérément de s'en enfuir sur des radeaux construits avec du bambou. Mais une grande tortue rouge ne cesse de briser son radeau une fois mis à l'eau. L'affrontement entre les deux est inévitable mais aura des conséquences surprenantes... Conte fantastique se déroulant dans un décor superbe n'échappant pas aux lois de la nature (les bébés tortues ne sont pas à l'abri des crabes qui ne sont pas à l'abri des mouettes, l'île n'est pas à l'abri d'un tsunami...), "La Tortue Rouge" pose tout de suite les bases d'un univers singulier. Grâce au style visuel qu'il développe, Michael Dudok De Wit se passe aisément des dialogues et le spectateur n'aura aucun mal à l'accepter. Ce qui compte ici, c'est l'homme face à la nature, face à la vie qui l'attend et qui lui réserve de belles surprises. Dès la première scène dans lequel l'homme se débat au milieu d'une mer déchaînée, on en a le souffle coupé. L'animation est superbe, avec des traits au fusain colorés quand il fait jour et très gris quand la nuit tombe sur l'île et l'homme se voit envahi par des songes oniriques. Impossible de ne pas tomber sous le charme de cette île et des secrets qu'elle renferme, à commencer par cette mystérieuse tortue rouge. Bercé par une magnifique composition musicale de Laurent Perez Del Mar, "La Tortue Rouge" est un film simple qui n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour traduire ce qu'il veut raconter. Ici, un geste ou un regard suffisent pour faire naître l'émotion. Le rire parfois à la vue de ces petits crabes se poursuivant sur le plage mais surtout un profond bouleversement quand, l'air de rien, le film aborde un thème aussi vaste que le cycle de la vie. La vie qui va et qui vient mais qui reprend toujours le dessus, en particulier dans cet univers aussi hostile qu'enchanteur. Le charme opère de bout en bout et on se retrouve ainsi transporté dans un monde à la beauté saisissante, que demander de plus si ce n'est la prochaine réalisation de Michael Dudok De Wit ?
C'est vraiment magnifique et cela nous touche en plein coeur. Quelle petite merveille que voilà. C'est un dessin animé pour tous les âges, mais il plaira davantage aux adultes sensibles et bienveillants.
Ce film/dessin animé parle du sens de la vie, de l'écologie, des valeurs essentielles comme l'amour et la tolérance. Un magnifique long métrage très original !